Ste Geneviève
             AUTREMENT

Dir. de Publication H.Prévot

N° 8

Jan. 97

impr.SGA

.Pour un souffle nouveau, en toute liberté


 
Impôts : Monsieur le maire, nous vous plaignons

La décision d'augmenter les impôts fut "douloureuse pour vos élus" (journal Votre ville de Novembre 1996 page III, 2ème colonne). Vous nous assommez d'impôts ; il est normal que nous vous plaignions. 

Suivent deux alinéas, non reproduits ici, qui traitent des indemnités d'élus, notamment des indemnités cumulées de l'un d'entre eux.
 

Et, par rapport au budget primitif, les dépenses d'imprimerie ont presque doublé en 1996 ! Est-ce lié à l'affaire Carrefour ? En réponse à mes questions, vous avez confirmé que la municipalité a demandé à Carrefour de payer la restauration du Donjon. Elle aurait dû d'abord l'obliger à respecter la sécurité et la tranquillité des riverains. C'est donc la municipalité qui est responsable de la situation actuelle. "Editions spéciales" de Votre Ville, pétitions, désinformation à jet continu ; il fallait absolument cacher votre responsabilité et en charger ces riverains grincheux. Tout cela a coûté cher ; il a fallu augmenter les impôts. Décision douloureuse... 

Non, Monsieur le maire, c'est nous qui nous plaignons ! 

                                                                                                  Henri PREVOT 

Nouvelles du conseil municipal

Embaucher quand il le faut ... et savoir supprimer des postes

Plusieurs emplois d'animateurs de jeunes ont été créés ; c'est bien et nous avons maintenant une bonne équipe. Il ne faut pas hésiter à créer des postes nouveaux pour répondre à de vrais besoins : en plus des animateurs, il nous faut des éducateurs. Mais il faut aussi savoir supprimer d'autres postes. La municipalité ne sait pas le faire. Et c'est ainsi que les effectifs ne cessent de gonfler. 

Manque de prévision

Il faut faire de gros travaux dans l'école Jean Macé. Nous le savions depuis longtemps. Mais, pour les financer, le maire s'aperçoit qu'il n'a prévu aucun autofinancement. Il doit emprunter encore 13 millions - bonjour les intérêts ! 

Ordures ménagères: un rapport accablant de la Chambre des Comptes

Parachini a obtenu le marché de l'usine de traitement sans appel d'offres ; 850 millions. Comme par hasard, la société est vendue peu après au Crédit Lyonnais avec une plus value - due probablement à ce marché, comme le suggère le rapport. Tant mieux pour les actionnaires, tant pis pour les contribuables ! Notre commune aime bien Parachini : elle lui a commandé les deux tiers de travaux d'aménagement de la ZAC des Aunettes. 

Résidence de personnes âgées : une taxe injuste

La taxe foncière incombe au propriétaire et non pas aux locataires. C'est vrai aussi pour les résidences de personnes âgées. Or la ville s'est engagée auprès du propriétaire à payer cette taxe à sa place. Et maintenant, elle la répercute sur les locataires ! Pour se "dédouaner", elle demande à l'Etat d'exonérer ces résidences. Mais cette demande a bien peu de chances d'aboutir. Ce système est pervers : la ville n'aurait jamais dû dispenser le propriétaire de payer lui-même la taxe. 

Du nouveau pour nos deux élus dans les Commissions municipales

Dominique Szczepanek, qui succède à P. Bettoni, apporte ses compétences aux commissions Travaux, Urbanisme et Développement économique. 

Henri Prévot prend une part active aux Commissions Enfance et jeunesse, scolaire et Contrat de ville. Il participe aussi à la Commission des finances. 
 
 

Nouvelles de la ville...Nouvelles de la ville...

Une belle fête du 11 novembre

C'est la fête du recueillement national ; elle nous invite à bien ressentir ce qui fait la France, avec sa longue histoire de gloire et de douleurs. Nous avons beaucoup apprécié que nos amis d'Obertshausen aient envoyé une forte délégation. 

Enfin, un joli programme pour le contrat de ville

Nous nous réjouissons que le contrat de ville semble se dégeler. Il intéresse toute la ville, et pas seulement les résidences. L'Etat et le département nous apportent 800 000 F pour aider les jeunes, développer des actions éducati-ves, mener des actions d'animation : lire en famille, le conte, le soutien sco-laire, les ateliers informatiques, les journées "portes ouvertes" de St Hubert, la boutique alimentaire ESCALE, les relations entre jeunes et police etc. 

Sainte Geneviève Sports

SGS, fort de ses 5 000 adhérents dont 2/3 de Génovéfains, a magnifique-ment fêté ses 60 ans. C'est une solide association. Chaque année, comme toutes les associations qui rendent un service social, elle recherche des béné-voles ; c'est chaque année plus difficile ; mais chaque année elle y réussit. C'est l'occasion pour nous de les féliciter et de les remercier. 
 
 

Notre dossier... Notre dossier... Notre
janvier 1997

La ville et les associations

Notre société a besoin d'associations. Est-il possible d'aider la vie associative à se développer en respectant parfaitement son indépendance et en veillant au bon usage des fonds publics ? 

La municipalité édite un guide des associations de Ste Geneviève, qui compte 170 associations, et verse 82 subventions. Selon quels critères? 

Distinguer trois catégories d'associations

1- La plupart des associations sont créées pour réunir des personnes qui ont le même centre d'intérêt. Elles vivent normalement des cotisations. 

2- Les associations paramunicipales sont des prolongements des services municipaux. Elles sont généralement présidées et administrées par des amis du maire. Elles donnent une souplesse de fonctionnement mais elles sont aussi, parfois, un habile moyen de détournement de fonds publics. Il faut donc être vigilant. A Ste Geneviève, elles reçoivent 2,7 millions, soit la moitié du total des subventions aux associations. 

3- D'autres associations sont créées par des bénévoles qui mènent une action d'utilité sociale. 

Développer le "service social associatif" :

A Ste Geneviève des Bois, il y a plusieurs associations d'utilité sociale ; elles font du bon travail : Secours catholique, Secours populaire et autres associations d'entraide, Sainte Geneviève Sport et autres clubs sportifs, Renais-sance et culture et bien d'autres encore. 

Mais il y a encore beaucoup à faire, pour l'harmonie de notre vie sociale. 

Il faut aller chercher l'exemple dans d'autres communes : soutien scolaire à grande échelle par des bénévoles, parrainage d'enfants et d'adolescents avec l'accord des parents, développement des loisirs éducatifs, accompagnement de ceux qui viennent de perdre un emploi, lutte contre la drogue, conseils aux jeunes pour réaliser un projet d'insertion professionnelle, échange des savoirs, meilleure connaissance d'autres cultures, assistance des grands malades, présence auprès des personnes âgées souffrant de la solitude etc. 

Bien sûr, de nombreux Génovéfains aident directement leurs voisins ou leurs amis sans passer par une association ; mais, bien souvent, une association est très utile et même nécessaire. 

Comment la ville peut-elle aider la vie associative à se développer ?

Elle doit d'abord permettre à toutes les associations de se faire connaître ; le guide des associations y contribue mais c'est très insuffisant. On dit toujours qu'il n'y a pas assez de bénévoles ; pourtant beaucoup de gens ont du temps et seraient heureux de se rendre utiles et de rencontrer d'autres personnes. Mais la méconnaissance de leurs aptitudes et la crainte de ne pas "être à la hauteur" les empêchent de s'engager. C'est pourquoi il faut les informer du large éventail des besoins, favoriser leur rencontre avec les bénévoles déjà engagés et leur proposer des stages de formation. 

Information et formation

La municipalité devrait ouvrir plus largement le journal Votre Ville aux associations du service social associatif et, avec les précautions d'usage, offrir une tribune à ceux qui veulent fonder une nouvelle association. Elle devrait financer intégralement la formation des bénévoles, dispensée dans des centres agréés. 

Une aide en nature plutôt qu'en argent

Certains moyens (locaux, bureautique par exemple) peuvent être partagés entre les associations selon un planning. Or ce ne sont pas les locaux qui manquent, en rez de chaussée, dans les résidences ou avenue Gabriel Péri ! La commune devrait coopérer avec les propriétaires pour mettre des locaux à la disposition des associations. 

Financer des projets, passer des conventions sur plusieurs années

Si une association a un projet exceptionnel et si celui-ci est un facteur d'animation pour la ville, il est normal que la municipalité lui accorde une sub-vention. Si une association a une action d'utilité sociale, il vaut mieux passer avec elle une convention sur trois ans, ce qui lui permettrait de planifier son activité et simplifierait les formalités administratives, coûteuses tant pour l'association que pour la ville. 

Vérifier le bon usage des subventions :

On ne doit pas oublier que les subventions sont financées par les impôts. Aujourd'hui, suffirait-il de demander une subvention pour la recevoir ? Un ancien conseiller municipal écologiste, M. Saroyan, avait demandé, rien que pour voir, une subvention de 100 F... et il l'a eue ! Bien sûr, il l'a refusée. Si une association estime qu'elle a réellement besoin d'une subvention, elle doit normalement donner à la mairie un projet de budget et lui rendre compte de la façon dont elle a utilisé cette subvention. La mairie doit vérifier que l'association a une véritable vie propre, que son conseil d'administration et son assemblée générale se réunissent régulièrement et que les fonds publics ont été utilisés conformément aux statuts de l'association et au programme convenu. 

Pour respecter l'indépendance des associations, un comité consultatif.

Le maire doit démontrer que les associations sont à l'abri de la politique partisane. Dans ce but, nous proposons d'utiliser les possibilités offertes par la loi du 6 février 1992 sur la démocratie locale: créer un comité consul-tatif formé de conseillers municipaux de la majorité et de l'opposition (deux ou trois de chaque bord) et de représentants du milieu associatif (quatre à six personnes). 

Ce comité gérera les pages du journal Votre Ville consacrées aux asso-ciations, proposera au Conseil municipal des critères d'attribution des aides (à l'intérieur d'une enveloppe votée par le Conseil municipal), recherchera des formations pour les bénévoles, s'informera sur ce qui se fait dans d'au-tres communes, organisera des rencontres avec les associations présentes dans ces communes et fera la promotion de la vie associative, en particulier du "service social associatif" dont notre société a tellement besoin. 

Sans dépenser davantage, notre commune pourrait avoir une action beaucoup plus efficace qui respecte parfaitement l'indépendance des associations. 

Nous pouvons vous procurer la liste des subventions que la commune donne aux associations.
 

  Se former et s'informer

Pour se permettre de juger, il faut de bonnes informations ; il faut aussi se former pour être compétent. 

A partir de 1997, les comptes des communes seront établis selon une nouvelle comptabilité. Henri Prévot a passé trois demi-journées de formation sur cette nouvelle comptabilité, la M 14. 

Par ailleurs, nous avons demandé au maire ces informations, entre autres : 

- la liste des emplois municipaux en 1990 et aujourd'hui, avec l'indication de leurs fonctions : nous pourrons mieux analyser comment les effectifs ont augmenté, alors que la population n'a pas changé ; 

- des documents relatifs aux commandes passées par la commune et par sa Société d'économie mixte, la SOGEM, aux entreprises de travaux publics. 
 

Vous nous écrivez, vous nous téléphonez...Vou

M. X. nous écrit

Félicitations pour la rédaction du numéro 7 du journal de Ste Geneviève Autrement. 

Merci à ce lecteur ; ses compliments nous encouragent.

M. J.B... nous écrit

- Si la municipalité intervient pour créer des emplois, attention à ne pas fausser la concurrence ! 

Vous avez raison. L'intervention de la ville doit permettre de créer des activités nouvelles. Il ne s'agit pas "d'habiller Paul en déshabillant Pierre".

Mme S.A...

- A la sortie de l'école, rue Romain Rolland, il y a beaucoup trop de voitures ; elles sont obligées de faire marche arrière pour repartir ; c'est dangereux ; il y aura certainement un accident. 

Henri Prévot interviendra auprès du maire qui doit, en effet, veiller à la sécurité et attirer l'attention de tous sur les risques d'accident.

Un grand nombre de Génovéfains nous ont écrit ou parlé de l'augmentation des impôts ; voici des extraits de deux lettres significatives, de M. C.H... et M. F.D...

- Cette année j'ai dû consacrer aux impôts communaux un mois et demi de la retraite que je reçois de la Caisse nationale vieillesse. (...) Depuis six ans, l'augmentation des impôts provoque l'appauvrissement. 

- A gauche en général et chez les communistes en particulier on l'a tou-jours dit : "les riches paieront". Les Génovéfains sont-ils riches ? Que oui; la preuve : ils possèdent un pavillon. (...) Faire payer des sommes aussi exorbitantes pour pallier la gestion irresponsable du maire, ce n'est ni plus ni moins que de la spoliation. Devront-ils vendre leur pavillon ? 

Depuis six ans, les impôts ont augmenté chaque année beaucoup plus vite que l'inflation. Aujourd'hui, il faut penser au budget de 1997 ; il se prépare ; c'est le moment de dire ce que nous pensons. Nous vous proposons de signer la pétition qui figure en dernière page.

PETITION

L'augmentation des impôts
l'augmentation de la dette et des intérêts
nous en avons ASSEZ !

Cette année les impôts augmentent de plus de 11 % ! Depuis que M. Champion est maire, les impôts de Ste Geneviève des Bois ont augmenté, en plus de l'inflation, de plus du tiers, soit deux fois et demi plus vite que dans les autres grandes communes de l'Essonne.

Et malgré cela, la dette est toujours plus lourde : les intérêts, à eux seuls, absorbent près du quart de nos impôts. Et en 1996 nous nous endettons encore de 18 millions de francs.

Ce n'est pas étonnant car le maire choisit la facilité. Il fixe d'abord les dépenses ; il en déduit l'augmentation des impôts et de la dette.

Il est trop facile d'accuser l'Etat, en oubliant de dire que la ville reçoit des dotations des fonds de solidarité entre communes. Le maire est responsable de 90 % de l'augmentation des impôts !

Pour 1997 et les années suivantes, nous avertissons le maire :

pas de dette nouvelle et pas d'augmentation de la pression fiscale : n'augmentez ni les impôts ni la dette plus vite que l'inflation.