retour à la page d'accueil























retour à la page d'accueil







retour à la page d'accueil

La campagne présidentielle 2017

François Fillon : extraits du livre FAIRE

Alain Juppé : extraits du livre Pour un Etat fort  et de cinq ans pour l'emploi 


Une faiblesse de la candidature Fillon et les avanies qu'elle rencontre : une tribune dans le Monde du 3 mars 2017: "un procès stalinien"


Candidature Fillon pour la droite et le centre : les avanies rencontrées par cette candidature

Il est entendu que F. Fillon a su utiliser à son profit personnel les facilités financières dont bénéficient les parlementaires ; on peut penser qu'il en a abusé, sinon  d'un point de vue légal, du moins d'un point de vue moral, avec le regard que nous avons aujourd'hui. Il l'a d'ailleurs reconnu. Il a dit qu'il ne se présenterait pas s'il était mis en examen ; aujourd'hui il risque d'être mis en examen. Cela ne doit pas empêcher de se poser des questions.

Questions : pourquoi l'information sur les faits reprochés à F. Fillon, des faits datant de plus de dix ans, est-elle révélée juste avant l'élection ; qui en est à l'origine ; pourquoi les juges, en fixant la date de la convocation "aux fins de mise en examen" n'ont-il pas tenu compte des effets sur le processus électoral ?  F. Fillon, candidat pleinement reconnu de la droite et du centre, avait promis de ne pas se présenter s'il était mis en examen ; la situation créée par la façon dont le parquet et les juges d'instruction appliquent la procédure a comme effet de créer une situation inextricable : ou bien F. Fillon renonce et constate dix jours plus tard qu'en définitive, il ne sera pas mis en examen ; ou bien il persiste, sera mis en examen à un moment où il sera impossible de trouver quelqu'un d'autre et sera donc candidat en étant mis en examen, ce qu'il avait promis d'éviter - voilà le piège. Il n'est pas nécessaire de savoir s'il lui a-t-il été ouvert délibérément ou sans y penser. Le fait est qu'il est bien là. Ne peut-on pas comprendre qu'un homme pris au piège réagisse très vigoureusement ?

Le rappel des faits

Depuis novembre 2016, tout se passait fort bien : des élections primaires se sont parfaitement déroulées ; au cours de débats, F. Fillon dit qu'il serait insupportable qu'une personne mise en examen se présente comme candidat ; les élections l'ont désigné comme vainqueur incontestable ; tous les autres candidats se sont immédiatement raliiés à lui ; il était vu comme le futur président de la République.
Une information paraît dans le Canard enchaîné révélant qu'il avait utilisé les indemnités qu'il percevait comme parlemantaire pour rémunérer son épouse ; la presse reprend cela en émettant des doutes sur la réalité de cet emploi ; F. Fillon affirme que, s'il est mis en examen, il retirera sa candidature ; la justice se saisit immédiatement de l'affaire par une enquête préliminaire ; on ne parle plus que de cela ; F. Fillon, qui se dit sonné par ces attaques, réagit avec vigueur, avec brutalité diront certains ; en parlant d' "assassinat politique" ou de "complot", il emploie des mots qu'il regrettera ensuite ; il affirme qu'il n'a rien fait d'illégal mais comprend qu'on lui reproche son comporterment ; il reconnaît donc des erreurs dont il demande qu'on le pardonne ; la justice va bon train et transmet le dossier à des juges d'instruction ; elle est allé vite (beaucoup plus vite que ce que l'on a toujours observé) pour anticiper l'application d'une loi récemment votée mais non encore publiée qui aurait prescrit (donc rendus inattaquable) la plus grande partie des faits reprochés à F. FIllon et à son épouse ; les juges convoquent F. Fillon en vue d'une mise en examen pour le 15 mars, deux jours avant la date ultime de remise des parrainages ; F. Fillon, à la date d'aujourd'hui (6 mars) n'est pas mis en examen ; s'ils devait l'être le 15 mars, il ne serait plus possible, alors, de changer de candidat ; donc nombreux sont ceux qui  lui demandent de se retirer dès maintenant ; une solution alternative semblait réunir un large consensus, une candidatre de Alain Juppé ; le 5 mars, F. Fillon réunit ses partisans en un rassemblement qui, de l'avis unanime, fut un grand succès ( plus de 50 000  personnes réunies avec un préavis de trois jours seulement et sous la pluie) ; le soir, à la télévision  il confirme sa détermination en des mots très dignes et en regrettant les propos excessifs qu'il avait tenus auparavant ; le 6 mars dans la matinée, Alain Juppé tient une conférence de presse ; il a des mots très sévères contre F. Fillon, critiquant son "obstinataion" et jugeant que la façon dont il s'est défendu l'ont conduit  "dans une impasse", et il affirme qu'il ne se présentera pas ; il donne comme raisons la difficulté de réunir son camp mais, surtout, son âge, son expérience, dans une époque où les électeurs préfèrent la nouveauté à l'expérience, le fait qu'il a été l'objet d'une condamnation ("sans enrichissement personnel," précise-t-il) ; il fustige le manque de maturité politique de E. Macron et l'incohérence de son programme ; il termine en disant qu'il ne veut pas "donner son honneur en pâture aux démolisseurs de réputation".
Le 6 mars dans la soirée, le comité politique de Les Républicains confirme à l'unanimité son soutien à la candidature Fillon.

     Il faut lire la tribune de Jean-Luc Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel dans Le Monde : "Un procès stalinien".

La campagne va pouvoir commencer ;  François Fillon  aménagera son programme pour répondre à des remarques qui lui sont faite par différentes sensibilités de la droite et du centre. Dans les sondages, sa cote a beaucoup baissé ; elle est tombée de 25 % à 15 à 18 % alors que celles de E. Macron et M. Le Pen sont autour de 25 % . F. Fillon court le risque de devoir mener sa campagne en étant mis en examen par la justice. Même si les faits reprochés ne sont pas de la plus grande gravité, l'image du candidat en sera ternie. Peut-être la qualtité  de son entourage et celle de son programme compenseront-ils suffisamment ce handicap.