| La sécurité
Notre dossier
- Nos propositions aux élections municipales de 2001 - Des propositions dans notre
journal de janvier 2002 - Le
site de J.P. Rosenczveig juge pour enfants de Bobigny
président
de l 'ANCE (Association nationale des communautés
éducatives)
Avec l'éducation de la jeunesse, la sécurité était déjà l'une des principales priorités affirmées par Ste Geneviève Autrement dès sa première intervention sur les orientations budgétaires, à la fin de 1995 pour le budget de 1996. Depuis que nous travaillons sur les affaires de la ville, nous avons constaté que l'action de la municipalité était tout à fait insuffisante : elle ne voulait même pas voir le problème. A la fin de 2001, on note un changement de discours. Nous sommes pourtant obligés de constater que le
Conseil communal
de prévention de la délinquance a disparu et que la
commission
municipale de sécurité se réunit une fois tous les
six mois. Quant au Contrat local de sécurité, nous
n'avons
strictement aucune nouvelle de son éventuelle
activité. Utilisons les fonds publics à
la lutte
contre la délinquance En 2001-2002, pour retrouver des conditions de
vie paisibles
à Pergaud, la municipalité veut imposer à la SCIC
de démolir des immeubles. Coût : plusieurs dizaines de
millions
de francs qui seraient financés par des fonds publics.
Explication
: cela permettra aux policiers de faire plus facilement leurs
patrouilles
! Il y a beaucoup mieux à faire. Avec cet argent, il serait
possible
par exemple de financer des centres d'éducation renforcée
pour les effants les plus difficiles. Voyez notre
dossier Pergaud
- une action particulière avec les habitants d'un immeuble de la cité Pergaud, en janvier 1997 - les interventions au conseil municipal et les articles dans notre bulletin. A Ste Geneviève, nous sommes les premiers élus municipaux à avoir abordé publiquement cette question de la sécurité et de la tranquillité et nous avons fait des propositions. Nous avons consacré à cette difficile question le dossier du numéro N°9 de notre bulletin, en mai 1997 (toujours d'actualité en 2002 ; on peut lire aussi notre éditorial de ce numéro), nous y revenons souvent, comme en octobre 1998, en mai 1999 , en janvier 2000 (sur la lutte contre le bruit de voisinage et au sujet de la visite de M. Jospin à la gare...) . Nous sommes intervenus à plusieurs reprises au Conseil
municipal
en janvier 1997 et en février
1997, en janvier 1998,
en décembre 1998
et
encore en le 9
novembre 1999
et le 30
novembre
1999, au sujet du Contrat local de sécurité. En
décembre 1999, en commentant le budget de 2000, nous avons
déploré
le manque de crédits consacrés à la
sécurité
et la tranquillité. Nous avions fait des propositions dans notre programme des
élections
municipales de 1995 puis dans celui des élections
cantonales de 1998. ************* Depuis plusieurs années la situation dans nos résidences se dégrade régulièrement. En 1995, c'était gênant mais supportable ; mais chaque année plus gênant et moins supportable. Aujourd'hui, en certains endroits, c'est tout à fait insupportable. Bien sûr, le contexte général n'est pas bon, mais ce n'est en aucune façon une excuse. Bien sûr tout ne dépend pas de la commune (la police, la justice ont une grande part de responsabilité). Mais en tenant compte du contexte, en tenant compte de ce que peuvent faire la justice et la police, il appartient à la commune d'agir avec détermination. Ce n'est pas ce qu'elle fait ; bien au contraire : sur ce thème, elle ne prend pas de décision. Pire: pendant longtemps elle n'a pas mis en œuvre les décision prises en notre faveur par le Conseil général (puisqu'elle a utilisé à d'autres fins des crédits destinés à rémunérer des éducateurs spécialisés). Par contre, la municipalité est très avisée pour taire les faits de violence et faire en sorte qu'on n'en parle pas - le cas d'un immeuble de Pergaud, en janvier 1997 est particulièrement significatif ; plus tard, la commune a fait partir un de ses employés qui s'occupait de prévention de la délinquance au motif qu'il "parlait comme M. Prévot"; mais cela, évidemment, ne suffit pas à faire face aux difficultés et, surtout, à en corriger les sources. La police et à la justice doivent faire régner le calme ; en cas de défaillance, la municipalité doit les interpeller (ce qu'elle a, à notre avis, beaucoup trop tardé à faire - au contraire, elle a trop souvent entravé leur action en intervenant dans le sens de l'indulgence) et, en cas de nécessité, prendre les mesures qu'elle peut prendre, mesures d'urgence et provisoires, ou mesures durables. Sinon, les habitants ne verront plus qu'un unique moyen :
l'autodéfense.
Où irions-nous ?
En conséquence, après avoir consulté le bailleur et les services du Procureur de la République, nous avons proposé aux habitants d'organiser une rencontre avec le commissaire de police. Là où nous attendions quatre ou cinq personnes, près d'une vingtaine se sont déplacées. Un compte rendu a été rédigé et adressé au maire. La police s'est ensuite montrée plus attentive et la situation s'est quelque peu améliorée pendant plusieurs mois. Il est piquant de se rappeler que, juste après la réunion avec le commissaire de police, le maire a organisé une réunion avec les habitants, a souhaité que H. Prévot n'y participe pas - puis a fait savoir à la presse l'ampleur de sa propre action pour la sécurité dans cet immeuble. Au cours de la réunion du Conseil municipal du 25 février, H. Prévot a répliqué à la réponse qui lui avait été faite en janvier et commenté la façon d'agir du maire. Mais deux ans plus tard, en décembre 1998, nous sommes à nouveau alertés car la situation était redevenue la même ; et, de même, le bailleur, la police et le maire ne répondaient pas. H. Prévot a donc écrit à nouveau au maire une lettre très pressante qui attire son attention sur sa responsabilité en matière de sécurité et il est intervenu au conseil municipal pour évoquer à nouveau la question générale de la délinquance dans notre ville en lui rappelant les nombreuses propositions faites par Ste Geneviève Autrement. Là encore, la réponse fut, comme deux ans auparavant, vide quant au fond et chargée de polémique et de procès d'intention. Les habitants, de leur côté, ont exigé de rencontrer le maire et le commissaire de police puis ils ont obtenu une rencontre avec les services du Procureur de la République et exprimé leur "ras-le bol" dans la presse. Puis, à leur demande, une importante réunion s'est tenue dans le quartier avec le procureur de la République, le maire et la SCIC. Il semblerait que la police, la justice et la SCIC aient enfin décidé de réagir comme la situation le demandait. L'action des habitants eux-mêmes contribue à maintenir une situation qui, sans être parfaite, est supportable - en cet automne 1999. |
Dans le Monde en
octobre et novembre 2002
- Loi Sarkozy : un appel unitaire dénonce la
"guerre
contre les pauvres"
- Décentralisation et sécurité :
Marianne, en voit-on rien venir ?
- Répudier l'angélisme, par Philippe
Bilger,
avocat général près la cour d'appel de Paris
- M. Perben réaffirme la nécessité
de la sanction pénale contre le cannabis.
- La condition des jeunes filles s'est
dégradée
dans les quartiers difficiles
Dans le Monde au
début de 2003
- La police de proximité
remise
en question
- Les principales dispositions de
la loi Sarkozy
- Les premiers centres
éducatifs
fermés prêts à accueillir des mineurs