retour à la page d'accueil
Ecrivez-nous
| Notre
association se consacre
à
l'action locale. Mais il est évident qu'une action locale
s'inspire
de réflexions et de convictions de portée
générale
et s'inscrit dans un cadre plus large que la commune ou le
département.
C'est pourquoi nous avons ouvert des rubriques
sur quelques
questions de société :
"Voter pour quelle société ?"
: la conférence des évêques a
publié un texte remarquable dna sl eprspective des prochaines
élections. Ils abordent de façon simple, claire et sans
ambiguïté les questions de fond qui travaillent notre
société, en particulier la vie naissante (qu'il faut
respecter dès la conception), la famille (Dieu a
créé l'être humain "homme et femme"), les balnlieus
et les cités, économie et justice, immigration handicap
et fin de vie. On trouvera ici le texte
intégral ; et ici des extraits En cette période de commémorations, voici le texte de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et le préambule de la constitution de 1946, partie intégrante de notre Constitution. A Ste Geneviève des bois, la municipalité et plusieurs associations ont organisé des conférences intéressantes ; nous avons mis au propre les notes prises au cours de ces conférences qui ont porté sur la loi contre l'exclusion, l'édit de Nantes, l'affaire Dreyfus et l'abolition de l'esclavage. Concilier travail et vie familiale, le pari de Christian Jacob : la PAJE Sur l'avenir de la famille et le projet de PACS, il faut lire la déclaration du Professeur Mattéi, un texte grave et de haute tenue, lu dans la première séance du 9 octobre 1998 : on le trouvera dans les comptes rendus de séance de l'Assemblée nationale,(chercher dans les comptes-rendus analytiques avec, dans le texte, 9 octobre 1998 ; on le trouvera après les interventions du rapporteur, de la présidente de la Commission des lois et du ministre garde des sceaux). On peut lire une critique radicale du Pacs par Pierre Legendre (Le monde 23 octobre 2001). Cette critique va très loin et dénonce un Etat qui abdique devant "divers réseaux fodalisés" et se dessaisit de ses fonctions de garant de la raison. Nous aurions aimé que le Conseil municipal se prononce en toute liberté sur cette question. Déjà en 1997, nous avions demandé au maire de soumettre au vote une pétition contre le projet de CUCS, il avait refusé. Puis nous avons soumis un projet de pétition au conseil municipal de septembre 1998 ; comme nous le disons dans le bulletin d'octobre, cette motion a été rejetée, au cours d'un vote à mains levées, à l'unanimité des membres de la majorité. retour à la page
d'accueil Sur l'éducation des enfants et le respect de l'autorité Nous avons lu un texte lucide et sans complaisance d'Elizabeth Badinter Au sujet de l'école : Dans le
Monde d'octobre et novembre 2002 Une très intéressante enquête sur les adolescents, est parue dans la presse fin 2003 Dans le Monde au début de 2003 - Absentéisme scolaire : un dispositif
mesuré une réflexion sur la place de l'école dans la société. retour à la page
d'accueil Dans le journal le Monde du 25 avril 2003 : Nicolas Sarkozy
plaide pour une
"politique de rupture" dans la lutte contre les drogues. Il
souhaite "punir réellement et rapidement tant les mineurs qui
consomment
occasionnellement du cannabis ou de l'ecstasy que les usagers
d'héroïne
qui refusent les soins". Les personnes âgées
Sur l'avenir de la nation dans la mondialisation et dans l'Europe Nous avons pris des notes au cours d'une conférence très intéressante donnée par Régis Debray et préparée par l'association AFMB, une association qui regroupe des personnes de toute sensibilité politique, à condition qu'elles respectent la République - et qui, depuis, a pris le nom de Fondation du 2 mars. Voir aussi un texte très fort de Legendre, dans le Monde. Voyez aussi le rapport Camdessus : "un sursaut pour la France", novembre 2004 retour à la page
d'accueil Se souvenir de l'histoire de ce siècle : la chute du mur de Berlin Ce siècle a été à la fois magnifique et terrible. Pour construire un avenir serein, notre mémoire ne doit pas être sélective. Nous avons abordé cette question dans nos bulletins de mai et d'octobre 1999 : une lettre ouverte, et par une proposition au Conseil municipal. Henri Prévot a en effet posé une question orale au conseil municipal pour lui demander de donner à une place de la ville le nom de "Place du 9 novembre 1989, chute du mur de Berlin". La municipalité a refusé en faisant une réponse navrante ; on peut lire la question et la réponse, avec quelques commentaires. "Eloge
de la reproduction naturelle" de Luc Montagnier Le Comité consultatif national d'éthique a rendu
un avis
qui recommande d'ouvrir la voie à l'euthanasie active, c'est
à
dir la mise à mort. Tout le monde est d'accord sur la
nécessité
de soulager les souffrances insupportables, même si les drogues
que
l'on doit employer ont comme effet de raccourcir la vie. Mais de
là
à rendre légitime une décision de mettre fin
à
la vie - il y avait un pas que le comité national
d'éthique
vient de franchir. Nous reproduisons de longs extraits d'un article
très intéressant du professeur B. Debré. Les excès du libéralisme, qui tend à faire de toute chose une marchandise Il n'est pas nécessaire de démontrer les avantages du libéralisme, de la liberté d'entreprendre, du marché libre et concurrentiel ; les échecs dramatiques des économies centralisées et planifiées par des gouvernements totalitaires suffisent à en prouver les vertus. Mais on s'aperçoit que cette technique du "marché" étend son emprise sur des biens ou sur des services dont on sent bien qu'ils devraient répondre à d'autres logiques et d'autres dynamismes. Il n'est pas facile de repérer où le raisonnement théorique se trompe. Après tout, un homme libre - n'est-ce pas ? - est un homme qui peut faire ce qu'il préfère faire. Pour qu'il puisse choisir entre plusieurs options, il lui faut une unité de mesure commune. La valeur monétaire est une bonne mesure commune et tant l'expérience que le raisonnement conduisent à la conclusion que le marché est efficace si certaines conditions sont réunies. Réunissons donc ces conditions (bonne information etc.) et laissons jouer le marché. Non ! On sent que quelque chose d'important échappe à ce beau raisonnement. Cette réflexion n'est pas "de droite" ou "de gauche" ; la preuve en est que la gauche, par un manque de réflexion que l'on peut qualifier de coupable (car, dans le jeu de rôle entre gauche et droite, il lui appartenait plutôt d'être plus lucide sur ce point), a engagé la mise en concurrence de la production d'électricité et l'ouverture du capital d'EDF sans avoir vérifié que cela n'aurait pas comme conséquence (paradoxale sans doute, mais probable) d'en augmenter le coût et comme conséqunece bien prévisible de changer complètement le type de relation entre les employés et leur entreprise, entre l'entreprise et la population. Les avatars d'Enron et de la Bourse ouvriront, espérons-le, les yeux à droite et à gauche. Le livre "la
confiance au
sein de la raison" permet de voir, à la racine, les limites
de la doctrine du libéralisme, excellente dans son domaine de
validité,
néfaste quand elle en sort. Voir aussi des notes de lecture du livre de Amartya Sen, "un nouveau modèle économique" et des commentaires
On peut trouver ici des notes de lecture, des comptes rendus de réunion et des notes de synthèse sur ce thème essentiel.
Ste Geneviève Autrement a été créée pour faire revivre la démocratie, avec l'hypothèse qu'il serait plus facile d ela faire revivre au niveau local puisque les citoyens peuvent mieux, à ce niveau, établir la relation entre leur vote et les réalisations. C'est pourquoi nous mettons sur ce site une réflexion passionnante sur la démocratie, fruit de l'observation de plus de deux cents ans de démocratie en France : le livre de P. Rosanvallon "la démocratie inachevée". Inachevée, certes, elle l'est surtout au niveau municipal, où l'on se trouve au stade du "césarisme", un forme de "démocratie" qui n'empêche peut-être pas de bonnes réalisations, mais qui est tout à fait instable car le pouvoir peu à peu s'écarte du peuple comme on le voit de façon manifeste ici à Ste Geneviève - voir notre rubrique démocratie locale voir aussi des articles sur la
démocratie paru
fin 2003
|
Laïcité et Islam, deux
questions à la fois différentes et liées.
La question de la laïcité refait surface parce que
l'Islam
est désormais plus visible en France et revendique une place. Ce
sont donc deux questions à la fois différentes (la France
n' a pas attendu l'Islam pour en débattre, parfois avec
violence)
et liées.
|
La question des relations entre politique et religion se pose aujourd'hui avec acuité. La politique est évidement toujours en relation avec les religions : il existe un ministre chargé des cultes, le ministre de l'Intérieur ; les représentans des religions sont régulièrement consultés etc. Mais cette question se pose désormais en termes nouveaux pour deux raisons qui s'appuient l'une l'autre - le sentiment de plus en plus partagé qu'il manque quelque chose à notre société et aux ressorts de notre vie sociale et politique, quelque chose d'important, d'essentiel sans doute : on est à la recherche de "sens" ; on constate que l'on fait moins confiance ; avec la montée de l'individualisme, on déplore que le lien social se délite. - la volonté de nombreux musulmans de manifester leur religion ; cette volonté nous dérange, partagés que nous sommes entre le sentiment qu'il est normal que chacun puisse vivre sa religion et la crainte que ces manifestations ne créent des groupes distincts alors que notre culture nationale est fondée sur le fait que la nation est une communauté de personnes et non pas un ensemble de commmunautés. Or pour nous Français, cette question des relations
entre politique
et religions rappelle des souvenirs extrêmement douloureux, il y
a un siècle précisément ; est-ce une raison pour
laquelle
on a du mal à l'aborder ? Article de Mgr Hippolyte Simon, paru
dans le Croix du 14 mars 2011, trois semaines avant le débat sur
la laïcité du 5 avril : rappel historique des relations
entre l'Etat et l'Eglise
catholique ; au sujet de l'Islam, une
citation du cardinal Lustiger Voir l'article de J.B. de Foucauld : "Politique et religion ont beaucoup à se dire" dans la Croix. Les religions monothéistes sont porteuses de paix :
voir
l'article |
|
| Un rappel
historique des
relations entre l'Etat et l'Eglise catholique et une réflexion du
cardinal Lustiger sur la relation entre l'Islam en France Eglise de France ou Eglise en France ? Article paru dans le journal La Croix, le 14 mars 2011, signé par Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, vice-président de la conférence des évêques de France - extraits En France, pendant des siècles
l'idée d'une Eglise de
France organisée sous l'autorité du roi, et plus ou moins
indépendante de Rome,
a continué de se développer. En 1516, sous
François Premier, le concordat de
Bologne donne au roi de France la faculté de nommer les
évêques et les
abbés. La doctrine du gallicanisme atteint son sommet avec la
"constitution civile du clergé" votée le 12 juillet 1790
par
l'Assemblée nationales constituante ; cette constitution civile
officialisait
la mainmise de l'Etat sur l'Eglise, à l'exact opposé de
l'invitation de Jésus :
"rendez à César ce qui est à César et
à Dieu ce qui est à Dieu". Tout
le monde sait ce qu'il en advient alors : la division de l'Eglise
catholique en
France entre "constitutionnels" et "réfractaires", les
persécutions,
le pays livré à la terreur et, quelques années
plus tard, la disparition quasi
complète de l'Eglise constitutionnelle présidée
par l'abbé Grégoire, devenu
évêque de Blois. Avec le Concordat de 1801, 'Etat
reconnaît que c'est le pape
qui représente l'Eglise catholique et qui s'engage en son nom.
En mai 1904, le
gouvernement français dénonce unilatéralement le
Concordat de 1801. Pour éviter
justement l'erreur de la constitution civile du clergé, Aristide
Briand propose
non pas de séparer l'Eglise de France de l'autorité de
Rome, mais de séparer
l'église catholique de l'Etat. Ainsi la loi de 1905
établie en son article 2
que l"la République ne reconnaît, ne salarie ni ne
subventionne aucun culte".
Mais il ne faut pas oublier l'article 1 qui stimule : "La
République
assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice
des
cultes". A tous ceux qui disent que la religion ne relève que de
la
"sphère privée", il convient de faire observer ce premier
article de
la loi de 1905. Le libre exercice des cultes est un problème
public car il
s'agit bel et bien d'une liberté publique garantie par la loi.
Quant à la
"reconnaissance", il n'y a palus de "reconnaissance
juridique" au sens de ce qui était établi par le
Concordat (à l'exception
notable de l'Alsace, de la Moselle, de la Guyane et de St Pierre et
Miquelon,
etc.), il reste que la mise en oeuvre de la loi de 1905 ne peut pas
faire
abstraction d'une "reconnaissance de fait" des Eglises et des
communautés religieuses. Car comment reconnaître le libre
exercice des cultes à
de communautés que l'Etat ne (re)connaîtrait pas ? Le dialogue des cultures - concilier foi et raison Le dialogue des cultures sera la grande affaire des décennies à venir. Pour dialoguer, la première condition est de se connaître soi-même. C'est plus important que de connaître l'autre. On apprend à connaître l'autre dans le dialogue (si lui-même se connaît). Cela ne veut pas dire que le dialogue ne nous fera pas évoluer, bien sûr ; mais comment dialoguer si l'on sait pas, ou si l'on a oublié, qui l'on est ? En ce sens le discours de Benoît 16 à Ratisbonne est particulièrement bienvenu. C'est un appel au dialogue. Plusieurs penseurs musulmans l'ont bien entendu comme cela et la rencontre entre le pape et les ambassadeurs de pays arabes a levé tout malentendu. On peut lire ici une présentation de ce discours. Christianisme et Islam Des différences qu'il faut connaître pour un dialogue fructueux avec les musulmans Il ne s'agit pas ici de faire de la catéchèse mais de rappeler quelques traits qui sont à la base non pas seulement de la foi chrétienne, mais aussi de notre système de valeurs puisque celui-ci émane pour beaucoup de cette base chrétienne. Un dialogue ne peut être fructueux que si les interlocuteurs connaissent ce qui les sépare. Trois différences : - le mystère de la Trinité, une vision chrétienne rejetée par l'Islam : l'équilibre entre les personnes et les relations entre les personnes - l'origine historique des deux religions et leur relation au pouvoir, - la relation entre la loi religieuse et la liberté individuelle L'équilibre
entre les personnes et les relations entre les
personnes Un
point d'importance majeure est peu souvent mentionné, sans doute
car il est un peu compliqué :
l'Islam est né du refus du mystère de la Trinité.
"Dieu est un" revient très fréquemment dans le
Coran. Celui-ci est extrêmement dur contre les
polythéistes et condamne la doctrine des "associateurs" -
comme le Coran nomme les chrétiens -. Que dit le mystère
de
la Trinité ? Que Dieu est "un en trois personnes". Ce n'est
déjà pas simple. Plus compliqué encore : il dit
que l'une de ces trois personnes, le Saint Esprit, est la relation
entre les deux autres, une relation très forte que les
chrétiens appellent l'amour. Que la relation entre les personnes
soit de même nature que les personnes elles-mêmes... il
fallait oser ! Ce qui est hallucinant, c'est que la science moderne, en
parlant de la matière, dit la même chose : les relations
entre particules ont des propriétés voisines de celles
des particules. Et les psychosociologues nous montrent que, sans
relation entre personnes, il n'y a pas de "personne" au sens plein du
terme. D'un côté un homme qui a
refusé le pouvoir (lorsqu'on lui a proposé de devenir
roi, il s'est enfui au désert), qui a dit "rendez à Dieu
ce qui est à Dieu et à César ce qui est à
César" et qui est mort de la façon la plus vile qui soit.
De l'autre un conquérant victorieux. Et, surtout, le fait
que, pour les chrétiens, Dieu s'est fait homme, s'est fait petit
pour être proche de l'homme et lui montrer ce qu'il peut
être. La relation
entre la loi religieuse et la liberté individuelle Dans l'Islam, cette relation entre la loi et
la liberté individuelle est vécue de façon
très différente selon les personnes, selon les pays, les
groupes, les écoles. Qu'y a-t-il de commun enre les soufis et la
pratique en vigueur en Iran ou en Arabie saoudite ? Des réflexions comme celle-ci montrent qu'il est possible de faire du Coran une lecture pacifique : si on le replace dans son contexte historique, qui était violent, on s'aperçoit que le Coran va dans le sens de l'apaisement. |
|
La
déclaration des évêques de France en vue des
futures élections -octobre 2011
Les thèmes abordés par la déclaration sont
vie naissante, famille, éducatyon, jeunesse, banlieues et
cités, environnement, économie et justice,
coopération internationale et immigration, fin de vie,
patrimoine et culture, Europe, laïcité et vie en
société. On trouvera le texte entier ici
EXTRAITS
|
||
| VIE NAISSANTE Chaque personne est unique aux yeux de Dieu. L’engagement résolu des chrétiens n’est pas dicté d’abord par une morale mais par l’amour de la vie que ni la maladie ni l’âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l’instrumentalisation de l’embryon. De même, l’avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté. Les chrétiens doivent veiller à ce que la société consacre de grands efforts pour l’accueil de la vie. FAMILLE En créant l’être humain, « homme et femme », Dieu a suscité une relation de complémentarité à la fois biologique et sociale qui se retrouve dans toute la société. La différence sexuelle de l’homme et de la femme est fondatrice et structurante de tout le devenir humain. De plus, l’union de l’homme et de la femme scellée dans le mariage est le moyen le plus simple et le plus efficace d’accompagner le renouvellement des générations et d’accueillir les enfants pour les introduire en ce monde. La famille, fondée sur l’union durable de l’homme et de la femme, doit être aidée économiquement et défendue socialement car, à travers les enfants qu’elle porte et qu’elle éduque, c’est l’avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu. JEUNESSE L’intégration des jeunes générations est un objectif incontournable pour toute société. Chez nous, divers facteurs rendent cette intégration difficile. L’aide aux familles dans leur responsabilité éducative, les conditions de la vie étudiante, l’entrée dans la vie professionnelle, la possibilité de fonder une famille indépendante, etc. sont autant de domaines dans lesquels le soutien institutionnel et financier de la collectivité ne doit pas être perçu comme une faveur, mais comme un investissement nécessaire à la cohésion et à la paix sociales. |
BANLIEUES ET
CITÉS Depuis quelques années, malgré des efforts répétés, certains quartiers et certaines cités deviennent des lieux de violence, de trafics. Plus généralement, certains de leurs habitants s’y trouvent enfermés, ne parvenant pas et parfois ne voulant plus prendre pied dans la société globale. Une politique purement répressive ne saurait suffire ni résoudre les problèmes de fond. Des efforts d’aménagement, notamment de renouvellement de l’habitat et des transports, sont nécessaires. Des initiatives doivent être prises pour aider les habitants à comprendre la société où ils se trouvent et à s’en considérer comme partie prenante. Un certain nombre d’associations jouent un rôle important qui doit être soutenu et encouragé. COOPÉRATION INTERNATIONALE ET IMMIGRATION Le bien commun implique la paix entre personnes et entre nations. Il proscrit l’usage de la force entre les États, sauf dans les situations extrêmes où toute autre solution est impossible. Il appelle un partage des richesses et le développement des actions de coopération. Il passe par des institutions internationales dont le fonctionnement et les actions servent efficacement la dignité des personnes et des peuples. L’Église reconnaît à tout homme le droit d’émigrer pour améliorer sa situation, même s’il est regrettable que tous ne puissent pas survivre dans leurs pays. Mais dans un monde aussi organisé que le nôtre, une régulation des migrations est nécessaire. Elle ne peut pas se réduire à une fermeture protectrice des frontières. Elle doit permettre d’accueillir au mieux ceux qui se présentent, avec respect et sérieux, et en leur offrant une vraie possibilité d’intégration. |
HANDICAP Nos sociétés modernes s’honorent d’un renouvellement du regard sur les personnes handicapées. Elles savent leur permettre de trouver leur place dans la vie sociale. Les chrétiens y reconnaissent volontiers un écho de l’attitude du Christ rencontrant et réconfortant des personnes malades ou atteintes de handicap (Marc 1, 40 ; Luc 5, 17…). Ce souci doit donc être encouragé. Mais le dépistage prénatal systématique qui risque de déboucher sur l’élimination des personnes porteuses de certains handicaps remet en cause en son fondement même la solidarité envers le plus faible qui doit animer la société. FIN DE VIE Toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n’en garde pas moins sa dignité. Pour cette raison, « l’euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l’homme » (Benoît XVI) car elle vise, sous prétexte de compassion, à abandonner les personnes au moment où elles ont le plus besoin d’aide et d’accompagnement. L’arrivée de générations importantes dans le grand âge doit inviter la société à une plus grande solidarité. Le développement des soins palliatifs, fruit d’un progrès éthique et scientifique, doit être poursuivi pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier. |
Le droit au travail est un des droits principaux, dans notre société. Pourtant beaucup en sont privés. comme tous les droits, celui-ci s'accompagne de devoir, bien sûr, notamment celui de se former pour pouvoir apporter une contribution utile.
Tous les gournements se sont trouvé affrontés à ce problème. Certains ont mis l'accent sur les compensations à accorder à ceux qui ne trouvent pas de travail. Le gouvernement actuel a beaucoup réfléchi à la façon de rendre possible la remise au travail de ceux qui ne travaillent pas depuis longtemps. Sur sa proposition, le Parlement a voté la loi sur le RMA, revenu minimum d'activité. Les conseils généraux seront responsables de la mise en place du RMA. Voir un article du journal le Monde sur le RMI et le RMA.
On peut lire aussi le rapport Camdessus, dont une des idées forces est de réduire le chômage en augmentant l'activité : alors que notre politique est de partager le travail en diminuant l'activité, les autres pays nous montrent que l'activité crée le travail et, en définitive, diminue le chômage. Un retournement de perspective qui serait pour nous "révolutionnaire". Les gisements d'activité existent dans les secteurs des services aux personnes et de la restauration-hôtellerie. On pourrait y ajouter les emplois qui seraient créés par une politique volontaire de forte réduction de nos émissions de gaz carbonique - réseaux de chaleur, isolation des bâtiments, agrculture et sylviculture pour faire de la biomasse, usines de production de biocarburant, centrales nucléaires, nouvelles voies de chemin de fer etc.
Cette réforme qui, tout le monde le sait, ne résout pas complètement la question, est une des besses réalisations à mettre au crédit du gouvernement. Enfin, il a traité la question. Les reproches tardifs et incohérents des socialistes, qui n'ont pas eu le courage d'affronter ce problème, n'y changent rien.
Sur cette question des retraites on peut lire
quelques
articles du Monde de
mai et juin
2003
|
Pourquoi je m'opposerai au Front National Ecrit par Henri Prévot
après le premier tour des élections cantonales de 2011 Pour dire ce que l'on pense du FN, il y a
trois niveaux. Il y a le niveau des questions et du diagnostic de la
situation présente ; il y a le niveau des
propositions pratiques,
opérationnelles ; et il y a un un niveau plus profond, celui
où se trouvent les
motivations qui conduisent aux propositions pratiques. Lorsqu’on
analyse les
discours du FN et certaines de ses propositions, on y voit des messages
subliminaux, des allusions inacceptables car contraires aux valeurs que
l’on
estime importantes. Et plusieurs des propositions du FN ne font pas
appel à ce
que l’homme a de meilleur en lui. Elles paraissent logiques et simples
à comprendre mais elles sont trompeuses car leurs
conséquences peuvent être graves. Elles sont
démagogiques C’est pourquoi je m'opposerai au FN et, en
cas de duel enetre le FN et le partis socialiste, si
c’était
nécessaire pour faire barrage au FN, je voterais plutôt
pour
des socialistes sans
rien cacher des différences qui m’opposent à eux. Les questions, les interrogations, les inquiétudes : la droite comme la gauche ont eu tort de refuser pendant longtemps d’aborder certaines questions importantes au seul motif que le FN les posait. Il fut un temps où il était considéré comme anormal, presque immoral de parler du respect de l’autorité, de l’autonomie nationale, d’immigration, thèmes souvent abordés par le FN. La moindre contestation de l’action des Juifs était sévèrement critiquée. Dès que l’on rappelait les crimes du communisme, on se voyait répondre qu’en faisant cela on minimisait les crimes d’Hitler. Quant à la patrie, le mot était pratiquement interdit : « travail famille patrie » était la devise de Pétain. Dès que l’on parlait de « nation », les bien-pensants vous répondaient « repli national » ou « égoïsme national ». Cela a duré des années. Le FN en a profité pour prospérer, en parlant de la France, de l’insécurité, du respect de l’autorité, du sens de l’effort, des risques de la mondialisation et de l’ouverture des frontières ; et il a exprimé l’inquiétude d’un nombre croissant de Français face à une immigration de plus en plus visible. Depuis quelques années, le discours ambiant a changé et ces préoccupations sont enfin prises en considération par tous les courants politiques. De bons esprits s’élèvent contre cela en prétendant qu’en reprenant les thèmes mis en avant par le FN, on favorise une la " lepénisation" des esprits. Ils ont tort. Quant aux
propositions faites par le FN, certaines ne remettent pas en cause
les principes
et les valeurs de fond de notre société. Celles-là
peuvent être étudiées
techniquement. Les
refuser par principe au seul motif qu’elles ont été
formulées par le FN, ce
serait renforcer l’électorat de FN. Quoi qu'on pense de ces
propositions, on ne vas exclure du jeu politique tous ceux qui
préconisent
une sortie de l’Euro, une refonte de l’Union européenne pour
diminuer le pouvoir
des instances européennes, des mesures de protection contre
certaines
importations. Certaines propositions par contre me
paraissent
incompatibles avec des positions de fond que j’estime essentielles.
Elles
posent la question de l’état d’esprit du FN. Et c’est là
que l’on touche les
raisons pour lesquelles je ferai barrage au FN. Le FN donne
aux questions qui se posent à nous des
réponses primaires, brutales qui ne font pas appel à ce
que nous avons de meilleur. C’est particulièrement vrai de l’immigration. Les Français ont un sentiment fort de
leur patrie, de leur
histoire commune, de leur culture commune forgée en particulier
par la religion
chrétienne et par les luttes qui ont conduit à la
« laïcité à la
française ». Cela ne doit pas faire oublier que la
France a de tous temps été formée avec l’apport de
nombreux immigrés : jadis les Romains et les
« barbares » (Huns, Wisigoths et autres) ; plus
près de nous les italiens,
espagnols, européens du centre de l’Europe, Asiatiques. La
France, par son
histoire et sa culture, a donc la capacité d’intégrer des
populations
différentes ; elle s'est enrichie de ces populations
différentes. Aujourd’hui, le mouvement d'immigration continue avec des Africains du Maghreb ou d’Afrique noire. L’intégration de ces immigrés se fait et elle réussit – ceux qui à droite ou à gauche disent que « l’intégration à la française » ne réussit pas ont grand tort. C’est parfois plus long, surtout dans les situations de chômage, de pauvreté financière ou culturelle, mais nous connaissons tous autour de nous des jeunes de l’immigration qui sont en train de réussir parfaitement cette intégration – y compris par la voie de l’engagement politique. Il faut contrôler l’immigration, bien sûr. Mais en étant très attentif à respecter la dignité et les besoins fondamentaux de tout homme et de toute femme, ce que ne fait pas le FN. Par exemple nous n'avons pas le droit de ne pas porter secours aux personnes en détresse, quel que soit son statut. D'une façon générale imputer à l'étranger ou aux immigrés nos difficultés personnelles ou sociales, non seulement c'est faux mais encore c'est se mettre sur la voie de la stigmatisation de l'autre, de celui qui est différent ; une pente très dangereuse. Il faut savoir changer pour rester
soi-même - c'est le secret de la vie. L'immobilisme est
mortifère. C'est pourquoi les positions du FN sont dangereuses. Comment le refus du débat a, de fait, aidé à la progression du FN : notes de lecture d’un livre tonique d’Elisabeth Lévy : les Maîtres censeurs.
|
|
de décembre 2002 à avril 2003 en mai et juin 2003 au second semestre 2003
|