Ste Geneviève
               AUTREMENT
                       Dir. de Publication H.Prévot

 

N°15
Oct. 98

impr.Faust

Pour un souffle nouveau, en toute liberté

Pour la démocratie, uniformité = danger !

Ste Geneviève des Bois est gérée par la gauche, le département aussi, la région aussi, le pays aussi ! Cela donne le vertige ! 

A Ste Geneviève, maintenant que le conseil général et le gouvernement sont de gauche, la municipalité a perdu tout sens critique ; et, face à cette municipalité, nous sommes les seuls à tenir le drapeau de l'opposition, contre vents et marées, contre une majorité qui, avant tout, fait bloc. Voici un cas significatif. 

On peut approuver ou désapprouver le projet de PACS, le pacte civil de solidarité ; c'est une affaire personnelle qui traverse droite et gauche. Avec D. Szczepanek nous avons présenté au Conseil municipal un projet de motion qui s'oppose au PACS (cf. page 8). Comme c'est une affaire de conscience, nous avons demandé un vote à bulletin secret. Le Conseil a donc voté pour savoir comment voter. Toute la majorité (sauf deux abstentions) a préféré un vote à main levée, c'est à dire une méthode qui met le vote de chacun sous le contrôle du groupe. Puis tous, sans exception, ont voté contre la motion que nous présentions. 

Cette façon d'agir ne facilite pas la libre expression. 

Et c'est sur cette unanimité que s'appuient le maire et quelques adjoints pour traiter comme ils le font ceux qui s'opposent à eux. 

Nous tiendrons notre cap, une opposition vigilante et constructive avec ce bulletin pour vous donner une "autre" information - toujours vérifiée, jamais démentie -, vous faire des propositions au service de notre ville et de notre société et faire, ainsi, vivre la démocratie. 

Henri PREVOT

 

Nouvelles du conseil municipal

Les dépenses de 1997 : en forte augmentation

En juin, le maire nous dit que les dépenses de fonctionnement de 1997 ont augmenté seulement de 1% par rapport à 1996 ; son autosatisfaction faisait plaisir à voir ! Hélas ! Il oubliait de compter dans les dépenses, une dizaine de millions ! L'erreur est humaine, mais comment donc a-t-il pu croire à ce résultat lorsque les dépenses de personnel augmentent de 4% ? Désinvolture ? Selon la comptabilité, les dépenses de fonctionnement en 1997 ont augmenté de 5,5 % ; or, pour des raisons techniques assez compliquées, cette année, la comptabilité a escamoté 3 millions de dépenses. En réalité, en 1997, les dépenses ont augmenté de 7%.

Et le maire nous a annoncé que l'exercice de 1997 a "dégagé un excédent" de 6 millions. Expression trompeuse ! En réalité, nous avions un excédent disponible de 7,5 millions à la fin de 1996 qui est passé à 6 à la fin de 1997 : en réalité, l'exercice 1997 a rogné de 1,5 M.F. l'excédent de fin d'année. 

D. Szczepanek et H. Prévot ont été les seuls à relever ces grosses erreurs. Maître Roth, lui, a chaudement félicité le maire et rappelé qu'il avait voté pour ce budget (il a aussi voté celui de 1998). Libre à lui, bien sûr ; mais voter un budget, ce n'est pas seulement voter pour des chiffres, c'est approuver toute une politique, et le maire ne manque d'exploiter cette approbation : voir encore le N° de septembre de son journal Votre Ville. Cela laisse perplexe sur le rôle de Me Roth - représentant de l'opposition ? 

Non au saupoudrage ; oui à des subventions bien ciblées

Le maire a proposé de verser une indemnité à ceux qui partent au service militaire et à ceux qui s'inscrivent à l'université (si les revenus des parents sont limités). Pourquoi pas, en effet ? Mais dans ce cas, où s'arrêter ? Et quelle est l'utilité réelle de ces primes, sinon l'espoir de se faire des électeurs ? 

Nos impôts sont déjà fort lourds. Il faut éliminer toutes les dépenses inutiles. Si l'on décide d'aider la jeunesse, nous pourrions donner à quelques jeunes particulièrement méritants et manquant de moyens la possibilité de réaliser des projets exemplaires, après sélection par un jury impartial. H. Prévot et D. Szczepanek ont donc voté contre ce saupoudrage inutile de l'argent public. 

Permis de construire : sur notre proposition, une bonne décision

Dans notre bulletin N°5, en février 1996, nous avons montré l'absurdité de certaines situations : deux terrains constructibles contigus peuvent devenir inconstructibles s'ils appartiennent, ne serait-ce qu'un jour, à la même personne. Pour l'éviter, Henri Prévot avait demandé au maire de modifier le règlement d'urbanisme. Une modification vient d'être votée en ce sens.
 
 

SECURITE
on piétine ; il faut des mesures nouvelles

La situation générale, qui avait connu quelques progrès, a cessé de s'améliorer. A St Hubert, où la moitié des délits est le fait de mineurs, la police retrouve les coupables quatre fois sur cinq, ce qui est excellent, comparé à la moyenne nationale, mais la justice a du mal à suivre. Il faudrait plus de sévérité de la part de tout le monde et faire en sorte que les coupables n'aient pas envie de se vanter. Il faudrait aussi d'autres moyens. 

S'il n'est pas possible d'augmenter les moyens de la police nationale, une police municipale serait très utile pour faire de la prévention : îlotage, surveillance du stationnement, des parkings et des abords des écoles pour éviter vols, rackets et violences. Ils seraient sous l'autorité du maire qui, lui-même, devrait être contrôlé pour éviter tout abus. 

Quant aux moyens de surveillance vidéo, même s'ils ne sont pas nécessaires pour retrouver les coupables, ils sont utiles pour les amener à avouer. La commune devrait donc installer davantage de caméras aux endroits sensibles. 

Et les chiens dangereux ?

En un an, la police est intervenue 25 fois et a dressé 10 contraventions, de 200 à 2500 F. La récidive est sanctionnée plus lourdement. Si l'on voit un chien dangereux non tenu en laisse, il faut donc appeler la police, en n'hésitant pas à insister car ce problème des chiens dangereux est très sérieuse. 

La prévention, plus que jamais nécessaire : il faut donner un grand coup de chapeau à tous ceux qui, par leur action, oeuvrent à la prévention de la délinquance, en particulier les bénévoles : associations sportives ou caritatives, associations de parents et toutes les autres. 
 
 

Notre dossier... Notre dossier... Notre dossier...

L'environnement et le cadre de vie

Notre ville, notre quartier sont les lieux où nous vivons ; c'est à ce niveau que nous sommes le plus sensibles à l'environnement. Mais nous sommes aussi concernés, bien sûr, par l'évolution de la planète, les pollutions et le changement de climat. 

Dans l'ensemble, les conditions de vie à Ste Geneviève sont plutôt bonnes. Mais il ne suffit pas de continuer la politique antérieure (le fleurissement en particulier) et de répondre aux obligations légales sur les eaux usées et les ordures ménagères. Il serait mieux de prendre des initiatives nouvelles. 

La propreté : dans l'ensemble, la ville est propre ; mais pas dans certains quartiers. Contre les graffitis, il faut une action continue et durable : les actions coups de poing ne servent à rien. Nettoyer les espaces communs, voilà du travail pour des emplois-jeunes ou des contrats d'emploi consolidé (exonérés de charge et financés à plus de 50% par l'Etat) ! 

Le bruit : le Plan d'occupation des sols devrait interdire la présence dans les zones résidentielles d'installations bruyantes. 

Les motos bruyantes qui sillonnent la ville durant la nuit devraient être sévèrement rappelées à l'ordre. 

D'autre part, de plus en plus de voitures évitent la route de Corbeil en empruntant certaines rues des quartiers pavillonnaires, ce qui devient par endroit très gênant. Pour les dissuader, il faut aménager ces rues (avec des chicanes par exemple) et, surtout, limiter la vitesse : un maire peut limiter la vitesse à 30 km/heure. 

Les eaux usées : il est normal que tous les Génovéfains se branchent sur le réseau d'eaux usées ; mais un peu de souplesse paraît nécessaire. Pour un simple robinet ou un trop plein de chauffe-eau, faut-il vraiment installer une pompe de relevage ? La municipalité devrait publier une notice pour dire ce qui est accepté et ce qui ne l'est pas. 

Il y a dix-huit mois, un Génovéfain gêné par des inondations a découvert dans les eaux de pluie, des carottes cuites la veille dans la cuisine municipale ; il n'en a pas cru ses yeux ! La cuisine de la ville était branchée sur les eaux de pluie ! 

Se déplacer à Ste Geneviève des bois :

- faciliter la vie des piétons : Se déplacer à pied n'est pas toujours une partie de plaisir ! Les trottoirs inégaux où l'on se tord les pieds, les trottoirs encombrés de voitures qui obligent à descendre sur la chaussée sont dangereux. Et, pour les jeunes mamans - ou les jeunes papas - il devient par endroits impossible d'avoir une poussette d'enfant. Par ailleurs, des bancs pour se reposer et des toilettes mises à la disposition de ceux qui se déplacent lentement seraient les bienvenus. 

- faciliter l'usage du vélo

Bruit, pollution, encombrement, risques d'accident : en ville, il faut autre chose que la voiture. Or Ste Geneviève est une ville faite pour le vélo : elle est étendue et elle a beaucoup de rues calmes avec très peu de côtes. 

En général, les rues sont trop étroites pour qu'on y fasse des pistes cyclables. Il vaut mieux aménager des trajets en privilégiant les vélos sans interdire les automobiles : un goudron lisse, une vitesse limitée à 30 km/heure, une décoration florale, un bon éclairage, des passages protégés par des Stops ou des feux tricolores, des parcs à vélos gardés, des rondes de gardes de la paix ou de policiers municipaux (ce qui créera des emplois utiles) et - pourquoi pas ? - des points service pour réparer un pneu ou ajuster un garde-boue, des stations de location de vélos. 

On pense à ces trajets : de St Hubert à la vallée de l'Orge en passant par Carrefour, la mairie, les écoles et la gare ; de la Croix-Blanche au rond-point de l'Etoile par la mairie ; de la Boelle au bois de trous par la mairie, Carrefour, le lycée Einstein etc. 

Une coopération avec la ville de St Michel, le département, la SNCF, le ministère de l'environnement, des constructeurs de vélo etc. permettrait d'élaborer un programme complet. 
 
 

Avec un programme "LA VILLE A VELO", Ste Geneviève de bois peut devenir une ville pilote du transport sûr, tranquille, bon marché et respectueux de l'environnement ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 
 
 

L'école à Ste Geneviève des bois, parlons-en !

Qu'un gouvernement de droite décide de la fermeture d'une classe et voilà tous les hommes politiques de gauche - communistes, ex-communistes ou socialistes - sur le devant de la scène. Discours, articles dans les journaux, pétitions, manifestations... - il s'agit pour eux d'aggraver le mécontentement, de l'orienter et de le récupérer. 

Qu'un gouvernement socialiste décide comme aujourd'hui à Ste Geneviève la fermeture, malgré les promesses et les discours officiels, de plusieurs classes avec les conséquences que l'on connaît : classes surchargées, difficultés à soutenir les élèves faibles, mauvaises conditions de travail... , ils restent tous muets, du maire conseiller général au député en passant par les différents conseillers municipaux. Ils ont tous perdu leur verve contestataire. 

Il faut dire que pour eux le choix est cornélien : vont-ils prendre le parti de l'école et donner la primauté à la défense des intérêts des enfants et donc dénoncer la carence du gouvernement socialiste en la matière ou vont-ils donner la primauté à leur idéologie, se montrer solidaires du gouvernement et taire du mieux possible l'information en espérant qu'elle passera inaperçue ? 

Ils ont choisi. La consigne est claire : il ne faut pas critiquer le gouvernement : idéologie avant tout. 
 
 

Nouvelles de la ville

M. Bernard Gervy, secrétaire général, forcé à partir

M. B. Gervy, un homme compétent, notamment en matière financière et budgétaire, a été forcé au départ. C'est une perte pour la commune.

Journées du patrimoine

Merci à tous ceux qui ont fait vivre ces journées ; ils savent nous faire découvrir, non seulement les "belles pierres" mais aussi les talents qui, hier et aujourd'hui, embellissent notre ville et notre vie. 

Nouvelles du département

Encore plus d'impôts et de gaspillages !

Vous vous souvenez comment M. Champion s'était insurgé au moment des élections cantonales contre l'augmentation des impôts du département : voir la page 23 de sa luxueuse brochure : en gros titre : "l'Essonne maillot jaune du matraquage des contribuables en Ile de France" et plus loin : "le bilan désastreux de la majorité réactionnaire : matraquage des contribuables et gaspillage intolérable de l'argent public. Un bilan catastrophique" etc. 

Dans le budget préparé par l'équipe précédente, l'augmentation des impôts était limitée à 1 %. Mais la première décision de la nouvelle majorité, votée par M. Champion, fut une augmentation de 6 %, soit 82 Millions, comme nous le voyons aujourd'hui sur nos feuilles d'impôts. Et l'on apprend que le Conseil général vient de décider de dépenser 1 million et demi pour fêter les 150 ans de la devise Liberté Egalité Fraternité, dont 300 000 F rien que pour poser la devise sur le fronton de l'hôtel du département - combien de bouteilles de champagne ? 

  Vous nous écrivez, vous nous téléphonez...Vous nous 

Mme V. : le stationnement près du marché de la gare

- Un client qui trouve un P.V. sur son pare brise après avoir fait ses courses parce qu'il a oublié de mettre son disque, ne reviendra plus. 

- Le zèle de notre policier municipal ne doit pas être condamné ; mais les règles pourraient être adaptées ; par exemple, le samedi, la durée du stationnement pourrait être portée à 1 h 30. Au minimum, des panonceaux affichés dans le marché pourraient rappeler l'obligation de mettre son disque.

Mme R., dans le quartier de la rue de la Plaine

- Il y a quelques années, nous avions plusieurs commerce à proximité, place Hausen, aux 3F, en face du commissariat ; ils ont tous fermé; c'est très gênant, en particulier pour les personnes âgées. 

- C'est un vrai problème, dans ce quartier et dans d'autres. Il faut trouver des formules nouvelles ; peut-être un service de portage des courses à domicile ? La commune, qui subventionne le portage des repas à domicile, devrait y réfléchir.

Le PACS, un très mauvais coup porté à la famille

Aucun conseiller municipal de la majorité ne veut s'y opposer

Chacun est libre de mener sa vie en couple comme il l'entend (dans le respect des lois) ; l'Etat ne doit intervenir que pour protéger les plus faibles et au nom de l'intérêt général. L'intérêt général, c'est le renouvellement des générations ; les plus faibles, ce sont les enfants. Ainsi, l'action de l'Etat aura pour but d'encourager les naissances et de faciliter l'éducation des enfants dans les meilleures conditions, dans la durée et la stabilité. L'institution du mariage et la politique familiale aident et encouragent les couples homme-femme à vivre un engagement durable. 

A quoi sert donc le PACS ? Un couple homme-femme peut durer et même élever très bien ses enfants en refusant le mariage ; ce faisant, il choisit "l'union libre" ; pourquoi ce couple demanderait-il un PACS ? En réalité, le PACS servira à des unions homme-femme qui ne veulent pas s'engager durablement ou à des unions homosexuelles. Pourquoi donc un PACS ? 

Pour aller dans le sens du refus de tout engagement durable, dont souffre notre société de zapping ? Si la loi doit se plier à tous les coups à l'évolution des moeurs, où allons-nous ? Ce serait alors démagogique.

Pour "faire quelque chose marqué à gauche" : en effet, sur le plan économique la gauche a perdu et mène la politique qu'elle combattait si durement ; elle doit donc trouver autre chose ; pourquoi pas une modification des bases de notre société, pour laisser une trace ? Ce serait alors idéologique

A moins que... Jack Lang et d'autres nous disent que le PACS n'est qu'une première étape vers des familles d'homosexuels avec des enfants. Là c'est dangereux, dangereux pour nos enfants. Tous les psychologues nous disent que, pour structurer leur personnalité, les enfants ont besoin d'un père qui soit un homme et d'une mère qui soit une femme. 

Idéologique, démagogique, dangereux, ainsi nous apparaît le PACS. Pourtant, comme nous le disons dans l'éditorial, aucun conseiller municipal de la majorité ne s'y oppose. 

Retour à la page d'accueil