Quelques questions de société

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Notre association se consacre à l'action locale. Mais il est évident qu'une action locale s'inspire de réflexions et de convictions de portée générale et s'inscrit dans un cadre plus large que la commune ou le département.

C'est pourquoi nous avons ouvert des rubriques sur quelques questions de société :
 

On peut lire aussi une revue de la presse  (datant de 2002-2003, mais les questions demeureunt) sur les thèmes qui s'imposent à l'actualité : l'éducation de la jeunesse, la sécurité, la montée du communautarisme, l'organisation de l'islam en France etc. Les articles sont un peu anciens mais, s'agissant d'articles de fond, toujours d'actualité.


 
- Le mariage homosexuel et ce qu'il implique

- L' avenir de la famille
     voir aussi : la pédagogie inspirée par "le genre"
- Le  respect de l'autorité,

- La prévention de la délinquance juvénile
- L'éducation des enfants
    la pédagogie inspirée par le discours sur le genre
     le respect de l'autorité
     sur l'école
     les adolescents

- L'insertion par le travail 

- La lutte contre la drogue
- Les  Droits de l'homme
- La place de la religion  : L'Islam ; la laïcité ; le dialogue des cultures

- La réforme des retraites
- Les personnes âgées
- L'euthanasie
- L'IVG
- L'eugénisme en marche ?

- Le progrès ou le destin ; la liberté ; la responsabilité individuelle ; un retour au paganisme ?

- La démocratie, au plan national et au plan local
- le  débat démocratique 

- réflexions sur le Front national
- Le travail du dimanche

- La probité en politique

- La déclaration des évêques d'octobre 2011, voter pour quelle société 


- la place de la nation dans le monde et l'Europe 


- Le rôle de l'Etat pour que se maintiennent les conditions de la confiance

- la construction européenne


- le rapport Camdessus "un sursaut pour la France"

- se souvenir de l'histoire de ce siècle,
- les événements du 11 septembre 2001
les excès d'un libéralisme qui tend à faire de toute chose une marchandise



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  "Voter pour quelle société ?" : la conférence des évêques a publié un texte remarquable dna sl eprspective des prochaines élections. Ils abordent de façon simple, claire et sans ambiguïté les questions de fond qui travaillent notre société, en particulier la vie naissante (qu'il faut respecter dès la conception), la famille (Dieu a créé l'être humain "homme et femme"), les banlieues et les cités, économie et justice, immigration handicap et fin de vie. On trouvera ici le texte intégral    ; et ici des extraits
 

Sur les droits de l'homme

En cette période de commémorations, voici le texte de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et le préambule de la constitution de 1946, partie intégrante de notre Constitution. A Ste Geneviève des bois, la municipalité et plusieurs associations ont organisé des conférences intéressantes ; nous avons mis au propre les notes prises au cours de ces conférences qui ont porté sur la loi contre l'exclusion, l'édit de Nantes, l'affaire Dreyfus et l'abolition de l'esclavage.

Sur l'avenir de la famille

Tout un dossier sur le mariage homosexuel ouvrant droit à la filiation

Concilier travail et vie familiale, le pari de Christian Jacob : la PAJE 

 Sur l'avenir de la famille et le projet de PACS, il faut lire la déclaration du Professeur Mattéi, un texte grave et de haute tenue, lu dans la première séance du 9 octobre 1998 : on le trouvera dans les comptes rendus de séance de l'Assemblée nationale,(chercher dans les comptes-rendus analytiques avec, dans le texte, 9 octobre 1998 ; on le trouvera après les interventions du rapporteur, de la présidente de la Commission des lois et du ministre garde des sceaux).

On peut lire une critique radicale du Pacs par Pierre Legendre (Le monde 23 octobre 2001). Cette critique va très loin et dénonce un Etat qui abdique devant "divers réseaux fodalisés" et se dessaisit de ses fonctions de garant de la raison.

 Nous aurions aimé que le Conseil municipal se prononce en toute liberté sur cette question. Déjà en 1997, nous avions demandé au maire de soumettre au vote une pétition contre le projet de CUCS, il avait refusé. Puis nous avons soumis un projet de pétition au conseil municipal de septembre 1998 ; comme nous le disons dans le bulletin d'octobre, cette motion a été rejetée, au cours d'un vote à mains levées, à l'unanimité des membres de la majorité. 

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Sur l'éducation des enfants 

Sur la pédagogie inspirée du discours sur le "genre"

Le pouvoir nous dit qu’il n’y a pas de « théorie du genre » , mais il y a une expérimentation pédagogique directement inspirée du discours du genre ; elle est dangereuse.

Dans un texte paru dans le Monde du 1er février 2014, Chantal Delsol, historienne, dénonce d'une part la tentation totalitaire et d'autre part la volonté de s'affranchir de notre enracinement naturel, un péché d'orgueil mortifère.

Extraits du texte de Chantal Delsol  - le texte intégral est ici.

 
Le « discours du genre » relève de l’idéologie dont il porte le fanatisme et l’irréalité. Ses défenseurs sont des apôtres excités, jamais fatigués, toujours l’injure aux lèvres. Les textes du gouvernement concernant l’école précisent que les enfants appartiennent à l’Etat. La différence sexuelle engendre des hiérarchies, des discriminations et des inégalités injustes. Et ce sont les filles qui en font toujours les frais. Cela est historique. Faut-il donc supprimer les différences pour supprimer les discriminations ?

Pourtant les choses sont plus compliquées. Le discours sur le genre n’évince pas l’altérité en soi mais il ne reconnaît que les altérités construites, voulues, légitimées par la culture dominante et par les individus eux-mêmes. Les différences ne sont pas reçues, elles doivent être voulues. Le gender est moins une volonté d’indétermination et de retour au chaos qu’une volonté de nommer les êtres et de re-programmer les différences que l’ordre naturel avait (mal) faits. On dirait bien que deux totalitarismes (communisme et nazisme) ne nous ont pas encore déniaisés ni découragés de vouloir prendre la place du créateur. Dans notre mythe originel, l’ange du mal n’avait rien fait d’autre (allusion au mythe du péché originel).

Comment se préserver de l’extrémisme que déploient des discours comme celui du gender ? En prenant en compte, non seulement l’émancipation enviable, mais aussi l’enracinement nécessaire qui nous arrime à la condition humaine, à l’histoire,  aux exigences naturelles élémentaires. Supprimer tout enracinement : c’est ce qu’avaient tenté les soviets, à ce point que Trotski disait à ce sujet : nous vivons à présent dans un bivouac. Une société humaine ne peut pas faire sa demeure dans un bivouac

Voir aussi notre édito du 4 février 2014, peu après la belle manifestation du 2 févirer

Sur le respect de l'autorité écrit en février 2014

Nous avons lu un texte lucide et sans complaisance d'Elizabeth Badinter

Au sujet de l'école

Un bel hommage aux enseignants : la lettre d'Albert Camus à son instituteur, après la réception du prix Nobel

Dans le Monde d'octobre et novembre 2002
- Des "ateliers relais" devraient prendre en charge les collégiens "les plus turbulents" dès octobre. 
- Face à la violence scolaire, M. Darcos veut "changer les mentalités"  : rouvrir les portes du savoir, donner une nouvelle légitimité à l'autorité, rechercher des réponses de proximité. 
- Les enseignants doutent de l'école plus fortement que les parents 
- Le "collège unique" au cœur des débats lors des élections professionnelles des enseignants 

Une très intéressante enquête sur les adolescents,  est parue dans la presse  fin 2003 

Dans le Monde au début de 2003

- Absentéisme scolaire : un dispositif mesuré
 -  Un entretien avec Luc Ferry
 - sur les cantines scolaires
 

une réflexion sur la place de l'école dans la société

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La lutte contre la drogue

Dans le journal le Monde du 25 avril 2003 : Nicolas Sarkozy plaide pour une "politique de rupture" dans la lutte contre les drogues. Il souhaite "punir réellement et rapidement tant les mineurs qui consomment occasionnellement du cannabis ou de l'ecstasy que les usagers d'héroïne qui refusent les soins". 
 

Les personnes âgées
  - L'aide aux personnes dépendantes
 
 

L'idée de progrès, l'espérance ; vérité ou mythes ; vers un retour au paganisme ?

Un bel article de Chantal Delsol en février 2014. Il rappelle l'apport spécifique du christianisme et la tentation de notre société de retourner au paganisme : le temps circulaire, le refus du progrès, la soumission à un destin, la prévalence des mythes sur la recherche de la vérité, la recherche liberticide du consensus systématique. Voyez ici.



Sur l'avenir de la nation, de la France, dans la mondialisation et dans l'Europe

Une conférence de Alain Finkielkraut, auteur de L'identité malheureuse en mars 2014 : pourquoi il ce qui fait le meilleur de la France est menacé

"Nous vivons une crise nationale de longue durée" : une interview de Max Gallo dans le Parisien, le 29 janvier 2014.

Nous avons pris des notes au cours d'une conférence très intéressante donnée par Régis Debray et (en novembre 2008) préparée par l'association AFMB, une association qui regroupe des personnes de toute sensibilité politique, à condition qu'elles respectent la République - et qui, depuis,  a pris le nom de Fondation du 2 mars. Voir aussi un texte très fort de Legendre, dans le Monde.

Voyez aussi le rapport Camdessus : "un sursaut pour la France", novembre 2004

On peut aussi lire La France, économie, sécurité :  économie mondialisée, sécurité nationale, Union européenne H. Prévot, Hachette, 1994, prix des ministères., notamment l'introductoin et la conclusion

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Se souvenir de l'histoire de ce siècle : la chute du mur de Berlin

Ce siècle a été à la fois magnifique et terrible. Pour construire un avenir serein, notre mémoire ne doit pas être sélective. Nous avons abordé cette question dans nos bulletins de mai et d'octobre 1999 : une lettre ouverte, et par une proposition au Conseil municipal. Henri Prévot a en effet posé une question orale au conseil municipal pour lui demander de donner à une place de la ville le nom de "Place du 9 novembre 1989, chute du mur de Berlin". La municipalité a refusé en faisant une réponse navrante ; on peut lire la question et la réponse, avec quelques commentaires. 

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La bioéthique

   "Eloge de la reproduction naturelle" de Luc Montagnier 
    Le clonage : débat au Sénat, le 29 janvier 
    Clonage : la position du Comité consultatif national d'éthique (CCNE)
 

L'eugénisme en marche ? sous la pression des firmes abusant du progrès technique

Lu dans un article Jean-Marie Le Méné (la Croix du 14 mai 2013) : L'avis N° 120 du Comité consultatif national d'éthique, le CCNE, a donné le feu vert au nouveau test visant à parfaire l'éradication de la trisomie... et donc des trisomiques. Aujourd'hui, le diagonstic de trisomie conduit  dans 95 % des cas à l'interruption médicale de grossesse. Le CCNE en prend son parti. Mais il se demande quelle serait  la légitimité de diagnostics prénataux quand les maladies prédites seraient d'une "particulière gravité et actuellement incurables" et se soucie des conditions à respecter : sur décision personnelle de la mère et non pas par application d'une politique publique, efforts de recherche médicale, accueil des personnes concernées. Tout ce à quoi il renonce au sujet des trisomiques. Jusqu'à la trisomie, celle-ci comprise, il n'y aurait donc pas d'eugénisme. Au-delà, on s'interroge. Comment croire que l'on résistera à la pression ? Pierre Le Coz, le vice-présient du CCNE jusqu'en 2012, définit ainsi l'utilité du CCNE : "Il faut se rendre à l'évidence : nous vivons dans un monde régi par un processus technique qui nous entraîne de façon irrésistible et irréversible (...). Ses progrès sont si éblouissants que l'on ne peut qu'y acquiescer. C'est pourquoi tout ce qui est possible sera réalisé (...). Il y a bien longtemps que nous avons perdu le contrôle de la situation".  A quoi sert donc le CCNE sinon à donner une caution éthique aux firmes (l'une est à l'origine de la saisine du Comité) qui attendent avec impatience de toucher les dividendes de l'eugénisme ?


L'euthanasie

Le Comité consultatif national d'éthique a rendu un avis qui recommande d'ouvrir la voie à l'euthanasie active, c'est à dir la mise à mort. Tout le monde est d'accord sur la nécessité de soulager les souffrances insupportables, même si les drogues que l'on doit employer ont comme effet de raccourcir la vie. Mais de là à rendre légitime une décision de mettre fin à la vie - il y avait un pas que le comité national d'éthique vient de franchir. Nous reproduisons de longs extraits d'un article très intéressant du professeur B. Debré.

Voici le témoignage d'un médecin sur l'IVG et sur l'euthanasie, paru dans le journal La Croix

 


Les excès du libéralisme, qui tend à faire de toute chose une marchandise

Il n'est pas nécessaire de démontrer les avantages du libéralisme, de la liberté d'entreprendre, du marché libre et concurrentiel ; les échecs dramatiques des économies centralisées et planifiées par des gouvernements totalitaires suffisent à en prouver les vertus.

Mais on s'aperçoit que cette technique du "marché" étend son emprise sur des biens ou sur des services dont on sent bien qu'ils devraient répondre à d'autres logiques et d'autres dynamismes.

Il n'est pas facile de repérer où le raisonnement théorique se trompe. Après tout, un homme libre - n'est-ce pas ? - est un homme qui peut faire ce qu'il préfère faire. Pour qu'il puisse choisir entre plusieurs options, il lui faut une unité de mesure commune. La valeur monétaire est une bonne mesure commune et tant  l'expérience que le raisonnement conduisent à la conclusion que le marché est efficace si certaines conditions sont réunies. Réunissons donc ces conditions (bonne information etc.) et laissons jouer le marché. Non ! On sent que quelque chose d'important échappe à ce beau raisonnement.

Cette réflexion n'est pas "de droite" ou "de gauche" ; la preuve en est que la gauche, par un manque de réflexion que l'on peut qualifier de coupable (car, dans le jeu de rôle entre gauche et droite, il lui appartenait plutôt d'être plus lucide sur ce point), a engagé la mise en concurrence de la production d'électricité et l'ouverture du capital d'EDF sans avoir vérifié que cela n'aurait pas comme conséquence (paradoxale sans doute, mais probable) d'en augmenter le coût et comme conséqunece bien prévisible de changer complètement le type de relation entre les employés et leur entreprise, entre l'entreprise et la population. Les avatars d'Enron et de la Bourse ouvriront, espérons-le, les yeux à droite et à gauche.

Le livre "la confiance au sein de la raison" permet de voir, à la racine, les limites de la doctrine du libéralisme, excellente dans son domaine de validité, néfaste quand elle en sort.

Voir aussi des notes de lecture du livre de Amartya Sen, "un nouveau modèle économique" et des commentaires


Le rôle de l'Etat pour que se maintiennent les conditions de la confiance

On peut  trouver ici des notes de lecture, des comptes rendus de réunion et des notes de synthèse sur ce thème essentiel.

 

La démocratie

Ste Geneviève Autrement a été créée pour faire revivre la démocratie, avec l'hypothèse qu'il serait plus facile d ela faire revivre au niveau local puisque les citoyens peuvent mieux, à ce niveau, établir la relation entre leur vote et les réalisations. C'est pourquoi nous mettons sur ce site une réflexion passionnante sur la démocratie, fruit de l'observation de plus de deux cents ans de démocratie en France : le livre de P. Rosanvallon "la démocratie inachevée".

Inachevée, certes, elle l'est surtout au niveau municipal, où l'on se trouve au stade du "césarisme", un forme de "démocratie" qui n'empêche peut-être pas de bonnes réalisations, mais qui est tout à fait instable car le pouvoir peu à peu s'écarte du peuple comme on le voit de façon manifeste ici à Ste Geneviève - voir notre rubrique démocratie locale

voir aussi des articles sur la démocratie paru fin 2003 


Le débat démocratique
notes de lecture d'un livre tonique de Elisabeth Lévy : les maîtres censeurs 

 


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Laïcité et Islam, deux questions à la fois différentes et liées.

La question de la laïcité refait surface parce que l'Islam est désormais plus visible en France et revendique une place. Ce sont donc deux questions à la fois différentes (la France n' a pas attendu l'Islam pour en débattre, parfois avec violence) et liées.
 
 

La laïcité

La question des relations entre politique et religion se pose aujourd'hui avec acuité. La politique est évidement toujours en relation avec les religions : il existe un ministre chargé des cultes, le ministre de l'Intérieur ; les représentans des religions sont régulièrement consultés etc. Mais cette question se pose désormais en termes nouveaux pour deux  raisons qui s'appuient l'une l'autre

               - le sentiment de plus en plus  partagé qu'il manque quelque chose à notre société et aux ressorts de notre vie sociale et politique, quelque chose d'important, d'essentiel sans doute : on est à la recherche de "sens" ; on constate que l'on fait moins confiance ; avec la montée de l'individualisme, on déplore que le lien social se délite.

             - la volonté  de nombreux musulmans de manifester leur religion ; cette volonté nous dérange, partagés que nous sommes entre le sentiment qu'il est normal que chacun puisse vivre sa religion et la crainte que ces manifestations ne créent des groupes distincts alors que notre culture nationale est fondée sur le fait que la nation est une communauté de personnes et non pas un ensemble de commmunautés. 

Or pour nous Français, cette question des relations entre politique et religions rappelle des souvenirs extrêmement douloureux, il y a un siècle précisément ; est-ce une raison pour laquelle on a du mal à l'aborder ?
 

Un débat entre Manuel Valls, ministre de l'intérieur et Monseigneur Vingt-Trois, archevêque de paris, en octobre 2013 au collège des Bernardins

Article de Mgr Hippolyte Simon, paru dans le Croix du 14 mars 2011, trois semaines avant le débat sur la laïcité du 5 avril : rappel historique des relations entre l'Etat et l'Eglise catholique ; au sujet de l'Islam, une citation du cardinal Lustiger

Voir l'article de J.B. de Foucauld : "Politique et religion ont beaucoup à se dire"   dans la Croix.

Les religions monothéistes sont porteuses de paix : voir l'article 
 
A partir du procès sur les caricatures de Mahomet - une chronique d'A.G. Slama dans le Monde : 
Halte à la dérive qui tend à confondre sphère privée et sphère publique ; réapprendre à assumer les risques de la liberté ; attention au communautarisme.







Au sujet de l'Islam

L'islam en France  : 4 articles parus au début de 2003
    Enquête sur ces musulmans qui inquiètent : l'UOIF 
    "Comment nier le choc Islam-Occident ?" par Hubert Védrine. 
    Résultats des élections au Conseil français du culte musulman, CFCM. 
    Un entretien avec Luc Ferry 

un lieu de culte à Ste Geneviève des bois

D'autres lieux de culte en Essonne
Les tensions identitaires, racisme  2 articles parus au début de 2003

    L'éducation nationale s'inquiète de la montée des tensions identitaires 
    2002 : le racisme progresse. 

   paru fin 2003 : Le ministre de l'intérieur n'acceptera pas les prêches radicaux ; le statut de l'imam

Sur le port du voile et la statut de la femme dans l'islam
    deux versets du Coran qui en traitent
    un dossier dans le Courrier international 
    un entretien avec Dalil Boubakeur
    la position de A. Juppé, de M. Sitruk (grand rabbin de France) et d'autres  politiques en mai 2003

Christianisme et Islam

Trois différences

- Le Dieu "un en trois personnes" des chrétiens : un nouveauté radicale refusé par le Coran
- La relation avec le pouvoir
- La relation entre  la loi religieuse et la liberté humaine





 

Laïcité

Manuel Valls et le cardinal Vingt-Trois débattent de la laïcité

aux Bernardins, début octobre 2013

 

Les deux interlocuteurs ont abordé le sujet « Laïcité, quelle place pour les chrétiens dans le débat public » avec le souci d’un dialogue constructif, ce qui n’a pas gommé les différences d’approche.

L’archevêque de Paris voit la laïcité d’abord comme un moyen d’assurer l’ordre public puis comme le système institutionnel pour réguler en France les relations entre les religions et l’Etat. Le ministre de l’intérieur, lui, préfère insister sur « la liberté de conscience, c'est-à-dire la liberté de croire ou de ne pas croire » qu’autorise, selon lui, la laïcité. L’un comme l’autre s’accordent à affirmer que la laïcité, telle que définie par la loi de 1905 en France, ne signifie pas la disparition de la religion de l’espace public. Le cardinal Vingt-trois, se référant au livre de Vincent Peillon Une religion pour la République : la foi laïque de Ferdinand Buisson, a noté qu’il existe un courant philosophique voulant ériger la laïcité en « une sorte de religion laïque ». Avec cette perspective, a-t-il dit, l’Etat sort de la neutralité en prétendant soustraire l’individu de toute influence : il s’agit là d’une « conception idéalisée de la liberté » car « est-on jamais protégé de toute influence ?»

Dans cette « volonté d’éradiquer les références judéo-chrétiennes pour une vision plus neutre de l’universel », notamment dans l’éducation nationale, l’archevêque de Paris voit au fond deux risques : d’une part celui d’attiser les particularismes conduisant au fanatisme et, d’autre part, de rejeter les chrétiens vers une position de minorité culturelle condamnée au sectarisme.

Très apaisant, le ministre de l’intérieur s’est refusé, lui, à parler de crispation sur la laïcité.  Il en veut pour preuve ses nombreux déplacements dans les lieux de culte. « Si l’Etat ne reconnaît aucun culte, pour autant, il les connaît très bien ! » s’est-il exclamé. « Il est sans fondement d’affirmer qu’il y aurait une négation du fait religieux aujourd’hui ». Il a pourtant ensuite admis que les religions n’avaient pas toujours été suffisamment écoutées lors de précédents débats et que certaines idées, comme celle de supprimer des fêtes religieuses étaient le fait de « voix peu éclairées ». Enfin le ministre a aussi reconnu que l’on n’était sans doute pas allé jusqu’au bout dans l’enseignement du fait religieux dans les écoles. Il a aussi souligné toute l’importance du christianisme, y compris dans ses oppositions : «  En se saisissant des questions de société, l’Eglise rend service à la société ».

Quoi qu’il en soit comme l’a dit l’archevêque, ces difficultés et frictions entre l’Eglise et l’Etat sont normales : « Il y a une différence structurelle et objective entre l’Eglise et la politique ». « J’ai la responsabilité d’affirmer mes convictions ». « Ceux qui veulent que la religion soit coextensive à la politique se trompent ». Il est donc vain de « rêver à une sorte d’harmonie institutionnelle entre les deux sphères », une illusion qui existe encore chez quelques catholiques mais qui est surtout le fait de certains courants de l’islam, qui « n’ont pas une vision différenciée du politique et du religieux ».

Sur l’islam précisément, et sa capacité d’intégration dans la laïcité, le ministre de l’intérieur a reconnu que le problème n’était pas toujours simple. Mais justement, « l’un des grands défis de la France et de l’Europe, c’est d’assimiler et d’intégrer l’islam ». Pour cela, il faut du temps et de la patience, a-t-il plaidé : « On demande à l’islam d’accomplir en quelques années ce que d’autres religions ont mis beaucoup plus longtemps à réaliser ».



Un rappel historique des relations entre l'Etat et l'Eglise catholique et une réflexion du cardinal Lustiger sur la relation entre l'Islam en France


Eglise de France ou Eglise en France ?

Article paru dans le journal La Croix, le 14 mars 2011, signé par Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, vice-président de la conférence des évêques de France - extraits

En France,  pendant des siècles l'idée d'une Eglise de France organisée sous l'autorité du roi, et plus ou moins indépendante de Rome, a continué de se développer. En 1516, sous François Premier, le concordat de Bologne donne au roi de France la faculté de nommer les évêques  et les abbés. La doctrine du gallicanisme atteint son sommet avec la "constitution civile du clergé" votée le 12 juillet 1790 par l'Assemblée nationales constituante ; cette constitution civile officialisait la mainmise de l'Etat sur l'Eglise, à l'exact opposé de l'invitation de Jésus : "rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Tout le monde sait ce qu'il en advient alors : la division de l'Eglise catholique en France entre "constitutionnels" et "réfractaires", les persécutions, le pays livré à la terreur et, quelques années plus tard, la disparition quasi complète de l'Eglise constitutionnelle présidée par l'abbé Grégoire, devenu évêque de Blois. Avec le Concordat de 1801, 'Etat reconnaît que c'est le pape qui représente l'Eglise catholique et qui s'engage en son nom. En mai 1904, le gouvernement français dénonce unilatéralement le Concordat de 1801. Pour éviter justement l'erreur de la constitution civile du clergé, Aristide Briand propose non pas de séparer l'Eglise de France de l'autorité de Rome, mais de séparer l'église catholique de l'Etat. Ainsi la loi de 1905 établie en son article 2 que l"la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Mais il ne faut pas oublier l'article 1 qui stimule : "La  République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes". A tous ceux qui disent que la religion ne relève que de la "sphère privée", il convient de faire observer ce premier article de la loi de 1905. Le libre exercice des cultes est un problème public car il s'agit bel et bien d'une liberté publique garantie par la loi. Quant à la "reconnaissance", il n'y a palus de "reconnaissance juridique" au sens de ce qui était établi par le Concordat (à l'exception notable de l'Alsace, de la Moselle, de la Guyane et de St Pierre et Miquelon, etc.), il reste que la mise en oeuvre de la loi de 1905 ne peut pas faire abstraction d'une "reconnaissance de fait" des Eglises et des communautés religieuses. Car comment reconnaître le libre exercice des cultes à de communautés que l'Etat ne (re)connaîtrait pas ?
Du fait de l'absence d'une autorité religieuse universellement reconnue pour les autres cultes que le culte catholique présents dans le République, la question est sans doute plus difficile à résoudre pour eux. Napoléon a tenté de la régler pour les protestants et les juifs : ce sont les "articles organiques" ajoutés au Concordat. Les organisations religieuses ainsi créées continuent leur mission de représentation auprès de l'Etat.
Toute la difficulté pour le culte musulman tient à cette absence de représentants"religieux" vis-à-vis de l'Etat. Le Conseil français du Culte musulman a été créé en 2003 mais il est régi par la loi de 1901 sur les associations et non par la loi de 1905 sur les associations cultuelles.
L'avertissement limpide du cardinal Lustiger reste toujours d'actualité. Avec quinze ans de recul, il prend encore plus de relief au regard des événements qui se déroulent dans les pays du sud de la Méditerranée : "L'islamisme regarde d'abord les pays musulmans. Ce n'est pas en France que seront résolues les questions posées à l'Islam, mais là où il est majoritaire. Et ce n'est pas au gouvernement français de créer un islam à la française. C'est se tromper de siècle que de vouloir organiser le cultes comme Louis XIV ou Napoléon. Aujourd'hui il n'y a guère d'autre solution que de faire respecter avec sagesse et bienveillance la loi républicaine et d'attendre trente ans, à peu près deux générations, le temps nécessaire pour que, dans une société aussi unitaire que la nôtre, le musulmans de nationalité française se perçoivent et soient perçus comme des Français de religion musulmane" (Libération, 14 novembre 1995)

retour à : laïcité

Le dialogue des cultures - concilier foi et raison


Le dialogue des cultures sera la grande affaire des décennies à venir. Pour dialoguer, la première condition est de se connaître soi-même. C'est plus important que de connaître l'autre. On apprend à connaître l'autre dans le dialogue (si lui-même se connaît). Cela ne veut pas dire que le dialogue ne nous fera pas évoluer, bien sûr ; mais comment dialoguer si l'on sait pas, ou si l'on a oublié, qui l'on est ?

En ce sens le discours de Benoît 16 à Ratisbonne est particulièrement bienvenu. C'est un appel au dialogue. Plusieurs penseurs musulmans l'ont bien entendu comme cela et la rencontre entre le pape et les ambassadeurs de pays arabes a levé tout malentendu. On peut lire ici une présentation de ce discours.


Christianisme et Islam

Des différences qu'il faut connaître pour un dialogue fructueux avec les musulmans

Il ne s'agit pas ici de faire de la catéchèse mais de rappeler quelques traits qui sont à la base non pas seulement de la foi chrétienne, mais aussi de notre système de valeurs puisque celui-ci émane pour beaucoup de cette base chrétienne. Un dialogue ne peut être fructueux que si les interlocuteurs connaissent ce qui les sépare.

Trois différences :
  - le mystère de la Trinité, une vision chrétienne rejetée par l'Islam  : l'équilibre entre les personnes et les relations entre les personnes
  - l'origine historique des deux religions et leur relation au pouvoir,
  - la relation entre la loi religieuse et la liberté individuelle

L'équilibre entre les personnes et les relations entre les personnes

Un point d'importance majeure est peu souvent mentionné, sans doute car il est un peu compliqué  : l'Islam est né du refus du mystère de la Trinité. "Dieu est un" revient très fréquemment dans le Coran. Celui-ci est extrêmement dur contre les polythéistes et condamne la doctrine des "associateurs" - comme le Coran nomme les chrétiens -. Que dit le mystère de la Trinité ? Que Dieu est "un en trois personnes". Ce n'est déjà pas simple. Plus compliqué encore : il dit que l'une de ces trois personnes, le Saint Esprit, est la relation entre les deux autres, une relation très forte que les chrétiens appellent l'amour. Que la relation entre les personnes soit de même nature que les personnes elles-mêmes... il fallait oser ! Ce qui est hallucinant, c'est que la science moderne, en parlant de la matière, dit la même chose : les relations entre particules ont des propriétés voisines de celles des particules. Et les psychosociologues nous montrent que, sans relation entre personnes, il n'y a pas de "personne" au sens plein du terme.

L'équilibre entre personnes et relations entre personnes est comme une ligne de crête. Sur un versant (si l'on ne considère que la personne individuellement) on a l'individualisme, l'égoïsme, le chacun pour soi ; sur l'autre (si l'on considère que la personne est fondue dans le groupe) on a le totalitarisme, le collectivisme. Par ce mystère de la Trinité, la doctrine chrétienne nous invite à une réflexion qui ne sera jamais terminée - ce qui est le propre du "mystère" au sens chrétien du terme.

L'origine historique des deux religions et leur relation au pouvoir

D'un côté un homme qui a refusé le pouvoir (lorsqu'on lui a proposé de devenir roi, il s'est enfui au désert), qui a dit "rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César" et qui est mort de la façon la plus vile qui soit. De l'autre un conquérant victorieux. Et, surtout, le fait que, pour les chrétiens, Dieu s'est fait homme, s'est fait petit pour être proche de l'homme et lui montrer ce qu'il peut être.
L'islam met l'accnt sur la transcendance de Dieu ; la christianisme voit à la fois la transcendance et la proximité.

La relation entre la loi religieuse et la liberté individuelle

Dans toute religion, se pose la question de l'équilibre entre la loi religieuse et la liberté individuelle. Le Christ a enseigné que la loi est inutile là où les décisions personnelles sont guidées par ce que les chrétiens appellent "l'amour". Le Christ, en disant cela, s'est opposé frontalement aux gardiens des bonnes pratiques. Dans l'Ancien Testament, une femme adultère devait ête lapidée. Au temps de Jésus, cette pratique soulevait des questions, sans doute, puisque les Pharisiens, devant une feme adultère, ont demandé à Jésus ce qu'il fallait faire. C'était aussi un piège qu'ils lui tendaient. On sait comment il a répondu : "que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre". Et les hommes qui l'avaient interrogé sont partis, en commençant par les plus âgés.

Dans l'Islam, cette relation entre la loi et la liberté individuelle est vécue de façon très différente selon les personnes, selon les pays, les groupes, les écoles. Qu'y a-t-il de commun enre les soufis et la pratique en vigueur en Iran ou en Arabie saoudite ?

Comme dans l'Ancien Testament, on trouve dans le Coran des passages violents. Pour les musulmans, le Coran est la parole de Dieu, donc immuable. La question se pose aux musulmans : qu'est-ce qui est immuable : le texte lui-même ou sa signification ?  Si l'on conserve la lettre du texte, le Coran est violent. La lapidation, par exemple, est une sanction présente dans le Coran. La condamnation d'Akineh et Iran inspire à Abdennour Bidar, par exemple, penseur musulman et professeur de philosophie en classes préparatoires à Sophia Antipolis,  un article dans le journal le Monde où il déplore écrit-il " une logique générale qui a pris au fil des siècles, le contrôle de la vie spirituelle des musulmans du monde. Hélas !, la religion islamique entière se nourrit de violence".

Des réflexions comme celle-ci montrent qu'il est possible de faire du Coran une lecture pacifique : si on le replace dans son contexte historique, qui était violent, on s'aperçoit que le Coran va dans le sens de l'apaisement.

 
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La déclaration des évêques de France en vue des futures élections -octobre 2011
Les thèmes abordés par la déclaration sont  vie naissante, famille, éducatyon, jeunesse, banlieues et cités, environnement, économie et justice, coopération internationale et immigration, fin de vie, patrimoine et culture, Europe, laïcité et vie en société. On trouvera le texte entier ici
EXTRAITS
VIE NAISSANTE
Chaque personne est unique aux yeux de Dieu.
L’engagement résolu des chrétiens n’est pas dicté
d’abord par une morale mais par l’amour de la vie
que ni la maladie ni l’âge ne peut amoindrir. Il est
impératif que les autorités publiques refusent l’instrumentalisation
de l’embryon. De même, l’avortement
ne peut en aucun cas être présenté comme une
solution pour les mères en difficulté. Les chrétiens
doivent veiller à ce que la société consacre de grands
efforts pour l’accueil de la vie.

FAMILLE
En créant l’être humain, « homme et femme », Dieu
a suscité une relation de complémentarité à la fois
biologique et sociale qui se retrouve dans toute la
société. La différence sexuelle de l’homme et de la
femme est fondatrice et structurante de tout le devenir
humain. De plus, l’union de l’homme et de la femme
scellée dans le mariage est le moyen le plus simple
et le plus efficace d’accompagner le renouvellement
des générations et d’accueillir les enfants pour les
introduire en ce monde. La famille, fondée sur l’union
durable de l’homme et de la femme, doit être aidée
économiquement et défendue socialement car, à
travers les enfants qu’elle porte et qu’elle éduque, c’est
l’avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu.

JEUNESSE
L’intégration des jeunes générations est un objectif
incontournable pour toute société. Chez nous, divers
facteurs rendent cette intégration difficile. L’aide
aux familles dans leur responsabilité éducative,
les conditions de la vie étudiante, l’entrée dans la vie
professionnelle, la possibilité de fonder une famille
indépendante, etc. sont autant de domaines dans
lesquels le soutien institutionnel et financier de la
collectivité ne doit pas être perçu comme une faveur,
mais comme un investissement nécessaire à la
cohésion et à la paix sociales.
BANLIEUES ET CITÉS
Depuis quelques années, malgré des efforts répétés,
certains quartiers et certaines cités deviennent des
lieux de violence, de trafics. Plus généralement,
certains de leurs habitants s’y trouvent enfermés, ne
parvenant pas et parfois ne voulant plus prendre pied
dans la société globale. Une politique purement
répressive ne saurait suffire ni résoudre les problèmes
de fond. Des efforts d’aménagement, notamment de
renouvellement de l’habitat et des transports, sont
nécessaires. Des initiatives doivent être prises pour
aider les habitants à comprendre la société où ils se
trouvent et à s’en considérer comme partie prenante.
Un certain nombre d’associations jouent un rôle
important qui doit être soutenu et encouragé.


COOPÉRATION INTERNATIONALE
ET IMMIGRATION
Le bien commun implique la paix entre personnes et
entre nations. Il proscrit l’usage de la force entre les
États, sauf dans les situations extrêmes où toute autre
solution est impossible. Il appelle un partage des
richesses et le développement des actions de coopération.
Il passe par des institutions internationales dont
le fonctionnement et les actions servent efficacement
la dignité des personnes et des peuples.
L’Église reconnaît à tout homme le droit d’émigrer
pour améliorer sa situation, même s’il est regrettable
que tous ne puissent pas survivre dans leurs pays.
Mais dans un monde aussi organisé que le nôtre,
une régulation des migrations est nécessaire. Elle ne
peut pas se réduire à une fermeture protectrice des
frontières. Elle doit permettre d’accueillir au mieux
ceux qui se présentent, avec respect et sérieux, et en
leur offrant une vraie possibilité d’intégration.

HANDICAP
Nos sociétés modernes s’honorent d’un renouvellement
du regard sur les personnes handicapées. Elles
savent leur permettre de trouver leur place dans la vie
sociale. Les chrétiens y reconnaissent volontiers un
écho de l’attitude du Christ rencontrant et réconfortant
des personnes malades ou atteintes de handicap
(Marc 1, 40 ; Luc 5, 17…). Ce souci doit donc être
encouragé. Mais le dépistage prénatal systématique
qui risque de déboucher sur l’élimination des
personnes porteuses de certains handicaps remet
en cause en son fondement même la solidarité envers
le plus faible qui doit animer la société.


FIN DE VIE
Toute personne, quel que soit son âge, son état
de fatigue, son handicap ou sa maladie, n’en garde
pas moins sa dignité. Pour cette raison, « l’euthanasie
est une fausse solution au drame de la souffrance, une
solution indigne de l’homme » (Benoît XVI) car elle
vise, sous prétexte de compassion, à abandonner les
personnes au moment où elles ont le plus besoin
d’aide et d’accompagnement. L’arrivée de générations
importantes dans le grand âge doit inviter la société
à une plus grande solidarité. Le développement
des soins palliatifs, fruit d’un progrès éthique et
scientifique, doit être poursuivi pour que tous ceux qui
en ont besoin puissent en bénéficier.


L'insertion par le travail

Le droit au travail est un des droits principaux, dans notre société. Pourtant beaucup en sont privés. comme tous les droits, celui-ci s'accompagne de devoir, bien sûr, notamment celui de se former pour pouvoir apporter une contribution utile.

Tous les gournements se sont trouvé affrontés à ce problème. Certains ont mis l'accent sur les compensations à accorder à ceux qui ne trouvent pas de travail. Le gouvernement actuel a beaucoup réfléchi à la façon de rendre possible la remise au travail de ceux qui ne travaillent pas depuis longtemps. Sur sa proposition, le Parlement a voté la loi sur le RMA, revenu minimum d'activité. Les conseils généraux seront responsables de la mise en place du RMA. Voir un article du journal le Monde sur le RMI et le RMA.

On peut lire aussi le rapport Camdessus, dont une des idées forces est de réduire le chômage en augmentant l'activité : alors que notre politique est de partager le travail en diminuant l'activité, les autres pays nous montrent que l'activité crée le travail et, en définitive, diminue le chômage. Un retournement de perspective qui serait pour nous "révolutionnaire". Les gisements d'activité existent dans les secteurs des services aux personnes et de la restauration-hôtellerie. On pourrait y ajouter les emplois qui seraient créés par une politique volontaire de forte réduction de nos émissions de gaz carbonique - réseaux de chaleur, isolation des bâtiments, agrculture et sylviculture pour faire de la biomasse, usines de production de biocarburant, centrales nucléaires, nouvelles voies de chemin de fer etc.

La réforme des retraites

Cette réforme qui, tout le monde le sait, ne résout pas complètement la question, est une des besses réalisations à mettre au crédit du gouvernement. Enfin, il a traité la question. Les reproches tardifs et incohérents des socialistes, qui n'ont pas eu le courage d'affronter ce problème, n'y changent rien.

Sur cette question des retraites on peut lire quelques articles du Monde de mai et juin 2003
 
 


Pourquoi je m'opposerai au Front National

Ecrit par Henri Prévot après le premier tour des élections cantonales de 2011

Il serait facile de dire : « je ne vote pas Front National parce que c’est comme cela » ; ou encore « parce que c’est mal » ; ou encore « parce qu’il est incompatible avec mes valeurs » ou encore « il nous conduit vers un régime hitlérien » sans plus d’explication. Mais ce n’est pas comme cela que l’on convaincra les 20 % d’électeurs qui votent Front national.

Pour dire ce que l'on pense du FN, il y a trois niveaux. Il y a le niveau des questions et du diagnostic de la situation présente ; il y a  le niveau des propositions pratiques, opérationnelles ; et il y a un un niveau plus profond, celui où se trouvent les motivations qui conduisent aux propositions pratiques. Lorsqu’on analyse les discours du FN et certaines de ses propositions, on y voit des messages subliminaux, des allusions inacceptables car contraires aux valeurs que l’on estime importantes. Et plusieurs des propositions du FN ne font pas appel à ce que l’homme a de meilleur en lui. Elles paraissent logiques et simples à comprendre mais elles sont trompeuses car leurs conséquences peuvent être graves. Elles sont démagogiques

C’est pourquoi je m'opposerai au FN et, en cas de duel enetre le FN et le partis socialiste, si c’était nécessaire pour faire barrage au FN, je voterais plutôt pour des socialistes sans rien cacher des différences qui m’opposent à eux.

Les questions, les interrogations, les inquiétudes : la droite comme la gauche ont eu tort de refuser pendant longtemps d’aborder certaines questions importantes au seul motif que le FN les posait. Il fut un temps où il était considéré comme anormal, presque immoral de parler du respect de l’autorité, de l’autonomie nationale, d’immigration, thèmes souvent abordés par le FN. La moindre contestation de l’action des Juifs était sévèrement critiquée. Dès que l’on rappelait les crimes du communisme, on se voyait répondre qu’en faisant cela on minimisait les crimes d’Hitler. Quant à la patrie, le mot était pratiquement interdit : « travail famille patrie » était la devise de Pétain. Dès que l’on parlait de « nation », les bien-pensants vous répondaient « repli national » ou « égoïsme national ». Cela a duré des années. Le FN en a profité pour prospérer, en parlant de la France, de l’insécurité, du respect de l’autorité, du sens de l’effort, des risques de la mondialisation et de l’ouverture des frontières ; et il a exprimé l’inquiétude d’un nombre croissant de Français face à une immigration de plus en plus visible.

Depuis quelques années, le discours ambiant a changé et ces préoccupations sont enfin prises en considération par tous les courants politiques. De bons esprits s’élèvent contre cela en prétendant qu’en reprenant les thèmes mis en avant par le FN, on favorise une la " lepénisation" des esprits. Ils ont tort.

Quant aux propositions faites par le FN, certaines ne remettent pas en cause les principes et les valeurs de fond de notre société. Celles-là peuvent être étudiées techniquement. Les refuser par principe au seul motif qu’elles ont été formulées par le FN, ce serait renforcer l’électorat de FN. Quoi qu'on pense de ces propositions, on ne vas exclure du jeu politique tous ceux qui préconisent une sortie de l’Euro, une refonte de l’Union européenne pour diminuer le pouvoir des instances européennes, des mesures de protection contre certaines importations.

Certaines propositions par contre me paraissent incompatibles avec des positions de fond que j’estime essentielles. Elles posent la question de l’état d’esprit du FN. Et c’est là que l’on touche les raisons pour lesquelles je ferai barrage au FN.

Le FN donne aux questions qui se posent à nous des réponses primaires, brutales qui ne font pas appel à ce que nous avons de meilleur.

C’est particulièrement vrai de l’immigration.

Les Français ont un sentiment fort de leur patrie, de leur histoire commune, de leur culture commune forgée en particulier par la religion chrétienne et par les luttes qui ont conduit à la « laïcité à la française ». Cela ne doit pas faire oublier que la France a de tous temps été formée avec l’apport de nombreux immigrés : jadis les Romains et les « barbares » (Huns, Wisigoths et autres) ; plus près de nous les  italiens, espagnols, européens du centre de l’Europe, Asiatiques. La France, par son histoire et sa culture, a donc la capacité d’intégrer des populations différentes ; elle s'est enrichie de ces populations différentes.

Aujourd’hui, le mouvement d'immigration continue avec des Africains du Maghreb ou d’Afrique noire. L’intégration de ces immigrés se fait et elle réussit – ceux qui à droite ou à gauche disent que « l’intégration à la française » ne réussit pas ont grand tort. C’est parfois plus long, surtout dans les situations de chômage, de pauvreté financière ou culturelle, mais nous connaissons tous autour de nous des jeunes de l’immigration qui sont en train de réussir parfaitement cette intégration – y compris par la voie de l’engagement politique.

Il faut contrôler l’immigration, bien sûr. Mais en étant très attentif à respecter la dignité et les besoins fondamentaux de tout homme et de toute femme, ce que ne fait pas le FN. Par exemple nous n'avons pas le droit de ne pas porter secours aux personnes en détresse, quel que soit son statut. D'une façon générale imputer à l'étranger ou aux immigrés nos difficultés personnelles ou sociales, non  seulement c'est faux mais encore c'est se mettre sur la voie de la stigmatisation de l'autre, de celui qui est différent ; une pente très dangereuse.

Il faut savoir changer pour rester soi-même - c'est le secret de la vie. L'immobilisme est mortifère. C'est pourquoi les positions du FN sont dangereuses.
 

Comment le refus du débat a, de fait, aidé à la progression du FN : notes de lecture d’un livre tonique d’Elisabeth Lévy : les Maîtres censeurs.

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Lu dans la presse 
    en octobre et novembre 2002
      de décembre 2002 à avril 2003
      en mai et juin 2003
     au second semestre 2003
 

Lu dans la presse en octobre et novembre 2002
   Les titres
Sécurité, lutte contre la délinquance

- Loi Sarkozy : un appel unitaire dénonce la "guerre contre les pauvres"
- Décentralisation et sécurité : Marianne, en voit-on rien venir ?
- Répudier l'angélisme, par Philippe Bilger, avocat général près la cour d'appel de Paris
- M. Perben réaffirme la nécessité de la sanction pénale contre le cannabis.
- La condition des jeunes filles s'est dégradée dans les quartiers difficiles

Répondre aux difficultés de l'école

- Des "ateliers relais" devraient prendre en charge les collégiens "les plus turbulents" dès octobre.
- Face à la violence scolaire, M. Darcos veut "changer les mentalités"  : rouvrir les portes du savoir, donner une nouvelle légitimité à l'autorité, rechercher des réponses de proximité.
- Les enseignants doutent de l'école plus fortement que les parents
- Le "collège unique" au cœur des débats lors des élections professionnelles des enseignants

Société

- La condition des jeunes filles s'est dégradée dans les quartiers difficiles
- Islam : Un entretien sur l'Islam accordé par Dalil Boubakeur,
- L'allocation dépendance, casse-tête financier pour le gouvernement
- Pays-Bas, un "modèle" en crise 

Politique - autres questions

- Edouard Balladur : "L'empilement des structures administratives conduit à la confusion et au gaspillage"
- M. Devedjan (UMP) et M. Montebourg (PS) se font les avocats de deux visions différentes des institutions.


 
Lu dans la presse du 13 décembre 2002 au 17 avril 2003
Les titres

L'islam en France 
    Enquête sur ces musulmans qui inquiètent : l'UOIF
    "Comment nier le choc Islam-Occident ?" par Hubert Védrine.
    Résultats des élections au Conseil français du culte musulman, CFCM.
    Un entretien avec Luc Ferry

Les tensions identitaires, le racisme
    L'éducation nationale s'inquiète de la montée des tensions identitaires
    2002 : le racisme progresse.

La bioéthique, le clonage
    "Eloge de la reproduction naturelle" de Luc Montagnier 
    Le clonage : débat au Sénat, le 29 janvier
    Clonage : la position du Comité consultatif national d'éthique (CCNE)

La sécurité,  la délinquance juvénile
    La police de proximité remise en question
    Les principales dispositions de la loi Sarkozy
    Les premiers centres éducatifs fermés prêts à accueillir des mineurs 

L'éducation des jeunes
    Absentéisme scolaire : un dispositif mesuré
    Un entretien avec Luc Ferry

Urbanisme
    La modification de la loi SRU du 13 décembre 2000
    La pénurie de logements sociaux s'aggrave en Ile de France

Divers
    Cantines scolaires
    Code des marchés publics

 

Lu dans la presse du 26 avril au 6 juin 2003

L'école  : "Ecole et civilisation" : une réflexion sur la place de l'école dans la société

La famille  Concilier travail et vie familiale, le pari de Christian Jacob : la PAJE

L'islam et la laïcité  , notamment des réflexions sur le port du voile

L'insertion par le travail RMI, RMA

La lutte contre la drogue

La réforme des retraites
     Non à la démagogie du PS !
     La question des retraites sème la zizanie parmi les socialistes
 

Lu dans la presse au second semestre de 2003

- Des adolescents à l'aise dans la société et confiants en leur avenir
- un entretien avec Christian Jacob, ministre de la famille 

- Rapprocher la science des citoyens

L'islam
    Les prèches radicaux de l''Islam
    Le statut de l'imam

Le logement :  HLM : la fin du contingent  préfectoral divise la droite

 Les religions monothéistes sont porteuses de paix, non de conflit : Roland Guédéon

La démocratie
         en démocratie, il n'y a pas d'ennemis, mais seulement des adversaires, nécessaires…
         les Français boudent de plus en plus les urnes  - Pascal Pérrineau
 
 

 

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