Ste Geneviève
               AUTREMENT
                  Dir. de Publication H.Prévot

 

N°18
oct 99

impr.Faust

Pour un souffle nouveau, en toute liberté

 

Information, désinformation ?

Pour beaucoup de nos concitoyens, c’est clair : il ne faut pas croire un homme politique. Pourtant, comment une société peut-elle survivre sans un minimum de confiance !

Dans certaines situations, le pouvoir ne peut pas tout dire ; il est même parfois obligé de travestir la vérité. Cela doit rester exceptionnel.

Mais pour conserver le pouvoir, il est tentant pour celui qui le détient, à Ste Geneviève comme ailleurs, de manipuler l’information : distraire le lecteur, jouer sur le sens des mots, faire des amalgames, dire quelque chose d'exact pour donner à penser quelque chose de faux, donner beaucoup d'informa-tions en taisant les plus intéressantes ("noyer le poisson"), ou encore dire des mensonges avec le plus grand naturel.

Parallèlement, le pouvoir fera en sorte que l'opposition ne puisse pas s'exprimer, quitte à la déconsidérer ou à la diffamer (comme lors de la dernière campagne électorale à Ste Geneviève).

A la longue, les citoyens se lassent d’être abusés ; ils s’écartent de la politique, et finissent par la mépriser. C’est grave.

Deux règles simples à respecter :

 - ne rien dire qui soit contraire à la vérité ou qui, volontairement, induise en erreur
 - faciliter l’information contradictoire : le citoyen ne pourra se rapprocher de la vérité que s’il est informé non seulement par le pouvoir mais aussi par d'autres canaux, notamment l’opposition.

Ces deux règles guident notre action.

       Henri PREVOT

Consultez notre site Internet - voir p.8
 

Nouvelles du conseil municipal

Déchets ménagers : le maire promet une baisse ; sérieux ?

M. Champion, qui préside la SEMARDEL (l’entreprise d’incinération) a annoncé brusquement, sous la pression des élus, que le coût de l’incinération des ordures était abaissé d’un tiers, soit de 133 francs par tonne. H. Prévot lui a demandé comment s’explique cette baisse soudain. Réponse du maire : 1 : lala TVA sur l’incinération des ordures passe de 21 % à 5 % ; 2 : le taux d’intérêts des emprunts a diminué.

Ce sont de fausses raisons : 1 la baisse annoncée concerne le coût hors taxe ; 2 : la baisse de l'intérêt n'explique qu’une diminution de 20 F/T sur 133.

Y aura-t-il donc réellement une baisse du coût de l'incinération ?
Quoi qu'il en soit, la taxe des ordures ménagères augmente encore, cette année, de 6%.

Compte administratif pour 1998 : équilibré ?

Selon la loi, un compte est équilibré si ce qui entre dans les caisses est égal à ce qui en sort. La municipalité nous dit que le compte de 1998 est équilibré. En ce sens c'est vrai. Mais elle ne dit pas qu'elle a dû augmen-ter encore notre dette de 10 millions (10% des impôts) et réduire les in-vestissements à un niveau qui ne suffit pas à entretenir notre patrimoine.

Des conseillers municipaux plus ou moins présents

Depuis un an, voici le taux de présence de vos élus au Conseil municipal 
     Elus de la majorité      80 %
     Elus de l’opposition    RPR-UDF    50 %
                                       Front national    33 %
                                       Ste Geneviève Autrement 100 %

Encore du favoritisme

Les agents du recensement étaient rémunérés. On aurait aimé que le maire désigne des étudiants ou des chômeurs,  après concertation avec l’ANPE, comme cela se fait généralement. Il a préféré désigner des amis ou des cadres du personnel communal.

Encore un manque de transparence !

En janvier 1999, Henri Prévot a demandé au maire la liste du personnel communal ; celui-ci refuse. La Commission d’accès aux documents administratifs donne raison à H. Prévot. Le maire continue de refuser jusqu'à ce que H. Prévot l’informe qu’il prépare un dossier pour le Tribunal admi-nistratif. Pourquoi ce refus d'information ; qu'y a-t-il à cacher ? 

Cette année, la ville vend la maison de retraite de Séquigny et finance les travaux dans les écoles. Etrange gestion ! Il y aura toujours des travaux d'entretien et de rénovation à faire à Ste Geneviève ; quelle est la prochaine vente de patrimoine ? 

Nouvelles de la ville

Pour mieux se connaître entre voisins

Dans un quartier de nos résidences, les habitants ont organisé un pique-nique collectif ; chacun a apporté la nourriture qu’il  sait préparer et en a fait profiter les autres. Voilà une façon de faire connaissance ; ensuite, il est beaucoup plus facile de demander une aide sans avoir à se tourner toujours vers la ville ou vers l’Etat. Pourquoi ne pas s'inspirer de cet exemple ? 

Un jumelage avec Penafiel, commune du Portugal

Nous avons voté avec plaisir le jumelage de Ste Geneviève avec Pena-fiel. Cest une marque d’amitié avec nos concitoyens du Portugal et une ouverture vers la Communauté européenne. Reste à faire de ce jumelage une réalité vivante - et à revitaliser ceux d’Obertshausen et de Mikolof.

Emploi : l'action de Hercule à Ste Geneviève (rectificatif)

Dans notre bulletin de mai, nous avons fait part des résultats de l'action de l'association d'insertion Hercule. Les chiffres que nous avons donnés étaient ceux de son action, non pas à Ste Geneviève seulement, mais sur les trois communes de Ste Geneviève, Savigny et Viry. A Ste Geneviève, Hercule a proposé 24 000 heures de travail à 300 personnes et facilité la réinsertion dans le circuit normal du travail de 74 personnes. Au vu de ces résultats, Ste Geneviève Autrement est très heureuse d'avoir été à l'origine de l'implantation de Hercule à Ste Geneviève.
 
 

Lettre ouverte …. Lettre ouverte …. Lettre ouverte….. Lettre ouverte …..
 

A l'intention de M. Léonhardt, conseiller municipal socialiste,
et de ses amis 

Dans notre bulletin du mois de mai, nous avons écrit : "les crimes du nazisme ne nous font pas oublier ceux du communisme". Une évidence nous semblait-il, sauf pour M. Léonhardt et ses amis.

Dans un tract du parti socialiste, M.. Léonhardt nous reproche d'avoir fait cette constatation car, pour lui, le fait de rappeler les crimes du communisme "banalise" ceux du nazisme.

Remarquons d'abord que sa formulation indique qu'il reconnaît ces crimes. Il discute seulement le bien-fondé de les rappeler. Comment le rappel de crimes du communisme peut-il banaliser ceux du nazisme ? C'est à M. Léonhardt de nous l'expliquer.

A vrai dire, il est sans doute comme tous les marxistes un fin dialecticien et sans doute considère-t-il que les abominations commises se  mesurent à l'aune de l'idéologie qui les a engendrées.

Le communisme, affirment les marxistes, est une idéologie noble ; toutes les horreurs ont été commises par les hommes et ne peuvent donc lui être imputées. A leurs yeux, le communisme en tant que tel n'a commis aucun crime, ou du moins ces crimes sont-ils excusables. Alors que le nazisme…

L'ennui est que les inspirateurs et les propagandistes de l'idéologie et les auteurs des crimes se confondent ; ils sont, comme dirait un journaliste sportif à l'origine et à la conclusion de l'action.

Il n'aura donc échappé à personne qu'il suffit en postulat d'affirmer la noblesse d'une idéologie pour récuser et absoudre à l'avance tous les crimes qu'elle pourrait engendrer. Dialectique marxiste !

A vrai dire, comme chacun sait, le communisme est doublement criminel.
D'abord, il a été le complice du nazisme par le biais de l'URSS qui a signé le pacte de non agression avec les Allemands.

Ensuite par l'ampleur de ses propres crimes. Souvenons-nous seulement que l'ex secrétaire national du PCF jugeait sans émotion le bilan d'ensemble du communisme globalement positif.

Cela, tout le monde le sait. Alors, quelles peuvent bien être les motivations de M. Léonhardt et de ses amis ?

Elles sont d'ordre politique et idéologique.

Par idéologie, ils portent une lourde part de responsabilité des dérives actuelles de la société : insécurité, violence urbaine, désobéissance sociale. Les idéologues socialistes s'en satisfont (souvenons-nous de la prise de conscience d'un maire socialiste qui s'insurgeait contre ses amis qui traitaient de fascistes ceux qui osaient parler de sécurité). Les victimes de cette situation, pour la plupart d'honnêtes personnes, par désespoir, sont souvent obligées de fuir leur ancienne résidence (comme souvent à Ste Geneviève) et se tournent vers le FN.

Alors les idéologues socialistes ont pensé à tout : ils assimilent toutes les idées du Front National (ce parti qu'ils ont fait croître par incurie puis par calcul) au nazisme.

Et voilà nos braves électeurs doublement victimes : d'abord des conditions de vie difficiles et ensuite pratiquement exclus de la vie politique. 

Et nos idéologues de distribuer des jugements péremptoires : fascisme, racisme, xénophobie à quiconque ne pense pas comme eux. C'est l'idéologie qui leur sert de guide de penser. Mais l'idéologie inhibe la faculté de penser et, comme l'a écrit un journaliste philosophe : "l'idéologue ne désire point connaître la vérité mais protéger son système de croyance et abolir spirituellement, faute de mieux, ceux qui ne croient pas comme lui".

Mais l'avantage qu'en tirent les socialistes est aussi et surtout politique. La conséquence de cet état de fait est une dispersion, voire une opposition de la droite ; avec pour corollaire leur maintien au pouvoir même minoritaires et la gestion de nombreuses régions avec parfois 30 à 35 % des voix seulement. Et tout cela au nom de… la démocratie, bien sûr.

Et voilà donc un deuxième point pour les idéologues socialistes : le pouvoir. Pour cela, ils ont besoin des communistes.

Dites, tout cela vaut bien qu'on oublie ou absolve tous les crimes contre l'humanité qui ont coûté la vie à plus de 100 millions de personnes sans compter celles qui croupissent encore dans les geôles castristes ou chinoises.
 
 

A ne pas manquer : le 9 novembre 1999

Cela fera dix ans que le mur de Berlin est tombé ! Une des dates les plus importantes de notre siècle. Après la « révolution d’octobre », la révolution pacifique et joyeuse de novembre. Date symbolique pour marquer la fin d’un régime dont on découvre peu à peu la véritable histoire, dont on voit avec quel cynisme il a abusé la générosité de personnes sincères. Réjouissons-nous de la fin de ce système !

Nos élus demanderont au Conseil municipal de donner à une place de la ville le nom de « place du 9 novembre 1989 ».
 
 

Nous avions préparé un "dossier" sur la bonne façon de lire les publications de la mairie : la vérité y est  bien malmenée, de façon parfois assez subtile ; pour commenter le questionnaire sur la sécurité ou chaque numéro du journal Votre Ville, il faudrait plusieurs pages de notre bulletin ! Mais, vu la façon dont les socialistes de Ste Geneviève ont réagi à notre dernier bulletin, nous préférons consacrer les pages 4 et 5 à une réflexion sur l'idéologie communiste. 

Deux exemples de désinformation subtile

Votre ville rend compte à sa façon des interventions de nos élus. En septembre, sur trois délibérations le nom de H. Prévot apparaît seul, laissant entendre que D. Szczepank a voté différemment. C'est faux : le journal ne précise pas que D. Szczepanek était absent en début et en fin de réunion. Ou encore : "M. Prévot, en désaccord total avec la politique municipale" : en désaccord en effet ; mais pas "total", il suffit de voir le nombre de délibérations qu'il a approuvées.
 

La rentrée scolaire

Elle s'est relativement bien passée : les professeurs étaient au rendez-vous, deux fermetures de classes sont compensées par deux ouvertures, Buisson maternelle et R. Rolland. Mais les maternelles ne peuvent pas accueillir tous le enfants de deux ans qui voudraient y entrer. Et tout un quartier, aux Aunettes, devra attendre encore un an avant d'avoir l'école qui lui avait été promise, puis supprimée, puis heureusement rétablie.
 

Vous nous écrivez, vous nous téléphonez

- Mme X : le parc de la Châtaigneraie n’est pas entretenu

- Regardez, on dirait que ce parc est laissé à l’abandon ; les herbges n’ont pas été coupées, les orties sont plus hautes que les enfants.
- C’était en mai ; depuis, la tondeuse est enfin passée ! Malheureusement, ce n’est pas le seul endroit qui laisse à désirer.

Des trottoirs dangereux, parfois refaits – mais mal refaits –

- M.P. – Nous avons fait une démarche collective pour refaire les trottoirs. La municipalité a répondu ; mais elle aurait dû remblayer les trottoirs pour qu’ils soient plus hauts que le milieu de la chaussée ; et elle aurait pu respecter les bateaux devant les garages !

- On dirait qu’il faut une pétition pour que la municipalité réponde ! H. Prévot avait appuyé cette démarche dans ses interventions.

- Mme H. – Depuis longtemps, je demandais que le trottoir soit refait ; récemment je suis tombée en me tordant sérieusement la cheville ; la commune n’est-elle pas responsable ?

- Espérons que cet accident hâtera les travaux ; faut-il en arriver là ?

- M. M : A Pergaud, les abords des conteneurs sont infects

- Quand vous arrivez à Pergaud depuis Carrefour, vous tombez sur des conteneurs et sur des déchets alentour (bouteilles, gravats et autres). C’est toujours dans un état infect. C’est honteux !

- En effet, Pourtant ce quartier pourrait être agréable. La ville ne pourrait-elle pas aménager un espace et le nettoyer régulièrement ?

M.C : pour faire respecter les places réservées aux handicapés

- Dans ma commune natal, devant chaque place de parking réservée à des handicapés, la mairie a fait mettre un grand panneau avec seulement cette phrase : « Si tu prends ma place, tu prends mon handicap ». Depuis, ces places sont parfaitement respectées.

- Voilà une idée dont a municipalité pourrait s’inspirer !
 

Visiterez-vous notre site Internet ?

perso-wanadoo.fr/sainte.genevieve.autrement

Vous y trouverez dès maintenant le contenu de nos bulletins périodiques et le texte des interventions de Henri Prévot et Dominique Szczepanek au con-seil municipal. Grâce à la technique des "liens" et de l"hypertexte", vous pourrez rapidement prendre connaissance de nos propositions et de nos observations sur différents thèmes : emploi, sécurité, jeunes, démocratie locale, budget et finances…
La rubrique "l'actualité" vous informe de la vie du Conseil municipal.
Nous avons aussi ouvert une rubrique : "questions de société" et établi quelques liens avec des sites extérieurs. Tout cela se complétera peu à peu.
 

Pour les prochaines élections municipales
venez réfléchir avec nous

Dans 18 mois, les prochaines élections. Est-ce trop tôt pour en parler ?

Il n’est pas trop tôt pour préparer un programme solide, innovant, crédible, qui réponde aux besoins et aux souhaits des Génovéfains.

Il n’est pas trop pour connaître vos idées, vos avis. Nous irons vers vous, nous frapperons à vos portes.

A bientôt !