Ste Geneviève
               AUTREMENT
                 Dir. de Publication H.Prévot

 

N° 20
Mai 00

impr.Faust

.Pour un souffle nouveau, en toute liberté



 
 
 

L'étrange démission de M. Champion

Nous payons 15 millions par an pour nos ordures ménagères ; la société qui les traite, la SEMARDEL, était présidée par M. Champion jusqu'en avril. 

A la demande du préfet de l'Essonne, la Mission d'expertise économique et financière du ministère de l'Economie (MEEF) a fait un rapport sur la SEMARDEL. Pour plus de transparence, le préfet l'a rendu public. 

Comme la presse s'en est déjà fait l'écho, la MEEF dénonce des pratiques répréhensibles répétées, des marchés passés sans appel d'offre avec des sociétés amies etc. Pour le rapporteur cela justifie des poursuites pénales. 

La Chambre régionale des comptes avait déjà dénoncé les pratiques de la SEMARDEL : des marchés d'un montant global d'un milliard de francs ont été passés sans appel d'offre à Parachini. Selon la MEEF, ces pratiques condamnables continuaient donc sous la présidence de M. Champion. 

Aujourd'hui, celui-ci vient de démissionner de la présidence. 

Selon ce rapport, la SEMARDEL est inutile ; en tous cas elle fait vivre grassement un système opaque où gravite M. Champion.

Essayons de comprendre

La commune confie l'incinération de ses ordures ménagères à un syndicat intercommunal qui la confie à une société d'économie mixte qui la confie à une entreprise qui fait tourner l'usine - ouf ! A chaque fois un président, des vice-présidents, un directeur général, des marges … et de l'opacité ! 

Le rapport de la MEEF est remarquablement rédigé et parvient à percer cet imbroglio de sociétés qui interfèrent, de responsabilités qui se chevauchent et de mouvements d'argent qui se mêlent et se perdent. C'est une longue description "des mises en place consécutives et répétées de procédures irrégulières voire pénalement répréhensibles". 

Ce rapport dénonce cinq sortes d'anomalies

- ce qui ressemble à du mensonge : exemple : l'incinération nous coûterait relativement peu. C'est faux. Si l'on tient compte de ce que nous avons déjà payé pour cette usine (320 millions en tout, donc 16 MF pour notre commune), on s'aperçoit qu'elle est plus chère que la moyenne. 

- des erreurs coûteuses : exemple : nous avons payé la TVA à tort ; coût pour Ste Geneviève : 1,3 MF. H. Prévot en a demandé le remboursement. 

- quelque chose qui intrigue la justice : en 1993, la SEMARDEL a confié la gestion de l'usine à Parachini sans faire jouer la concurrence ; or ce con-trat, qui nous coûte cher, laissait espérer à Parachini un profit, en 20 ans, de 250 millions. Peu après la signature, ses actionnaires ont vendu leur société avec une très forte plus value. Où est allé cet argent ? La justice s'en occupe. M. Champion était alors vice-président du SIREDOM. 

- du gaspillage, c'est à dire des dépenses inutiles : le rapporteur les estime aujourd'hui à 200 F/Tonne soit, pour Ste Geneviève 3 MF par an. 

- pour cacher le tout : l'opacité et de graves irrégularités administratives. 

Face à ces accusations très lourdes il faut, bien sûr, entendre ce que dira la SEMARDEL pour sa défense mais les rapports de la Chambre régionale des Comptes et de la MEEF montrent au moins que M. Champion, vice-président du SIREDOM puis président de la SEMARDEL, n'a pas su défendre les intérêts des Génovéfains.

Je l'avais à plusieurs reprises interrogé au Conseil municipal à ce sujet Aucun de ses adjoints n'a jamais fait la moindre critique ou seulement montré la moindre inquiétude : aveuglement ou complaisance ? 

Henri PREVOT
Sur notre site internet (cf. p.8), une analyse de ce rapport ; nous y publierons aussi des éléments de réponse de la SEMARDEL.
 

Nouvelles de la ville

Un investissement que l'on attendait depuis longtemps

Le nouveau conservatoire de danse avait été décidé … en 1994. Depuis 6 ans, le maire a bloqué le dossier. Sous la pression des parents excédés, il semble que la décision soit prise de le construire 

Pour donner à nos enfants le goût de la musique

Grâce à une convention entre la commune et l'Education nationale, des professeurs du conservatoire municipal peuvent intervenir dans les écoles pour initier nos enfants à la musique. 

Le "collectif" des Aunettes

A l'occasion du départ de Marie-Bernard Simon, nous lui avons rendu hommage pour le rôle qui fur le sien dans la création d'un "collectif" d'associations. Il nous demande de préciser qu'il n'a pas été seul et mentionne le Secours populaire et la CSF. Nous les citons bien volontiers car ces associations, avec d'autres comme le Secours catholique, font du bon travail. 

Colère et solidarité 

Les habitants d'un immeuble étaient depuis des mois gravement importunés par une bande de jeunes qui occupaient leur cage d'escalier : coups violents frappés contre les portes, insultes, menaces, voitures endommagées. Ils avaient peur. Ni la police ni la mairie ne répondaient à leurs appels. Comme il y a trois ans au 1 rue A. Frank, H. Prévot leur a arrangé avec le commissaire de police une rencontre au cours de laquelle une dame a prévenu : "un jour, quelqu'un va p… les plombs". Cela n'a pas manqué ! Trois semaines plus tard, rentrant chez lui, un habitant est encore une fois insulté et menacé ("je vais violer tes filles" etc.) . Il se met vraiment en colère, va chercher un outil et le brandit pour chasser ces voyous qui sortent et appellent la police qui faisait sa ronde ! Cet homme a été retenu quelques heures au commissariat mais, dès le lendemain matin, ses voisins sont tous allés voir le commissaire. Celui-ci, déjà bien informé de la situation, l'a relâché de suite.Faudra-t-il de graves accidents pour réagir ? 

"Je vous apprends l'informatique et vous m'aidez en anglais"

Le "réseau d'échanges des savoirs" a bien démarré à Ste Geneviève ; une bonne façon d'établir de nouvelles relations. Tél : 01 60 16 37 00. 
 

Notre dossier... Notre dossier... Notre dossier... 

Au conseil municipal, le rôle de l'opposition

Peu de moyens …

- Très peu d'élus : une liste qui a 51% des voix a les trois quarts des élus ; une autre qui a 49% des voix en a trois fois moins. 

- Aucun moyen matériel, aucun financement pour faire étudier des dossiers complexes ni pour publier ses avis ou ses propositions. 

Mais l'opposition a quelques moyens, qu'elle a le devoir d'exploiter au maximum pour faire vivre la débat démocratique : 

- Elle participe aux commissions qui préparent les délibérations du Conseil. 

- Elle reçoit les dossiers cinq jours avant la réunion du Conseil municipal. 

- Sans pouvoir changer le sens d'un vote, elle peut faire des observations, des commentaires, qui figurent au procès-verbal de la réunion ; ce PV est ensuite approuvé par le Conseil municipal. C'est un document officiel qui fait foi. Les observations de nos élus y figurent. 

Il ne faut pas confondre le procès-verbal, approuvé par le Conseil municipal, et le "compte-rendu" rédigé sous le contrôle du maire. Sur le site Internet de la mairie, on trouve les comptes-rendus et non pas les procès- verbaux. Dans le journal Votre ville, c'est pire encore : n'y figurent que les votes, sans explications, ce qui peut prêter à malentendu ; ainsi, quand nos élus s'opposent à une délibération concernant certains dons, ce n'est pas par opposition aux dons mais à la façon dont ils sont accordés. 

- A l'ordre du jour des réunions du Conseil, l'opposition peut obliger le maire à inscrire des "questions diverses". 

- En cas de besoin, elle peut saisir les instances de contrôle . 

… qu'il faut savoir utiliser

- Henri Prévot et Dominique Szczepanek, nos élus de Ste Geneviève Autrement, sont assidus au conseil municipal et aux commissions auxquelles ils participent. Mais certaines de ces commissions ne se réunissent pas comme il convient, en particulier le bureau du Conseil communal de prévention de la délinquance et la Commission "contrat de ville". 

- Ils étudient tous les dossiers présentés au Conseil municipal et, si possible, font appel à des experts. 

- Ils font largement usage de la possibilité donnée par la loi de poser des questions au Conseil municipal : 23 fois en dix-sept séances. Pour pouvoir s'exprimer, H. Prévot a dû recourir une fois à un "rappel au règlement". 

- Ils commentent fréquemment les propositions du maire. 

- Ils ont saisi avec succès le sous-préfet, la Commission d'accès aux documents administratifs (très souvent), le tribunal administratif et d'autres. 

Le vote de nos élus, H. Prévot et D. Szczepanek

Leur règle de conduite est simple : ils votent "pour" chaque fois qu'ils n'ont pas de fortes raisons de s'abstenir ou de voter "contre", ce qui est générale-ment le cas des décisions de gestion courante. Quand ils ne votent pas "pour", bien que rien ne les y oblige ils le justifient : chacun de leurs commentaires est, en fait, un rappel à l'ordre ou une proposition. 

En dix-huit mois, ils se sont abstenus 45 fois et ont voté "contre" 13 fois, en particulier sur 

- les dotations : l'argent public ne doit pas être utilisé à des fins électorales. 

- le budget : depuis dix ans, les budgets sont déséquilibrés, ce qui a été confirmé par la Chambre régionale des comptes. Nos élus sanctionnent aussi les dépenses inutiles, la négligence à l'égard de questions importantes (la tranquillité et la sécurité, l'éducation de la jeunesse) et les comportements anti-démocratiques, comme l'usage éhonté des moyens de communication de la commune à des fins partisanes. 

Sur notre site internet (voir en p. 8), nous présentons une analyse des votes de Henri Prévot et Dominique Szczepanek par thème et un résumé d'une trentaine de leurs observations de ces dix-huit derniers mois : la gestion du personnel, les classes transplantées, les ordures ménagères, la piscine, la ZAC du Canal, la sécurité etc. On trouve aussi, pour chaque réunion du Conseil le texte intégral de leurs interventions. 

Nouvelles du conseil municipal

Le respect des droits du personnel

Les suppressions de poste doivent recevoir l'avis du Comité technique paritaire. Or celui-ci n'était même pas consulté. H. Prévot avait saisi le préfet ; après plusieurs mois de résistance, le maire s'est enfin conformé aux règles. 

Vers une "communauté d'agglomération"

Cette forme de groupement de communes, créée par la loi Chevène-ment, permettra de mettre en commun des équipement publics (pisci-nes, stades, conservatoires etc.). Le principe est bon. Pour les financer, la "Communauté" recevra le produit de la taxe professionnelle ; elle aura donc un grand pouvoir. Or le maire a proposé un groupement avec plusieurs communes, toutes du même bord politique et qui ne formaient même pas un seul tenant (puisqu'il y avait Longjumeau) ! Nos élus ont demandé que l'on revoie ce périmètre absurde. Depuis, toutes les communes voisines de la nôtre ont été invitées à y participer. Par ailleurs, nous refusons qu'une décision soit prise quelques mois seulement avant les prochaines élections. Ce ne serait pas démocratique ! 

Au sujet d'une luxueuse brochure

- Etait-il vraiment utile de débourser autant pour présenter notre ville ? 

- La brochure présente l'association qui soutient la municipalité et ne dit rien de la nôtre, Ste Geneviève Autrement ; ce n'est pas étonnant car, cette brochure, tout en donnant des informations utiles, est AVANT TOUT un support de propagande. Comme par hasard elle a été diffusée un an avant les élections ; or chacun sait qu'au-delà les maires n'ont pas le droit de financer leur propagande avec des fonds publics. 

 

Il y a un an, M. Champion, président de SEMARDEL, démissionnait de la vice-présidence du syndicat intercommunal SIREDOM "pour éviter la confusion entre SIREDOM et SEMARDEL". Aujourd'hui, il laisse sa place de président de la SEMARDEL au président du SIREDOM pour, dit-il, que les deux entités "parlent d'une seule voix". On nous dit n'importe quoi !

 
 
 

Vous nous écrivez, vous nous téléphonez

De nombreux Génovéfains, au sujet des dépenses de "l'an 2000"

- Combien a coûté le chapiteau, près de la salle Gérard Philipe ? 

- Nous avons posé la question au maire. Voici sa réponse : location du chapiteau et des structures annexes, y compris le chauffage : 676 500 F, alimentation en électricité : 66 000 F ; sonorisation et électricité : 147 000 F. Le gardiennage : 110F/heure ; le maire l'estime à 200 000 F ; c'est sans doute plus car on a vu trois personnes 24h/24 pendant deux mois, soit 4000 heures, donc 440 000 F. En tout : plus de 1,3 million de francs en plus de ce que l'on dépense habituellement pour ces fêtes de début d'année. Le maire a-t-il voulu "nous en mettre plein la vue" ? Facile, en vidant notre porte-monnaie.

M. C.H. : Un nouveau terrain de camping en pleine ville ? ?

- Il est dommage que le maire ne nous ait pas prévenus de l'ouverture d'un nouveau terrain de camping, rue de la glacière, près du Donjon. Il aurait tout de même pu installer des sanitaires ! 

- Y a-t-il un lien entre les occupants de ces tentes et les collectionneurs de pièces de monnaie que l'on voit à Carrefour ? Depuis le temps, on s'étonne que la maire n'ait pas trouvé de solution.

M. S : une pétition au sujet de l'insécurité

- Nous avons envoyé une pétition au maire, tant nous sommes excédés des dégradations, vols, agressions, incendie dans les caves etc. 

- Le maire ne peut pas tout, bien sûr ; mais nous lui reprochons de ca-cher systématiquement la situation et de ne consacrer à cette grave question presque aucune dépense du budget : il ne suffit pas de se plaindre à ( ou de ) la police ! - Voir aussi p 3.

- M.P. : Sur certaines embauches faites par la municipalité

- Vous vous demandiez pourquoi le maire ne vous donnait pas la liste des employés municipaux. C'est peut-être que parmi les personnes em-bauchées en 1998 il y a quatre enfants - filles, fils ou gendre - de conseillers municipaux de la majorité. 

- Nous pensions que c'était trois ; mais c'est bien quatre.

Opposition, vigilance, propositions

Nous apprenons qu'il se dit parfois que nos élus H. Prévot et D. Szczepanek mènent une "opposition systématique". C'est étonnant : au conseil municipal, ils votent "pour" en moyenne cinq fois sur six et, sinon, ils expliquent toujours leur vote - voir pp. 4 et 5

Pourquoi donc ont-ils voté "contre" le budget ? Pour deux raisons : 

- la gestion financière de la ville n'est pas correcte. Ces trois dernières années, la ville a vendu des terrains ou des maisons pour 12 millions ; parallèlement elle a augmenté la dette de 15 millions et, en plus, elle a diminué son fond de roulement. Le budget est ainsi équilibré par des artifices alors que les investissements sont insuffisants et que le gaspillage continue -cf. p7. 

- le budget reflète l'action de la municipalité ; voter "pour", c'est accepter sa politique. Or nous avons beaucoup à dire sur la jeunesse, la sécurité, l'emploi, les relations avec les associations, l'environnement, la qualité de l'information et sur d'autres domaines où la politique actuelle est défaillante. 

Nous avons fait des propositions très concrètes au conseil municipal, dans les dossiers de notre bulletin, pendant la campagne des cantonales ou encore sur notre site internet. Ce n'est pas nouveau : dès le mois de mars 1996, le maire a reproché à Henri Prévot de faire trop de propositions ! 

Quoi de neuf sur notre site internet ?

perso.wanadoo.fr/sainte.genevieve.autrement

Les ordres du jour du Conseil municipal et les interventions de H. Prévot et D. Szczepanek, une analyse du rapport de la MEEF sur la SEMARDEL, des extraits d'un article du Pr. Debré sur l'euthanasie, une feuille sur l'urbanisme, une sur les décisions du Conseil municipal depuis 18 mois - et les tuyaux du surfer, la météo à Ste Geneviève et d'autres "liens" intéressants. 

Nous avons besoin de vos idées pour bien préparer les élections de mars 2001. Pour nous donner votre avis, faire des propositions ou encore nous demander des informations, écrivez_nous au 5 rue de l'église, SGdB ou à sgautrement@wanadoo ou téléphonez-nous au 01 69 25 04 28.