Notre journal de janvier 2001

Edito : le grand fossé   Unis pour l'alternance  Présentation de Henri Prévot  La charte de moralité des NIPP  La charte de l'élu local
La Route de Corbeil     Pollution du Bois des Trous      Avions : beaucoup de bruit sans résultat
L'insécurité     Intercommunalité : le mariage forcé          SEMARDEL : M. Champion doit s'expliquer
Finances : la fuite en avant     Travaux électoraux         L'alternance, la respiration de la démocratie
Sainte Geneviève Autrement, quel chemin parcouru !        Soutenez-nous pour faire vivre la démocratie

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EDITORIAL :
Le grand fossé

Il existe un fossé entre l'image que la municipalité veut donner de notre ville et la réalité vécue par un trop grand nombre d'entre nous.

Depuis maintenant plus de dix ans, je vais à votre rencontre ; depuis l'automne dernier j'ai frappé à plus de 4000 portes, j'ai écouté et entendu des milliers d'entre vous.

Parmi les souhaits, les craintes, les ressentiments, les espoirs que vous avez exprimés, j'ai retenu quelques remarques fortes, excessives certainement, mais significatives.

Elles veulent dire que dans son action, la municipalité privilégie les apparences, au détriment de problèmes auxquels certains sont confrontés quotidiennement, mais moins visibles. C'est regrettable.

Car l’apparente tranquillité de la ville ne reflète absolument pas la situation réelle : sous ses airs fleuris et son calme provincial, Sainte-Geneviève n’offre plus à tous les Génovéfains la qualité de vie qu’ils attendent. Combien de gens m'ont dit qu'ils voulaient quitter leur quartier et tant pis s'ils doivent quitter Ste Geneviève pour cela !

Il faut arrêter de faire croire que " tout va bien " et il faut prendre en compte ce mal qui, dans certains quartiers, rend la vie impossible. Pour rétablir la confiance, le moment est venu de prendre enfin vos problèmes au sérieux, et d’arrêter cette spirale infernale qui nous tire vers le bas, vers la mauvaise banlieue que nous rejetons tous.

Car en vérité, le mal de certains quartiers intéresse toute notre ville.

Avec Sainte Geneviève Autrement, nous sommes prêts à relever ce défi mais nous agirons non pas de façon isolée à l'abri des murs d'une salle de réunion, mais de concert avec l'ensemble de la population.

Car, pour réussir, nous avons la volonté d'agir avec vous.

Henri Prévot


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Unis pour l'alternance

Depuis dix ans, l'association Ste Geneviève Autrement travaille au service de notre ville. Depuis cinq ans, Henri Prévot et Dominique Szczepanek font vivre l'opposition au Conseil municipal. Aujourd'hui, nous rassemblons l’opposition unie pour l’alternance aux élections municipales des 11 et 18 mars prochains.

Nous ne voulons pas dire que tout val mal dans notre ville, cependant notre expérience d'élus d'opposition et le comportement de l'équipe municipale actuelle nous permettent de dire que

- l'on vous cache de graves problèmes d'insécurité

- des erreurs en matière d'aménagement et de gestion sont lourdes de conséquences

- la démocratie fonctionne mal : dialogue difficile, rétention d'information, retard dans les réponses ou absence de réponse

Après cinquante ans de pouvoir communiste ou assimilé, l'heure de l'alternance est venue pour introduire de l'air nouveau et des méthodes nouvelles.

Ce journal porte témoignage des remarques et critiques que vous avez formulées ; vous y trouverez donc un vrai contre-bilan, celui qui est fait par des Génovéfains qui voient leur cadre de vie se dégrader année après année. 

En février, nous vous présenterons notre projet pour une ville plus sûre, plus active, plus solidaire et tournée vers l'avenir.

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Henri Prévot
L’homme du renouveau

Henri Prévot a 56 ans. Polytechnicien, il a eu une carrière qui l'a conduit alternativement dans les bureaux et sur le terrain. Il a commencé dans les mines de charbon du Nord, où il avait la responsabilité de trois chantiers employant mille personnes. Au ministère de l'industrie, il a vécu la mutation de la chimie, de l'imprimerie et du textile, un des premiers secteurs confronté à la mondialisation de l'économie. Puis il a passé huit ans avec les forestiers et les industriels du bois pour valoriser l'économie de la forêt landaise ; fort de cette expérience, il publié un livre sur l'économie de la forêt. En même temps, délégué de l'Agence Nationale de valorisation de la recherche l'ANVAR, il a financé des programmes d'innovation des PME-PMI d'Aquitaine où il faut également collaborateur de Jacques Chaban-Delmas - première expérience d'une collectivité territoriale, la région.

De retour à Paris dans un service du Premier ministre il y a étudié les relations entre une économie mondialisée et la sécurité de notre pays. Il a publié sur le sujet un livre et de nombreux articles dans le Monde, les Echos et dans les revues Esprit, Commentaire et autres. Aujourd'hui il travaille au service des ministres de l'industrie et de l'environnement sur les dossiers comme l'effet de serre ou la gestion des déchets. Par ailleurs, il contribue à l'introduction des méthodes du "management" dans l'administration.

Il a complété sa vie professionnelle et familiale par une activité associative, le plus souvent en compagnie de son épouse qui a consacré sa vie aux activités bénévoles. En particulier, il a eu des responsabilités dans un grand mouvement d'éducation.

Henri Prévot appartient à l'association des élus non inscrits à un parti politique, NIPP. Il a élaboré et signé les deux chartes proposées par les NIPP, la charte de moralité et la charte d l'élu local.

Il est chevalier de l'Ordre national du mérite

la charte de moralité

Titulaire d'un mandat local, je m'associe à la "Charte de Moralité"
et m'engage :

- A me mettre en congé de toutes mes responsabilités (présidences, délégations,…) en cas de mise en examen dans le cadre de délits financiers liés à mes activités électives
- A démissionner immédiatement de mes mandats en cas de condamnation à l'issue d'une telle procédure.

La charte de l'élu local

1- Un élu vit effectivement dans sa commune
2- Il privilégie les compétences de hommes et de femmes sans critères partisans
3- Il se détermine selon l'intérêt général et refuse, en toute indépendance, les directives extérieures
4- Il s'engage à une présence active au service de la démocratie locale
5- Il s'interdit tout favoritisme basé sur des critères politiques ou familiaux
6- Il a signé la "charte de moralité".

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 Route de Corbeil 
 le jeu des sept erreurs

Depuis que le Conseil Général a réaménagé la route de Corbeil avec l’accord de la Municipalité sortante, rien ne va plus… Ce jeu des sept erreurs pourrait être drôle si la sécurité des habitants des rues adjacentes n’était pas mise en péril par les conséquences de ces travaux.

Un : sans feu rouge, il est très difficile et dangereux de traverser aux ronds points.
Deux : faire du vélo sur cette route, c’est vraiment ne plus aimer la vie !
Trois : les véhicules d’urgence sont bloqués dans les embouteillages.
Quatre : les camions ne peuvent tourner ni à droite, ni à gauche.
Cinq : le rond-point du Donjon a largement entamé la pelouse qui entoure notre plus beau monument historique. L’arbre sous lequel les nouveau-mariés aimaient à se faire photographier a été abattu.
Six : plus grave encore : comme la circulation devient impossible route de Corbeil, les automobilistes passent par des rues qui n’ont absolument pas été conçues pour cela, ce qui crée du bruit et des dangers nouveaux.

Sept : le Maire déclare que ces travaux ont fait l’objet de concertation avec les riverains. C’est faux.
Il s'agit d'une voie départementale, mais cela n'exonère pas la municipalité de sa responsabilité car rien ne se fait sur le territoire de a ville sans son accord . Certes, pour la sécurité, il fallait faire quelque chose, mais faire tous ces travaux pour en arriver là !
Bref, une décision prise sans concertation et sans en étudier les conséquences directes et indirectes.

La huitième erreur : réel danger pour quitter un stationnement en épi !

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Pollution sauvage
Scandale au Bois des Trous 

Sainte-Geneviève-des-Bois porte pourtant bien son nom : notre ville bénéficie d’un capital environnement que nous devons nous efforcer de protéger ; mais la municipalité est loin de le protéger…

Pendant de nombreuses années, la municipalité a participé directement à l’agression de notre environnement, en se débarrassant discrètement de ses ordures dans un bois de la ville. Ce qui a provoqué “ le scandale du bois des trous ”. 

De quoi s’agit-il au juste ?
La municipalité, se croyant au-dessus des lois, s’est autorisée à déverser dans le Bois des Trous ses propres déchets, avec les bennes de la ville ! Et juste sous les panneaux “ décharge sauvage interdite ” ! Ces panneaux avaient le mérite pourtant d’être clairs…

RESPONSABLE ET COUPABLE
Le maire sortant, qui, rappelons-le est vice-président du Conseil Général chargé de l’environnement, a couvert ces faits pendant des années sans rien dire. Non seulement il est responsable, mais il en est coupable.

Aujourd'hui, les arbres meurent au Bois des Trous.

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Passage des avions
Beaucoup de bruit sans résultat

Nous avons tous remarqué  que les avions sont de plus en plus nombreux au-dessus de notre ville. Le maire sortant a fait beaucoup de bruit sur cette affaire, pétition, manifestation… Nous avons signé sa pétition et participé, comme lui, à la manifestation d'Evry. Et aujourd’hui, après avoir rencontré le ministre, il se dit satisfait, ce qui nous inquiète beaucoup. 
Le ministre lui aurait dit ceci : 1- trois scénarios seront étudiés dont deux passent loin au sud de Ste Geneviève   2- Ces scénarios feront l’objet de “ simulations ” informatiques dans le courant 2001 par l’administration française et par une instance  “ indépendante ”   3- Le résultat des études sera présenté à une commission  4- le ministre s’engage à suivre les recommandations de cette commission.
Or, bien avant la manifestation, le ministère avait déjà décidé d’étudier trois scénarios et l’organisme  “ indépendant ” n’apportera rien de nouveau car c'est un organisme technique alors que la question n'est pas de calculer un niveau de bruit, mais d’apprécier si le niveau de bruit est acceptable. Ce n'est pas une décision technique, c'est une décision politique, mais le ministre ne semble pas prêt à assumer sa responsabilité.
A quoi donc a servi toute cette mobilisation ? Uniquement à donner le change ?  Tout se passe comme si le ministère des transports voulait "tester" notre patience. Dans six mois il nous dira : "tant d'avions ont survolé Ste Geneviève et personne n'a réagi".

Ne nous laissons pas endormir de belles promesses et restons vigilants.
 

Il y a une très grande différence entre le calme parfait que nous connaissions et un calme interrompu fréquemment par le bruit sourd des avions, même à 2000 mètres. Certains quartiers de notre ville sont appréciés pour leur grand calme. S'ils perdent cette qualité, ils perdront aussi une partie de leur valeur.
 

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Insécurité : les Génovéfains témoignent

Les statistiques sur la sécurité sont inquiétantes mais les autorités municipales affichent depuis toujours une sérénité désarmante : "tout va bien à Sainte Geneviève "! Mais la réalité n'est pas si rose et l'inquiétude monte. Plusieurs Génovéfains ont accepté de témoigner.

15 Mars 1999 :
Claude, gérant d'un café-tabac dans le quartier de la Boelle.
"J'ai été agressé un matin dans mon magasin à 6h30. Ils étaient cagoulés et armés. J'ai voulu me défendre, ils ont tiré, j'ai reçu trois balles dans le corps, dont une qui m'a traversé la jambe".

Juin 1999
Jacqueline, dans le quartier de la mairie.
"J'ai été cambriolée en pleine nuit, pendant que nous dormions avec mon mari. Les voleurs sont entrés chez moi, ils ont emporté le matériel Hi-Fi, l'argent… Heureusement, ils ont été dérangés par ma fille qui rendtrait et ils ont filé en abandonnant le matériel.
Une autre fois, ils sont même entrés par effraction et ont piqué la moto de mon mari qui était garée dans son ateilier !"

LES PLAINTES REPETEES DES HABITANTS
Henri Prévot peut aussi en témoigner car, au cours de ses visites, porte après porte, il entende les plaintes répétées des habitants comme celles-ci : "incendies de caves, la fumée montait dans les cuisines par les gaines, les pompiers nous ont évacués et nous sommes restés dehors pendant la nuit, des heures et cela est arrivé plusieurs fois. Des coups de feu, Monsieur, je n'avais jamais vu cela ; des impact de balle sur les voitures ; sur le balcon de ma mère, des impacts de grenaille ; je laisse ma mère dans ma voiture pour aller chercher quelque chose dans mon appartement, quand je reviens, deux hommes étaient dans la voiture, prêts à la voler ; j'ai vu des ilotiers pourchassés par des jeunes, qui jouaient avec leurs képis ; mon fils ne dort pas, angoissé par la violence à l'école ; cela, Monsieur, je ne peux le dire à personne ; j'ai peur des représailles sur mon enfant ; car nous avons peur Monsieur".
Un autre semble lui répondre :
"Je pense que je vais quitter le quartier ou mettre mon enfant dans le privé. On doit mettre les vélos dans les appartements car les caves sont toujours cambriolées, pensez-vous que c'est normal ?"
Certains n'osent plus sortir le soir :
"Participer à une association, je voudrais bien, mais les réunions sont le soir et j'ai peur de sortir le soir. On les voit, le soir et la nuit, faire leur trafic".
Et la presse nous apprend récemment l'arrestation d'un jeune bien connu dans la ville, un dealer qui avait martyrisé un autre jeune qui s'était fait racketter ; ce dealer avait été surpris un an auparavant et libéré de suite.

DES QUESTIONS SE POSENT
Ces témoignages ont été faits calmement, expression d'une douleur - qui pourrait se transformer en colère. Le sujet est trop grave pour que nous en fassions un thème de polémique. Mais nous avons le devoir de poser quelques questions :
- Est-ce à la commune de prendre en main aujourd'hui la sécurité de ses administrés ? Avec une police municipale ? En installant une vidéo-surveillance sur les points sensibles ?
- A quoi sert le Contrat Local de Sécurité ? Est-ce que la communauté d'agglomération sera à même d'intervenir en matière de sécurité 
Le projet municipal de Sainte Geneviève Autrement reviendra largement sur ces projets.

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INTERCOMMUNALITE
Non au mariage forcé

Est-ce que vous saviez que depuis le 1er janvier 2001, notre ville fait partie d’un regroupement de 5 communes formant une “ communauté de communes ” ?
Vous a-t-on demandé votre avis ? Est-il raisonnable d’engager l’avenir de notre ville sans concertation préalable et en catimini ? 

Non, certainement pas… Vous ne saviez pas non plus que la taxe professionnelle, issue des ressources des entreprises de Sainte Geneviève et représentant la moitié de nos ressources fiscales, sera à présent directement versée à la Communauté, et non plus aux communes ? 

En mai dernier, le maire a fait voter le Conseil municipal pour l’intercommunalité tout en reconnaissant que “ de nombreuses questions pourraient être posées sans qu’il puisse y être apporté de réponse immédiate” . Ainsi, pour un changement d’une telle importance, la décision a visiblement été prise avant même que le dossier ne soit étudié dans tous ses aspects !

…Sans même prendre la peine de consulter les intéressés !
 Aviez-vous seulement entendu parler de l’intercommunalité ? Première faute de la municipalité sortante, qui a cru “ bon ” de vous tenir à l’écart, en prenant une décision qui vous concerne sans prendre la peine de vous consulter…Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls : l’opposition élue a également été écartée de la question…
La Communauté sera obligée de reverser aux communes une partie seulement de la taxe professionnelle ; ainsi les ressources de notre commune dépendront de plus en plus des décisions de la Communauté : 4 % de ses impôts cette année, 30 % dans 10 ans ! Et cela sans aucun contrôle des Génovéfains, puisque les responsables de la Communauté ne seront pas élus directement par la population.
C’est une décision grave qui a été prise dans la précipitation, alors quelle demandait réflexion, consultation, et pourquoi pas une consultation des Génovéfains.
C’est en tout cas comme cela que nous comprenons la démocratie.

Maintenant que la décision est prise, il faut en tirer le meilleur parti pour notre commune. Nous vous associerons à la vie et aux décisions de la Communauté.

Avec qui sommes-nous mariés ?

Fleury-Mérogis, Morsang sur Orge, St Michel sur Orge, Villemoisson
Villiers sur Orge - en tout pas loin de 100 000 habitants.
 

En quoi sommes-nous liés ?

La Communauté exerce de plein droit, à la place des communes membres, des compétences dans les domaines du développement économique, de l'aménagement de l'espace (y compris les transports en commun et les Zones d'aménagement concerté), de l'habitat social, de la politique de la ville ; la Communauté peut remplacer les communes pour l'assainissement, l'eau, l'environnement (y compris la gestion des déchets), la construction d'équipements etc. C'est le Comité directeur de la Communauté (44 membres, tous conseillers municipaux, dont 12 désignés par le conseil municipal de notre ville) qui décide si un projet d'investissement ou d'action est "d'intérêt communautaire". Dans ce cas, la Communauté en prend la responsabilité et le finance avec la taxe professionnelle ou avec un emprunt.

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Affaire SEMARDEL
M.Champion doit s’expliquer devant les Génovéfains

Tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître que la Semardel qui gère nos déchets est un « machin » opaque, inutile et coûteux. Seul le maire sortant s’acharne à la défendre. Curieux.

La SEMARDEL est cette société d’économie mixte qui incinère nos déchets et qui a été présidée pendant cinq ans jusqu’en juillet 2000 par M.Champion. Nous avons parlé dans nos bulletins de mai et d’octobre  2000 de cette « affaire » obscure qui a fait l’objet d’un premier rapport de la Chambre régionale des comptes, d’un second de la Cour des Comptes, d’un troisième de la Mission d’expertise économique et financière (la MEEF) de la Trésorerie générale et enfin d’une instruction judiciaire  – rien que cela ! Tous disent que la SEMARDEL est inutile, coûteuse et curieusement opaque. Deux exemples. 

QUE SONT DEVENUS LES PLACEMENTS ?
La SEMARDEL demandait de l’argent aux communes pour le compte du syndicat intercommunal, le SIREDOM ; elle le percevait tous les mois et le reversait au SIREDOM tous les trois mois, ce qui lui donnait un petit matelas qui a généré des produits financiers. Où est allé cet argent ? Le président sortant (M.Champion) a refusé de le dire au rapporteur de la MEEF. Et également à  Henri Prévot qui lui a posé directement la question à deux reprises en Conseil municipal. Comme le rapporteur de la MEEF, nous sommes donc amenés à penser que des deniers publics n’auraient pas rejoint leur destinataire (cf. p. 51 du rapport de la MEEF)

LE CONTRIBUABLE GENOVEFAIN LESÉ
La SEMARDEL, par erreur, a fait payer à la Ville une TVA indue, pour un montant de près de 1,5 millions de francs. Henri Prévot  a demandé le remboursement de cette somme au budget communal. Refus de M. Champion. Pourquoi le maire sortant, alors président de la SEMARDEL, a-t-il défendu les intérêts de cette entreprise de droit privé aux dépends des intérêts de la commune, ce qui est illégal ?

UNE SEULE SOLUTION POUR LA SEMARDEL 
Sainte Geneviève Autrement a toujours été claire sur ce sujet. Il faut suivre la recommandation du rapporteur de la MEEF : il propose de tout reprendre à zéro en mettant la SEMARDEL en faillite, en faisant gérer l’usine d’incinération par le SIREDOM ou par une entreprise choisie après un appel d'offres, et en laissant la justice régler les conséquences du passé. Cela simplifierait singulièrement le paysage : une ou deux sociétés en moins, donc des frais en moins, une transparence beaucoup plus grande et, en plus, des économies de TVA (en cas de régie directe).
M. Champion ne veut pas en démordre et refuse cette solution. Comment expliquer cet acharnement à vouloir sauver la SEMARDEL ? Est-ce parce que la mort de la SEMARDEL nous permettrait de voir ce qu'elle cache ?
M.Champion doit s’expliquer sur ces mystères. Les  Génovéfains ont le droit de savoir ce qu’est devenu leur argent. Elu à la Mairie, Henri Prévot s’engage à faire éclater la vérité sur cette affaire et à mettre en place une organisation de traitement des déchets  qui soit transparente et économique.

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Une histoire trouble

- 1984 : création de la SEMARDEL, société d'économie mixte (SEM), ayant le même objet et les mêmes responsables que le syndicat intercommunal SIREDOM - "ce qui laisse interrogatif sur l'intérêt de cette dualité de structure" (rapport de la MEEF). Une SEM est une société de droit privé, non soumise au contrôle de légalité du préfet.
- 1993 : sans appel d'offres, la SEMARDEL passe à Parachini un marché d'un montant de un milliard, pour la gestion des déchets pendant vingt ans. Ce contrat laisse à Parachini une marge cumulée de 250 MF sans que cette entreprise ne prenne le moindre risque commercial ou financier.
- 27 septembre 1993 : Les actionnaires de Parachini vendent leur entreprise à une filiale du Crédit Lyonnais pour 860 MF alors que la valeur estimée de l'actif net de l'époque est de 600 MF. Le rapporteur de la Chambre régionale des comptes fait un rapprochement entre cette plus-value et les bénéfices escomptés.
- Automne 1995 : M. Champion prend la présidence de la SEMARDEL.
- Le 4 février 1997 : une instruction judiciaire est ouverte contre la SEMARDEL pour "corruption active et passive, trafic d'influence par personne exerçant une fonction publique (…)"
- 17 septembre 1997 : la SEMARDEL passe un marché sans appel d'offre pour un centre de tri provisoire
- En 1997 et 1998, les contributions des communes destinées à l'usine d'incinération ont été partiellement utilisées pour  financer des investissements normalement à la charge de l'exploitant de la décharge (30 MF pour le traitement des eaux usées.
- 1999 : rapport de la mission d'expertise économique et financière de la Trésorerie générale d'Ile de France, MEEF ; les présidents de la SEMARDEL et du SIREDOM refusent de répondre à un grand nombre de questions du rapporteur.
- 15 juin 1999 : mise en service de l'usine d'incinération, soit 15 mois de retard par rapport à la date qui résulte de l'application du contrat avec le SIREDOM - selon le rapport de la MEEF.
- Avril 2000,  suite aux conclusions du rapport de la MEEF et à une lettre sévère du 14 février 2000 qu'il a reçue du président du SIREDOM, M. Champion annonce sa démission de  la présidence de la SEMARDEL, démission qui devient effective le 7 juillet 2000.
 

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FINANCES
La fuite en avant : on s'endette et on vend du patrimoine

Le maire sortant aime à dire et à répéter que les impôts n’ont pas augmenté depuis plusieurs années et que l’endettement n’augmente pas. Mais ce n’est pas la vérité des chiffres.

Les impôts : Citons la Chambre régionale des comptes : "les produits levés, en francs par habitant, ont augmenté de façon sensible (de 1989 à 1995), avec une progression plus rapide qu'au niveau de la strate régionale" (c'est à dire plus rapidement que dans les communes d'Ile de France de la même taille). Ce commentaire porte sur la période  avant 1996 ; en 1996, les impôts ont connu la hausse record de 11%.
Résultat : En 1989 : total des impôts (sans la taxe d'ordures ménagères) : 46,4 Millions ; en 2001 : 110 Millions.
Le maire sortant gère la commune depuis 1990 ; comment peut-il dire qu'il n'augmente pas les impôts ?

La commune s'endette et vend de son patrimoine
Le maire est très satisfait que la charge annuelle de la dette soit toujours de 18% des recettes, c’était son objectif.
Depuis douze ans, les communes en général ont diminué leurs dettes. Ici, la Municipalité sortante a alourdi notre dette de 50 millions de francs (4000 francs par foyer) – sans compter la dette de la SOGEM, la société d'économie mixte "filiale" de la commune, qui aménage la ZAC du Canal des Aunettes.
16 millions de dettes en plus
Plus grave : alors que depuis quelques années, la dette n'augmentait plus, en 2000 et 2001, c'est reparti ! 16 millions de plus en deux ans ! Alors même que, sur ces deux années, la commune a vendu une partie de son patrimoine, pour 35 millions de francs !
La  Ville a emprunté à tort et à travers. Elle a eu tort d’emprunter pour la voirie ou la réfection des écoles car il faut refaire une école tous les deux ans en moyenne : augmentera-t-on la dette à chaque fois ?
Le coût des intérêts
En empruntant, la commune s’engage non seulement à rembourser mais aussi à payer des intérêts. Le simple fait d’avoir augmenté la dette depuis douze ans nous a coûté plus de 30 millions de francs d’intérêts à payer – sans compter que nous devrons évidemment rembourser le capital. Une somme de 30 MF, c'est plus que le coût d'un très bel équipement collectif (piscine ou crèche par exemple).
L’emprunt, ce n’est pas moins d’impôts ; c’est plus d’impôt, demain !

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TRAVAUX ELECTORAUX
Trompeurs,  coûteux et inefficaces

En 2000, comme en 2001, le montant des travaux voté par le Conseil Municipal s’élève à 77 millions de francs, alors que la moyenne des travaux les cinq années précédentes a été de 36 millions de F deux fois moins.
Retarder ainsi les travaux, dans un simple but électoraliste, cela présente plusieurs dangers :
C'est coûteux : Comme beaucoup de communes font de même, les entreprises sont surchargées : elles sont donc plus chères et risquent de travailler moins bien.
Cela nuit à l'efficacité : l’exécution des travaux doivent être contrôlés par le personnel de la Ville ; quand il y a une surcharge, la surveillance est forcément moins bonne : c’est comme cela que l’on voit par exemple des entreprises arracher le système d’irrigation des jardins du donjon car elles n’avaient pas été informées correctement.
Enfin, c'est trompeur :  cela veut faire croire, la veille des élections, que la Ville investit beaucoup plus qu'elle ne le fait en réalité. Et l'augmentation des impôts nécessaire au remboursement des emprunts se fera après les élections ! 
 
 

L’alternance, c’est la respiration de la démocratie

Celui qui est au pouvoir depuis trop longtemps prend des habitudes. C’est vrai partout. C’est pourquoi les préfets, les directeurs de banque etc. doivent changer de poste régulièrement.
Pour une municipalité le risque de prendre des habitudes est d’autant plus grand qu’elle a de très nombreux moyens de se faire des amis et de les conserver. Logement, emplois etc. : on accorde une faveur contre un service et ainsi se forme un tissu de relations entre personnes proches de la municipalité : c'est le clientélisme.
C’est pourquoi, l’alternance est comme la respiration de la démocratie ; comme elle, elle permet à l’organisme de se débarrasser de ce qui peut gêner son bon fonctionnement et d’y introduire de l’air frais .

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Quel chemin parcouru !

Il y a onze ans, six Génovéfains créaient Ste Geneviève Autrement, pour proposer une démarche nouvelle au service de notre ville, sans attendre de l'extérieur ni directives ni financements, ni parachutages. Il y a six ans, Ste Geneviève Autrement présentait ses propositions parmi cinq autres listes toutes liées à des partis politiques (RPR-UDF, Verts, FN et la liste de gauche qui avait négocié le soutien du PC et du PS). Ste Geneviève Autrement a eu deux élus. Aujourd'hui, Ste Geneviève Autrement présente la liste unique de l'opposition ; elle a préparé sa liste et ses propositions en toute indépendance et les partis politiques ont décidé de la soutenir.

Notre liste, c'est vous ! Nos propositions sont les vôtres !

Nous nous sommes plongés dans notre ville, parmi vous ; nous vous rencontrons par milliers. Notre rôle est aujourd'hui de transformer tout ce que vous nous dites en propositions réalisables ; ce sera aussi, demain, si vous en décidez ainsi, de vous dire pourquoi nous vous demandons un effort et pourquoi nous ne pouvons pas faire tout ce que vous souhaitez.

Nous avons frappé à vos portes pour vous inviter à jouer ce beau rôle de politique, indépendamment des partis ; pour beaucoup d'entre vous, vous n'y aviez jamais pensé, mais plusieurs se sont dit, connaissant les orientations et la méthode de Ste Geneviève Autrement "et pourquoi pas ?".

Notre liste est ainsi formée d'hommes et de femmes de toutes catégories sociales et professionnelles, de tous âges et de tous les quartiers de la ville. Une liste qui vous représentera tous, avec qui vous pourrez tous dialoguer pour le bien de notre ville.

Tous ceux que nous n'avons pas encore rencontrés et qui veulent enfin se faire entendre et agir dans l'intérêt de Sainte Geneviève peuvent unir leurs efforts en rejoignant notre équipe.
 

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Soutenez-nous pour faire vivre la démocratie

Sainte Geneviève Autrement a fait vivre le débat démocratique sans esprit de système, en toute liberté d’esprit et avec ses moyens propres.
Le malaise d’une partie d’entre nous, la montée d’une violence nouvelle, le discrédit de la politique sont les signes visibles d’un mal plus général. Notre société ne pourra guérir ses maux que par un regain de la participation de tous à la vie civique : cela passe par un regain de la vie démocratique. C’est le sens du combat de Ste Geneviève Autrement.
Or la démocratie a un coût. La loi de 1995 sur le financement de la vie politique est excellente : elle fixe un maximum de dépenses et dit que l'Etat en paiera une partie - une partie seulement.
Pour ces élections municipales, le plafond est de 250 000 F. L'Etat rembourse les dépenses dans la limite de la moitié de ce plafond. C’est dire que les candidats doivent faire l’avance, pendant un an environ, de 125 000 F et que ce qui dépasse doit trouver un autre financement. Or, pour vous faire connaître notre avis et nos propositions, pour être suffisamment pré-sents et répondre à vos questions, il nous faut dépenser plus que 125 000 F.
Comme nous sommes indépendants des partis, nous n’avons aucune autre ressource que les dons que vous nous faites. C’est pourquoi, en toute simplicité, nous faisons appel à vous : financez le débat démocratique à Ste Geneviève : donnez-nous 200 F, 100 F, moins si vos ressources sont limitées, davantage si vous le pouvez. Une fois tous les six ans, ce n’est pas trop pour mieux savoir ce qui se passe et mieux connaître ceux qui se présentent à vos suffrages.
Il faut être cohérent : si l’on veut que la démocratie soit vivante en étant préservée de toutes les affaires que nous voyons à droite et à gauche à la une de nos journaux, il faut la financer.
Nous avons assez travaillé depuis onze ans pour vous faire cet appel ! Merci.
Les dons donnent droit à une réduction d’impôt égale à la moitié de leur montant (et non 40% seulement comme nous l’avons écrit par erreur) : si vous donnez 200 F et que vous payez des impôts sur le revenu, cela ne vous coûtera en réalité que 100F. Seules les personnes privées peuvent verser un don, les associations et les personnes morales ne le peuvent pas.

Vos dons seront versés par un chèque à l’ordre de « M. Guy Pontvianne, mandataire financier de Henri Prévot » , 100 rue La Fayette, 91700 Ste Geneviève des bois. Vous recevrez un reçu en retour.

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