Ste Geneviève
               AUTREMENT
                  Dir. de Publication H.Prévot

 

N°19
Jan 00

impr.Faust

Nous vous souhaitons une très bonne année


 

Monsieur le maire, nous vous avions alerté !

Equilibre du budget

- Depuis près de dix ans, nous vous reprochons de ne pas entretenir correctement le patrimoine de la ville et, en outre, d'endetter la commune pour financer cet entretien. 

- Aujourd'hui, la Chambre régionale des comptes dit que vous avez trop peu investi et que l'endettement de la commune est supérieur à la moyenne. 

Sécurité et tranquillité

- Depuis des années nous vous alertons sur l'aggravation de la situation ; dès l'automne 1995, nous avons proposé comme priorité la sécurité ; en hiver 1996, nous vous avons saisi le Conseil municipal ; au printemps 1997, nous vous avons fait des propositions (cf. sur notre site internet). 

- Aujourd'hui, un diagnostic réalisé par un cabinet spécialisé vous décrit une situation critique. Et vous avez eu besoin d'une enquête auprès de nos concitoyens pour réaliser à quel point ils sont inquiets et excédés. 

Le malaise des employés communaux

- Il a fallu que je vous demande à trois reprises de présenter le bilan social de la commune au conseil municipal ; je vous ai alors souligné à quel point il reflète le malaise du personnel. 

- Le 16 décembre, pour la première fois dans notre ville, le personnel manifeste contre vous, M. le maire ; les raisons en sont multiples et profondes. 

Consultez notre site internet - voir page 7                                     Henri PREVOT
 
 

Nouvelles du conseil municipal

Aide aux personnes ? Oui - mais exceptionnellement

Le maire a proposé d'octroyer une dotation financière aux jeunes qui reviennent du service militaire. Peut- on considérer que c'est une dépense d'intérêt public ? A des jeunes absolument sans ressources, une aide sociale à caractère exceptionnel pourrait se justifier. Mais tel n'est pas le cas. On est donc obligé d'y voir des dépenses à caractère électoraliste. M. Champion devrait se souvenir que ce n'est pas son argent qu'il dépense et que l'impôt du contribuable ne doit pas servir à sa propagande électorale. Ces raisons ont paru suffisantes à D. Szczepanek et H. Prévot pour voter contre, car l'argent que l'on donne aux uns est de l'argent que l'on prend aux autres. 

Autre exemple : une dotation de 800 F aux étudiants quels que soient leurs efforts et leurs résultats, c'est injustifié. Mieux vaudrait donner, de façon exceptionnelle, une vraie bourse à un enfant de famille sans ressources pour qu'il puisse continuer de brillantes études. Une bourse devrait être, comme jadis, "l'ascenseur de la République". 

Faire payer la publicité du maire par des commerçants

Le journal Votre Ville, financé par nos impôts, devrait être le journal de tous ; or il sert à la propagande du maire. En conséquence, la publicité participe, qu'on le veuille ou non, à la propagande politique. On est en pleine confusion. Nos élus ont donc voté contre les recettes publicitaires. 

Chute du mur de Berlin : créer un lieu de mémoire 

Nos élus ont demandé que l'on appelle une place de la ville "Place du 9 novembre 1989, chute du mur de Berlin". La majorité a refusé - avec de tristes arguments (cf. sur notre site Internet, voir p 7). Pourtant elle sait se souvenir quand elle le veut. Récemment, par exemple, nous l'avons approuvée de créer une place Toussaint Louverture, cet homme qui s'est battu contre l'esclavage. Mais, pour reprendre ce que dit l'historien Courtois au sujet d'un grand nombre d'intellectuels, le maire et ses amis n'ont pas fait leur deuil de l'idéologie révolutionnaire et du léninisme ; ils refusent donc de voir le passé tel qu'il a été. Dommage : "celui qui oublie son passé le revivra" (Goethe). 
 
 

Nouvelles de la ville

Comment des habitants des Aunettes se mobilisent

Depuis plusieurs années la situation dans quelques quartiers est intolérable. Quand on l'appelle, la police intervient, mais souvent trop tard. La justice sanctionne, mais souvent trop tard et les délinquants reviennent parader dans le quartier. Quant à la mairie… Il y a trois ans, les habitants d'un immeuble, le 1 rue Anne Frank, avaient appelé à l'aide. Aucune réponse pendant des mois. Alors, avec le concours de H. Prévot, ils ont fait une démarche commune : ils sont allés voir le commissaire de police pour expliquer la situation. A la suite de quoi, le maire a promis de tenir régulièrement des réunions avec les locataires de l'immeuble, mais n'en a rien fait. Alors, quelques-uns se sont pris par la main ; ils ont fait le siège du maire et du bailleur, la SCIC, et ils ont proprement convoqué le Procureur de la République. Depuis, la situation, sans être parfaite, s'est améliorée. 

En même temps, répondant à l'initiative d'un prêtre qui vivait à St Hubert (le père M.B. Simon, qui est parti récemment), quelques personnes ont œuvré pour que les associations de St Hubert se connaissent mieux et agissent ensemble. Puis, récemment, s'est formé un comité de pilotage de ce collectif ; il organise des rencontres, des repas de quartier et il réfléchit aux actions à mener. C'est donc un bon interlocuteur. Le comité, initiative des habitants, est indépendant de toute orientation politique. C'est ce qui lui donne sa légitimité. Si la municipalité essayait de l'utiliser à son profit, de le récupérer comme elle essaie souvent de le faire, cette initiative conduirait à une impasse et serait sans lendemain. 

Le bruit de voisinage

En cas de bruit insupportable, si l'on ne parvient pas à le faire cesser à l'amiable (au besoin avec l'aide d'un conciliateur), on peut porter plainte "au pénal". Alors il est possible d'obtenir un dédommagement en "se constituant partie civile", ce qui est facile et gratuit. 

Mais, pour déposer une plainte, il faut un constat ; la police n'a pas le temps ; un huissier coûte cher. Or le constat peut être fait par un employé municipal assermenté. Henri Prévot a écrit au maire pour lui demander combien d'agents municipaux sont habilités à cet effet. Après plusieurs semaines, il n'a pas encore reçu de réponse. 

Notre dossier... Notre dossier... Notre dossier... 

Le budget et la gestion de la commune

Le budget primitif de 2000 - ce qu'on ne vous dit pas

- les dépenses pour faire connaître l'action de la municipalité (imprimés, bulletins etc.) augmentent de 300 000 F, soit 13% 

- les effectifs du cabinet du maire sont passés en deux ans de trois à sept 

- les dépenses pour l'an 2000 dépassent 1,5 MF ; elles sont excessives 

- l'endettement augmente encore (de 9 millions à la fin de 1999 et de 6 millions en 2000) alors que la ville vend pour 9 millions de patrimoine. 

- les subventions aux associations qui rendent un service social sont inférieures à celles qui sont versées, en moyenne, dans les autres communes 

- les dépenses du poste "sécurité" sont dérisoires : 0,15% du total 

- même s'ils sont relativement importants cette année, les investissements ne suffiront pas à rattraper le retard pris dans l'entretien des véhicules, des rues et des bâtiments. 

Les critiques de la Chambre régionale des comptes

La Chambre régionale des comptes a vérifié les comptes et les opérations de notre commune. Elle a fait part au maire de ses observations dans une "lettre confidentielle" dont nous ne connaissons pas la teneur ; après les réponses de celui-ci, elle a formulé ses observations publiques. Le maire a commenté les observations publiques en se félicitant qu'elles ne soient pas pires. Voici quelques extraits : 

Au sujet des marchés : Pour toute dépense supérieure à 300 000 F, la commune doit passer un appel d'offres, c'est à dire demander aux entreprises de lui faire des propositions afin de choisir la meilleure. Pour cela, il faut suivre une procédure définie précisément par la loi et par le code des marchés publics. 

La Chambre cite onze cas de marchés irréguliers, "porteurs d'anomalies significatives d'errements importants ou répétitifs" ; par cette formule, elle signifie que ces exemples ne sont pas exhaustifs mais qu'ils sont donnés pour illustrer des pratiques courantes. Un cas est particulièrement troublant : un architecte avait établi son offre avant même que l'appel à candidature ne soit lancé ! Et c'est bien lui qui a été retenu. Puis un marché de travaux a été attribué avant même que l'entreprise n'ait été sélectionnée officiellement. Le maire nous affirme que cela ne se produit plus. Espérons-le. 

La Chambre ne parle pas dans ses conclusions d'autres irrégularités qui ont été corrigées. 

Un exemple des situations irrégulières que nous avions signalées

L'association Orientation et formation des jeunes, OFJ, était financée par des subventions publiques. Elle avait passé avec le département une convention pour recruter cinq "éducateurs de rue". Or elle a utilisé cet argent pour financer du personnel municipal employé à autre chose. 

Nous avons informé le Conseil général et la Chambre régionale des comptes de ces irrégularités. Depuis, cette association a été dissoute et une autre a été créée pour recevoir les subventions du département, ce qui montre que nous avions raison. Il est probable que la Chambre a relevé ces graves irrégularités dans sa lettre confidentielle. 

Au sujet de la gestion financière

La Chambre régionale des comptes confirme point pour point notre analyse : investissements inférieurs à la moyenne, dit-elle - insuffisants pour entretenir le patrimoine, disions-nous ; autofinancement en diminution sensible, dit-elle - insuffisant pour financer les entretiens, disions-nous. Comme nous, elle constate que les impôts ont augmenté beaucoup plus vite que la moyenne des communes de taille comparable. Et nous disons ensemble que la capacité nette d'autofinancement (c'est à dire après avoir remboursé nos dettes) est très faible : elle ne permet de financer que10% de l'entretien du patrimoine. 

Régie directe ou sous-traitance à des entreprises ?

La Chambre semble considérer que la commune fait trop de choses avec ses propres moyens. Ce n'est pas notre avis car la "régie directe" présente l'avantage que la commune ne paie pas de TVA. C'est donc une bonne formule si elle ne coûte pas plus cher que la sous-traitance. Le maire disait que c'est sa règle de gestion mais il a voulu décider le contraire de ce qu'il dit, sans aucune concertation avec le personnel (voir page 6). 
 
 

Romain Rolland : intox ou info ?

Les parents d'élèves, après une longue bataille, ont enfin obtenu l'ouverture d'une quinzième classe. Dans son journal, M. Dray se flatte d'avoir soutenu leur action, avec la municipalité. C'est de l'intox : la municipalité et M. Dray n'ont jamais soutenu ce combat - sinon "moralement" comme l'on dit de ces soutiens qui ne fatiguent guère ceux qui les prodiguent ! M. Dray est assez bon dans l'art du pique-assiette qui s'attribue le mérite des autres. 

Comment le gouvernement augmente les impôts locaux

L'aviez-vous remarqué ? Le calcul du montant que vous devez payer pour la taxe d'habitation dépend d'un certain nombre de facteurs, dont un allégement pris en charge par l'Etat. Cette année, cette prise en charge a baissé, parfois de plus de 40%. Conséquence : des impôts plus lourds pour ceux qui bénéficiaient de cet allégement. On n'a pas entendu la municipalité s'indigner contre cette décision du gouvernement. 

Le mécontentement du personnel municipal

Le jeudi 16 décembre, le mécontentement du personnel qui gonflait depuis des mois, a éclaté. Plus de cent employés ont manifesté aux abords de la mairie. Promesses non tenues, arbitraire dans le mode de recrutement du personnel et dans la façon de distribuer les avantages (primes et autres) - les raisons de leur mécontentement sont nombreuses. Il demandent simplement concertation, vérité et probité. 

Comment avoir confiance en cette municipalité ?

Le 30 novembre le maire écrit : "la régie directe demeure la règle de gestion", c'est à dire que les services municipaux sont rendus par du personnel municipal. Moins de trois semaines plus tard le maire, sans aucune concertation avec le personnel concerné, fait décider par le Conseil municipal de confier le transport des enfants et des personnes âgées à une entreprise privée. Mettre les gens devant le fait accompli en reniant brusquement ses principes, c'est une tromperie - une méthode insupportable (vous pouvez voir notre réponse au Conseil municipal sur notre site internet -cf. p 7)

Présence de nos élus au conseil municipal : dommage ! Ce n'est plus 100 % : D. Szczepanek, conseil en informatique, a dû "sécher" deux réunions - bogue de l'an 2000 oblige. 
 
 

Notre site : perso.wanadoo.fr/sainte.genevieve.autrement

Ce qui est nouveau : nos interventions aux réunions du conseil municipal du 9 novembre, du 30 novembre, du 18 décembre (sur le budget de 2000) ; une feuille sur le malaise du personnel, quelques liens utiles, par exemple le Journal officiel (gratuitement, grâce à un site peu connu) et un lien vers le nouveau site de notre ville. Vous trouverez aussi ce que nous avons dit et écrit depuis cinq ans, accessible par thème : sécurité et tranquillité, jeunes-se, emploi, relations avec les associations, budget, environnement, etc. 

Vous nous écrivez, vous nous téléphonez

M.M. : trottoirs et fauteuils roulants

- Sans aide, je serais bloqué chez moi car il est impossible de se déplacer sur les trottoirs en fauteuil roulant. 

- En effet ! La municipalité n'est pas assez attentive aux difficultés quotidiennes. Il semble qu'elle mette plus de soin à éditer des "éditions spéciales" de Votre ville à sa plus grande gloire.

Mme R : sur la route de Corbeil, pas même de piste cyclable !

- Hélas ! C'est scandaleux ! Cette route est même dangereuse pour les cyclistes ! Elle est départementale ; qu'en dit le Conseiller général ? Et la municipalité a manqué de vigilance : qu'en dit le maire ?

M. X., au sujet des employés de la mairie non titulaires

- Quels sont les droits des employés de la mairie qui ne sont pas titulaires et qui n'ont aucun contrat ? Peuvent-ils être licenciés ? A quelles conditions ? Ont-ils droit à des indemnités ? 

- Les textes réglementaires sont accessibles sur notre site internet (en cliquant sur "gestion communale", sur la page d'accueil, puis sur "gestion du personnel"). Nous pouvons aussi vous les adresser par la poste. Mais vous pouvez également, bien sûr, vous adresser au service du personnel de la mairie ou à l'une de vos organisations syndicales.

Mme M : des colonnes d'affichage dangereuses

- Au stop de la rue d'Alembert, la colonne d'affichage gêne la visibilité ; c'est très dangereux ; il y a déjà eu des accrochages. 

- En effet ; il suffirait de déplacer la colonne. 
 
 

Au sujet d'une visite à la gare de Ste Geneviève

Depuis dix ans, la délinquance se développe dans certains quartiers de la ville. La municipalité n'est évidemment pas responsable de la montée générale de la délinquance. Malheureusement, depuis dix ans, elle l'a soigneusement passée sous silence ou minimisée car elle voulait avant tout donner de notre ville une image de tranquillité alors que le bon sens et le courage politique auraient dû la convaincre de lutter avec détermination contre cette délinquance. 

Mais elle est restée sourde aux mises en garde des élus de Ste Geneviève Autrement. Aujourd'hui comme hier, elle ne répond pas aux appels angoissés des habitants de certains immeubles particulièrement sensibles. 

Et maintenant, le maire et son équipe se glorifient du passage à la gare de MM. Jospin et Chevènement. Ceux-ci ont salué les acteurs de Génovébus + - du bon travail en effet - puis ils ont pris une collation sur la place du marché (il a fallu scier quelques étals pour faire de la place !). 

Cette visite, en réalité, a suscité plus de déception que d'enthousiasme. Déçus, les habitants des quartiers qui souffrent de la délinquance : le Premier ministre avait largement le temps de leur rendre visite et ils avaient bien des choses à lui dire ! Déçus, également, ceux dont le pavillon a été cambriolé et qui n'ont pas pu faire part de leurs doléances. 

Mais quelques jours après cette historique visite, le maire publie une "édition spéciale" du journal Votre Ville, toute à sa gloire : quatre grandes pages de couleurs, de photos et de bons sentiments. 

Quelques semaines plus tard, on apprend, que selon le budget de la ville pour l'an 2000, l'augmentation des dépenses pour réaliser des imprimés (sans compter le temps passé par certains employés municipaux) et pour les envoyer par la poste sera supérieure au total des dépenses de sécurité ! 

A moins de dix-huit mois des élections municipales, moins on en fait, plus il faut dépenser pour dire que l'on agit ! 
 

Pour nous donner votre avis, faire des propositions ou nous demander des informations, écrivez-nous au 5 rue de l'église, SGdB.

La tempête a fait des ravages. Nous avons une pensée pour le Génovéfain qui y a trouvé la mort et pour tous ceux qui en ont particulièrement souffert.