Les tribunes parues dans Votre Ville

Suite à une initiative ancienne de M. Ooghe, les élus de l'opposition avaient accès au journal Votre Ville seulement une fois par an, en décembre, ce qui faisait "une colonne sur mille", comme nous l'avons remarqué à plusieurs reprises.

Il a fallu que nous rappelions au maire les termes de la loi pour qu'enfin il ouvre le journal Votre ville aux élus qui ne font pas partie de la majorité. Depuis janvier 2005 (la loi date de février 2002), le groupe Ste Geneviève Autrement dispose d'une colonne par numéro et depuis 2008 d'un quart de page seulement car, contrairement à la loi, le maire réserve une place pour la majorité dans cette page qui devrait être consacrée aux élus qui ne sont pas dans la majorité.
 


 
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Juillet 2012 
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Décembre 2003
Décembre 2002







décembre 2013

Contrôler l’exercice du pouvoir de la municipalité

 Naguère, les maires étaient effectivement contrôlés par la direction de la concurrence, le préfet, l’équipement, la chambre régionale de comptes. Mais ce contrôle s’est beaucoup affaibli.

Il appartient donc aux conseillers municipaux d’opposition d’exercer ce contrôle nécessaire en face de tout pouvoir. Depuis près de vingt ans, Ste Geneviève Autrement s’y emploie. Mais, pour avoir des informations, que de difficulté ! A douze reprises, dont une fois encore il y a quelques semaines, il nous a fallu recourir à la CADA, la commission d’accès aux documenta administratifs ; plusieurs fois au tribunal administratif et même au Conseil d’Etat qui nous a donné raison contre la CAVO de M. Champion.

Il est un domaine où le maire a tout pouvoir : l’immobilier. Il peut vendre sans publicité. Nous avons demandé à M. Léonhardt qu’il fasse appel à la concurrence avant de vendre un bien, et d’informer le conseil municipal des résultats. De plus, au nom de la commune, le maire a un droit de préemption généralisé. Récemment un Génovéfain avait conclu un accord pour acheter le restaurant le Dauphin (près de la gare). La commune a bloqué la vente, a acheté elle-même le restaurant et l’a revendu à un autre sans donner aucune justification sérieuse. C’est légal, certes, mais nous avons dit au conseil municipal que cette méthode n’est pas du tout satisfaisante.

Nous nous inclinons, admiratifs, devant la vie, la pensée et l’œuvre de Nelson Mandela et vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

Henri Prévot

http://sga.hprevot.fr

 







Novembre 2013


Finances : une vue d’ensemble de la commune et de l’agglomération

Le maire refuse de nous donner une vue d’ensemble des comptes de la commune et de la communauté d’agglomération du Val d’Orge, la CAVO. J’ai donc ajouté les dépenses de la commune en 2011 et une partie de celles de la CAVO (en proportion de la population de la commune dans la CAVO, soit 27%). Et j’ai comparé le résultat avec ce que dépensait la commune en 2000, la dernière année avant la création de la CAVO. C’est édifiant !

Les dépenses de fonctionnement sont passées de 30,5 M€ (millions d’euros) à 49,4 M€. La dette est passée de 40,8 M€ à 61,9 M€. Dans les deux cas, une augmentation de plus de 50% alors que l’inflation sur cette période a été de 23%. Quant aux effectifs, dans la commune, au lieu de diminuer ils ont (légèrement) augmenté et ils sont de 330 à la CAVO. Au total (commune et 27 % de la CAVO), c’est une augmentation de 100, soit 16 %.

Comme le dénonce depuis longtemps la Cour de comptes, l’empilement des structures a pour effet une forte augmentation des dépenses… alors qu’on nous avait promis que la CAVO permettrait de faire des économies !

Il faut la remettre sous le contrôle démocratique, à commencer par celui des conseils municipaux, laissés à l’écart et dans l’ignorance des décisions de la CAVO.
Henri Prévot

Une note beaucoup plus complète se trouve sur http://sga.hprevot.fr
Par ailleurs, l’homme qui a agressé plusieurs femmes près de l’Orge a été assez vite interpellé ; mais ces agressions, comme d’autres, rappellent la question de la sécurité à Ste Geneviève.




 
Octobre 2013 

Les deux journées des associations nous rappellent leur rôle irremplaçable. On ne peut pas toutes les citer : associations caritatives, associations sportives ou culturelles, Maison des jeunes et de la culture… Citons aussi Hercule, un bel exemple, entre bien d’autres, de coopération avec les services publics puisque des bénévoles accompagnent vers l’emploi des personnes en situation de fragilité. Les finances publiques se faisant rares, il ne faut surtout pas diminuer les subventions accordées à ces associations tellement nous aurons besoin - et de plus en plus - du concours des bénévoles.

En cette rentrée nous retrouvons, aggravées, les difficultés de circulation et de stationnement et l’irritation, voire l’énervement, qui s’ensuit. Il est incohérent de construire de nouveaux logements sans avoir rien fait pour répondre aux nouveaux besoins.

Mais la rentrée a aussi son côté souriant : lisons l’admirable lettre qu’Albert Camus a écrite à son instituteur après la réception du prix Nobel de littérature : « Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé ». Même si les instituteurs ne reçoivent pas souvent de telles lettres, nous savons tous le bien qu’ils peuvent faire aux enfants.

Henri Prévot

 Sur notre site Internet sga.hprevot.fr, on verra le texte intégral de la lettre d’A. Camus, reproduite dans le journal La Croix. On y trouve également nos programmes aux élections de 1995, 2001 et 2008 et bien d’autres choses.








Juillet 2003

Les enfants que l’on dit « difficiles »

Peut-on vraiment reprocher à un enfant d’être « mal élevé » ? Non, car ce sont les adultes qui sont responsables de l’éducation des enfants. Il ne suffit pas de souligner le rôle premier des parents et celui des enseignants. C’est toute la société qui devrait être éducatrice pour éviter que nos jeunes décrochent.
Eduquer les jeunes, c’est d’abord les respecter, c’est les nourrir de culture pour qu’ils aient d’autres moyens d’expression de leurs émotions que la violence, c’est leur donner la possibilité de rencontrer des adultes qui parlent avec eux, comme les éducateurs spécialisés, sans doute en nombre insuffisant à Ste Geneviève.
Eduquer, c’est aussi sanctionner : « 80 % des enfants qui ont la chance d’être sanctionnés dès le premier écart ne récidivent pas » nous dit J.M. Petitclerc. Or les insultes, les tags, les dégâts matériels, s’il s’agit d’un premier délit, sont presque systématiquement classés sans suite. Pour la justice, ces premiers délits sont trop minuscules pour « mériter » qu’elle y consacre des moyens. Il n’est pas étonnant, alors, que le jeune recommence, en plus grave. Sans doute faut-il trouver une autre forme de justice de proximité pour ne pas laisser impunis ces premiers écarts.

Henri Prévot

 Sur notre site Internet sga.hprevot.fr on trouvera des notes de lecture du livre (publié par Flammarion) de Mme Ibn Ziaten (qui a été invitée par Ste Geneviève pour tous le 31 mai), et de Enfermer ou éduquer ? de Jean Marie Petitclerc (Dunod).


 




mai 2013

Merci aux enseignants ; d’eux dépend l’avenir de notre pays

Le potentiel technique et scientifique de la France est magnifique mais, dans la compétition mondiale, notre pays perd du terrain. La part de l’industrie diminue car elle exporte peu. Notre déficit commercial nous oblige à nous endetter, c'est-à-dire à perdre de notre indépendance : déjà notre politique budgétaire est dictée par l’Europe.

Nous ne retrouverons durablement notre indépendance que si nous sommes à la pointe de l’innovation technique pour que, sur les marchés mondiaux, les produits français soient préférés.

La France a besoin de tout le potentiel de sa jeunesse, richesse considérable et irremplaçable – si on la cultive dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité : donner aux jeunes le goût de lire, de faire des recherches ; le goût de la science et de la technique ; et aussi de la poésie, de l’art – tout ce qui ouvre l’esprit et le maintient en éveil ; et aussi, pour maîtriser l’abondance d’information disponible et souvent envahissante, développer le sens critique, le jugement, la prudence.

Merci aux enseignants qui, dans des conditions bien souvent difficiles, s’adonnent à cette tâche où se joue l’avenir de notre pays.

Henri Prévot

 Important : Mme Latifa Ibn Ziaten, la mère d’un des soldats français assassinés par Mohamed Merah, sillonne la France pour parler éducation et intégration. Invitée par Sainte Geneviève pour Tous, elle sera présente vendredi 31 mai à 19h 30, salle du Canal  près du lycée Einstein. Soyons nombreux à venir échanger avec elle.

henri.prevot@wanadoo.fr – site Internet : sga.hprevot.fr










Avril 2013

Sécurité, tranquillité – probité des marchés publics

Voitures et camionnettes brûlées à St Hubert, bagarres salle du tremplin, personnes agressées près de la gare, appartements cambriolés… Et lorsque l’on est victime ou témoin, on hésite à porter plainte ou à donner des informations, de peur de représailles. Trop c’est trop ! Il faut punir sans complaisance et intelligemment. Il faut aussi aux enfants une bonne éducation : leur donner le sens de la discipline, leur apprendre ce qu’est le respect (cela commence par dire « bonjour », dire « merci ») ; leur montrer qu’ils ne peuvent pas avoir tout tout de suite. Ce n’est pas seulement l’affaire de l’école. C’est avant tout l’affaire des parents, qu’il nous faut aider en cas de besoin (alors que Mme Taubira déclare qu’il faut arracher les enfants à l’influence des familles, une vision totalitaire de la société !).

L’éducation des jeunes sera plus facile si on ne découvre pas en politique trop de magouilles et de corruption. Tout près de chez nous, dans l’opération immobilière des Joncs marins à Fleury Mérogis, un accord a été passé sans appel d’offres avec un intermédiaire qui a revendu cet accord avec une forte plus-value dont on ne connaît pas l’utilisation finale (plus de 10 millions peut-être, selon les medias). On retrouve le même genre de procédé que dans l’affaire Semardel-Parachini (l’incinérateur de déchets) il y a quinze ans et le même personnage qui connaît une bonne partie des élus de l’Essonne et du Val d’Orge.

Henri Prévot

henri.prevot@wanadoo.fr
Pour joindre Ste Geneviève pour tous,
saintegenevievepourtous@gmail.com






Février 2013

Que l’on ne nous raconte pas des histoires !

L’entretien des rues a été transféré à la Communauté d’agglomération, la CAVO. Dans le discours qu’il a fait pour les vœux, M. Léonhardt a déclaré qu’un programme de travaux avait été décidé. Il a ajouté : « c’est la preuve que, lorsque plusieurs communes décident de coopérer, il leur est possible de réaliser des investissements que seules elle ne pouvaient pas faire ». Désinformation ! Ste Geneviève des bois ne pouvait pas financer l’entretien de ses rues car elle n’a plus le droit de s’endetter davantage. La CAVO a encore le droit de s’endetter. Le transfert de l’entretien des rues à la CAVO nous a seulement donné la possibilité de nous endetter davantage. Ce n’est vraiment pas glorieux. Il est encore moins glorieux de cacher cette vérité.

Au plan national, encore un autre exemple de désinformation, très grave. On nous parle de « mariage pour tous ». Pour tous ? Un frère pourra-t-il épouser sa sœur ? Et on nous parle de « mariage » alors que le vrai enjeu est la filiation : la loi dira qu’il est tout aussi normal que les « parents » soient du même sexe, ou bien homme et femme. Ainsi, on dissocie radicalement la filiation légale des lois naturelles de la procréation, et cela par discipline partisane sans plus de réflexion ! Voyez, sur notre site Internet sga.hprevot.fr, une lettre à Malek Boutih.

Henri Prévot






Janvier 2013

Bonne année !

 Tout le monde nous annonce une année difficile.

En effet, comment continuer d’accumuler dettes et déficits ? Contrairement à ce que nous racontent les démagogues, pour se dégager de cet océan de dettes il n’y pas d’autre chemin que de travailler plus sans gagner plus.

L’année nouvelle sera une bonne année si le pouvoir décide de se libérer des promesses imprudentes du candidat à l’élection présidentielle, s’il prend des décisions courageuses, s’il cesse de nous distraire en fragilisant les bases de notre société, si nous voyons que la France s’engage vraiment sur la voie du redressement et si elle le fait en se montrant solidaire envers ceux qui en ont besoin.

Notre commune doit y contribuer, et la Communauté d’agglomération, la CAVO, également. Encore une fois, en étudiant le budget, nous avons constaté que la commune n’est pas capable de financer correctement l’entretien du patrimoine, en particulier des écoles. Nous avons déploré que la CAVO décide ses dépenses sans consulter le conseil municipal, qu’elle dépense beaucoup et qu’elle ne reverse pas à la commune une part plus importante de ses ressources, qui sont relativement abondantes. Nous avons donc voté contre le projet de budget.

 ***
Réunis au sein de Sainte Geneviève pour tous, nous avons le plaisir de vous inviter aux vœux de l’opposition le mercredi 30 janvier salle de la Châtaigneraie, à 20h30, autour d’une galette des rois et du verre de l’amitié.

Henri Prévot




V



Novembre 2012

Au conseil municipal, le prix de l’eau et autres dossiers

Il se confirme que nous payons notre eau 33 % plus cher qu’à St Michel sur Orge. Nous avons demandé au maire une explication. Nous attendons toujours. Il se confirme aussi que les pertes d’eau sont de 20 % de ce qui nous est facturé. Interrogé, le rapporteur – il s’agit de M. Champion – l’explique par l’utilisation des bornes d’incendie et l’arrosage des massifs. Ah bon !? Plus sérieusement l’entretien est étrangement bas : au rythme actuel, il faudrait 300 ou 400 ans pour renouveler le réseau. Il faut dire que la concession à la Lyonnaise des eaux arrive bientôt à son terme. Un concessionnaire doit remettre le réseau en bon état mais il est évidement tenté de faire des économies sur l’entretien. Nous avons demandé au rapporteur et au maire d’être plus exigeants envers la Lyonnaise qu’ils ne l’ont été pour la négociation du prix de l’eau.

Autre dossier : avec Sainte Jeune économie, la commune met en place un nouveau service d’aide aux devoirs, au niveau collège et lycée. C’est bien. Mais il aurait été mieux que ce dossier soit présenté en commission et au conseil municipal avant d’ouvrir les inscriptions. La municipalité considère-t-elle le conseil municipal comme une simple chambre d’enregistrement ?

Nous avons aussi abordé des sujets qui nous concernent tous : veut-on vraiment supprimer les mots « père » et « mère » du code civil ? Veut-on gaspiller un milliard d’euros par an en cassant prématurément les réacteurs nucléaires de Fessenheim ?

Henri Prévot




 
septembre 2012

Morale laïque – penser aux autres

Qu’y aura-t-il dans cette morale que le gouvernement a décidé d’introduire dans les écoles ?

Elle s’appuiera sans doute sur la notion de « droits de l’homme », une notion qui a beaucoup évolué. A l’origine, dans l’esprit de tous, elle était accompagnée de la notion de devoir, un peu trop passée au second plan. Ces droits de l’homme sont devenus aujourd’hui des « droits à » - droit au travail et droit au logement, ce qui est fort bien. Mais aussi droit au plaisir. Et encore cette revendication du « droit à l’enfant » pour les hommes et les femmes indifféremment, en oubliant les différences naturelles entre hommes et femmes ; et en oubliant que les droits à préserver sont ceux des plus faibles, ici ceux de l’enfant, qui a droit à un père et une mère.

Depuis la proclamation des droits de l’homme, cette montée en force de l’individualisme – que dans d’autres cours de morale on appelle égoïsme –avait été anticipée, notamment par Tocqueville. La prédominance de cet individualisme est exacerbée par le système économique qui est le nôtre. Adam Smith, le père du libéralisme économique, avait bien vu que celui-ci devait être contrôlé par les « sentiments moraux ». Si la morale laïque apprend à tous – et pas seulement à l’école – à respecter la nature et à penser aux autres autant qu’à ses « droits à », vive la morale laïque !

Penser aux autres et agir pour eux : c’est ce que font tous ces bénévoles qu’on fut heureux de rencontrer pendant les deux journées des associations.

Henri Prévot







Juillet 2012
Au lendemain des élections

Les choses sont claires : la gauche, ayant tous les pouvoirs, est pleinement responsable.

Quant aux législatives, les deux candidats de la droite et du centre ont mené une campagne active et dynamique, présenté des propositions et fait venir des orateurs très intéressants par exemple sur l’environnement ou sur l’action menée par un maire pour préserver la cohésion et la tranquillité. Ils ont réuni suffisamment de voix pour que l’un, Thomas Zlowodski, soit remboursé de ses dépenses et que l’autre, Marianne Duranton, soit présente au second tour où elle a bien résisté à la « vague rose » qui a balayé le pays.

M. Malek Boutih est donc élu. Dans son discours de nouveau député, il a eu l’élégance de rendre hommage à son adversaire – j’ai alors « lancé la claque »  et elle a été applaudie ! Une candidate de droite et du centre applaudie un soir d’élection dans le hall de la mairie, c’est une première à Ste Geneviève des bois, cette ville depuis tellement longtemps sous influence de la gauche.

Que ce soit au niveau national ou local, un pouvoir sans partage court le risque de devenir arrogant. Qu’il écoute l’opposition et qu’il évite ce qui divise ! La France a besoin avant tout de s’unir dans un rude effort de redressement.

Le débat démocratique peut être vivant et intéressant à Ste Geneviève comme partout. N’hésitez pas, exprimez-vous.

Henri Prévot








Mai-juin 2012
Agir ensemble pour notre indépendance

Nous avons un nouveau président.

Il est intéressant de voir ce qui était commun aux deux candidats du deuxième tour.

Lorsque la France importe en un an 70 milliards d’euros de plus que ce qu’elle exporte, pour financer ce déficit elle doit emprunter à l’étranger – et perdre ainsi de son indépendance. Heureusement, aucun des deux candidats n’a dit qu’il ne rembourserait pas nos dettes.

Tout le monde est donc d’accord pour rétablir l’équilibre du budget et celui du commerce extérieur ; d’accord également sur la nécessité d’une politique industrielle, sur le rétablissement de certaines compensations au frontières de l’Europe, sur le contrôle des flux migratoires, sur la lutte contre les conflits d’intérêt, sur la priorité à accorder à l’éducation et à la restauration de l’autorité, etc.

Plus profondément, on constate la puissance du « règne de l’argent » et on s’en inquiète. D’où vient-elle, cette puissance ? Si nous épargnons pour les coups durs ou pour la retraite nous souhaitons que notre épargne rapporte. Les banques cherchent donc les placements qui rapportent, ce qui donne à l’argent son pouvoir. Pour battre en brèche le pouvoir de l’argent, il faudrait que chacun d’entre nous soit sûr de pouvoir compter sur les autres en cas de difficulté ou pendant ses vieux jours. Ce serait bien – ce serait un vrai changement.

Henri Prévot






Avril 2012

Assumer ses responsabilités

J’en ai déjà parlé il y quelques mois mais cela vaut la peine d’y revenir, comme nous le rappelle une actualité brutale. Tout le monde se rend compte que la paix dans nos villes et que l’avenir de notre pays reposent sur l’éducation que reçoivent les enfants et les adolescents.

Il est plus facile de mettre un enfant sur le droit chemin lorsqu’il a trois ou six ans que d’essayer de l’y remettre lorsqu’il en a treize ou quinze. Notre commune a adhéré au programme de « réussite éducative » lancé par le gouvernement de J.P. Raffarin et financé par l’Etat. Les enfants signalés par leurs enseignants peuvent bénéficier d’un accompagnement éducatif dans les domaines sportif, scolaire et culturel en accord avec leurs parents, bien sûr. Ce programme a obtenu de bons résultats. Faute d’un financement suffisant, il ne peut pas bénéficier à tous les enfants qui en auraient besoin.

Comme cette action est beaucoup plus utile que d’autres dépenses réalisées par la commune ou la communauté d’agglomération, j’ai demandé au conseil municipal d’augmenter sa participation financière. Il a refusé en arguant qu’il s’agit de la responsabilité de l’Etat, non des communes. Ce n’est pas ainsi, en « se renvoyant la balle », que l’on répondra aux besoins de notre société.

Henri Prévot

P.S. Les études montrent que les électeurs choisissent souvent leurs candidats en fonction d’impressions fugitives et de jugements quasi inconscients. Il vaudrait mieux considérer la compétence, l’expérience, la volonté, la capacité de décision et la capacité de réaction à des situations difficiles.





Février 2012

Voir les difficultés et s’y préparer

Il y a un peu plus de trente ans – la préhistoire - M. Raymond Barre, premier ministre, avait préparé un budget en équilibre. Il a été l’objet d’attaques délirantes de la part de ses adversaires et il a perdu les élections. Depuis, tous les budgets ont été déficitaires.

Nous avons gaspillé de l’argent à tous les niveaux. Où sont les économies que l’on nous avait promises avec la communauté d’agglomération, la CAVO ? C’était de la blague.

Les dettes depuis trente ans se sont accumulées. Il faut maintenant les rembourser.

Le gouvernement a décidé de prendre des décisions importantes. Plusieurs d’entre elles avaient été demandées par la gauche. Aujourd’hui, elle les refuse.

Cet état d’esprit politicien n’est pas le nôtre. Dans le budget de la commune, la dotation financière attendue de la CAVO est beaucoup trop faible. Mais nous n’avons pas voté contre car il prévoit de n’augmenter ni la dette ni les impôts.

Le président de la Cour des Comptes, qui est socialiste, nous prévient : les décisions prises par l’Etat sont encore insuffisantes. Le maire réagit en faisant voter des motions « s’opposant » à ces décisions. Il faudrait surtout étudier comment s’y adapter. Cela nous concerne tous.

Henri Prévot

Le maire dans un de ses discours de début d’année a dit qu’il fallait revenir à la retraite à 60 ans pour augmenter le nombre de bénévoles dans les associations – et pour alimenter le déficit des régimes de retraite ? N’importe quoi !





Janvier 2012

Bonne année !

Les discussions ne manqueront pas cette année, sur des sujets de fond.

Les socialistes ont convenu avec les écologistes d’EELV d’arrêter vingt réacteurs nucléaires au motif qu’ils ne seraient pas sûrs. Les « experts » du PS s’y connaissent donc mieux que l’ASN, Autorité de sûreté nucléaire, créée par les socialistes, reconnue pour son sérieux dans le monde entier et qui nous dit que tous les réacteurs sont bons pour le service. En réalité, l’avenir du nucléaire a été négocié entre PS et EELV contre des circonscriptions électorales ! C’est beau la politique vue ainsi ! Remplacer un réacteur nucléaire par du gaz, c’est dépendre de la Russie et émettre du CO2 ; par des éoliennes ou du photovoltaïque, c’est augmenter le coût de l’électricité d’un milliard d’euros chaque année ; nous le verrons sur nos factures d’électricité ! Que M. Léonhardt en parle à son ami M. Placé, vice président des Verts, qui, à la suite d’un arrangement avec les socialistes, a été élu sénateur de l’Essonne à la place d’un communiste !

Voici un autre sujet de fond où les socialistes font merveille. La France s’est mise dans une situation de grande faiblesse en important beaucoup plus qu’elle exporte. L’Allemagne, elle, a pris les décisions qui lui permettent d’être forte. Au lieu de remettre de l’ordre dans notre économie, on entend des socialistes nous rappeler les pires moments de nos relations avec l’Allemagne. Cela pour nuire à M. Sarkozy. C’est à fois minable et très dangereux.

Henri Prévot


Novembre 2011

Ste Geneviève des bois et ses emprunts toxiques

Les taux d’intérêt vont monter. Donc, même sans augmenter la dette totale, les nouveaux emprunts que fait la ville chaque année pour rembourser sa dette vont être de plus en plus chers. Si le taux d’intérêt augmente de 3 %, il faudra bientôt payer chaque année 1 million d’euros de plus qu’aujourd’hui.

Pire : une partie de la dette a un taux d’intérêt calculé de façon baroque, tellement compliquée que la municipalité n’y a vu que du feu. Elle croyait que c’était intéressant mais aujourd’hui le taux d’intérêt flambe. La ville est moins touchée que d’autres, mais tout de même ! Comment peut-on être imprudent au point de signer sans comprendre ?

Ste Geneviève déboisée ?

On entend beaucoup de Génovéfains se poser la question. Un exemple : la résidence Pergaud. Si vous ne connaissez pas ce quartier, sachez l’on y coupe des arbres, que l’on y détruit des espaces verts ouverts aux jeux des enfants et à la promenade pour y construire des logements qui remplaceront partiellement ceux qui y ont été démolis (démolir des logements bien conçus et reconstruire, nous pouvons le faire car nous sommes riches !) et, « cerise sur le gâteau », on « plante » au beau milieu un arbre… en métal ! Les habitants craignent que de beaux arbres soient menacés par d’autres constructions.

Comment va évoluer notre ville ? Quel projet à long terme ? Notre collègue Florence Pouch en parle dans sa tribune. Nous y travaillons ensemble.

Henri Prévot




septembre 2011

Quelle priorité ? La réussite à l’école ou un stade de rugby ?

 L’échec scolaire est un gâchis lamentable. Ste Geneviève des bois a eu l’intelligence de participer à un programme lancé par J.P. Raffarin, « la réussite éducative ». Les enfants qui en bénéficient sont suivis personnellement avec l’accord de leurs parents. Comme le financement venant de l’Etat diminue, nous avons demandé que la commune le complète car il s’agit à notre avis d’une action prioritaire qui devrait même être développée. Le maire nous répond que c’est la responsabilité de l’Etat et que la commune n’a pas de moyens suffisants.

En même temps, la communauté d’agglomération du Val d’Orge (la CAVO) dépense chaque année des millions d’euros de plus que ce que dépensaient les communes, embauche encore un journaliste pour faire sa propagande et est prête à payer pour la construction d’un stade de rugby à Brétigny.

En bonne logique, il revient au conseil municipal, là où sont les personnes que vous avez élues pour utiliser au mieux l’argent de vos impôts, de fixer les priorités de l’ensemble formé par la commune et la CAVO. Cela permettrait de donner la priorité, non à la communication ni aux loisirs, mais à l’éducation de la jeunesse : réussite éducative, soutien scolaire par des personnes qualifiées, internats d’excellence notamment.

La France en effet ne résistera à la concurrence mondiale que si sa jeunesse est instruite et dynamique.

Henri Prévot








juillet 2011


La fin de la commune et de la démocratie locale ?

Comme la communauté d’agglomération du Val d’Orge (la CAVO) refusait d’augmenter la dotation qu’elle verse à la commune, nous avions suggéré que l’entretien des rues lui soit transféré pour qu’elle le finance elle-même. Nous venons d’apprendre qu’elle financerait les rues non pas avec ses ressources propres mais en augmentant sa dette. Cette dette pèsera sur le budget des contribuables tout autant que la dette de la commune. Pourquoi donc avoir transféré les rues à la CAVO ? Cela augmentera un petit peu la dotation que l’Etat verse à la CAVO. C’est pour ce petit avantage que le maire continue de vider la commune de ses compétences.

Cela pose un sérieux problème de démocratie car, au sein de la CAVO, il n’y a pas d’opposition. Les quelques communes qui ne sont pas du même bord politique que la majorité ont besoin des financements de la CAVO ; elles ont grand intérêt à participer au « consensus ». S’il y a des discussions, elles ne sont pas publiques. La CAVO agit donc hors du contrôle démocratique que les élus de l’opposition sont censés exercer.

Nous avons dit au maire comment corriger cette situation anormale. Ouvrir à l’opposition deux ou trois sièges de conseillers communautaires (au lieu d’un seul) ; présenter pour avis au conseil municipal les dossiers en préparation à la CAVO et les projets de budget de la CAVO ; présenter une vue d’ensemble consolidée des budgets des communes et de la CAVO : recettes, dépenses par fonction et endettement.

Jusqu’à présent ces demandes se sont heurtées à un refus total.

Henri Prévot








juin 2011


Agir pour le logement

Face à la pénurie de logements sociaux, les procédures d’attribution devraient garantir qu’il ne peut pas y avoir de favoritisme. Nous avons fait des propositions en ce sens : définir et publier des critères, inviter un élu de l’opposition dans la commission d’attribution, publier un rapport annuel sur les attributions de logements. On pourrait également s’inspirer de l’exemple de Nantes, où la commission d’attribution de logements sociaux se prononce sur des dossiers anonymes.

Il faut aussi augmenter le nombre de logements. Pour répondre à des situations d’urgence, les architectes ont conçu des logements simplifiés qui coûtent deux ou trois fois moins cher que les HLM. Les personnes en quête de logement y seraient beaucoup plus heureuses que tassées chez des amis, dans des chambres d’hôtel ou dans des conditions bien pires. C’est ce qu’ont compris des villes comme Bordeaux ou le Havre.

A Ste Geneviève, le nombre de logements non utilisés était en 2007 de près de 300. En Essonne, en 1999 (dernier chiffre connu), il y en avait 30 000. Parmi ces logements, il y en a qui sont inoccupés car en mauvais état. Les propriétaires les mettront en location s’ils peuvent financer la remise en état et s’ils sont sûrs que le loyer leur sera payé.

La commune, la communauté d’agglomération et le département (notre conseiller général est chargé du logement) ont les moyens d’agir. Nous sommes prêts à travailler avec eux s’ils le souhaitent.

 

Henri Prévot




mai 2011

Elections cantonales : trop d’abstentions mais une bonne nouvelle

Tout le monde a remarqué le grand nombre d’abstentions : 60 % au premier tour. Comment interpréter cela ? Un désintérêt pour la politique ; ou pour le conseil général ? Notre association Ste Geneviève Autrement aurait-elle dû présenter un candidat ? Nous y avions songé mais il était préférable de laisser à la candidature UMP la chance d’obtenir plus de voix que le Front national – ce qui ne fut pas le cas.

Ici comme ailleurs, le candidat du FN, que personne ne connaissait, se contentait de reprendre les thèmes d’une campagne nationale. Son résultat ne doit pas être sous-estimé – ni surestimé : ce parti n’a pas obtenu plus de voix qu’il y sept ans.

Une nouvelle équipe est apparue, formée de jeunes avec un candidat issu de l’immigration. Ils ont obtenu un bon résultat après une campagne électorale vivante et alerte. Cela ne s’est pas fait sans travail. Pour pouvoir formuler critiques et propositions, ils avaient étudié les dossiers du département et de la commune, indépendamment des partis politiques.

Contrairement à ce qui se dit trop souvent, cette candidature et cette équipe nous démontrent que les jeunes savent s’engager et que l’intégration des jeunes issus de l’immigration fonctionne. Intégration par les études, par le travail et aussi intégration par l’engagement politique. C’est la bonne nouvelle de cette élection.

 

Henri Prévot






Mars 2011

Commune, département, région : confusion, opacité et gaspillage bureaucratique

Le département et la région financent des dépenses qui sont de la responsabilité des communes. Conséquences :

1- on ne sait pas qui décide : est-ce la commune ou est-ce l’institution qui apporte une subvention ?

2- ces financements multiples créent tout un réseau de relations qui échappent à l’électeur : le maire fait une demande puis remercie le conseiller général ; celui-ci s’est entendu avec d’autres conseillers généraux : « je voterai pour un projet qui intéresse ton canton à condition que tu votes pour ce qui intéresse mon canton ».

3- ces complications administratives ne présentent aucun intérêt et sont coûteuses en bureaucratie stérile.

Si le conseil général cessait de financer ce qui est de la responsabilité des communes ou de la région, il pourrait diminuer de moitié la taxe sur le foncier bâti. Les communes pourraient donc légèrement augmenter leurs propres impôts sans augmenter le total des impôts. Au titre de la solidarité entre communes, le département verserait aux communes les plus pauvres une dotation globale.

Cela augmenterait la responsabilité financière des communes et diminuerait les dépenses de bureaucratie. Et l’on saurait qui décide, ce qui est la base de la démocratie.

Henri Prévot

 







janvier 2011

Les rues, l’agglomération, l’avenir de la commune

 
L’endettement de notre commune est à son maximum. Pas moyen d’entretenir les rues sans augmenter encore les impôts. La Communauté d’agglomération du Val d’Orge, la CAVO, a des ressources abondantes mais ne veut pas augmenter ce qu’elle reverse à la commune. Nous avons donc écrit ici qu’il faudrait transférer l’entretien des rues à la CAVO. C’est ce qui a été décidé. De même pour les bibliothèques.

Il y a dix ans, nous avions déjà vu que la création de la CAVO étoufferait le budget de la commune. Nous y sommes.

Aujourd’hui, voyons les choses en face. Commune, communauté d’agglomération, département, région : cela fait trop et c’est très cher car on empile les frais administratifs et les dettes. Quel échelon est de trop ? En transférant de nouvelles compétences de la commune à la CAVO, M. Léonhardt donne sa réponse.

Il est donc encore plus urgent que le fonctionnement de la CAVO soit démocratique. Il est inadmissible que, sur les douze conseillers communautaires désignés par Ste Geneviève, un seul appartienne à l’opposition. Il est inadmissible que les principaux dossiers de la CAVO ne soient pas présentés, avant les décisions, au conseil municipal.

Henri Prévot

VOYEZ SUR NOTRE SITE INTERNET un dossier sur les relations entre la commune, le département, la communauté d’agglomération – et bien d’autres dossiers d’intérêt général ou communal. Avec un moteur de recherche, tapez « geneviève autrement ».








Décembre 2010

Une attitude enfantine

Le maire nous dit que les impôts sont plus faibles ici qu’ailleurs. Mais les subventions reçues du département et de la région sont supérieures. Et elles sont financées par nos impôts. On ne peut pas faire semblant de l’ignorer.

Le maire ne cesse de se plaindre que l’Etat verse moins d’argent à la commune. La situation du budget de la France est très mauvaise ; nous nous mettons sous la dépendance de créanciers étrangers. Cela a commencé à se dégrader à l’arrivée de la gauche au pouvoir il y a trente ans et n’a cessé d’empirer depuis. Si nous voulons que la France reste indépendante, nous devons diminuer la dette de l’Etat et celle des communes. Il est donc enfantin de se plaindre et d’opposer les communes à l’Etat.

Pour diminuer ses dépenses, l’Etat ne remplace pas un départ à la retraite sur deux. Jacques Attali, socialiste que l’on sache, recommande que les communes fassent de même. Plutôt que de se plaindre le maire devrait passer en revue toutes les fonctions de la commune pour voir où diminuer les dépenses. Si l’on est responsable, il faut le dire : nous sommes à la fin du financement public facile.

Nous avons parlé le mois dernier des Roms. Ils sont partis, bon débarras, n’est-ce pas ? Nous avons quand même demandé au maire de trouver un terrain convenablement situé, pour quatre ou cinq familles en caravane qui seront accompagnées par des bénévoles. Pas de réponse. Ce serait pourtant l’honneur de notre commune de ne pas se comporter de façon inhumaine.




Octobre 2010

Les Roms nous posent une question qui dérange

 Notre commune et l’agglomération (à l’unanimité sauf Morsang) ont demandé que soient évacués les quelques dizaines de Roms qui s’étaient installés à Ste Geneviève et à Fleury (maires socialistes). Ils ont été chassés récemment et envoyés dans des hôtels pour quelques nuits seulement.

La Roumanie doit améliorer les conditions de vie des Roms ; c’est sa responsabilité et l’Europe l’aide financièrement. Mais aujourd’hui, ici, dans nos communes, que faire ? Démanteler les camps et renvoyer quelques Roms en Roumanie ? Cela ne résout rien ; tout le monde le sait. La seule bonne réponse serait d’agir pour intégrer à notre société les Roms qui le désirent.

L’idéal serait de leur trouver un travail et un logement. Si ce n’est pas possible, ils se contenteraient d’un campement précaire et les associations pourraient les accompagner sur le long chemin de l’intégration (scolarité, alphabétisation, hygiène, etc.). L’ancien maire de Fleury, communiste, montrait ce que l’on peut faire. Mais le maire de Ste Geneviève ne veut pas prêter un terrain : « pas de bidonville ! ». Refuser la misère ? Bien sûr ! Mais cela veut-il dire « éliminer la misère » ou « chasser loin de nos yeux ceux qui sont très pauvres » ?

Question difficile. En tous cas les socialistes n’ont pas de mots trop durs contre la politique du gouvernement sur les Roms ; la duplicité des socialistes laisse pantois !

Henri Prévot





Septembre 2010

Vingt ans et toujours d’attaque

Cette année, Ste Geneviève Autrement, a vingt ans.
A quoi son action a-t-elle servi ? Difficile à dire. Voici quelques faits.
Nous avons exercé notre rôle de contrôle sans être procédurier. A trois reprises nous avons retiré un dossier déposé au Tribunal administratif car la commune avait rectifié la situation. Il a fallu saisir une fois le Conseil d’Etat, qui nous a donné raison. Un autre cas a donné lieu à un « rappel à la loi ».
Nous avons fait des propositions – beaucoup de propositions : voyez nos programmes, sur Internet. Plusieurs ont été reprises quelques années après. Je me souviens par exemple des critiques et moqueries lorsque j’ai demandé d’installer, dans un cas d’urgence, des caméras de surveillance ! Autre exemple : la mosquée. Nous avions écrit au maire que ce qu’il avait imposé aux musulmans n’était pas correct. Il vient de prendre, enfin, la décision que nous avions recommandée.
Nous avons également aidé plusieurs associations de la commune à démarrer ou à redémarrer.
Il y a encore à faire car, quoi qu’il en dise, le maire n’aime pas trop le débat démocratique. Par exemple, pourquoi refuse-t-il encore de donner des informations sur la gestion de la commune ?
La démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Après vingt ans, nous sommes toujours à son service - à votre service.

Henri Prévot





juillet 2010

Dettes et gaspillage

Depuis Raymond Barre, il y a trente ans, les budgets de la France sont déficitaires et le déficit est en grande partie financé par des prêteurs étrangers qui deviennent de plus en plus exigeants. Notre commune elle-même est beaucoup plus endettée que les autres et, malgré, cela, nos rues se dégradent au point de devenir dangereuses.

Et pourtant au niveau national et au niveau local, que de gaspillages ! La loi Grenelle 2 crée des obligations sans tenir compte des coûts. Il est bien d’isoler sa maison, mais il ne faut pas exagérer ! Comme les normes qu’on nous annonce sont très coûteuses, on construira moins de logements alors qu’il en manque. Le comble, c’est l’électricité photovoltaïque, dix fois plus chère que l’électricité nucléaire. Qui paiera la différence ? Nous tous, avec la CSPE (voyez sur vos factures d’électricité). Des milliards d’euros chaque année qui seraient mieux employés à l’éducation de la jeunesse par exemple. Le maire est très fier d’être « écologiste » en en mettant sur les écoles : il « fait de la politique » nous dit-il. En réalité, il enseigne le gaspillage.

Et nous avons déjà montré que l’agglomération du Val d’Orge consomme aujourd’hui presque deux fois plus d’impôt qu’il y sept ans, sans augmentation de ses responsabilités. C’est inacceptable.

Il faudra peut-être, malheureusement, augmenter les impôts. Commençons par mettre fin aux gaspillages.

Henri Prévot






Mai 2010

L’état de nos rues et les dépenses de l’agglomération du Val d’Orge

 La communauté d’agglomération du Val d’Orge, CAVO, vient de voter son budget 2010.

Elle perçoit la taxe professionnelle et ce qui la remplace (TP), prélève la taxe d’ordures ménagères (TEOM) et reçoit de l’Etat une dotation (DGF).

La TEOM finance la gestion des ordures ménagères. La TP et la DGF sont ainsi utilisées : une partie est reversée aux communes (une somme qui n’augmente pas, malgré l’inflation) ; une partie sert à financer les investissements de la CAVO ; une partie sert à financer son fonctionnement.

Depuis 2003, après l’entrée de Brétigny, le périmètre de la CAVO a très peu changé. Or la partie de la TP et de la DGF qui sert à financer le fonctionnement de la CAVO est passée de 11 millions d’euros à 21. Vous avez bien lu ! Presque un doublement en sept ans alors que les missions de la CAVO n’ont pas changé.

Pendant ce temps, les dépenses de notre commune ont augmenté de 19 %. Et nos rues se dégradent à toute vitesse alors que nous avons dépensé en 2009, pour faire des travaux, 3 millions de plus que prévu au budget et que notre endettement net a augmenté d’autant.

Que faire ? Si la CAVO ne diminue pas ses dépenses pour pouvoir reverser à notre commune près de deux millions d’euros de plus par an (15% de nos impôts), nous devrons lui faire payer l’entretien de nos rues, nos trottoirs, nos écoles, etc. et, peu à peu, vider notre commune de ses responsabilités.

Henri Prévot






Avril 2010
Du courage

La réalité ne dépend pas du résultat des élections.

La réalité, la voici : la dette publique, les retraites, les dépenses de santé, la concurrence mondiale, les conséquences du changement climatique (sécheresse, migrations de populations, etc.), qui risquent d’être dramatiques.

La gauche au pouvoir s’est dérobée devant les problèmes : elle a calé devant les retraites ; lorsqu’il y a eu une embellie économique, elle a augmenté les dépenses au lieu de réduire le déficit. Pour faire plaisir aux Verts, elle a refusé la construction des centrales nucléaires qui sont nécessaires à notre sécurité d’approvisionnement en énergie, face à une Russie de plus en plus arrogante.

Aujourd’hui ? Martine Aubry, lucidement, dit qu’elle n’a pas de programme. On lui souhaite bien du plaisir, tiraillée entre les Verts qui veulent nous faire « changer de civilisation », le front de gauche, nostalgique de la bureaucratie du Gosplan, d’autres qui ne veulent rien changer à la retraite, etc.

On peut penser ce que l’on veut de N. Sarkozy et de sa méthode. En tout cas, il ne manque pas de courage et il s’est attaqué aux vrais problèmes.

La réalité est également que la gauche, à Ste Geneviève, avec J. Dray, a obtenu 500 voix de moins aux régionales qu’aux législatives de 2007. Où est la « poussée de la gauche » ?

Il nous faut maintenant revenir vers les électeurs pour parler avec eux de ce que peuvent faire non seulement la région mais aussi le département et notre commune pour nous aider à surmonter ensemble les difficultés.

Henri Prévot






mars 2010

Le maire ne répond pas –  des économies mal placées

Ceux qui exercent le pouvoir ont besoin d’avoir en face d’eux une opposition vigilante. Le Président de la République a bien fait de faire présider la commission des finances de l’Assemblée nationale par un socialiste. Il va même plus loin en nommant un socialiste à la tête de la Cour des comptes.

Toute proportion gardée, dans une ville l’opposition doit jouer ce rôle. En septembre, j’ai demandé au maire le détail des dépenses de la commune. Faute de réponse, j’ai renouvelé ma demande mais à l’heure où j’écris cette chronique, je n’ai toujours pas de réponse. Qu’a-t-il à cacher ?

Il faut aussi être à l’affût des dépenses inutiles. J’ai donc demandé au maire combien coûtent, avant et après subventions, les panneaux photovoltaïques qu’il veut mettre sur les écoles et autres bâtiments publics de la commune et combien d’électricité ils produiront. Nous pourrons alors voir si c’est un investissement intelligent.

Mais il y a des économies qui sont mal placées. Nous avons reproché au maire de ne pas augmenter les subventions aux associations qui rendent service à note société. Le budget de la France est dans un état tellement mauvais qu’il est sûr que les dépenses sociales diminueront. Notre société aura de plus en plus besoin de l’action bénévole des associations. En n’augmentant pas les subventions au moins comme l’inflation, le maire fait des économies minuscules et donne un signal qui va exactement dans le mauvais sens.

Henri Prévot







Janvier 2010


Rappel à la loi

La presse nous a abondamment parlé, surtout en Essonne, de « rappel à la loi ». De quoi s’agit-il ?

« Le rappel à la loi est une possibilité offerte au parquet, en cas d'infraction de faible gravité, de faire prendre conscience, à l'auteur de l'infraction, qu'il a commis un acte illégal, pour éviter qu'il ne récidive ».

Le « rappel à la loi » est pratiqué par exemple envers un jeune gars qui a arraché son sac à une vieille dame. Le procureur le convoque avec solennité dans son bureau, lui « passe un savon » paternel et lui rappelle que, pour faire un bon Français, il faut respecter la loi.

Il n’y a pas de condamnation ; mais il y a une faute. Il arrive que celui qui a fait l’objet d’un rappel à loi, lorsqu’il revient dans son quartier, joue le faraud et « roule les mécaniques » en disant qu’il est innocenté. C’est inexact. Non seulement il n’est plus présumé innocent, mais encore il est coupable.

L’affaire Dray a démarré alors que la FIDL mettait le désordre dans les lycées ; J. Dray a remboursé l’argent qu’il avait reçu indûment (il dira qu’il aurait agi de même s’il n’y avait pas eu d’enquête, bien sûr !) ; aujourd’hui la réforme des lycées progresse sans encombres ; le Procureur de la République, qui est sous l’autorité du gouvernement, a estimé que les fautes du député sont « de faible gravité ». Coïncidences.

Il appartient désormais aux électeurs de donner leur avis sur tout cela, sur la façon dont J. Dray fait ses déclarations d’impôt et sur le genre de relation qu’il entretient avec l’argent.

L’équipe de Ste Geneviève Autrement vous souhaite une très bonne année.

Henri Prévot






Décembre 2009


La France

 Mondialisation, construction européenne, il n’est pas étonnant que l’on s’interroge sur le devenir de notre nation, notre patrie. La France est à la fois et de façon inséparable un passé qui nous donne un territoire, une langue, une culture et un patrimoine ; un ensemble de valeurs qui nous fait vivre aujourd’hui ; et un projet. Peu de Français ont pour ancêtre biologique un Gaulois, mais tous les Français, de souche ou issus d’une immigration récente, disent « nos ancêtres les Gaulois » ; tous, ils adoptent et respectent ce que nous ont légué nos ancêtres ; les églises et les cimetières sont notre patrimoine commun, que nous soyons catholiques, musulmans ou sans religion, de même que la mosquée de Paris fait partie de notre patrimoine commun. Quant au projet, sans doute faut-il le formuler plus clairement et fortement.

Une nation incertaine d’elle-même verra dans l’immigration un risque et même une agression. Au contraire, une France qui ne doute pas de son identité sera plus accueillante à des immigrés décidés à devenir français. Identité française assurée et immigration sereine vont de pair. Et, nous le savons, nous aurons besoin de l’apport de nouveaux Français.

Henri Prévot

 
P.S. j’ai traité de la relation entre économie mondialisée et sécurité nationale dans « La France : économie, sécurité » (Hachette Pluriel). La France se préoccupera de sa sécurité si elle a conscience de ce qu’elle veut défendre, son identité. Voir sur notre site Internet.






Octobre 2009

Impôts du département - un nouveau quartier à Fleury  - la fête des associations

- Avec l’automne, tombent les feuilles d’impôt. Les impôts du département augmentent encore de plus de 6 % après 5,5 % en 2008, 2% en 2007 et 17 % en 2006 ! Soit en quatre ans 30 % alors que les salaires et les retraites ont peu augmenté sur cette période. Et les services du département aux communes ont diminué. La gestion socialiste du département est déplorable. Les prochaines élections sont en 2011.

- La commune de Fleury Mérogis va faire construire, sur le terrain qui borde Ste Geneviève des bois au-delà du récent quartier du Canal des Aunettes, plus de 1000 logements pour 2500 habitants (journal Le Républicain du 10 septembre). Une partie des habitants va utiliser les équipements de Ste Geneviève, notamment la gare, avec les conséquences que l’on imagine sur la circulation et sur les parkings. Cela créera une gêne et causera des dépenses difficiles à chiffrer, sans doute, mais réelles. Le maire de Ste Geneviève des bois a-t-il obtenu une compensation de la part de Fleury Mérogis ? Sous quelle forme, de quel montant ? Si la communauté d’agglomération peut servir à quelque chose, c’est en particulier pour régler ce genre de question. A-t-elle été saisie ; quel fut son arbitrage ?

- La fête des associations fut un bon moment, comme chaque année. Faut-il vraiment qu’elle dure deux jours ? Les gens viennent surtout pour s’inscrire à une activité. Les associations qui ne proposent pas d’inscriptions sont peu visitées. Dans d’autres communes il y a une journée pour s’inscrire, en septembre, et une journée festive, en mai, où toutes les associations se font connaître.

Henri Prévot






Septembre 2009

Avec la crise et la mondialisation, quelle vision du monde ?

Après les élections européennes, voici le principal commentaire de la municipalité : la gauche a obtenu plus de voix que la droite. Courte vue ! La bonne question à poser, la voici : pourquoi tant d’abstention ? C’est qu’il manque de projets clairs. Il y a plusieurs façons de voir l’avenir de l’Europe. La France, malheureusement, donne l’impression d’aller elle ne sait où, et d’y aller en traînant les pieds.

Et ce n’est pas la gauche qui clarifiera le débat ! Quelle cacophonie ! Lorsque l’on a entendu Julien Dray et d’autres critiquer comme ils le font la direction du PS, on a vraiment envie de la défendre ! La démocratie a besoin d’une opposition ! Vivement que le parti socialiste se remette en ordre de marche pour que l’on puisse avoir un vrai débat politique entre des visions du monde cohérentes !

A ce propos, il en est un qui nous propose sa vision du monde, avec une générosité, une culture, un sens de l’homme, une hauteur de vue admirables ; c’est le pape Benoît XVI avec son encyclique sur la mondialisation. Il nous faut des hommes comme lui, chrétiens, musulmans, juifs  ou athées qui lisent les affaires du monde sous une autre couleur.

Revenant sur terre : on va nous faire un rond-point au virage de la route de Longpont près du cimetière. Encore de l’argent public gaspillé.

Nous vous souhaitons une bonne rentrée.

Henri Prévot

J. Dray, ses protégés et prébendiers : voir sur notre site Internet des extraits de presse. En effet, le dossier a été rendu public par décision du Procureur de la République.







Juillet 2009


Que faire, à Ste Geneviève, contre les émissions de gaz à effet de serre ?

En Conseil municipal, le maire annonce fièrement que la future école Pergaud sera équipée de panneaux photovoltaïques. Je fais la moue. Il a alors cette belle formule : « Je sais M. Prévot que vous vous y connaissez ; mais moi, je fais de la politique ! ». Traduction : l’électricité photovoltaïque est dix fois plus chère que l’électricité nucléaire mais, comme c’est dans l’air du temps, il est politiquement payant d’en produire sur quelques bâtiments publics. Il est facile de faire des propositions ou de prendre des décisions sans tenir compte des coûts, mais ce n’est pas responsable. Ste Geneviève Autrement a une autre idée de la politique.

En prenant les décisions qui coûtent le moins cher, la France diminuera ses émissions de CO2 beaucoup plus qu’en choisissant les solutions les plus coûteuses. A Ste Geneviève, facilitons la vie des cyclistes avec des parcs à vélos plus nombreux et protégés contre le vol ; étudions la gratuité des autobus ; cela coûtera beaucoup moins cher, à la tonne de CO2 évitée, que du photovoltaïque à Pergaud !

Voici une autre proposition : un centre de télétravail près de la gare, avec des parkings, pour cent à deux cents personnes qui habitent dans le sud de l’Essonne et vont aujourd’hui tous les jours travailler à Paris. Nous proposerons cela avec le Nouveau Centre dans le cadre du Grand Paris.

Henri Prévot

Plus de développement ici : http://pagesperso-orange.fr/sainte.genevieve.autrement/




Mai 2009

Oui à la relance mais prudemment !

 - Pour relancer l’activité économique, l’Etat a proposé aux communes ce marché : il leur remboursera désormais la TVA avec un délai de un an au lieu de deux si elles investissent davantage que ce qu’elles avaient prévu à leur budget. Pour notre commune, 3 millions d’euros de plus. C’est beaucoup mais, vu la situation actuelle, nous sommes d’accord à condition toutefois que les investissements répondent à de vrais besoins et que le total des investissements sur quatre ans ne change pas : alors, la dette, qui est trop élevée, n’augmentera pas.

 - Nous avons interrogé le maire sur le projet de déménagement des terrains de tennis et de construction de logements, rue Guy Moquet. Le projet pourrait être abandonné ; les tennis seraient seulement réhabilités.

 - L’hôpital de Longjumeau n’est pas aux normes. La rénovation sur place coûterait plus cher que la construction d’un nouvel hôpital. Le maire a proposé que l’on étudie la possibilité d’en construire un à Perray-Vaucluse. C’est une bonne idée.

 - La radio a diffusé un long entretien avec Pierre Méhaignerie. Pour lui, la sensibilité de « centre droit », en un mot, est ici : que chaque personne, chaque commune, etc. prenne au sérieux ses responsabilités dans la société et dans le pays sans dire à tout bout de champ : « c’est la faute à un autre ».

 - Que devient Julien Dray ? Où en est le « jury d’honneur » qu’il  avait annoncé ? Notre maire, qui s’en disait très proche, ne devrait-il pas nous donner des nouvelles de notre député ?

 Henri Prévot







mars 2009

En bref, quatre points

Rififi à gauche : avant l’élection municipale, selon Libération, O. Léonhardt a voulu imposer à la liste socialiste de St Michel sur Orge l’assistant parlementaire de J. Dray puis, avec P. Champion, a fait pression, sans succès, pour que cette liste s’efface au profit d’une autre liste de gauche qu’il a soutenue, ce qui a fait gagner l’UMP. Aujourd’hui les socialistes de St Michel demandent au PS d’exclure Julien Dray !

La mosquée : le Tribunal administratif a jugé que le loyer demandé à nos concitoyens musulmans, qui est très bas comparé au coût du bâtiment, constitue une subvention indirecte non conforme à la loi sur la laïcité. Les musulmans risquent donc de se trouver dans l’embarras alors qu’ils voulaient financer eux-mêmes une mosquée qu’ils auraient construite à la mesure de leurs moyens. Le maire a eu tort de les obliger à accepter un cadeau onéreux.

Nos ordures ménagères : le maire aurait dû présenter en septembre le rapport de gestion de la SEMARDEL pour 2007. Nous le lui avons rappelé au conseil municipal ; il répond avec une légèreté inconvenante qu’il ne l’a pas présenté car il ne l’a pas reçu ! Y aurait-il quelque chose à cacher ?

L’expression des élus de l’opposition : fin février, nos interventions au conseil municipal avant mars 2008 ne sont toujours pas publiées sur le site Internet de la commune. Par ailleurs, dans le dernier numéro de Votre Ville, la phrase qui évoque J. Dray a été imprimée en caractères si petits qu’ils sont pratiquement illisibles ! C’en est presque comique.

Henri Prévot

Sur notre site Internet : l’article sur St Michel, le jugement du TA, etc.





Janvier 2009

Remettre la CAVO sous contrôle démocratique

 La communauté d’agglomération du Val d’Orge, la CAVO, touche la taxe professionnelle (TP) que touchaient auparavant les communes, elle dépense, puis reverse aux communes ce qu’elle n’a pas dépensé. Si elle dépense 1 million d’euros de plus, c’est 1 million de moins pour les communes. Or, depuis 2001, la TP a augmenté de 40 % mais la CAVO, qui a dépensé de plus en plus, reverse de moins en moins à la commune, qui doit donc vendre du patrimoine et augmenter sa dette et ses impôts. C’est inadmissible.

Nous demandons donc ceci à la CAVO :  1 : qu’elle reverse à notre commune 80 % de  la taxe professionnelle (pas 100 % car certains équipements et services financés auparavant par la commune ont été transférés à la CAVO), ce qui fera 2 millions d’euros de plus que ce qu’elle reverse aujourd’hui, soit 16 % des impôts communaux, qui pourront donc diminuer ; 2 : qu’elle diminue ses dépenses ; : si elle voulait créer un impôt (elle en a le droit), qu’elle publie d’abord le détail de ses dépenses pour que tous les contribuables comprennent pourquoi elle dépense tant, et qu’elle attende l’accord des conseils municipaux : ceux-ci veilleront à limiter les dépenses et les impôts car les vrais élus, ce sont les conseillers municipaux, non pas le conseil communautaire.

Au nom de l’équipe de Ste Geneviève Autrement, je vous souhaite une très bonne année.

 Henri Prévot

- Sur notre site Internet, des commentaires sur cette tribune et sur le budget 2009.

- A l’heure où nous donnons ce texte à la mairie, il est trop tôt pour commenter la perquisition chez Julien Dray






Novembre 2008

Un plan d'urbanisme sans vision à long terme ; une gestion du personnel brutale ; les dépenses de la CAVO

- Le plan local de l’urbanisme, PLU, a été voté. Il aurait dû être précédé d’une réflexion de fond sur l’avenir à long terme de notre ville en tenant compte des évolutions prévisibles : la lutte contre l’effet de serre et l’augmentation du nombre de personnes âgées. Cette réflexion aurait pu conduire à diversifier l’offre de logements dans notre ville pour tenir compte des nouveaux besoins. Mais le PLU se borne, sans discernement, à densifier le territoire de la commune. Nous ne l’avons donc pas voté et nous demandons au maire d’engager, publiquement, une réflexion sur le devenir de notre commune : habitat, commerces, renouvellement d’équipements vieillissants, circulation et stationnement.

 - Nous avons toujours été discrets sur la gestion du personnel. Mais nous sommes témoins de la façon dont les employés, de l’homme de base au cadre supérieur, sont maltraités lorsque, en tant que citoyens, ils rendent public un désaccord avec cette municipalité.

- Visiblement, la commune est à court d’argent. Il faut, bien sûr, être économe mais pas au point d’oublier les promesses faites avant les élections, comme à la Maison des jeunes et de la culture. Et nous redisons que la Communauté d’agglomération, qui garde pour elle une bonne part de la taxe professionnelle (que touchaient les communes), devrait enfin nous expliquer pourquoi elle dépense beaucoup plus que ce que dépensaient les communes pour les tâches qui lui ont été transférées.

Henri Prévot

 








Octobre 2008

Deux tâches de lumière

 Le pétrole coûte cher et des masses financières colossales se déversent dans quelques pays dont la Russie qui montre son arrogance brutale en envahissant la Géorgie, la fonte des glaciers et la violence des cyclones nous confirment la menace climatique, la crise financière rendra le crédit plus cher, la dette de plus en plus lourde de notre pays l’affaiblit, les intérêts à payer grossissent sans cesse – tout cela nous coûtera cher, inévitablement.

Dans ce paysage  chaotique et dangereux, deux tâches de lumière : la visite du pape dont la hauteur de vue et la proximité bienveillante ont frappé tout le monde et, à Ste Geneviève, la journée des associations.

A l’Elysée, Benoît 16, devant « la situation sociale occidentale hélas marquée par une avancée sournoise de l’écart entre les riches et les pauvres » nous dit qu’« il appartient à l’Etat de légiférer pour réduire les injustices ». Le RSA, revenu de solidarité active, va bien dans ce sens et l’on ne comprend pas que le président du conseil général de l’Essonne conteste et ergote. Mais les relations avec les personnes dans le besoin,  l’accompagnement, le soutien, une présence amicale pour éviter la solitude demanderont toujours l’action des associations, auxquelles Benoît 16 a rendu hommage. Les bénévoles sont nombreux à Ste Geneviève ; il n’y en aura jamais assez.

Henri Prévot

 









septembre 2008

Les antennes de téléphonie mobile  -   Lançons un défi démocratique au nouveau président de la communauté d'agglomération

Les antennes de téléphonie mobile posent question. Rien ne permet d’affirmer qu’elles sont dangereuses mais il faut être très prudent, surtout près des écoles. Le champ magnétique créé par celle qui se trouve sur le toit du conservatoire, tout près d’une crèche et d’un groupe scolaire, est sans doute très inférieur aux normes mais augmente d’année en année et s’approche du maximum accepté à Paris (2 V/m en moyenne journalière). De nombreuses communes refusent les antennes à proximité des écoles.

Trois autres antennes sont groupées route de Corbeil. Il est sûr qu’elles ont un effet puisqu’elles ont fait perdre le nord aux pigeons voyageurs qu’élevait un riverain – qui a dû déménager. D’autres habitants ont fait part au maire de leur inquiétude. Ils n’ont pas reçu de réponse. Nous demandons au maire qu’il fasse faire des mesures.

eLe maire de Ste Geneviève est président de la communauté d’agglomération, la CAVO. Espérons qu’il aura assez de temps pour s’occuper de la commune. Et lançons-lui un défi démocratique. La CAVO vit dans une grande aisance car, depuis sa création, elle a conservé pour elle presque toute l’augmentation de la taxe professionnelle ; en reversera-t-elle à la commune une plus grande partie ? Comme les dépenses de la CAVO réduisent d’autant les ressources de la commune, M. Léonhardt soumettra-t-il les projets et le budget de la CAVO au Conseil municipal ?

 Bonne rentrée

Henri Prévot








Juin 2008

Elections – démission ; urbanisme

Le président de la CAVO (la communauté d’agglomération) démissionne deux mois après avoir été élu. Il nous avait déjà fait le coup, comme maire, après les élections de 2001. Espérons que M. Léonhardt n’agira pas de même. Avec M. Champion la CAVO a dépensé sans contrôle, a étranglé le budget des communes et a été condamnée par le Conseil d’Etat pour son opacité. Qu’en disent notre maire et les délégués de notre conseil municipal ?

Correctif : le terrain vendu par la commune dont nous avons parlé dans le précédent numéro a été estimé non pas selon le COS actuel, comme nous l’avons entendu, mais selon le COS prévu au PLU. Cette erreur aurait été évitée si la Commission de l’urbanisme avait eu en main l’estimation des Domaines. De toutes façons cette estimation, qui date d’un an, ne tient pas compte des suites du Grenelle de l’environnement et, par principe, nous n’aimons pas que la commune vende de gré à gré sans publicité.

Le PLU, plan local de l’urbanisme, ne tient pas compte de la lutte contre l’effet de serre ni du vieillissement de la population. Il nous faut une réflexion sur l’évolution à long terme de notre commune.

Henri Prévot









Mai 2008
Vente de terrain de gré à gré / Sport de pointe et sport de masse

- La municipalité a le projet de vendre un terrain constructible ; la vente a été prévue de gré à gré, sans aucune publicité ni appel à concurrence. Selon un adjoint au maire, le prix (environ un million d’euros) est évalué sur la base du coefficient d’occupation des sols (COS) actuel. C’est étonnant car le COS pourra probablement être supérieur de 50 % à certaines conditions ; alors, cela ferait une belle plus-value en perspective pour un acheteur bien informé non soumis à concurrence, et un manque à gagner pour la commune. Nous demandons au maire de faire un appel à concurrence.

- Sports de pointe et sports de masse : les primes accordées aux joueurs l’équipe de pointe de football pour un seul match sont supérieures à la subvention annuelle accordée à une section moyenne de SGS. Attention à conserver un bon équilibre !

- Dans quelques rues, ne serait-il pas bon de mettre la circulation en sens unique ? A étudier avec les riverains.

- A Morsang, la seule liste d’opposition (UMP) a obtenu 39 % des voix. Celle qui la conduisait a démissionné. Nous avons obtenu moins de voix mais, tout en faisant des propositions, nous maintiendrons la vigilance que vous attendez de l’opposition car la démocratie en a besoin.

Henri Prévot





avril 2008

Après les municipales de mars, Ste Geneviève Autrement reste présente au Conseil municipal

Nous avons décidé – tardivement - de nous présenter encore une fois aux élections pour élargir le choix qui vous était proposé. Cela a permis de maintenir le score de l’opposition, une opposition nécessaire à la vie démocratique, alors que la gauche a progressé presque partout ailleurs. Cela nous a permis aussi de rédiger en toute liberté une brochure de propositions où nous avons voulu rendre compte aussi bien que possible de ce que vous nous avez dit et de ce que nous avons observé. Cette brochure est publiée sur notre site Internet.

Nous sommes deux élus. Paule Parmentier s’intéressera en particulier aux questions de l’enfance et de la jeunesse, moi-même à l’urbanisme, à l’action sociale et aux finances. Nous sommes résolus à coopérer avec les autres membres de l’opposition.

Le maire a refusé qu’un élu de l’opposition soit présent aux conseils d’administration des lycées et des collèges ; il a tort car les parents recevraient une écoute bien meilleure s’ils avaient devant eux des élus de la majorité et de l’opposition. Il nous a dit très clairement qu’il a refusé notre demande pour des raisons purement politiques.

Par ailleurs, il devrait répondre aux lettres qu’il a reçues au sujet des antennes de téléphonie mobile, un risque potentiel pour la santé.

Henri Prévot

Prenez contact avec nous : Tél : 01 69 25 04 28,  80 rue E. Branly 91700 SGdB, sgautrement@wanadoo.fr 

Retrouvez notre programme sur notre site Internet, avec une table des matières, un index et de nombreux « liens » : http://pagesperso-orange.fr/sainte.genevieve.autrement/

 




Février 2008

La municipalité et la démocratie :
des progrès mais peut (beaucoup) mieux faire

 Il n’y a pas de démocratie possible sans discussion. Pour cela, il faut : 1- avoir des informations, 2- travailler sur les informations et 3- publier le résultat de ce travail.

Sur le premier point, on a vu comme il est difficile d’avoir certaines informations.

Sur le deuxième, pas de problème : Ste Geneviève Autrement sait travailler, analyser, proposer.

Sur le troisième point, cela ne va pas du tout ! Les interventions de Ste Geneviève Autrement au Conseil municipal sont le résultat d’un travail ; elles sont le témoin de notre action ; elles font partie intégrante des procès verbaux de ces réunions. Or ces procès verbaux sont publiés sur le site Internet officiel de la ville sans le texte de nos interventions ; ce qui est ainsi publié par la municipalité ne correspond donc pas à la réalité. Malgré plusieurs rappels, cela n’a pas été corrigé. C’est inadmissible.

 ****

A la fin de cette mandature, nous voulons dire que nous respectons le travail et le dévouement des conseillers municipaux de la majorité. De notre côté, nous avons, tous les trois, beaucoup travaillé ; nous avons utilisé les moyens que la loi met à la disposition des élus ne faisant pas partie de la majorité pour faire valoir leur point de vue, et nous y avons consacré de nos moyens personnels.

Dans le rôle que les électeurs nous ont confié, nous avons été très heureux d’agir ensemble en parfaite harmonie au service de la ville, avec le soutien de l’association Ste Geneviève Autrement. Nous continuerons à œuvrer dans notre ville selon des voies qui, désormais, peuvent être les mêmes ou être différentes.

Françoise Couilleaux, Claude Lorain, Henri Prévot

 Consultez notre site internet :

http://pagesperso-orange.fr/sainte.genevieve.autrement/
nos bulletins, nos journaux de campagne, des dossiers (la communauté d’agglomération, l’éducation de la jeunesse, l’urbanisme, la salle de prière pour les musulmans, etc.)
téléphonez-nous au 01 69 25 04 28 ou écrivez-nous au 80 rue E. Branly, 91700 SGdB.

 



Janvier 2008


Le Conseil d’Etat nous donne raison contre l’Agglomération

Ste Geneviève Autrement a été créée pour faire vivre la démocratie. Nous avons exprimé des critiques et fait des propositions. Mais comment faire vivre le débat dont a besoin la démocratie sans informations ?

Plus de dix fois, nous avons dû recourir à la Commission d’accès aux documents administratifs, la CADA. Celle-ci nous a toujours donné raison. Récemment ce fut pour connaître le détail des dépenses de la communauté d’agglomération du Val d’Orge, la CAVO, que son président nous refusait. Le tribunal administratif, de façon incompréhensible, lui avait donné raison. Le Conseil d’Etat a annulé sa décision et oblige la CAVO à me fournir le détail de ses dépenses.

J’en suis très content mais, chers Génovéfains, il ne s’agit pas ici d’une satisfaction d’amour-propre. Savoir comment est dépensé l’argent de nos impôts est un droit qui relève de la déclaration des droits de l’homme et de la Constitution. Le président de la CAVO l’ignore sans doute.

Comment la CAVO est-elle contrôlée ? Les conseillers communautaires n’ont pas le temps de prendre connaissance au fond de tous les dossiers ; de plus, élus d’une commune,  ils ne sont pas directement concernés par la plupart des dossiers ; et l’opposition y est réduite à moins que rien. Or, dépensière, la CAVO étrangle les communes en conservant pour elle une bonne partie de la taxe professionnelle qu’elle perçoit à la place des communes.

Cela se fait sentir sur le budget de la commune. Celle-ci est presque deux fois plus endettée que les autres communes de taille équivalente, elle ne peut pas financer elle-même le simple entretien de nos rues et de nos bâtiments publics, elle doit pour cela s’endetter encore et les intérêts de la dette augmentent rapidement. C’est pourquoi nous avons voté contre le budget présenté par le maire.

Nous vous souhaitons une très bonne année.

Henri Prévot

Voyez l’arrêt du Conseil d’Etat, nos interventions sur le budget 2008, le Plan local d’urbanisme, etc. sur notre site Internet http://pagesperso-orange.fr/sainte.genevieve.autrement .

Tél. : 01 69 25 04 28

 





Novembre 2007
Urbanisme, Agglomération, budget…

 
- Après les observations que vous avez faites au cours de l’enquête publique, le projet de Plan local d’urbanisme doit être modifié et soumis à nouveau à l’enquête publique. En particulier, la rue de l’Eperon, où la municipalité voulait construire comme rue G. Péri, ne sera pas modifiée.

- Le compte rendu d’activité  la CAVO, Communauté d’agglomération du Val d’Orge montre qu’en 2006 la taxe professionnelle (qu’elle perçoit à la place des communes) a augmenté de 6 % mais que les sommes qu’elle reverse aux communes ont diminué. Il faut bien qu’elle paye les études, les dépenses de communication, les nouveaux locaux, etc. : 8 millions d’euros de plus que ce que dépensaient les communes pour les services transférés à la CAVO, sans compter la hausse des ordures ménagères.

- Dans notre programme, aux élections de 2001, nous avions mis l’accent sur la gestion du personnel et sur la formation professionnelle. Enfin ! Tous ceux qui ont du personnel sous leurs ordres ont suivi ou vont suivre un stage de formation au management ; les représentants syndicaux ont souhaité suivre la même formation. C’est très bien. Espérons maintenant que le personnel ne sera plus jamais évalué  « à la tête du client » mais sur son assiduité, sa compétence et l’intérêt qu’il porte à son travail, et qu’il y aura moins de recours auprès du tribunal administratif qu’aujourd’hui !

- Des caméras de surveillance : un loi encadre l’utilisation des caméras de surveillance pour ne pas attenter à la liberté individuelle. La ville en a déjà quelques-unes et va en installer d’autres. Nous avons demandé que le parking à vélos près de la gare soit surveillé, par des caméras ou par un gardien. Nous voulons être régulièrement informés de la mise en oeuvre de cette surveillance.

- Les orientations budgétaires : la municipalité rappelle les actions déjà engagées mais ne dit rien de l’évolution de la dette, qui est lourde. A noter que ses priorités, emploi, jeunesse et sécurité, sont celles que nous avions proposées il y a douze ans.

Bonnes fêtes de fin d’année !

Henri Prévot


 





octobre 2007

Pour le bien de la ville, savoir coopérer

Après tout, Nicolas Sarkozy a sans doute raison. Aux élections municipales, le plus important est que les listes qui se présentent soient formées de personnes à la fois compétentes et disponibles. Si leur but est le même et si elles sont d’accord sur un programme, c'est-à-dire le bien de la ville, peu importe qu’elles aient des opinions politiques différentes.

Une opposition est utile pour éviter ou corriger les dérives. C’est ce que j’ai fait depuis plus de dix ans avec mes amis de Ste Geneviève Autrement. Il existe aussi d’autres moyens d’éviter les dérives : que la municipalité assure la plus grande transparence, se mette sous le regard des habitants et leur donne la possibilité de s’exprimer d’une façon ou de l’autre entre les élections.

Par ailleurs, pour réaliser ce que l’on croit bon pour la ville, l’on ne peut pas faire grand-chose lorsque l’on est dans l’opposition, quelles que soient ses compétences et le soin que l’on porte à formuler des propositions.

Pour réunir autant que possible les personnes les plus utiles à notre ville, pour représenter au mieux ses besoins et sa diversité, les listes ne devraient-elles donc pas être composées sans trop se soucier de l’appartenance à la droite, à la gauche ou au centre ? Cela ne veut certes pas dire que chaque membre devrait oublier ses opinions ; au contraire, dans une même majorité municipale, il pourrait y avoir des groupes différents par leurs opinions, mais d’accord sur les grandes lignes d’un programme municipal : éducation de la jeunesse, urbanisme, contrôle strict des dépenses, traitement impartial et sans favoritisme, respect de la vérité. Il faut aussi, je le redis, des garanties pour que le contrôle démocratique s’exerce tout au long du mandat.

A quelques mois des prochaines élections municipales, que pensez-vous de cette approche de la vie politique pour notre commune ?

Henri Prévot


 



Septembre 2007

D’une élection à l’autre

A peine les élections présidentielles et législatives passées, voici que s’approchent les  élections municipales de mars 2008. Où en est-on à Ste Geneviève ?

En 1989, une seule liste s’était opposée à trois listes de gauche. L’opposition de droite a obtenu seulement 20 % des voix. Avec quelques amis, j’ai trouvé que ce n’était pas assez pour faire vivre la démocratie. Nous avons créé Ste Geneviève Autrement.

En 1995, contre la gauche il y eut trois listes, une liste RPR-UDF qui a obtenu 20 % des voix, une liste Front national (9 %) et une liste Ste Geneviève Autrement (10 %).

En 2001, il n’y eut qu’une liste face à la gauche, celle de Ste Geneviève Autrement, sans l’appui du RPR (c’est le moins que l’on puisse dire…). Elle a obtenu 32 % des voix. Ce n’est pas assez bien sûr mais c’est mieux que 20 % et cela nous montre la voie à suivre : réunir les forces et les compétences des partis et de personnes qui préfèrent adhérer à une association (telle Ste Geneviève Autrement) ou rester indépendantes.

Il faut aussi savoir réunir sur un bon projet les différentes parties de la ville, dont la diversité fait la richesse.

Seule une large union rendra possible l’alternance, cette respiration dont la démocratie a besoin car il n’est pas bon que les mêmes soient au pouvoir depuis si longtemps : cela crée des habitudes qui peuvent être mauvaises.

Si vous êtes intéressé, faites-vous connaître !

***

Bientôt, le Plan local d’urbanisme. Le projet de la municipalité n’est pas bon. Comme nous l’avons déjà dit, il ne tient pas compte des évolutions à venir notamment sur l’énergie et l’effet de serre. J’ajoute qu’il prévoit de construire tout autour du cimetière russe alors qu’il faudrait laisser de la place pour des équipements qui permettront d’entourer comme il se doit cette très remarquable nécropole connue du monde entier et très visitée.

Par ailleurs, est-il bon qu’un conseil municipal en fin de mandat engage la ville sur des dizaines d’années ? Ne doit-il pas laisser cela à un conseil municipal nouvellement élu ?

Bonne rentrée !

Henri Prévot

 




Juin 2007


Et maintenant ?

Les élections présidentielles et législatives sont passées. Beaucoup de génovéfains se sont mobilisés pour faire prévaloir les valeurs défendues par N. Sarkozy puis par  la candidate investie par l’UMP, Laurence Gaudin. Qu’ils en soient tous remerciés. Merci également aux électeurs qui nous ont apporté leurs voix.

La France a montré que c’est un pays qui aime l’équilibre. Elle a donné un pouvoir fort au président, a voulu lui donner les moyens de gouverner mais a voulu aussi que l’opposition ait suffisamment de députés. D’où ce regain de la gauche.

A Ste Geneviève, la gauche nous claironne qu’elle est particulièrement satisfaite. Fanfaronnades !  Elle était minoritaire aux présidentielles (49 %) et, par rapport aux élections législatives de 2002,  son pourcentage de voix a diminué et se rapproche de la barre des 50 % (51,4 %  en 2007 contre 52 % en 2002). Si elle gagne facilement aux législatives, c’est à cause d’une très forte abstention et aussi de ses très bons scores à Grigny et Fleury-Mérogis ; en effet,  la dixième circonscription de l’Essonne fait sans doute partie de ce tiers des circonscriptions qui ont été dessinées pour ne pas pouvoir être perdues par la gauche ; un autre tiers des circonscriptions ne peut pas être perdu par la droite - c’est M. Pasqua, le père du découpage électoral, qui nous le dit.

Mais pour les municipales, dans quelques mois, le jeu est heureusement plus ouvert.

Il nous appartient maintenant de vous préparer un bon programme et de former une bonne équipe de personnes compétentes et disponibles qui partageront les mêmes projets pour rendre possible cette alternance dont la démocratie a toujours besoin. Sur la jeunesse, l’urbanisme, les finances, les relations avec la Communauté d’agglomération, la démocratie locale,  le logement, l’accompagnement des personnes âgées, etc.,  pour échanger avec vous et recueillir vos observations et vos suggestions, nous irons à votre rencontre. Et nous formerons des groupes de travail largement ouverts. Pour y participer, faites-vous connaître.

Nous vous souhaitons de bonnes vacances.

Henri Prévot

 


mai 2007


Respirons, enfin !

Au premier tour de l’élection présidentielle, N. Sarkozy a devancé S. Royal à Ste Geneviève, fief de Julien Dray. Tout le monde l’a remarqué. Pour le journal le Monde c’est même « la grosse surprise de cette élection » en Essonne. Les Génovéfains en effet, comme tous les Français, veulent que le travail soit reconnu, que la sécurité soit restaurée, que majorité et opposition sachent travailler ensemble sur les sujets de société et, en plus, ils commencent sans doute à en avoir assez de l’emprise sur notre ville de cette gauche tellement sûre d’elle qu’elle en est arrogante. Commune, communauté d’agglomération, conseil général cela commence à peser en effet. A l’image de la présence exclusive de la candidate socialiste sur les colonnes Morris, cette emprise systématique et parfois étouffante ne permet pas d’affirmer sereinement ses préférences.

Depuis plus de 15 ans, avec l’appui de notre association, les élus de Ste Geneviève Autrement (dont l’un est membre de l’UMP et les autres sont sans parti) font vivre sans faiblir le débat démocratique. Nous critiquons par exemple la dégradation des chaussées, le manque d’investissement dans les quartiers pavillonnaires, l’endettement et les dépenses sans contrôle de la communauté d’agglomération. Et nous faisons des propositions sur les dossiers comme la jeunesse, la sécurité ou l’urbanisme. En janvier, nous avons proposé des modifications au projet de Plan local d’urbanisme et nous avons demandé au maire qu’il les porte à votre connaissance avant l’enquête publique. En vain. Et nos interventions au conseil municipal, qui font partie du procès verbal des réunions, ne sont même pas publiées sur le site internet de la ville.

Aux prochaines élections législatives, en juin, confirmons la poussée commencée le 22 avril pour soulever le couvercle. Ce sera une bonne préparation des municipales de mars 2008.

Et pour préparer le renouveau dans notre ville dans moins d’un an, pour faire respirer la démocratie, donnez-nous votre avis.

Henri Prévot

 




 Avril 2007

« Votre ville » a longuement présenté le rapport de la Chambre régionale des comptes. Celui-ci n’a pas relevé d’irrégularités dans la gestion de la commune mais il montre aussi que, comparée aux communes de même taille, la ville a une dette  supérieure de 20 à 30 %  et une capacité d’autofinancement très inférieure : une dette plus lourde et moins d’autofinancement pour la rembourser. Pour 2007, cela s’aggrave. Au conseil municipal du 27 mars, nous avons voté pour les impôts, qui n’augmentent pas cette année, mais nous avions voté contre le budget qui alourdit encore la dette alors même qu’est prévue la vente de terrains pour 2 millions d’€. Le premier adjoint nous l’a dit : l’endettement est une politique de gauche. « Merci ! » nous diront nos enfants.

Aujourd’hui, la priorité des priorités est l’éducation de la jeunesse. C’est une affaire de longue haleine, qui commence dès le plus jeune âge. A Ste Geneviève, plus de deux cents jeunes depuis la première enfance bénéficient avec leur famille d’un suivi personnalisé dans le cadre d’un programme lancé par le gouvernement Raffarin et mis en œuvre sous Villepin. Ste Geneviève a su présenter un bon dossier et reçoit désormais une importante subvention de l’Etat. Que l’on cesse de dire que les gouvernements de M. Chirac ne se sont pas intéressés aux situations difficiles et n’ont pas pris les problèmes à la racine !

Et que l’on cesse d’accuser la police lorsqu’elle fait son travail et arrête les resquilleurs et les casseurs ! L’éducation doit apprendre à respecter les limites et elle doit sanctionner. Encore du racket et de la violence dans les autobus, encore quatre voitures brûlées récemment à Ste Geneviève ! On n’est plus sûr, le soir, de retrouver le matin la voiture dont on a besoin pour travailler. Il est évidemment plus facile de faire semblant de ne rien voir, de ne pas intervenir pour porter secours, de ne pas arrêter les voyous de peur des réactions.

Jeunesse et sécurité, voilà deux des thèmes prioritaires pour les prochaines élections.

Henri Prévot

 

 




février 2007

Urbanisme : préparer l’avenir de nos enfants

Le projet de plan local d’urbanisme (PLU) préparé par la municipalité ne prévoit rien pour limiter le changement climatique. Les températures s’élèvent, les épisodes caniculaires se multiplient, les espèces animales et végétales sont menacées, des peuples devront quitter leur habitat, menacés par la sécheresse ou la montée de eaux.

Il faudra consommer moins de carburant, de fioul ou de gaz. Ce sera plus facile si les commerces sont près des logements (pas besoin de prendre la voiture) et si nous habitons près d’une gare car les trains roulent à l’électricité nucléaire. Et un habitat regroupé consomme beaucoup moins d’énergie pour se chauffer l’hiver et pourra, l’été, recevoir du « froid » par des réseaux urbains. Les pavillons pourront être équipés de panneaux solaires et de pompes à chaleur prenant leur chaleur sur de l’eau qui circule dans la terre du jardin.

Le projet de PLU prévoit d’augmenter le COS (coefficient d’occupation des sols) de toute la zone pavillonnaire sans condition. Nous proposons de réserver cette possibilité aux logements qui utilisent des énergies renouvelables. Près de la gare, nous proposons d’étudier une évolution en trente ans : densifier les logements, régler la question des parkings, revitaliser les commerces et le marché… La création d’une zone d’aménagement différé (ZAD) éviterait la spéculation foncière.

Ce projet de PLU appelle d’autres questions – sur l’avenir de la Croix Blanche et celui de Vaucluse. Vous pourrez vous exprimer quand il sera mis à l’enquête publique.

Henri Prévot

P.S. Après l’agression contre un jeune à Ste Geneviève, la municipalité s’en prend violemment… à la police pour viser, évidemment, le ministre de l’Intérieur. Elle veut polémiquer ? D’où venaient donc les voyous ? De Grigny, la base électorale de M. Dray, où la prévention semble avoir été plutôt défaillante. Arrêtons là ! Et prenons exemple sur ce jeune courageux qui défendit une femme agressée.

 PLU : voyez notre dossier sur internet : perso.wanadoo.fr/sainte.genevieve.autrement.

Sur l’effet de serre : « Trop de pétrole ! - Energie fossile et changement climatique » de H. Prévot (le Seuil) et  2100.org/PrevotEnergie







Bonne année !

* En novembre, le conseil municipal a pris connaissance d’un projet de plan local d’urbanisme, PLU, pour remplacer le POS, plan d’occupation des sols. Le PLU engage la ville pour des dizaines d’années. Or il ne prévoit rien pour lutter contre le réchauffement climatique. Imprévoyance qui pourra être corrigée car ce projet, avant d’être adopté, sera soumis à l’enquête publique. Nous en reparlerons.

* En décembre, vote du budget pour 2007. Cette année les impôts n’augmentent pas mais l’endettement augmente de 2 millions d’euros (soit 16 % des impôts) alors même que la ville vend pour 1,8 millions d’euros de terrains (15 % des impôts). Sérieux déficit ! Le maire nous dit : « La commune est pauvre, il faut donc s’endetter »… et payer les intérêts ! Pendant ce temps, la communauté d’agglomération continue de dépenser chaque année 8 Millions de plus que ce que dépensaient les communes pour les services qu’elles lui ont transférés. Elle ne peut donc pas reverser aux communes beaucoup de la taxe professionnelle qu’elle perçoit à leur place sur les entreprises. Conséquence : une année les impôts de la commune augmentent, une année sa dette augmente, et l’agglomération dépense - sans contrôle !

* La France est scandalisée par le fait que des personnes ne trouvent pas à se loger. Certes, il faut bien démolir des logements insalubres. Mais démolir des logements bien conçus et bien situés comme à Pergaud ! Le dernier immeuble démoli a résisté tant qu’il a pu : six mois ; mais les démolisseurs ont maintenant terminé leur oeuvre. Quel gâchis !

* A la suite du décès de D. Szczepanek, élu sur la liste de Ste Geneviève Autrement, Claude Lorain a été appelé au conseil municipal. C’est un des membres les plus actifs de notre association. Il a rejoint le groupe de Ste Geneviève Autrement aux côtés de Françoise Couillaux et de moi-même. Bienvenue !

Encore une fois, bonne année chères concitoyennes et chers concitoyens – une année fort importante pour notre pays !

Henri Prévot





Novembre 2006

Pour donner plus de vie à la démocratie, faut-il des « jurys populaires » dont les membres seraient tirés au sort, comme le souhaite une des personnes qui aspirent aux plus hautes fonctions ? Non ! Qui jugera, en effet, l’action et les décisions de ces jurys populaires ? Certes, le débat démocratique devrait être plus vivant et de meilleure qualité, à l’échelon national et à l’échelon local, qu’il n’est aujourd’hui. Fort heureusement, les moyens de ce débat existent. Les élections et la période qui les précèdent sont un moment fort ; entre les élections, les élus minoritaires peuvent continuer à faire vivre ce débat. C’est en tous cas comme cela que Ste Geneviève Autrement voit son rôle. On nous a dit bien souvent : « M. Prévot, entre les élections, laissez-nous travailler, cessez de faire des propositions et de tout examiner d’un œil critique ! ». Non ! Nous devons rester attentifs et constructifs. Il ne s’agit certes pas d’une opposition systématique (nous votons la plupart des propositions faites par le maire au conseil municipal), mais de vigilance, pour que la majorité évite les écarts (tout pouvoir a tendance à abuser) et pour que les électeurs reçoivent des informations que la majorité voudrait bien lui cacher.

Interventions au conseil municipal, questions orales, courrier au maire : nous avons quelques moyens. Pour nous exprimer publiquement, nous avons cette colonne dans chaque numéro du journal Votre Ville et, surtout, notre site Internet : son adresse est un peu longue mais vous le trouvez facilement avec un moteur de recherche en tapant « Geneviève  autrement ».

Consultez-le : vous y verrez nos interventions au conseil municipal (qui ne sont pas publiées sur le site Internet de la commune alors qu’elles font partie du PV des réunions), nos propositions aux dernières élections (cantonales et municipales), des dossiers sur la Communauté d’agglomération, le projet de plan local d’urbanisme qui remplacera le POS, le financement d’une salle pour le culte musulman, la démolition de logements bien conçus et bien d’autres choses.

Et contactez-nous – pour faire revivre le débat avant les prochaines élections.

 

Henri Prévot



Octobre 2006

Toujours plus d’impôts ; des dépenses hors de contrôle

 Les impôts : commune : + 7 % ; département : + 17% ; région + 21% ;  ordures ménagères : + 12 %. Au total 11,5 % de plus que l’an dernier alors que l’inflation n’est que de 2 %. C’est insupportable.

Les élus d’opposition au département et à la région dénoncent fort bien les dépenses inutiles, comme des fêtes à la gloire du président du conseil général ou une campagne de publicité pour dire que c’est la faute du gouvernement.

L’augmentation des ordures ménagères s’explique par un mauvais fonctionnement de la Semardel et de l’usine d’incinération, souvent en panne. J’ai rappelé au maire qu’il doit présenter au conseil municipal le rapport de gestion de la Semardel (dont la commune est actionnaire) ; il m’a répondu que je pouvais le demander au tribunal administratif !

Le plus grave n’est pas là pourtant. Notre commune (qui avait déjà fortement augmenté ses impôts il y a deux ans) touchait la taxe professionnelle, TP, maintenant perçue par la communauté d’agglomération, la CAVO. En compensation, la CAVO verse à la ville une dotation en deux parties. La première, qui est obligatoire, est constante, c'est-à-dire que sa valeur diminue avec l’inflation. La seconde est fixée par la CAVO. Il serait normal qu’elle augmente pour que, au total, la dotation de la CAVO augmente comme la TP, qui a beaucoup augmenté depuis 2000. Or elle diminue de 40 % !

Pourquoi ? Nous avons calculé que la CAVO dépense chaque année 8 millions d’euros de plus que ce que dépensaient les communes pour les services qu’elles lui ont transférés. 8 millions, vous avez bien lu : plus de 15 % des impôts des communes ! J’ai demandé des explications. La seule réponse que j’aie reçue ressemblait à des invectives plus qu’à des arguments.

Admirez la prouesse : sur nos feuilles d’impôts la seule colonne qui est vide est celle de l’agglomération ; or c’est elle qui nous coûte le plus cher ! Et son président refuse de laisser consulter le détail de ses dépenses - des dépenses hors de contrôle, donc !

Henri Prévot




Septembre 2006

Que les choses soient claires !

L’année qui commence verra les deux élections les plus importantes : président de la République et élections de nos députés.

Qu’on le veuille ou non, la vie politique française est marquée par l’élection présidentielle. Or, au second tour de cette élection, il n’y a que deux candidats. L’un des deux gagnera. Les partisans de l’un  se seront affrontés aux partisans de l’autre. Qu’on appelle les uns les « bleus » et les autres les « orange », ou « droite » et « gauche » n’y change rien. Il y a deux camps. Les uns vont gagner et auront la responsabilité de prendre les décisions qui règleront notre vie collective, et les autre seront dans l’opposition.

J’ai récemment entendu à la radio, J.L. Bourlanges, député européen de l’UDF, dire à F. Bayrou qu’il a tort de ne pas vouloir se situer dans une majorité. Certes, la lutte entre la droite et la gauche ne doit pas empêcher de trouver un accord unanime sur des idées et sur des projets. Mais il faut que les choses soient claires.

Tout cela est vrai à l’échelle municipale. Sainte Geneviève Autrement est de droite et tient son rôle d’opposition, non pas systématique, mais sans concession. Voici un exemple, qui concerne l’éducation de nos enfants.

Lorsque les enfants d’une commune sont scolarisés dans une autre commune, cela évite des frais à la première commune et en cause à la seconde. En général la première verse une compensation à la seconde. Mais certaines communes refusent, lorsqu’il s’agit d’enseignement privé. Par souci d’équilibre, le gouvernement a décidé de les y obliger. Au dernier conseil municipal le maire a fait voter une motion pour refuser de payer les frais de scolarisation des enfants de Ste Geneviève que leurs parents confient à un enseignement privé, hors de Ste Geneviève, alors que cela fait faire des économies à la commune. Je sens dans cette motion des relents de gauche laïcarde assez désagréables.

Au nom de la laïcité, les élus de Ste Geneviève Autrement se sont opposés à cette motion. Ils ont été les seuls.

Bonne rentrée.

Henri Prévot




Juin 2006


Une conversation à la fête des mômes

 Un Génovéfain à qui j’ai été présenté, au parc Pierre, à la fête des mômes (une fête bien sympathique), visiblement ne nous connaissait pas beaucoup.

Sans doute, cher Monsieur, n’avez-vous pas lu ce que Ste Geneviève Autrement vous a distribué dans votre boîte : un journal trois fois par an de 1995 jusqu’en 2004 ; depuis un an, après que j’ai rappelé le maire à ses devoirs, une tribune dans tous les numéros de Votre Ville. Vous sauriez que nous avons un site internet depuis plusieurs années : on y trouve nos interventions à chaque réunion du conseil municipal, des dossiers bien nourris sur la Communauté d’agglomération du Val d’Orge, très dépensière, par exemple pour s’offrir un palais (le Trianon) en exerçant illégalement un droit de préemption ; et aussi sur des questions de société, sur l’Europe, l’effet de serre, la religion, la famille etc. Et aussi notre programme aux dernières élections municipales, où nous avons présenté la seule liste d’opposition, et aux élections cantonales de 2004.

Vous y verrez aussi l’accueil reçu en 1996 lorsque j’ai été le premier à aborder au conseil municipal la question de la sécurité. En effet notre programme sur la sécurité et la jeunesse n’a pas attendu les dernières idées de la gauche. Ce qui répond à votre souhait : l’opposition que nous menons est à la fois sans complaisance et constructive.

Il y a en effet à Ste Geneviève quelques citoyens qui estiment que, quoi qu’il arrive, il faut en démocratie une opposition qui travaille les dossiers, qui soit au contact des gens, sérieuse et sachant faire des propositions. C’est ce que nous faisons depuis quinze ans, dans les limites que nous laissent nos activités professionnelles et sans aucune indemnité. La moitié d’entre nous appartient à l’UMP, l’autre n’appartient à aucun parti.

Chers Génovéfains, prenez contact avec nous, consultez notre site et, si vous partagez nos idées et ce souci de la démocratie, venez donc nous rejoindre !

Nous vous souhaitons de bonnes vacances.

Henri Prévot



mai 2006

Travail et jeunesse

Premier mai, fête du travail. La question de l’emploi et de la précarité dépasse ce que peut faire une commune, sans doute. Mais il est sûr qu’un bon service à rendre aux jeunes est de leur donner le goût du travail, le sens de l’exactitude, l’amour de la belle œuvre, le respect de son employeur aussi. Tous les adultes qui sont au contact des jeunes à l’école, dans les associations culturelles et sportives, dans les services de la ville participent à cette éducation. Un autre service à leur rendre : les écouter attentivement mais en gardant tout de même son sens critique.

Parlant de jeunesse, nous avons été présents au forum des associations organisé récemment à St Michel sur Orge par « les canards sauvages », une jeune association de Ste Geneviève qui allie réflexions et action sur l’environnement et expression artistique. Ce furent de belles journées, riches de discussions dans une ambiance amicale et paisible.

Il est incompréhensible que Ste Geneviève n’ait pas encore de lieu de convivialité où jeunes et adultes puissent se réunir. Cela fait maintenant plus de dix ans que nous le demandons. Comment se fait-il que rien n’ait été prévu dans le cadre des projets « communautaires » ou dans celui de l’opération de rénovation des Aunettes ? Nous aurons un centre nautique de 15 millions d’euros (un million de plus tous le six mois) qui pourrait être ruineux en exploitation, mais la ville ne trouve pas de lieu convenable et assez vaste pour le « café-culture » que la MJC a en projet.

Il faut dire que la communauté d’agglomération perçoit la taxe professionnelle et une dotation de fonctionnement mais n’aide pas le budget des communes ! Au sujet du Trianon, son nouveau somptueux palais, son président dit dans la presse qu’il va s’entendre avec celui qui avait une promesse de vente. Intéressant. Que lui a-t-il proposé ? 5 %, 20 %, 30 % ? Autant de moins pour le budget de nos communes. La nôtre augmente ses impôts et sa dette.

Henri Prévot



Avril 2006


Impôts locaux, CPE

 La situation de l’emploi n’est pas bonne, les ménages sont inquiets, la dette publique dépasse les bornes. Qu’à cela ne tienne ! Le département et la région augmentent leurs impôts de plus de 15 %. Et la commune, qui a déjà augmenté ses impôts de 6 % il y a deux ans, recommence cette année. Et elle augmente aussi sa dette.

 Dans un ménage, lorsque les dépenses dépassent les revenus, on diminue ses dépenses et on repousse ses investissements à plus tard. La municipalité, elle, a la possibilité d’obliger son employeur, c'est-à-dire les citoyens contribuables, à payer davantage. Elle ne s’en prive pas.

 En contrepartie, les élus ont le devoir de rendre compte de leurs dépenses. Ils ont transféré quelques services à la communauté d’agglomération du Val d’Orge, la CAVO. Pour ces services transférés, les communes dépensaient ensemble 14,8 Millions d’euros. Or les dépenses de fonctionnement de la CAVO furent en 2003 de 23,5 millions d’euros. 8,7 millions de plus ! Pour quoi faire !?

 Pour Ste Geneviève, qui fait le quart de la CAVO, cela représente plus de 2 millions, soit 16 % de ses impôts. Si la CAVO ne dépensait pas sans compter, elle aurait pu rendre aux communes une part plus importante de la taxe professionnelle qu’elle touche à leur place et il n’aurait pas été nécessaire d’augmenter les impôts. Mais qui contrôle la CAVO ? Qu’en pensent les douze délégués de notre conseil municipal ? Et c’est sans parler des dépenses d’investissements démesurées (15 Millions pour un stade nautique…) alors que les temps sont durs. Nous avons donc voté contre la hausse d’impôts.

 Un mot sur le CPE : 25% des jeunes au chômage, voilà où est l’insécurité ! D. de Villepin veut prendre la question à bras le corps. Il est allé trop vite, c’est entendu. Mais qu’a proposé la gauche ? RIEN. Si ! Elle a encouragé les manifestations qui refusent une loi qui vient d’être votée. C’est irresponsable ! Si l’application des lois dépend des manifestations, où va-t-on ? Lorsque la loi est votée, si l’on n’est pas content on change de député. C’est cela, notre démocratie, que nous devons défendre.

Henri Prévot



février 2006
Agglomération : la folie des grandeurs

Les invités aux vœux du président de la communauté d’agglomération du Val d’Orge, la CAVO, dans l’ancien restaurant « le Trianon », ont tous été frappés par la splendeur des lieux. Etrange histoire.

 Quand la CAVO a voulu acheter le Trianon, une autre personne avait déjà une promesse de vente. Il a donc fallu exercer un droit de préemption. La CAVO ne le pouvait pas. Elle a donc demandé à la commune de Villemoisson de l’exercer. Comme la commune ne pouvait pas payer, l’immeuble a été cédé à la CAVO dès qu’il fut acheté. Il fallait aussi un motif pour cette préemption. L’argument présenté fut d’y installer un tribunal d’instance. Mais le ministre de la justice, interrogé, répond qu’il n’en a jamais eu l’intention. Le 8 juin 2004, le tribunal administratif a annulé la décision de préemption. L’affaire est en appel. Si le jugement est confirmé, la vente sera annulée. Donc, aujourd’hui, la CAVO n’est pas sûre de pouvoir conserver ce bien. Cela ne l’a pas empêchée d’y faire de lourdes dépenses de travaux.

 Pourquoi ces travaux ? Pour un tribunal d’instance et une maison du droit nous dit-on. Allons donc ! Nous avons eu connaissance du plan qui guide le travail des ouvriers. Les locaux de cette maison du droit occuperont moins du tiers du rez-de-chaussée. Tout l’étage sera aménagé pour la CAVO, en particulier une grande salle de réunion où le président trônera au milieu de ses vice-présidents face aux conseillers communautaires. Au Trianon, avec le hall splendide et cette magnifique salle de réunion, on se croira à Versailles !

Nous savions que la CAVO nous coûte très cher (6 millions d’euros rien que pour exister), que l’on nous refuse de connaître le détail de ses dépenses et que l’exercice de la démocratie y est très difficile. Aujourd’hui, ce sont des petites astuces pour jouer avec la loi et des dépenses somptuaires et imprudentes. Cacher derrière une « maison du droit » ce projet mégalomaniaque, c’est du grand art ! Mais vraiment - ne peut-on pas mieux employer l’argent de nos impôts ?
Henri Prévot





Janvier 2006

L’avenir de notre ville : discutons-en

Le conseil municipal a examiné les orientations du « Plan d’aménagement et de développement durable », le PADD. Puis ce sera le « plan local d’urbanisme », le PLU, qui remplacera le POS. Le PLU orientera la politique de la commune et fixera les règles d’urbanisme qui s’imposeront à tous. C’est donc important.

La municipalité dit qu’elle veut discipliner la circulation et le stationnement, qu’elle mènera des actions culturelles autour du cimetière russe, que les habitants des pavillons devront retenir les eaux de pluie sur leur terrain ; elle veut plus de mixité sociale, et plus d’autobus en soirée etc. Nous en sommes tout à fait d’accord.  D’ailleurs nous avions signalé tout cela et fait des propositions très concrètes depuis plus de dix ans. Mais ces orientations ne disent rien, ou presque, sur les enjeux majeurs de demain.

Or il ne suffit pas de dire aujourd’hui que l’on traitera demain les problèmes que l’on connaît bien depuis hier ou avant-hier. Il faut traiter dès aujourd’hui les questions qui, sinon, soulèveront des graves problèmes demain.

La grande affaire de demain, c’est l’effet de serre. Le PADD n’en dit rien. Pourtant la commune peut faire beaucoup. Deux exemples :

- Il ne suffira pas de faire quelques pistes cyclables sur les trottoirs ; il faut des cheminements pour vélos, des parcs sécurisés, des vélos accessibles avec une carte bleue (comme à Lyon) etc.

- Dans les immeubles collectifs, des réseaux de chaleur peuvent utiliser la géothermie profonde ou du bois (déchets et élagage) ; il faudra calculer l’aide de l’ADEME.

Autre problème de demain : le vieillissement de la population. Conséquence pour notre ville : il nous faut retrouver plus de commerces et services de proximité.

Le développement durable, c’est aussi intéresser tout le monde. Pour cela il faut des débats. Ste Geneviève Autrement veut animer le débat mais le maire acceptera-t-il de faire étudier les idées que nous proposerons et de nous donner assez de place dans le journal pour nous exprimer ?

Bonne année à tous !

Henri Prévot



Novembre 2005

L’éducation de nos enfants

Les parents sont responsables de l’éducation de leurs enfants ; ils doivent donc leur fixer des limites et leur apprendre à les respecter. Or, à la suite des idées de mai 68 (avec son fameux « il est interdit d’interdire »), certains parents n’ont pas pu élever leurs enfants comme ils avaient été eux-mêmes éduqués, avec sévérité. Puis l’on trouve aux jeunes délinquants des circonstances atténuantes : il faut les comprendre et ne pas les punir… On voit maintenant où tout cela nous a menés.

Dégradation, agression, drogues etc. - tout délit doit être sanctionné ; les jeunes en ont besoin car, comme le dit le proverbe, « qui aime bien châtie bien ».

Encore faut-il aimer bien. C’est à dire d’abord le respect : aujourd’hui, la discrimination, pour entrer dans une boîte de nuit ou pour trouver un travail, est fréquente ; elle est insupportable.

Aimer bien c’est aussi accompagner, dialoguer, encourager. Bravo à tous les bénévoles des associations sportives, culturelles, caritatives, qui font un travail magnifique ; et bravo aux fonctionnaires qui vont au-delà de leurs strictes obligations professionnelles.

Aimer bien, c’est aussi donner le sens de l’effort, d’abord à l’école. Nombreux sont les enfants nés de l’immigration qui réussissent très bien, parfois avec l’aide de Génovéfains - jusqu’à entrer à  Sciences Po de Paris.

Pour notre commune, voici des propositions : augmenter les aides aux associations qui ouvrent à la culture (théâtre, musique, vidéo etc.) car le vide culturel génère la violence ; créer des lieux où les jeunes puissent se rencontrer le soir, regarder ensemble un match à la télé, consommer des boissons sans alcool, faire des jeux de société ou des parties de ping-pong, discuter avec des adultes – comme la  MJC digne de ce nom que nous demandons depuis longtemps. Et soyons plus nombreux, bénévoles dans les associations d’éducation : nos enfants ont besoin de rencontrer des adultes.

Henri Prévot

Tél  01 69 25 04 28       sgautrement@wanadoo.fr

 Depuis dix ans, nous traitons de sécurité et d’éducation : voyez notre site go.to/sainte-genevieve – vous y verrez aussi, sur l’habitat social, une lettre récente aux conseillers communautaires.





Octobre 2005


Vélo, logements, sports et impôts

 Le prix du carburant a augmenté de près de trente centimes d’euros par litre en quelques mois. Le cyclone qui a ravagé la Nouvelle Orléans nous montre ce que seront les catastrophes climatiques dues au réchauffement de l’atmosphère. Nous savons bien qu’il nous faudra un peu changer nos habitudes. Pour les courts trajets, nous sommes nombreux à penser qu’il vaudrait mieux utiliser le vélo. Depuis plus de dix ans, Ste Geneviève Autrement demande à la ville d’aménager quelques itinéraires pour les vélos : vitesse effectivement limitée à 30 km/h (il ne suffit pas d’un panneau « zone 30 »), un goudron uni, un bon éclairage et des parcs à vélos gardés. On voit ici et là des débuts de réalisation mais sans programme d’ensemble daté, et l’on ne sait pas bien ce qui relève de la commune ou de la communauté d’agglomération.

 La France manque de logements sociaux au point que cela en devient scandaleux. Mais notre commune casse des logements sociaux de très bonne qualité à Pergaud, une résidence où règne la mixité sociale, très bien située près d’un parc, d’une école, d’un collège, du lycée, de la piscine, d’un gymnase. Que voilà une vraie et bonne politique sociale ! Cinquante logements sont déjà cassés, un immeuble de quatre étages et un autre de six (des barres épouvantables n’est-ce pas ?) ; l’immeuble du 25 de la rue Manhès résiste encore car quelques locataires refusent de partir dont un handicapé : cet immeuble était à peu près le seul de la commune à être aménagé pour recevoir des handicapés.

 Où en est le chantier de la nouvelle piscine ? Il devait démarrer cet été. On nous dit qu’il démarrera au début de l’année prochaine. Ce report laissera-t-il le temps de modifier les plans pour remplacer le bassin de 25 mètres par un bassin de 50 mètres ? Pour le prix (14 millions d’euros), ce devrait être possible.

 Les impôts de la région font un bond de 26,67 % ! Et que l’on ne nous dise pas que c’est à cause du transfert de charge de l’Etat vers la région, puisque ce transfert ne pèse pas sur le budget de cette année.

                                                                                                                                          Henri Prévot


 
Septembre 2005

Laïcité et respect des religions

Au moment de commémorer le centième anniversaire de la loi de 1905 qui a instauré la séparation des églises et de l’Etat, le maire nous annonce tout à coup et sans débat préalable avec la population que la commune prendra en charge elle-même le financement d’une salle de prière pour les musulmans - près d’un million d’euros ; ces locaux communaux seraient mis à la disposition exclusive « à titre précaire et révocable » d’une association de musulmans qui n’aura à payer que les charges.

Pourtant le maire avait donné son accord il y a deux ans à une autre association qui avait le projet de financer elle-même une salle de prière. Il nous avait même dit qu’il saisirait le conseil municipal à la condition que Ste Geneviève Autrement ait donné son accord. Après avoir eu avec les responsables de l’association un entretien approfondi, nous avons donné notre accord. Pourquoi donc, le maire a-t-il radicalement changé de position et mis ainsi ces responsables en porte à faux ? Pourquoi donc veut-il financer un lieu de culte avec des fonds publics, contrairement à la loi ? Pense-t-il empêcher ainsi qu’on incite les jeunes à verser dans l’intégrisme musulman ? Allons ! Si cela devait arriver ce ne serait pas dans un lieu public ; internet est plus efficace. Ou veut-il que l’association soit dirigée par des personnes « qu’il connaît », comme il nous l’a dit ?

Les catholiques ont financé l’église du Bois des Roches à St Michel, les juifs ont financé la synagogue de Ste Geneviève. Les musulmans désiraient financer eux-mêmes leur lieu de culte ; cela leur est refusé. Ils sont obligés d’accepter le cadeau de la municipalité. Comme pour les autres cultes, le financement des mosquées doit rester indépendant du pouvoir – surtout du pouvoir local. Il sera rendu plus facile par la récente création d’une fondation. 

Au conseil municipal, tous les élus ont approuvé le projet du maire – sauf ceux de Ste Geneviève Autrement par respect de la laïcité.

Qu’en pensez-vous ?

Nous vous souhaitons une bonne rentrée.

         Henri Prévot

Ecrivez-nous au 80 rue E. Branly 91700 SGdB ou sgautrement@wanadoo.fr ; notre site : go.to/sainte-genevieve 
 
 
 

Venez vous joindre à l’Association Ste Geneviève Autrement, la seule force d’opposition à la municipalité de Ste Geneviève : sgautrement@wanadoo.fr    tél : 06 78 89 54 87
 


 
 
 
juin 2005

Même sans constitution, vive l’Europe et vive la démocratie !

L’Europe est un beau projet ; ceux qui ont voté oui avec enthousiasme ou espoir sont déçus. Qu’ils ne soient pas découragés ! Le vote du 29 mai nous montre par quelle voie nous pouvons continuer d’avancer : non par une voie fédérale qui peu à peu efface les nations, mais par des coopérations entre nations sur des projets concrets - à 2 pays, ou à 4, à 10 ou à 25 selon les cas : des projets industriels, culturels, commerciaux, en s’écartant, s’il le faut, des règles du marché, comme nous avons fait Airbus. Alors, peu à peu, nos peuples continueront de se rapprocher, à leur rythme.

Pour cacher ses conflits internes et son désarroi, la gauche n’a rien trouvé de mieux que d’accuser le gouvernement. C’est trop facile ! Depuis quand le budget de l’Etat a-t-il dérapé dans le déficit ? Depuis l’arrivée de la gauche en1981. Qui a été incapable de demander aux actifs de travailler un peu plus pour pouvoir continuer de servir des retraites à nos anciens ? La gauche encore. Ce sont des vérités historiques, incontestables. A vouloir cacher ses lacunes en accablant un gouvernement courageux, cette gauche restera longtemps coupée du peuple qu’elle se flatte de représenter.

Ce référendum nous montre autre chose : si le traité avait été soumis à nos élus, députés et sénateurs, il aurait été approuvé à plus de 80 %. L’énorme écart entre nos élus et ce que pensent les électeurs pose des questions redoutables. Pour que l’on croie encore à la démocratie, il faut que les élus retrouvent le contact avec leurs électeurs.

A Ste Geneviève Autrement, que nous soyons ou non inscrits à l’UMP, nous savons que nous avons un devoir de relation avec vous, habitants de Sainte Geneviève, et un devoir de liaison entre vous et « Paris » sur les sujets qui vous touchent, à commencer par l’emploi, l’éducation de la jeunesse et des inégalités qui se creusent et menacent notre cohésion sociale. Parlons-en donc.

Henri Prévot

Venez vous joindre à l’Association Ste Geneviève Autrement, la seule force d’opposition à la municipalité de Ste Geneviève : sgautrement@wanadoo.fr    tél : 06 78 89 54 87
 


 
 
mai 2005

Europe, nations, démocratie

Oui ou Non ? Pour certains c’est non car ils veulent une Europe sociale, sans dire de quoi il s’agit. Pour d’autres, c’est oui pour pouvoir s’opposer à la Chine ou à M. Bush – mais si le traité avait été en vigueur il y a deux ans, l’Union européenne aurait accompagné M. Bush en Irak ; qu’aurait pu faire la France ?

Il y a aussi ceux qui disent « voter non, c’est dire non à l’Europe ». Vraiment ? Airbus, Schengen, Ariane, l’intervention militaire en Yougoslavie, voilà de belles réalisations européennes qui se sont toutes faites hors du traité sur l’Union. Car il y a plusieurs façons de « faire l’Europe » et M. Balladur écrit lui-même que sur les sujets les plus sensibles il faudra des coopérations entre des Etats qui se choisissent et se font confiance, des coopérations engagées hors du traité car ce projet de traité ne les prévoit pas.

A Ste Geneviève Autrement, nous avons beaucoup discuté et, comme ailleurs, nous sommes partagés.

Si le oui l’emporte, l’Europe poursuit lentement sa route vers une fédération à 25 maintenant, peut-être davantage plus tard, avec la Turquie. Comme elle se trouvera encore pour longtemps dans cette situation précaire où les Etats s’affaiblissent avant que l’Union ne s’affirme, espérons qu’il sera possible, sur les sujets sensibles, de coopérer, hors du traité, à quelques-uns, et que nos élus sauront se faire entendre avant de se voir imposer les lois européennes.

Si le non l’emporte, ce n’est pas un drame car les traités en vigueur continueront de s’appliquer et les diplomates sauront apporter au projet de traité les modifications demandées par les électeurs : rendre possibles au sein du traité des coopérations entre nations, à l’initiative et sous le contrôle des Etats, pouvant s’écarter lorsque c’est nécessaire, des règles du marché.

Aller vers une Europe fédérale ou, sinon, vers une Europe des nations pour réaliser ensemble des projets, voilà le choix qu’il nous faut faire en allant voter.

Henri Prévot
Sur notre site go.to/sainte-genevieve : « une Europe des projets » (H. Prévot dans le Monde, 1994), «Une nouvelle méthode pour l’Europe » (E. Balladur, Le Monde 2004), la position de l’UMP et tout un dossier.
 

 


 
mars 2005

L’Europe ? Bien sûr ! Mais comment ?

Savez-vous quelles sont les « libertés fondamentales » selon les textes européens ? La liberté de circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux ; cela a toujours été le cas et c’est écrit en toutes lettres à l’article I-4 du projet de traité. Certes on y parle aussi de liberté de pensée ou d’association mais dans une partie du projet de traité qui n’a pas la même force juridique que ces libertés de circulation qui, elles, s’imposent à la Commission et aux gouvernements.

Il y a du bon, évidemment, dans ce projet de traité. Mais il n’est pas possible d’en parler sérieusement en une colonne de ce journal : 448 articles ! Affirmer comme le fait M. Strauss Kahn qu’il s’agit de « dire oui ou non à l’Europe » est abusif ! Il faut se sentir libre. Dire non au traité, ce n’est pas du tout dire non à l’union européenne puisque les institutions continueront de fonctionner avec les traités en vigueur. La vraie question n’est pas « Europe ou pas d’Europe » mais « quelle forme d’Union européenne ? ». Sur cette grave question, après avoir étudié le texte du projet de traité Sainte Geneviève Autrement distribuera un journal fin avril début mai.

Autre affaire importante : en cette année du centenaire de la loi de 1905, la question des relations entre l’Etat et les religions n’est pas seulement une affaire de loi nationale. Elle se pose concrètement dans les communes. C’est ainsi par exemple que M. Serge Dassault, maire UMP de Corbeil, a décidé de financer lui-même (il en les moyens !) un lieu de prière pour les musulmans. Nous aborderons également cette question dans notre journal.

Par ailleurs, nous vous dirons comment le président de la communauté d’agglomération du val d’Orge nous empêche de connaître le détail de ses dépenses ; nous poursuivons nos démarches car, en droit, ces informations sont accessibles au public. 

Henri Prévot
Une contribution de votre part à la réalisation de notre journal serait très appréciée.
Pour entrer en relation avec nous : 80 rue E. Branly SGDB,  tél : 0678895487 courriel : sgautrement@wanadoo.fr - site internet : go.to/sainte-genevieve

 
Février 2005

Madame, Monsieur,

Le mouvement de solidarité qui a suivi le raz de marée en Asie est remarquable, mais que de bruit autour ! La vraie générosité est discrète et n’aime pas la publicité politique alors qu’à tous les niveaux, national ou municipal, les responsables politiques ont cru ajouter à leur popularité en louant la générosité de leurs administrés.
Face aux catastrophes et au malheur du monde, que faire ?

Le rôle de l’Etat est essentiel. Il peut conditionner son aide à des changements de politiques et c’est lui qui peut faire évoluer les règles mondiales – UNESCO, OMC, OMS, G8, Club de Paris pour la gestion de la dette, etc.
De son côté, la générosité individuelle est irremplaçable ; elle est durable et ne se limite pas aux catastrophes médiatisées ; elle n’oublie pas les victimes des famines, du sida, de la misère, ni celles des massacres politiques ; elle appuie l’action d’associations locales ou nationales qui connaissent bien ceux avec qui elles travaillent dans la durée. L’Etat encourage cette générosité par des mesures fiscales ; le gouvernement Raffarin a porté les abattements fiscaux à 60 %. Mieux vaut cette générosité choisie qu’une générosité que le pouvoir politique local ou national voudrait nous imposer en utilisant à sa guise l’argent de nos impôts.

Et la commune ? Elle a déjà beaucoup à faire au nom de la solidarité locale : procurer des logements sociaux à ceux qui en cherchent plutôt que de les casser, procurer à l’épicerie sociale (Escale) les moyens dont elle a besoin etc. Et pour essayer d’éviter de futures catastrophes qui seront autrement plus graves que ce raz de marée et qui, elles, dépendent de l’action de l’homme, qu’elle fasse plutôt ce qui lui revient pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique : urbanisme économe en énergie, circulations douces, chauffage au bois etc. – notre commune est encore bien absente de ce combat pour le monde !

Henri Prévot
Sur go.to/sainte-genevieve, nos propositions sur la lutte contre l’effet de serre et sur bien d’autres sujets pouvant vous intéresser. 

Merci de contribuer à notre action, qui ne reçoit aucun financement public : 80 rue E. Branly, SGDB, tél 0678895487, sgautrement@wanadoo.fr
 


 
 
Janvier 2005

Madame, Monsieur

La situation dramatique créée par le tsunami en Asie nous touche tous profondément. Lorsque le maire nous a proposé d’être présents sur le marché le dimanche 2 janvier, nous avons répondu positivement, contribution minuscule sans doute, mais qui montre l’élan unanime qui nous porte vers les victimes de cette catastrophe.

Nos affaires municipales paraissent alors peu de chose mais, comme on dit, « la vie continue ».

En décembre, le maire nous a présenté son budget pour 2005. On y trouve de bonnes choses, l’animation culturelle et des actions pour la jeunesse en particulier, deux domaines où sont reprises certaines des propositions que nous avions faites. Mais quelle surprise d’entendre le maire nous dire que la dotation de solidarité (DS) que la communauté d’agglomération verse à la commune diminue de 25 % et « a vocation à disparaître » ! Quoi ? Non seulement l’agglomération bénéficiera intégralement de l’augmentation de la taxe professionnelle, mais encore elle supprimerait le peu de DS qu’elle nous reversait ! Ses dépenses sont-elles si prioritaires qu’elles doivent l’emporter sur celles de la commune ? Et qui décide de cette priorité ? Le conseil municipal doit-il se contenter de se soumettre au diktat de l’agglomération ? 

Et nous ne pouvons oublier que l’an dernier, en décembre 2003, le maire nous a fait voter le budget en affirmant que le taux des impôts augmenterait « de 0 à 2 % ». Dans le débat qui m’opposait au président de l’agglomération avant les élections cantonales de mars, je n’ai donc pas pu montrer comment ses dépenses pesaient sur le budget de la commune. Or quelques jours après les élections, le maire a annoncé que les taux en 2004 augmenteraient en moyenne de 4 %. Il nous avait donc déformé la vérité pour protéger celui à qui il doit sa place. De telles pratiques sont inadmissibles.

La vie en société, en politique comme ailleurs, demande un minimum de confiance. Dans ce cas, il s’avère que ce n’est pas possible. Nous avons donc voté contre le budget.

Avec l’équipe de Ste Geneviève Autrement je vous souhaite une très bonne année.

Henri Prévot
Tél : 06 78 89 54 87  sgautrement@wanadoo.fr   site : go.to/sainte-genevieve
 
 
 

 


 
 
Décembre 2004

Madame, Monsieur

Depuis 1995, Ste Geneviève Autrement vous distribuait régulièrement un journal car le maire ne nous ouvrait le magazine Votre Ville qu’une fois par an. A plusieurs reprises nous avons dénoncé cette pratique mais le maire continuait d’ignorer la loi du 27 février 2002 (il y a près de trois ans !) qui lui fait obligation, dans chaque numéro de Votre Ville, de réserver un espace à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale. 

Il a fallu que je soulève expressément la question au conseil municipal pour qu’enfin la loi soit appliquée. Nous aurons donc désormais dans ce journal une colonne par numéro. C’est un progrès.

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En septembre le conseil municipal a entendu un compte rendu de l’activité de la Communauté d’agglomération du Val d’Orge, la CAVO, mais nous n’avons pas eu la réponse à une question que nous avions posée.

J’ai calculé le total des dépenses de fonctionnement de la CAVO et des communes concernées, et le total des dépenses de fonctionnement de ces communes juste avant qu’elles n’entrent dans la CAVO. La différence est de 5 millions d’euros  en plus. Pourtant on nous avait dit que le regroupement des communes permettrait de faire des économies (« économies d’échelle », meilleure négociation avec les prestataires de service etc.). J’ai demandé des explications. On ne m’en a pas donné. J’ai donc demandé à voir le détail des dépenses de la CAVO. Il n’est pas facile d’y accéder ! Les démarches sont en cours.

Nous voyons en tous cas que l’argent public va plutôt à la CAVO (taxe professionnelle, dotation de l’Etat) et que les dépenses prioritaires sont plutôt à la charge de la commune, ce qui crée un malaise. Investissements somptuaires d’un côté (le Trianon, etc.) et difficultés de l’autre (MJC par exemple). Le maire accuse l’Etat, évidemment, alors même que la commune a obtenu la création d’un nouveau bureau de poste. En fait, il ne veut pas voir où est vraiment le problème – pour plus de commentaires, vous pourriez voir notre site internet.

Avec Ste Geneviève Autrement, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année.
 

Henri Prévot
Tél : 06 78 89 54 87  sgautrement@wanadoo.fr   site : go.to/sainte-genevieve
 
 


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v
 

Décembre 2003

Du bon usage des subventions

Le maire écrit dans le rapport sur les orientations budgétaires : "Ste Geneviève veille à profiter à plein des possibilités de voir ses actions subventionnées". Tant que cela va dans le bon sens et donne de bonnes idées à la municipalité, tant mieux ! Mais cette volonté systématique de se faire subventionner peut égarer : quand la municipalité a-t-elle décidé de casser 100 logements sociaux très bien conçus et très bien situés ? Lorsque M. J. Dray lui a appris qu'il y avait des fonds pour casser des immeubles. Faut-il créer des locaux associatifs, entretenir le patrimoine et mettre aux normes des bâtiments ou bien faut-il créer un centre nautique de 15 millions d'euros ? Créer le centre nautique de 15 millions d'euros, car il sera subventionné. Et le reste attendra.
Une subvention n'est jamais à 100 %. Recevoir une subvention, c'est aussi dépenser un l'argent qui ne sera donc pas disponible pour autre chose.

Autre question. L'argent qui permet au conseil général ou à la région de donner des subventions aux communes, d'où vient-il ? Des impôts locaux, naturellement, c'est à dire de notre poche. Le circuit est donc le suivant : nous versons un impôt au conseil général, celui-ci décide quelles opérations municipales il subventionnera, c'est à dire comment il souhaite orienter l'action des communes. Notre commune donne la priorité à ce qui est subventionné, ce qui veut dire qu'elle retarde ou abandonne le reste. Pour chaque dossier elle fait une demande de subvention. Puis, elle dit "merci" à son conseiller général qui "a su défendre si efficacement la demande de la commune".

Ne serait-il pas plus simple et plus lisible que le conseil général diminue ses impôts sur les ménages et donne moins de subventions aux communes ? Autre méthode : il verserait aux communes une subvention globale, différente selon les communes pour tenir compte des différences de richesse.

Cela ferait des économies de papiers et de dossiers et l'on saurait qui décide vraiment.

Bonne fêtes de Noël et bonne année !

Henri Prévot
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Décembre 2002

L'argent de la démocratie locale

Voilà un sujet dont on ne parle pas beaucoup !

La démocratie a deux volets : l'élection tous les cinq ou six ans et, entre temps, le contrôle de ceux qui ont le pouvoir. Ce contrôle est exercé par la population et par les élus de l'opposition. Ste Geneviève Autrement est là pour faire vivre la discussion démocratique.

La municipalité dispose du budget et du personnel de la commune ; de plus, le maire, ses adjoints et tous les élus de la majorité reçoivent des indemnités. En face, les élus de Ste Geneviève Autrement ne reçoivent RIEN - vraiment rien. Le déséquilibre est tout à fait considérable et, faut-il le dire, assez pesant.
Or la démocratie a besoin d'une information indépendante. Nous en avons eu encore une démonstration cette année avec le projet de démolition de logements dans une résidence, puisqu'il nous a fallu corriger des informations inexactes données par la municipalité. Et, depuis un an, celle-ci prépare un projet dans la plus grande opacité. La "concertation" annoncée par la municipalité pourra-t-elle être autre chose qu'une opération de propagande en faveur de son projet ? La question se pose car le monopole de l'information rend IMPOSSIBLE un vrai débat. 

Sur d'autres sujets concernant le coût des services, le personnel municipal ou les ressources fiscales, le maire et le président de l'agglomération ne répondent pas à nos demandes d'information ; il nous faudra donc insister et, peut-être, nous adresser à nouveau à la CADA ou à la préfecture.
Car sur toutes les affaires de la ville nous voulons vous donner des informations nécessaires pour mieux connaître la réalité et participer au débat. Dans ce but, pour étudier les principaux dossiers, pour financer notre journal, il faut un budget minimum. Aujourd'hui, nous sommes trop peu nombreux à y contribuer - c'est pourquoi nous avons pensé utile de vous informer que nous ne recevons aucun financement public.
Bonne année !

 Henri Prévot
- Françoise Couilleaux a remplacé au Conseil municipal Noëlle Mourier, très occupée par ses activités associatives.
- Les dons à Ste Geneviève Autrement donnent droit à une baisse d'impôt de 50 % de leur montant.
 

 


 
Décembre 2001

Madame, Monsieur,

L'année qui s'achève est celle des élections municipales de mars dernier. En présentant une liste, notre association Ste Geneviève Autrement a permis à la démocratie de s'exprimer. C'est sur la base de notre programme qu'aujourd'hui nous allons vers vous, en distribuant notre journal et en vous proposant des rencontres dans votre quartier.

L'année qui vient est celle d'élections nationales. Certes, dans chaque élection il faut que deux camps s'affrontent l'un contre l'autre. Avec la chute et la disqualification du communisme il y a une dizaine d'années et après les attentats du 11 septembre de cette année, notre monde a beaucoup changé ; les discussions et les réflexions qui précéderont les prochaines élections pourraient nous montrer que de nouveaux clivages politiques traversent les formations de "droite" et de "gauche", ce qui pourrait renouveler le débat politique pour le plus grand bien de la démocratie.

Quant à nous, fidèles à nos objectifs, nous voulons vous écouter et vous offrir un moyen d'expression, travailler les dossiers qui concernent notre ville, être vigilants, critiquer quand il le faut et faire des propositions indépendamment des options partisanes et en respectant toujours cette règle : refuser de dire ou d'écrire quoi que ce soit de faux ou de trompeur.

Parmi les dossiers les plus importants, celui de la sécurité, naturellement. Depuis longtemps, nous demandons que la ville prenne davantage en compte cette préoccupation majeure. Cette année, nous avons proposé au maire de travailler sur ce sujet en concertation, forts des propositions que nous avons réunies dans notre programme électoral.

Nous vous en parlerons plus longuement dans notre prochain journal, en janvier.

Vous avez des suggestions ou  des souhaits à formuler ; nous sommes à votre écoute. Téléphonez-nous, écrivez-nous par la poste ou par courrier électronique : ensemble nous pourrons préparer soit une lettre au maire, soit une intervention au conseil municipal soit encore un article dans notre journal.

Bonne année !

       Henri Prévot

 
 
 
 
 
Un rappel nécessaire

Nous avions à plusieurs reprises déploré de n'avoir dans le journal Votre ville qu'"une colonne sur mille". Il a fallu que nous écrivions au maire pour le rappeler à la loi et enfin obtenir de pouvoir nous exprimer dans tous les numéros de Votre Ville, et non pas seulement une fois par an. C'est un droit qui avait été donné à tous les élus municipaux qui n'appartiennent pas à la majorité par une loi de février 2002, il y a trois ans.

Nous voulons bien croire qu'il n'était pas au courant ; mais alors il était bien mal renseigné par ses adjoints, pourtant fort prompts à se dire "parfaits démocrates". Comment donc la démocratie peut-elle fonctionner sans moyens d'expression ?

A ce jour, début février 2005, aucun indication précise ne nous a été donnée pour une expression sur le site internet de la ville. Au contraire, les procès verbaux des réunions du conseil municipal sont publiés sans le texte de nos interventions - ce qui est inadmissible puisque un procès verbal tronqué est un texte qui ne reflète pas la réalité.

Voici la lettre que nous avons adressée au maire.
 
 

Henri Prévot                                                                                                                                                 le 12 juin 2004
Conseiller municipal
du groupe Ste Geneviève Autrement

Monsieur le maire

L’article 9 de la loi sur la « démocratie de proximité » du 27 février 2002, introduit dans le code général des collectivités territoriales un article L. 2121-27-1 ainsi rédigé : 

« Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur. »

Dans le document de présentation du projet de loi on lit ces commentaires :

« Réservation d'un espace dans les documents d'information : le présent article figure au nombre des dispositions destinées à améliorer les droits des élus n'appartenant pas à la majorité des organes délibérants des collectivités territoriales. Il vise à leur réserver un espace d'expression dans les bulletins d'information générale des collectivités territoriales, quel qu'en soit le support, lorsqu'ils sont destinés à informer les habitants sur les activités et la gestion du conseil municipal (pour les communes de 3 500 habitants et plus) ».

Du texte de la loi et des commentaires il ressort donc

- qu’un espace doit être réservé aux élus qui ne font pas partie de la majorité dans les bulletins d’information « quel qu’en soit le support », c’est à dire, à Ste Geneviève, chaque numéro du magazine Votre Ville et le site internet de la ville.

- que les modalités d’application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur du conseil municipal.

C’est pourquoi je vous demande de proposer au Conseil municipal, dès sa prochaine réunion, le 29 juin, une délibération qui complète son règlement de façon à se conformer sur ce point à la loi du 27 février 2002.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le maire, l'expression de mes sentiments très distingués.