Une rétrospective...
on peut voir aussi le programme des élections de 2001 et le programme des élections de 2008 
Ste Geneviève Autrement à l'élection municipale de 1995 le programme des élections de 1995
un index des thèmes abordés
des commentaires rédigés en 2011

Editorial

Le temps des citoyens

Sainte Geneviève des bois n’est pas un îlot isolé et il est impossible de penser notre avenir dans la commune sans tenir compte de l’état du monde et de la société. Les distances ont disparu et nos entreprises ont maintenant des concurrents dans le monde entier.

Elles sont contraintes à la compétition permanente et on ne plus compter sur elles pour lutter contre le chômage et les inégalités. En organisant les transferts sociaux par les impôts et les charges sociales, l’Etat agit mais ne peut tout faire, sauf à se transformer en « Etat Providence », avec tous les dysfonctionnements économiques et tous les dangers pour les libertés que cela représente. Pour affronter les nouveaux défis, ni le libéralisme sauvage ni le socialo-communisme du « tout Etat » ne sont porteurs de solution. Nous ne pouvons plus compter que sur nous-mêmes pour retisser le tissu social en donnant de notre temps. A nous de prouver qu’il existe d’autres motivations que de gagner davantage d’argent ou d’être assisté à ne rien faire. Le mouvement associatif génovéfain montre tous les jours que ni les idées ni la volonté ne manquent. Ensemble, après le temps de l’Etat et celui du marché, agissons pour qu’advienne le temps des citoyens.


Henri Prévot : « prendre parti sans parti-pris ».

En acceptant de conduire une liste « d’opposition et de proposition » aux prochaines municipales, le Président de Sainte Geneviève Autrement » s’engage pour la ville et les Génovéfains, indépendamment des partis ignorants des vrais problèmes.

Etes-vous un candidat « anti-partis » ?

Henri Prévot : A l’échelon national, les citoyens ont besoin que les élus qui sont leurs représentants étudient les problèmes, participent aux prises de décisions et leur rendent compte. E l même façon, il est important que des militants maintiennent un lien entre les politiques et la population. Je crois donc fondamentalement à l’utilité des partis politiques comme à celle de syndicats forts. A l’échelle de la commune, les choses sont différentes : le lieu entre 39 élus et 30 000 habitants peut se faire directement ou par le canal des associations. L’intervention des partis dans la vie communale revient à y introduire des préoccupations souvent très éloignées de celles de habitants. Les partis finissent par vouloir « tenir » les villes et leurs habitants pour des raisons de pouvoir politique national, quand ce n’est pas pour assurer leur financement au lieu de les écouter et de s’appuyer sur eux pour le bien de tous.

Faut-il renvoyer gauche et droite dos à dos ?

Henri Prévot : A gauche dans notre ville, 30 années de pouvoir sans partage ont conduit à la suppression du débat et au triomphe de la langue de bois.
A droite, le candidat officiel habituel disparaît littéralement entre deux

élections ; mais, une fois investi, il estime que tout lui est dû, allégeance et bulletins de vote, avant même d’avoir présenté un quelconque programme ! En se comportant comme cela, il fat perdre ses idées… A l’inverse, l’équipe que je dirige aujourd’hui travail depuis 5 ans ; elle a posé au maire des questions acérées et ajustées sur son budget, sur sa volonté de pouvoir, sur les menaces qui pèsent sur la démocratie locale, sur l’absence de vision à long terme.

Elle a préparé un programme qui répond aux attentes de chacun et s’appuie sur des expériences réussies. J’ai présenté le programme de « Sainte Geneviève Autrement aux responsables nationaux et départementaux des partis qui s’opposent à la gauche en leur expliquant que notre démarche était concrète, associative et autonome. Beaucoup m’on dit : « vous avez raison, c’est la bonne démarche, mais, vous comprenez, il faudrait vous inscrire chez nous et, de toute façon, il y a des candidats à la candidature à qui nous ne pouvons rien refuser »… Face à ces discours, notre attitude est claire : « Sainte Geneviève Autrement » se bat sans aucune ambiguïté contre cette municipalité qui contrôle tous les rouages de la ville et ne cesse de l’endetter.

Mais, au second tour, il faut que ce soit autour de notre liste que se fasse le rassemblement car tous nous avons clairement montré notre intérêt pour Sainte Geneviève des Bois.

 
Henri Prévot : « Ma plus grande fierté, c’est avant tout la qualité de l’équipe qui s’est formée pour servir la ville et non pour s’en servir ».


Editorial


La fin des grands travaux

 

L’urgence n’est plus seulement de construire ou d’aménager, mais de créer entre les gens des relations nouvelles.

Les besoins sont grands :  les enfants qui ne savent pas lire, le chômage, la solitude des jeunes et des vieux, l’insécurité qui en découle…

Il faut changer radicalement de méthode ; avec « Ste Geneviève Autrement », il faut redécouvrir l’écoute, faire confiance aux initiatives individuelles.

Le Maire ne peut plus se contenter d’être un « chef de chantier » ; il doit aussi être un véritable « chef d’orchestre », celui qui crée l’atmosphère permettant à chacun de donner le meilleur de son art. Sainte Geneviève des Bois, c’est vous. Alors, pour vous tous, gagnons ensemble… 

Henri Prévot

Prendre les mêmes, est-ce la meilleure façon de changer ?

Au-delà des clivages politiques et des ambitions personnelles,
des idées fortes et simples

Cette année, une nouvelle équipe vient troubler le jeu convenu des deux « ennemis de trente ans ». Conduite par Henri Prévot, « Sainte Geneviève Autrement » est quotidiennement sur le terrain depuis 5 ans. Les femmes et les hommes qui animent cette association sont sans a-prioris politiciens ni ambitions personnelles. Leurs expériences personnelles et professionnelles et les 5 années d’activité au sein de « Sainte Geneviève Autrement » leur ont permis de se forger une conviction : il y a dans notre ville une quantité admirable de dévouement et des trésors de bonnes idées inexploitées ; le rôle de la municipalité n’est pas de transformer les citoyens en assistés en pensant et en agissant à leur place, mais au contraire de faire en sorte que toutes ces potentialités s’expriment. Pour cela, la municipalité doit rester modeste : le maire doit résister à la tentation de tout contrôler et accepter de ne plus faire les questions et les réponses. Il doit accepter deux principes qui fondent la démocratie : l’alternance et le débat contradictoire.

L’alternance et aussi nécessaire à la démocratie que la respiration aux êtres vivants

 

Avec le temps, quels que soient les hommes au pouvoir, des habitudes se prennent et des réseaux d’établissent, au point que certains parlent parfois de « verrouillage », de « noyautage », et s’inquiètent du développement de « systèmes » qui permettent de contrôler une majorité de la population par le biais des attributions de logements, des emplois municipaux, des aides et des associations téléguidées. Au niveau national, mêmes les amis politiques du maire actuel reconnaissent que 14 années sans alternance ont conduit à trop de scandales, d’habitudes malsaines, et qu’il est fondamentalement sain de laisser la place de temps à autre ou d’être contraints d’accepter une cohabitation. 

Le 11 juin, les Génovéfains choisiront de voter pour un parti ou de voter pour eux

Les électeurs qui veulent l’alternance auront donc deux choix possibles : d’un côté, une équipe de terrain, composée de femmes et d’hommes sans parti pris, issus de la société civile et du monde associatif, habitués aux responsabilités et bénéficiant des ouvertures au monde dont la ville a besoin ; de l’autre, une liste de droite qui se réveille quatre semaines avant le scrutin en comptant sur une investiture partisane pour l’emporter sans véritablement débattre de l’essentiel : l’avenir de notre ville et de ses enfants. (…) Le 11 juin, les Génovéfains qui veulent l’alternance choisiront : ils voteront pour un parti ou pour eux-mêmes.


Le programme de l’alternance : un second souffle pour Sainte Geneviève des bois

1) Créer 300 emplois durables

 LES FAITS

La croissance économique ne suffira pas à ramener l’emploi à un niveau normal, à Sainte Geneviève comme ailleurs.

CE QUI EST FAIT

Le maire actuel se contente de cadeaux de fin d’année aux chômeurs ; malgré ce qu’il dit, si l’on veut avoir une politique de création d’emplois qui bénéficie aux Génovéfains, il ne faut pas se contenter d’aménager une ZAC.

CE QUE FERA HENRI PREVOT

A Ste Geneviève, toute famille sans salaire devra recevoir au moins une propositions d’activité rémunérée durable. Il ne faut plus payer les gens à ne rien faire, mais les rémunérer pour faire quelque chose d’utile à la société. L’Etat est prêt à payer, mais c’est aux communes à trouver à quoi faire et à apporter, si besoin est, un complément de ressources. Une consultation populaire permettra de savoir quels sont les emplois de proximité à privilégier. Ce point du programme s’inspire de ce qu’a réalisé M. Borloo à Valenciennes.

La municipalité encouragera la création d’associations d’aide aux créateurs de micro-entreprises et aidera la création d’un Fonds de garantie des emprunts des créateurs de la commune.

Les services municipaux contribueront à la création d’emplois par le choix de l’équipement (il n’y a aucune raison de choisir les matériels les plus automatiques lorsque les hommes manquent de travail) et l’encouragement au temps partiel.

Pour le même prix, la ville préfèrera réparer plutôt que remplacer (par exemple le mobilier scolaire), afin de procurer du travail aux artisans locaux.

Dans ses marchés de travaux, la nouvelle municipalité pourra donner la préférence à des entreprises qui proposent des emplois d’insertion.

La Ville mettra à la disposition des demandeurs d’emplois un « lieu de convivialité » équipé de moyens bureautiques et soutiendra les associations d’aide au chômeurs.

L’objectif de « Sainte Geneviève Autrement » : 300 emplois durables en 6 ans.

2) Des logements pour tous

LES FAITS

Un ménage qui n’a pas de logement ne peut pas faire de projet ; l’expulsion d’une personne de bonne foi est un drame personnel en même temps qu’un gouffre financier pour la collectivité.

CE QUI EST FAIT

La procédure du «Plan d’occupation du patrimoine social » (POPS) – concertation entre tous ceux qui disposent d’une part dans l’attribution des logements sociaux – est bonne et sera conservée.

L’Association SNLVO (solidarité nouvelle pour le logement en Val d’Orge) a proposé au maire de louer un bâtiment récemment acheté par la Ville et qui ne sert à rien, pour l’aménager et en faire un logement de transition. Le maire a refusé et n’a rien fait…

CE QUE FERA HENRI PREVOT

La nouvelle municipalité créera une Commission Consultative du Logement (CCL) avec les associations de locataires et caritatives ainsi que les bailleurs sociaux. Ces derniers informeront la CCL dès les premiers impayés, afin qu’elle recherche des solutions.

La nouvelle municipalité répondra sans tarder à la proposition de SNLVO.

A Sainte Geneviève des bois, il existe des logements vacants et dégradés. La Ville passera ou aidera des associations à passer des « baux  à réhabilitation » aux termes desquels les propriétaires volontaires accorderont un bail à un prix symbolique à la Mairie ou à une association qui réhabilitera et sous-louera ces locaux.


3) Grandir, vivre et vieillir en sécurité

LES FAITS

La sécurité à Sainte Geneviève des bois est encore suffisamment bonne mais se dégrade d’année en année, la délinquance devenant même insupportable dans certains quartiers : destruction d’équipements publics (éclairage, poubelles, clôtures), dégradations et incendies de poubelles dans les immeubles, actes de violence, racket, cambriolages, drogue.

CE QUI EST FAIT

Le Maire affirme avoir financé le commissariat sur fonds propres, ce qui est faux, l’Etat remboursant l’emprunt de la municipalité. Face à la montée des cambriolages, il se contente de demander une augmentation des effectifs de la police.

Mais notre justice est encombrée : lorsque les délits les plus courants ne sont pas classés sans suite, la sanction arrive trop tard pour être efficace.

CE QUE FERA HENRI PREVOT

La délinquance, même légère, doit être punie rapidement et intelligemment sans peur d’éventuelles réactions.

Comme dans d’autres villes de l’Essonne, la nouvelle équipe municipale passera une convention pour créer à Sainte Geneviève des bois deux « médiateurs pénaux » ; ces bénévoles nommés par le Procureur de la République après appel de candidatures et sélection par un Jury d’honneur, recevront une formation spéciale. Après dépôt d’une plainte et enquête de police, le coupable et la victime seront reçus par le Médiateur qui leur proposera une solution avec comme sanction des Travaux d’intérêt général (TIG) ; si l’un et l’autre sont d’accord, il n’y aura donc pas de comparution au tribunal.

La Ville fera encadrer sérieusement par un éducateur ceux qui exécutent des TIG.

La nouvelle équipe municipale créera deux postes d’ « animateurs de rues » intervenant auprès des jeunes, en particulier hors des heures de travail.

La ville procurera des locaux pour deux Conciliateurs supplémentaires intervenant toujours dans les mêmes quartiers pour aider les personnes en conflit à régler leur différend sans dépôt de plainte

La sécurité à la sortie des écoles sera renforcée par des bénévoles à l’image des « Messagers Grands Frères » de Chanteloup les Vignes.

4) Réussir à l’école

LES FAITS

Malgré les efforts des enseignants, 15% des enfants en 6ème ne maîtrisent pas la lecture. C’est lourd de risque pour l’avenir.

CE QUI EST FAIT

A Sainte Geneviève des bois, plusieurs associations aident bénévolement les enfants à réussir à l’école ; la ZEP (Zone d’éducation prioritaire) permet d’avoir des moyens supplémentaires.

CE QUE FERA HENRI PREVOT

La nouvelle équipe municipale encouragera les associations qui font du soutien scolaire à se connaître, à échanger leur expérience et à entrer en relation avec les enseignants afin qu’il y ait une meilleure complémentarité ente professeurs et bénévoles.

La Ville proposera à ceux qui font du soutien scolaire une mini-formation dispensée par des enseignants pour qu’ils connaissent bien le programme et le projet pédagogique.

Les études surveillées pourront être prolongées jusqu’à 18h30.

A la demande des directeurs d’école et en concertation avec l’Education nationale,  la ville financera des postes d’assistants pédagogiques pouvant intervenir dans les écoles.

La municipalité encouragera le soutien scolaire par des étudiants bénévoles. Elle le remerciera en leur permettant par exemple de réaliser des voyages.

Les établissements scolaires seront encouragés à établir des échanges avec d’autres établissements situés en milieu rural ; les parents seront invités à participer à la réalisation de ces « classes vertes » et à ces échanges.

La Ville suivra et évaluera ce programme « Réussir à l’école » ; elle publiera régulièrement les résultats de ces observations.

La commune n’a pas de responsabilité directe en matière de formation professionnelle ; elle doit cependant apporter un appui et encourager les initiatives. Il y a deux ans, un Génovéfain spécialisé en Qualité a proposé au maire de créer un centre de formation. Celui-ci n’a pas donné suite. Nous créerons sans tarder ce centre de formation que nous appellerons « Institut de la qualité ».

5) Former les citoyens de demain

LES FAITS

Le besoin d’éducation des jeunes ne peut être isolé des soucis d’éducation et de sécurité dans la ville.

CE QUI EST FAIT

La bibliothèque et la médiathèque sont de bonne qualité ; les programmes de rénovation du Conservatoire de musique et de danse et de création de nouveaux Halls d’accueil des Jeunes à Pergaud de St Hubert doivent être poursuivis.

CE QUE FERA HENRI PREVOT

L’accent sera mis sur une forme d’offre de loisirs éducatifs qui manque à Ste Geneviève des bois pour permettre un apprentissage de la citoyenneté et de la responsabilité : l’élaboration par les jeunes réunis en équipe de projets distractifs ou utiles à la collectivité, préparés avec des adultes compétents ou pour lesquels ils devront rechercher une partie du financement. Ces projets seront présentés à un jury qui choisira ceux qui méritent d’obtenir un complément de financement municipal.

Les deux nouveaux Halls d’accueil des Jeunes seront conçus et aménagés avec les jeunes, en prenant en compte leurs besoins.

La municipalité retiendra l’offre de l’entreprise qui pourra procurer le maximum de travail aux jeunes pour qui ces locaux seront construits.

L’organisation des fêtes de Carnaval, du la musique ou du 14 juillet, ainsi que d’une grande fête du vélo, sera confiée aux associations, aux jeunes, aux commerçants et aux écoles.

La fête de St Hubert sera l’occasion de rapprocher cités et pavillons.




6) Accompagner les âges de la vie

LES FAITS

Les crèches municipales sont très utiles mais insuffisantes et très onéreuses. Les personnes âgées isolées ont également de nombreux besoins insatisfaits.

CE QUI EST FAIT

La municipalité a engagé une politique pour faciliter le maintien à domicile des malades et des personnes âgées. Ce service municipal (repas, aides ménagères, télé-alarme) ne répond cependant pas à tous les besoins.

CE QUE FERA HENRI PREVOT

La nouvelle municipalité incitera au développement des « Crèches à domicile » de préférence aux crèches collectives. Des « Assistantes maternelles » agréées par la DAS recevront un maximum de 4 enfants pendant la journée (au lieu de 6 actuellement, ce qui est trop) ; la municipalité diffusera l’information sur l’offre et la demande de ce service de crèche, contribuant ainsi à créer des emplois féminins sur place. Avec la DAS et la CAF, la Ville pourra participer au financement de l’équipement de pièces chez les Assistantes maternelles.

Avec des médecins bénévoles, la ville contribuera à une meilleure information santé des enfants, des adolescents et de leurs parents par des interventions dans les établissements scolaires. Elle poursuivra les efforts de sensibilisation des jeunes aux dangers du SIDA

Les personnes âgées ont parfois besoin d’aide pour remplir les papiers, faire le courrier, faire les commissions, pour les petits travaux d’entretien, sortir ou tout simplement avoir une compagnie. La Ville travaillera en relation avec les associations en s’inscrivant dans la politique nationale pour l’emploi. Une attention particulière sera accordée pour que les personnes aidées ne soient ni trompées ni volées ; les personnes habilitées à les aider disposeront ainsi d’une « carte accréditive » personnelle et infalsifiable délivrée par la Mairie.

L’hospitalisation à domicile n’est pas du ressort de la municipalité  mais constitue un besoin réel. C’est pourquoi la municipalité étudiera ce besoin en liaison avec les communes voisines ; si une association peut se créer, la ville apportera sa contribution.

La fin de la vie ne doit plus être un tabou. Notre société qui a tendance à vouloir ne pas voir la mort ne s'est pas donné les moyens d'accompagner les mourants. Or, il est parfois impossible de garder au domicile un vieillard ou un malade jusqu'aux derniers jours de sa vie et la seule possibilité est de le transférer à l'hôpital. La ville étudiera donc un projet de "Maison de fin de Vie", équipée pour les soins palliatifs et dotée de chambres pour les familles. La personne malade pourra ainsi sentir la présence de ses proches, de son médecin et, si elle le souhaite, des religieux de son choix.

7) Préserver la ville et la nature 8) Ouvrir la ville au monde

LES FAITS

Depuis la loi sur la décentralisation, le Maire a tout pouvoir sur l’urbanisme.

CE QUI EST FAIT

Les études engagées il y a 6 ans sur l’avenir de la ville sont tombées dans l’oubli.

Les modifications du Plan d’occupation des sols (POS) décidées en 1988 et 1990 ont eu pour résultats les dépôts de bilan  et les faillites que chacun peut constater avenue Gabriel Péri. Autre grave erreur (mais est-ce une erreur ou un choix ?) : quand les Coefficients d’occupation des sols (COS) ont été fortement augmentés, cela a créé une importante plus-value pour certains (et une moins value pour d’autres). La commune, qui est normalement le défenseur de l’intérêt collectif, n’a pas conservé cette plus-value comme cela aurait été possible avec une ZAD (zone à aménagement différé) qui permet de figer le prix des sols.

Etai-il vraiment nécessaire de construire encore à Ste Geneviève, sur le 23 ha des Aunettes, le dernier espace libre de notre Ville ? « Sainte Geneviève Autrement » a dénoncé sur le cahier d’enquêtes publiques, les imprécisions et le flou du règlement de la zone, propices à toutes les dérives. Et elle a demandé, sans avoir de réponse, quel serait le coût complet de ce projet, dépenses indirectes incluses.

Aujourd’hui, l’aménagement de cette zone par la SOGEM échappe totalement aux Génovéfains et même au conseil municipal !

CE QUE FERA HENRI PREVOT

La nouvelle municipalité aura pour objectif de conserver à Sainte Geneviève son caractère de ville aérée, qui saura résister à la pression immobilière.

L’étude sur le quartier de la gare et l’avenue Gabriel Péri, à faire en concertation avec les habitants et les commerçants, portera sur les possibilités commerciales, l’animation locale, le réexamen du POS pour créer une véritable zone commerçante et la création d’un plan de circulation laissant une place à la circulation des vélos.

Le nouveau Maire s’engage à rendre à nouveau inconstructible la parcelle de bois près du pont de la Fouille où se trouve une source.

- "La ville à vélo" : La Ville tracera et équipera des cheminements prioritairement réservés aux vélos. Les accès à la gare seront particulièrement étudiés. Une surveillance des parcs à vélos à la gare et dans les établissements scolaires sera assurée.

Des activités de réparation de vélos seront proposées aux jeunes et des animations inciteront les Génovéfains à sortir leurs vieux vélos de leurs garages et les habitants des communes proches à découvrir la "Ville à vélo".

La nouvelle équipe municipale facilitera l'organisation d'épreuves cyclistes et profitera de l'étape du Tour de France en juillet pour lancer ce programme.

- La municipalité mettra tout en œuvre pour sensibiliser la population à l'environnement, à l'urbanisme et au cadre de vie, notamment en organisant des expositions et consultations ainsi que par le journal municipal.

- La Ville encouragera l'utilisation de procédés qui permettent à l'eau de s'infiltrer sur place en particulier dans les parkings privés et sur la nouvelle zone de 23 hectares, pour éviter la construction d’un nouveau collecteur d’eaux de pluie.

- La ville reverra les modes d’entretien de la voie publique en fonction de l’environnement (utilisation modérée d’herbicides notamment). L’entretien des espaces verts sera assuré avec des aides de l’Etat pour l’emploi.

LES FAITS

Pour être dynamique, une ville doit être ouverte sur les autres, qu’ils vivent ailleurs ou qu’ils aient choisi, comme certains étrangers, de s’installer chez nous.

CE QUI EST FAIT

Il existe des jumelages assez peu actifs et peu connus des Génovéfains

CE QUE FERA HENRI PREVOT

- La municipalité dynamisera les jumelages et multipliera les échanges scolaires avec hébergement dans les familles pour diminuer les coûts.

- Le nouveau maire créera un jumelage ville-campagne : nos jeunes ont besoin de connaître la campagne et, réciproquement, Ste Geneviève des bois peut être une bonne base pour visiter Paris ou Fontainebleau. Les cantons jumelés seront des lieux de vacances pour les familles et les anciens et accueilleront les "Classes vertes".

- La politique française d'immigration dépend de l'Etat, mais la commune peut faire beaucoup pour que la vie avec les personnes d'origine étrangère soit paisible. Dans le cadre de la loi, les services municipaux devront s'adresser de la même façon à toutes les personnes et leur offrir la même qualité de service, en évitant toute forme de différenciation positive ou négative. Il est normal que la commune facilite certaines pratiques religieuses si elles sont conformes à la  Loi : respect des obligations civiques, scolaires et respect d'autrui.

Une méthode de prise de décision

Au-delà du programme d’action à court terme, « Sainte Geneviève Autrement » c’est aussi une nouvelle façon d’agir et de décider pour les 6 années à venir.


Principe N°1 : revivifier l'esprit associatif

 LES FAITS

Les problèmes de la société seront réglés, non par les Pouvoirs Publics, mais par la société, c'est à dire par "les gens".

CE QUI EST FAIT

Le maire actuel qui ne cesse de tresser des louanges aux associations reste, sur ce point, l'héritier spirituel de la municipalité communiste qui n'a eu de cesse de reprendre les idées venues des associations pour les transformer en services municipaux, d'en infiltrer d'autres par militants interposés ou, plus subtilement, de subventionner des associations stratégiques pour créer de liens de dépendance tels que ses responsables se disent dans l'impossibilité de s'opposer au Maire…

 En 1995, les subventions aux associations  à Ste Geneviève s'élèvent à 5,5 millions de F soit 3,2 % des dépenses de fonctionnement. C'est beaucoup moins que ce que les villes de même importance accordent en moyenne aux associations. Plus fort encore : parmi ces 5,5 millions de francs, 3,3 (60 %) vont à des associations para-municpales, c'est à dire à de simples extensions de la municipalité.

 CE QUE FERA HENRI PREVOT

- Le nouveau maire créera un "Comité consultatif chargé de la Promotion de la Vie associative". Ce Comité, créé selon la loi de 1992 sur la démocratie locale, regroupera des Conseillers municipaux de la majorité et de l'opposition ainsi que des représentants associatifs.

 Il aura les missions suivantes : diffuser l'information sur les besoins de la commune ; informer sur ce qui se fait dans d'autres communes ; organiser les "assises de la vie associative" ; proposer au Maire des contrats-type pour régler les relations avec les associations ; gérer l'utilisation de plusieurs pages mensuelles du journal municipal qui seront mises à sa disposition ; rendre compte à la population des progrès de la vie associative.

 - la ville passera avec les associations des Contrats pluriannuels qui prévoiront des objectifs chiffrés, les réponses aux besoins de formation, une aide pour la bureautique et la communication, et un mode d'évaluation de l'action.

 Il s'agit de laisser toute sa place aux initiatives de chacun et de faire de Ste Geneviève un exemple de cohésion sociale urbaine.


Principe N°2 : développer la démocratie locale

LES FAITS

La commune devrait être le lieu où s'apprend la démocratie. Mais, à Ste Geneviève, la démocratie locale se limite au "service minimum". Après 30 années sans alternance, cette absence de transparence, ce refus du débat et ce monopole de l'information sont plus qu'inquiétants.

CE QUI EST FAIT

 - M. Champion se flatte d'accorder une place à l'opposition dans le journal municipal ? Il présente cela comme une faveur alors que c'est un droit (qui finance "Notre Ville" sinon tous les Génovéfains ?) et que cette concession se limite à une ou deux pages par an.

 - M. Champion reçoit les gens qui le demandent ? C'est exact et, là encore, c'est la moindre des choses. Mais dit-il toujours la suite qu'il donne aux remarques ou aux réclamations ?

- M. Champion dit qu'il consulte sur les projets ? C'est parfois vrai, mais il agit généralement différemment sans même informer ceux qu'il a consultés. N'oublions pas que le choix de l'utilisation des sols des 23 hectares des Aunettes n'a pas été soumis à consultation et que le Comité de Développement social urbain n'a été réuni que deux fois en cinq ans et à des horaires qui ne permettaient pas aux gens qui travaillaient d'y assister.

Le conseil municipal n'est finalement qu'une "chambre d'enregistrement" de décisions prises ailleurs, sans que l'oppositions puisse intervenir.

CE QUE FERA HENRI PREVOT

 - Le journal municipal réservera à l'opposition une page par numéro (et non deux par an comme actuellement)

 - Avant la réunion du conseil municipal, les dossiers sont adressés à tous les conseillers suffisamment à l'avance pour qu'ils puissent les étudier

 - La nouvelle municipalité créera des Comités consultatifs selon la loi de 1992 sur la démocratie locale. Formés de Conseillers municipaux et de représentants d'associations, ces Comités traiteront de la promotion de la vie associative, de la réussite à l'école, du logement et du travail. Ils feront un rapport annuel au conseil.

 - Le nouveau maire organisera des "consultations populaires" (consultatives, comme le prévoit la loi), notamment sur le priorités d'emploi à créer et sur l'urbanisme.

 - Dans les quartiers volontaires, la Ville donnera un budget pour un aménagement ou une animation, sous réserve d'approbation par le conseil municipal.

 - Les animations de quartier seront l'occasion de rencontres entre quartiers, entre habitants des cités et Génovéfains des pavillons.

 - Des "tribunes libres" dans le journal municipal permettront à des acteurs de la vie locale et à des spécialistes de s'exprimer sur le sujets de leur choix, dans la mesure où ils concernent les Génovéfains.

 


Principe N° 3 : empêcher la corruption et les abus de pouvoir

LES FAITS

Tout individu qui a du pouvoir a la tentation d'en abuser. Il vaut mieux le savoir et en tenir compte. Or le maire a de grands pouvoirs sans contre-pouvoir : c'est le Maire qui accorde les permis de construire, qui embauche le personnel municipal, qui attribue une partie des logements sociaux ; c'est lui qui autorise des dérogations à la "carte scolaire" permettant ou non à certains parents de choisir l'école de leur enfant ; c'est encore le Maire qui peut décider de préempter, c'est à dire d'acheter pour la commune un bien à vendre, en s'opposant donc à celui qui voulait l'acquérir, (…). Enfin le Maire choisit les entreprises auxquelles il passe les marchés et, à tous nivaux, dispose d'un réel pouvoir d'influence.

CE QUI EST FAIT

CE QUE NE FERA PAS HENRI PREVOT

Rechercher ou utiliser la reconnaissance des personnes à qui le Maire a donné satisfaction, rouler en voiture de luxe, abuser des frais de mission ou chercher à contrôler l'attribution de 80 % des logements sociaux…

 
CE QUE FERA HENRI PREVOT

 - un audit général et impartial : la nouvelle majorité municipale demandera à un cabinet spécialisé de réaliser un "audit" général des services municipaux, non par esprit de revanche, mais simplement parce que 30 années sans alternance ont obligatoirement généré des dérives aussi coûteuses pour le contribuable que dangereuse pour la démocratie locale.

 - La transparence est le meilleur des garde-fous. Le journal municipal donnera aux Génovéfains toutes les informations nécessaires à leur compréhension complète des problèmes en permettant à toutes les opinions de d'exprimer.

- La nouvelle majorité municipale préférera toujours subventionner des projets qu'attribuer des subventions de fonctionnement aux associations. En effet, les associations sont des contre-pouvoirs qui doivent rester libres ; d'autre part, il est plus facile de contrôler l'utilisation des fonds attribués à un projet précis.

 - la municipalité fera rédiger un code de déontologie pour les élus et le personnel municipal, par un groupe de travail associant des représentants de la majorité et de l'opposition.

 


 

 

Principe N° 4 : retrouver l'équilibre budgétaire

 LES FAITS

 Aujourd'hui, avec des taux d'intérêt de 9 à 10 % et une inflation de 2 %, l'endettement est une facilité coûteuse, comme une drogue : chaque franc que nous dépensons aujourd'hui sans avoir la recette correspondante nous coûtera le double.

CE QUI EST FAIT

 - Les dépenses annuelles obligatoires sont supérieures de 7 à 8 millions de F aux recettes, c'est à dire 10 % des impôts locaux. M. Champion emprunte pour financer le gros entretien : un quart de nos impôts va aux banques pour payer les intérêts (sans compter le remboursement de la dette). Aujourd'hui nous payons 6 millions de F de plus qu'il y a six ans.

- Les procédures administratives à Ste Geneviève sont souvent très lourdes, donc à la fois gênantes et coûteuses.

CE QUE FERA HENRI PREVOT

Le nouveau Maire diminuera de 6 millions de F au minimum le montrant des intérêts versés aux banques pour effacer l’effet de la gestion de M. Champion ; cette somme financera le plan de création d’emplois.

L’audit impartial demandé par la nouvelle équipe municipale permettra de réaliser d’importantes économies sur les frais de fonctionnement comme sur les passations de marchés, le tout sans toucher à la qualité des services ni aux emplois municipaux.



Index
Commentaires - 16 ans après


âges de la vie : accompagner les...

association : relations avec les...

l'alternance

le budget : retrouver l'équilibre

citoyens : le temps des citoyens

former les citoyens de demain

corruption et abus de pouvoir

démocratie : revivifier la démocratie

école : réussir à l'école

l'emploi

logement

monde : ouvrir la ville sur le monde

parti politique et action locale

protection de l'environnement

Les quatre principes d'action

sécurité

travaux : la fin des grands travaux




Il n'y pas un mot à changer sur les quatre principes d'action : préserver (ou redonner ) l'autonomie d'action des associations, permettre à la démocratie locale de s'exprimer, mettre en place des procédures qui évitent les abus de pouvoir, l'équilibre du budget.

Il n'y pas un mot à changer sur le rôle des partis politiques et la nécessité de travailler sur le terrain pour faire de bonnes propositions de politique locale locale. Il s'est confirmé également que le candidat présenté par un parti disparaît entre les élections. Espérons qu'il n'en sera pas de même avec la nouvelle candidate.

Sous le titre "la fin des grands travaux", nous écrivions en 1995 que la priorité devait aller à "l'immatériel" c'est à dire créer les conditions qui permettent à chacun de réaliser ses projets, faciliter les relations entre les personnes : éducation, culture, accompagnement des personnes en difficulté, valorisation des talents, susciter la participation des bénévoles, etc. Cette priorité est aujourd'hui criante.

En 1995, la situation de l'emploi était très mauvaise. C'est pourquoi nous avons recherché ce qui pouvait être fait. L'intuition sur les emplois de proximité était bonne ; la volonté de ne laisser personne sans un projet de formation ou un emploi également. Mais nous avions sans doute surestimé ce que peut faire une commune.

Nous avons donné une importance particulière au thème "réussir à l'école". Depuis, le gouvernement (sous un majorité de droite) a décidé de financer dans les communes qui le souhaiteront un programme de "réussite éducative" bien conçu. La commune a eu l'intelligence d'y adhérer. Maintenent que les crédits d'Etat diminuent, notre avis est que la commune devrait y consacrer des financement pour maintenir ce programme et lui donner davantage d'ampleur. C'est plus important que d'autres dépenses municipales.

Sur le logement, toutes les propositions restent valables. La municipalité aurait pu s'en inspirer au lieu de démolir cent logements très bien conçus et très bien situés.

La protection de l'environnement faisait l'objet de nombreuses propositions qui sont toujours d'actualité. Il en est de même des autres chapitres.