Ste Geneviève
               AUTREMENT
                       Dir. de Publication H.Prévot

 

N°14
Mai. 98

impr.SGA

Pour un souffle nouveau, en toute liberté


 

A propos des élections cantonales

Merci aux électeurs qui m'ont fait confiance, plus nombreux qu'aux élections municipales ; ils nous encouragent à poursuivre nos efforts.

Le résultat est connu ; respectueux de la démocratie, nous le reconnaissons. Toutefois, les méthodes employées par M. Champion nous paraissent contestables. A vous de juger. 

Le vendredi 13 mars dans l'après-midi, deux jours avant les élections, M. Champion fait distribuer un tract où il profère des mensonges à mon égard. 

Le samedi matin, avec quelques amis, nous commençons à distribuer un tract en réponse sur le marché et dans la rue, comme la loi nous y autorise. M. Champion, maire, connaît certainement la loi. Pourtant, il téléphone à la police pour lui demander de nous empêcher de continuer la distribution ! Deux fourgons de police, cinq policiers pour interpeller un distributeur ! 

Voilà donc un maire qui fait appel à la force publique pour empêcher un adversaire politique de répondre à ses mensonges. 

A chacun sa méthode... Celle-là, comment la qualifier ? 

Nous continuerons d'être libres et vigilants, de ne dire que des choses vraies (ou de nous corriger en cas d'erreur), de rectifier les informations données par le maire et de faire des propositions au service de notre commune de Ste Geneviève des bois. 

Henri PREVOT
 
 
 
 

Nouvelles du conseil municipal

Le budget de 1998

L'an dernier, la dotation de l'Etat n'augmenta pas plus que l'inflation ; le maire, cria au scandale. Cette année elle augmente moins vite que l'inflation ; le maire ne trouve rien à redire. Les élections législatives sont passées par là. 

Et nous continuons de traîner la dette comme un boulet : 20 millions de francs d'intérêts à payer chaque année, 20 % de nos impôts dépensés en pure perte ! Imaginez tout ce que nous pourrions faire avec seulement un tiers de cette somme, 7 millions de francs. 

M. Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'économie, devant la presse, le 9 avril : "la dette est l'ennemie de la gauche" - gauche ou droite, peu importe : dans une commune dont la population n'augmente pas, une lourde dette est le signe d'une mauvaise gestion.

Les emplois jeunes

La commune va créer 22 emplois-jeunes. Cela aura "une traduction budgétaire" nous dit le maire. Mais lorsqu'il nous dit que la ville y consacre un million, attention ! Comme l'Etat verse une subvention de 800 000 F, l'effort de la commune est de 200 000 F seulement, soit un millième du budget ; pas de quoi se vanter ! 

Le cimetière russe à l'honneur

Le conseil municipal a décidé à l'unanimité de protéger les abords du cimetière russe. Henri Prévot a souligné que ce cimetière est une vraie richesse culturelle dont notre ville n'a pas assez tiré parti. 

Enfin ! Des éducateurs de rue

Nous aurons enfin des éducateurs de rue, c'est à dire des éducateurs qui vont à la rencontre des jeunes, hors des structures officielles et des horaires admi-nistratifs. Le Conseil général versait une subvention, mais le maire l'utilisait à autre chose. Nous avions signalé cette sérieuse anomalie ; elle a été corrigée. 

Nous suivrons avec beaucoup d'intérêt le travail de ces éducateurs dont certains de nos jeunes ont bien besoin 
 
 

Une analyse du résultat des élections cantonales

M. Champion a été élu. Cela n'empêche pas de faire certaines comparaisons.

 
Municipales, 1989 : M. Ooghes et M. Mazet, communiste : 8 680 voix  
Cantonales, 1992 : M. Champion et M. Mazet :  6 550 voix
Municipales, 1995 : M. Champion, avec les communistes : 6 400 voix
Cantonales, 1998 : M. Champion, avec les communistes : 5 820 voix
Depuis 1989, M. Champion a fait perdre à sa majorité 2 860 voix. 

Belle baisse ! 

Henri Prévot, lui, a gagné plus de 100 voix par rapport aux municipales, ce qui, dans le contexte de ces élections, n'est pas si mal. Il lui reste à convaincre le plus grand nombre possible d'électeurs que la politique locale peut être une belle chose. 

Des municipales aux cantonales, la part du vote Front national a presque doublé, passant de 9 % à 17 %. Ce vote est la marque d'une très grande inquiétude, en particulier sur la sécurité. 

Certes, le contexte général a son importance. Mais, dans une ville, le niveau de sécurité dépend beaucoup de l'action de la municipalité. 
 
 

Mises au point au sujet de l'usine d'incinération des ordures

- M. Champion nous rappelle qu'il a été désigné président de la SEMARDEL par le conseil d'administration ; bien sûr. Mais cette décision n'aurait pas été prise si M. Dugoin, à l'époque l'homme fort du département, n'en avait pas décidé ainsi - ce que nous avons écrit. 

- par ailleurs le directeur général de la SEMARDEL nous indique que les rejets de dioxine seront extrêmement faibles. Dont acte. 
 
 

Rappel, à toutes fins utiles

Le 23 septembre 1996, Henri Prévot a voté une motion présentée par le maire contre les thèses racistes de l'extrême droite ; il a déclaré notamment : "Je suis profondément heurté par les propos tenus sur l'inégalité des races et il faut les condamner sans indulgence. Tous les hommes sont égaux en dignité et méritent également le respect." 
 
 

Fermetures de classes

A la rentrée scolaire prochaine, il y aura une suppression de classe à l'école Cocheris, à l'école Romain Rolland et dans une école des Aunettes. 

M. Champion, Madame Talibart et l'ensemble des élus de gauche, toujours si prompts à dénoncer ce type de mesure sous les gouvernements de droite, ont perdu leur verve et restent muets. A la solidarité avec les usagers frappés par cette mesure, ils préfèrent la solidarité idéologique avec le gouvernement. 

Décidément, l'association qui soutient M. Champion, "Ste Geneviève Avant tout" porte bien mal son nom ; désormais, c'est "Idéologie Avant tout" qu'il faudra l'appeler. 
 
 

Nouvelles de la ville...Nouvelles de la 

Des bénévoles pour s'occuper des jeunes

Plusieurs adultes nous ont dit qu'ils ont des projets pour les jeunes. Deux d'entre eux avaient demandé quelques moyens à la mairie depuis déjà deux ans. Dans un cas, la municipalité vient, enfin, de montrer de l'intérêt. Dans l'autre cas, faute de réponse, Henri Prévot est intervenu auprès du maire. 

Les besoins d'accompagnement, d'éducation, de loisirs des jeunes sont tellement grands que les services municipaux n'y suffiront pas ; il faut s'appuyer sur toutes les bonnes volontés, après avoir vérifié, bien sûr, la solidité des projets, la compétence des bénévoles et l'accord des familles. 

La fête des Aunettes

C'est toujours un plaisir de flâner à la fête des Aunettes, de rencontrer les associations, d'admirer l'habileté des joueurs de boule et de discuter. 

150 ans après la fin de l'esclavage 

Il est aujourd'hui important de lutter contre les formes modernes d'esclavage, l'exploitation des femmes venues de l'Est, le travail des enfants etc. 
 
 

 Vous nous dites, vous nous écrivez...

M. X., dans un café

- Vous êtes d'un autre temps ! Parler de "procès staliniens", c'est dépassé ; les gens en ont assez de ce genre de diatribe ! 

- Vous avez peut-être raison. Mais, voyez-vous, nous ne supportons ni la désinformation ni le mensonge, formes de mépris du citoyen. Nous ne supportons pas non plus que le maire, face à un contradicteur, refuse de discuter avec lui et préfère essayer de le tourner en ridicule et de le dis-créditer.

M. Y, sur un marché

- Vos critiques touchent trop les personnes 

- Il y a un devoir de critique, pour éviter que celui qui a le pouvoir n'en abuse. Notre règle est de montrer du doigt des faits et des comportements d'élus. En dénonçant des faits, il arrive que l'on touche des personnes. Doit-on alors se taire ? Il nous est arrivé de taire certains faits pour ne pas toucher, indirectement, des personnes qui n'en étaient pas responsables.

Mme M., à la fête des Aunettes

- Je souhaiterais prendre des responsabilités dans une association ; mais je ne peux pas car les réunions se font le soir et je ne veux pas sortir le soir. Mes deux filles se sont fait agresser ; ce n'est pas prudent de sortir dans la nuit. 

- La vie sociale elle-même est gênée par le manque de sécurité car les gens sont logiquement amenés à se replier chez eux.

Les impôts du département : M. Champion se contredit

Dans l'opposition, M. Champion avait déposé un "amendement" pour diminuer les impôts du département, et il nous avait parlé de "matraqua-ge" fiscal. 

Aujourd'hui vice-président du Conseil général, une de ses premières décisions a été d'augmenter les impôts du département. L'explication ? Les "gabégies de M. Dugoin". Drôle d'explication : il vaudrait mieux mettre fin aux gabégies plutôt que d'augmenter les impôts ! 
 
 

Connaissez-vous les raisons pour lesquelles M. Champion

a qualifié H. Prévot d'extrême droite ?

Au conseil municipal, depuis les élections municipales, M. Lamy, conseiller municipal F.N., a voté contre ou s'est abstenu une cinquantaine de fois en même temps que H. Prévot. 

Pour M. Champion, la preuve est faite : H. Prévot est un candidat d'extrême droite ! C'est effectivement ce qu'il a déclaré. 

Mais M. Lamy a aussi approuvé environ 500 fois les délibérations pro-posées par le maire. A ce compte, la conclusion s'impose : M. Champion et la municipalité sont animés par une idéologie d'extrême droite. 
 

"Calomniez, calomniez ! Il en restera toujours quelque chose."

Lorsque l'on a le quasi-monopole de l'information, pourquoi se gêner en effet ? 

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Sécurité : depuis près de trois ans nous demandions des éducateurs de rue ; nous faisons aussi d'autres propositions car cela ne suffira pas. 

Emploi : depuis près de trois ans nous demandions à la municipalité de créer des "contrats d'emplois consolidés", une formule très proche des "emplois-jeunes" ; nous faisons également d'autres propositions. 

Pourtant M. Champion nous accuse de vouloir "cacher l'absence de tout programme constructif"... N'importe quoi !
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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