Ste Geneviève
               AUTREMENT
                        Dir. de Publication H.Prévot

 

N°10
Oct. 97

impr.SGA

Pour un souffle nouveau, en toute liberté

 

M. Champion et l'emploi : de l'esbroufe

Nous avons toujours demandé que l'emploi soit une priorité de l'action de la commune (voir le dossier du N°5 de notre bulletin). Aujourd'hui, avec les accents d'un nouveau converti et à grands coups de propagande, M. Champion nous dit qu'il s'y intéresse. Il est grand temps ! Il a fallu se battre pour que la ville aide l'association intermédiaire Hercule à s'implanter ici - en moins d'un an elle a créé l'équivalent de 12 emplois à temps plein. Mais la municipalité préfère gaspiller de l'argent en propagande, en procès perdus (six sur l'affaire Carrefour), en études (sur l'emploi ou sur le commerce) dont on ne connaît pas le résultat etc. Avec tout cet argent, il aurait été possible de créer une bonne douzaine d'emplois durables, les CEC - mais M. Champion n'était pas au courant : il les confondait avec les CES de six mois... 

Maintenant il se réveille. Que cherche-t-il donc ? Un rendez-vous avec Mme Aubry ! Avec photos, évidemment, à quelques mois des élections cantonales. 

Nous souhaitons tous que les jeunes trouvent un emploi. La meilleure méthode serait de diminuer les charges des entreprise pour qu'elles embauchent davantage. Car le plan-Aubry présente trois risques : le copinage (faire plaisir à ses amis avec de l'argent public), les emplois "bidon", et la concurrence déloyale. Nous souhaitons donc que la plupart de ces emplois aille à des associations indépendantes et nous espérons que sera créé un comité de suivi comprenant des élus de l'opposition et des représentants des mondes associatif et économique. 

                                                                                                                            Henri PREVOT



Nouvelles du conseil municipal

Le compte administratif de 1996 - c-à-d. les dépenses et recettes réelles

Malgré la très forte augmentation des impôts (12% en 1996), nous sommes toujours aussi endettés et nous versons toujours près d’un quart de nos impôts pour payer des intérêts - à qui ? Certainement pas à ceux qui en ont le plus besoin, puisqu’ils ont pu nous prêter de l’argent. Voilà donc 20 millions de francs de redisribution antisociale, 20 millions qui seraient mieux employés à créer des emplois de service de proximité ou à financer des actions pour la jeunesse. Quel gâchis ! Gestion financière déplorable. 
 

Sur un sujet important, tant pis pour le débat démocratique !

Un Plan local de l'habitat, PLH, sera réalisé. C'est important : il décrira l'équilibre socio-géographique de la commune, la localisation des espaces et bâtiments publics etc. Mais le conseil municipal n'en discutera pas : en effet M. Champion a décidé de le confier au syndicat intercommunal qu'il forme avec son compère de St Michel sur Orge. Or l'opposition n'est pas représentée au Comité syndical. Par ce montage, M. Champion a écarté l'opposition de la préparation de ce plan. 

Henri Prévot a écrit au ministre de l'Intérieur pour lui signaler cette sérieuse faille dans la démocratie locale et lui demander que les oppositions municipales soient systématiquement représentées dans les conseils qui gèrent les syndicats intercommunaux. 
 
 

Manque de transparence (suite)

Celui qui détient le pouvoir risque toujours d'en abuser, à son profit personnel ou pour faire plaisir à ses amis et à sa famille. Pour l'en empêcher, il suffit en général de l'amener à dire ce qu'il fait. Avec M. Champion, c'est difficile ! Souvent, il ne donne les informations qu'après injonction de la CADA, la Commission d'accès aux documents administratifs. C'est ainsi que nous avons pu lui faire corriger quelques situations anormales au plan légal ou moral - comme l'utilisation de logements de la commune ou les relations avec une entreprise - nous restons discrets par égard pour les personnes. 

Deux fois encore, nous avons dû recourir à la CADA : au sujet d'une association paramunicipale et au sujet des marchés passés par la commune. 

En refusant de répondre, M. Champion soulève lui-même d'autres questions. 
 
 

Nouvelles de la ville...Nouvelles de la ville...

Une belle fresque, oeuvre de jeunes, aux Aunettes

Depuis juin, une longue fresque de 130 mètres couvre un mur du Parc Pierre. Elle a été réalisée par X-Factor, une association de jeunes artistes de Ste Ge-neviève et d'ailleurs sur des idées proposées par des enfants de nos écoles. 

Une charte d'amitié avec Mikolow, en Pologne a été signée

Fort bien ; mais quel en est l'effet sur nos deux villes ? Doit-on se contenter de quelques voyages à Mikolow d'élus ou d'employés municipaux ? 

Des permanences utiles en mairie : la conciliation et la médiation

Henri Prévot a participé à une journée portes ouvertes ; il faut se réjouir de la qualité des services proposés ; nous encourageons vivement les Génovéfains à y recourir en cas de besoin. 

Transmettre et partager le savoir et l'enthousiasme

C'est le but des "Réseaux d'échanges de savoirs", une association dont le projet est magnifique : "je t'apprends à faire la cuisine et tu m'inities à l'informatique", un exemple d'échanges entre mille autres où chacun se met tour à tour en position de donner et de recevoir. C'est excellent pour consolider le tissu social. Un réseau s'implante à Ste Geneviève. Les animateurs de cette association tiennent permanence au Pôle emploi-formation, au rez-de-chaus-sée du 1 rue Anne Franck, à Pergaud, le mercredi après-midi. 

Notre dossier... Notre dossier... Notre dossier...

Octobre 1997

La jeunesse

Pour la société, la jeunesse est une chance. Attention de ne pas la gâcher ! 

Les jeunes nous apportent dynamisme, soif de connaissance, enthousiasme, imagination, générosité. Si la France continue d'avoir trop peu d'enfants, nous allons vers le déclin . Et si nous ne sommes pas capables de donner à tous les jeunes les moyens et la chance de mener une vie active, utile et chargée d'espoir, nous allons vers de graves difficultés. 

Mais la municipalité ne donne pas à la jeunesse la priorité qu'elle mérite. 

Eduquer les jeunes, c'est faire en sorte que : 

- qu'ils sachent vivre en société avec ses codes de conduite et ses valeurs comme respecter l'autre, être poli, ne pas mentir, ne pas voler etc. 

- qu'ils acquièrent le sens de l'effort : rien de valable sans effort personnel 

- qu'ils aient les connaissances nécessaires pour trouver un emploi 

- qu'ils sachent vivre et agir en équipe, chacun avec son rôle, tous les rôles étant importants 

- qu'ils connaissent notre culture, ce patrimoine qui est une des bases de notre nation : son histoire, ses arts, sa littérature, sa pensée etc. 

- qu'ils connaissent et sachent bien pratiquer le monde d'aujourd'hui : les nouvelles techniques, la "société de l'information" avec le poids des médias (la télévision, la pub, internet...), la construction européenne, les nouvelles relations dans le monde (la "mondialisation", les pays en voie de développement etc.) 

- qu'ils participent avec enthousiasme à l'évolution du monde : "citoyenneté" et démocratie locale, projets de coopération, politique et rapports sociaux. 

L'éducation des jeunes demande de l'autorité mais elle est surtout fondée sur la confiance qu'on leur fait. 

Les acteurs de l'éducation des jeunes sont d'abord la famille, puis l'école. Comme la tâche est immense, non seulement la commune mais nous tous devons y contribuer car il s'agit de l'avenir de notre société. 

Réussir à l'école

A l'école, trop d'enfants sont en situation d'échec durable : plusieurs années à "traîner". C'est insupportable ! Quelques associations apportent un soutien scolaire. La municipalité a un programme ; mais avec les mêmes moyens financiers, il serait possible de faire mieux. Henri Prévot a fait des propositions ; celles-ci n'ont même pas été étudiées en commission. 

Accompagner les parents qui le souhaitent

Les parents ont souvent besoin à un moment ou a un autre d'une aide pour l'éducation de leurs enfants : c'est parfois le rôle des grands-parents, d'un oncle, d'un ami. Des associations facilitent les relations entre les familles de notre ville ; il est certainement utile de faire davantage. Dans certaines communes, une "école des parents" donne des conseils aux parents qui le souhaitent et les aide, par exemple, dans leurs relations avec les enseignants. Dans certains cas difficiles, il faudrait un éducateur spécialisé (à Ste Geneviève, le Conseil général a décidé d'en financer cinq ; malgré cela, la commune n'en a encore recruté aucun...). Le plus souvent, cette aide extérieure peut venir d'un autre adulte, bénévolement : de nombreux Génovéfains sont prêts à faire partager leurs connaissances et à donner de leur temps. 

Les loisirs éducatifs

Ils permettent aux jeunes d'exprimer leur énergie, de satisfaire leur soif de connaître, d'apprendre à vivre en groupe, de former et de réaliser des projets. 

Le mouvement sportif est très actif à Ste Geneviève, et fait un travail admirable : Ste Geneviève Sports, Association sports et loisirs et d'autres vivent avec des moniteurs professionnels et de nombreux bénévoles. La commune leur donne une subvention comparable à celle que versent d'autres communes. 

Mais les autres formes de loisirs éducatifs sont sous-développées. Certes, la commune rémunère quelques animateurs mais - ceux-ci le disent eux-mêmes - ils ne suffisent pas à la tâche. 

Développer une pédagogie par le projet : les jeunes forment eux-mêmes leurs projets, les préparent, les réalisent puis évaluent leur action : ils ne sont plus consommateurs mais acteurs ; ils ne vivent pas dans le rêve ou le "virtuel" mais dans le concret ; et les projets se réalisent en équipe. Pour aider les jeunes, il faut des adultes (jeunes ou confirmés) rémunérés ou non. Leur bénévolat, en soi, est déjà éducatif par l'exemple qu'il donne. 

L'action est locale, bien sûr ; mais, pour être durable, il vaut mieux qu'elle soit menée au sein d'associations ou de mouvements de taille nationale : les animateurs et responsables y trouveront une formation, des échanges, une entraide ; les jeunes y trouveront de grands rassemblements qui donnent envie de continuer et de "se défoncer" comme les 20 000 du jamboree Scouts de France cet été. Il y a bien d'autres associations telles les Centres sociaux, Francs camarades, Eclaireurs de France, Maisons des jeunes et de la culture. La commune devrait faciliter l'action de ces associations en respectant leur autonomie ; sinon, ces associations porteront ailleurs leur effort. 

Faire des citoyens de notre commune

Ce n'est pas en donnant aux jeunes des cadeaux sans contrepartie (près de 200 000 F au budget de notre commune) qu'on en fera des citoyens responsables ! Qu'on les invite au contraire à apporter leur aide, par exemple aux personnes âgées. Par ailleurs, pour qu'ils puissent discuter et proposer, qu'on leur donne un cadre de discussion, la possibilité matérielle de se réunir, des informations et une formation sur la vie de la ville ; pourquoi pas un conseil municipal de jeunes comme on en voit dans plusieurs communes ? 

Le rôle de la commune

Elle doit aider et encourager sans vouloir commander. A Ste Geneviève, le maire rechigne à aider sérieusement une association s'il ne la contrôle pas. Pourtant il existe des méthodes, avec des "comités consultatifs" formés d'élus de tous bords et de non élus. Le maire n'en a créé aucun. 

Notre jeunesse est à la fois le reflet de notre société, son espoir et son avenir. Notre premier devoir est de lui procurer des emplois ; espérons que le projet du gouvernement réussira. 

Nous avons aussi un devoir d'enthousiasme et de générosité. Jean Paul II l'a exprimé à sa façon, forte et rayonnante, au cours des Journées mondiales de la jeunesse. A chacun de s'exprimer à sa façon : il y a suffisamment de belles "causes" à défendre et à proposer aux jeunes ! 
 
 

Vous nous écrivez, vous nous téléphonez...Vou

M. C. P. nous demande qui finance la propagande du maire

- Un audiovisuel réalisé en 1995 chante les louanges de la municipalité en des termes tellement excessifs que le maire s'est cru obligé, le jour des voeux de 1996, de s'en excuser... Combien a-t-il coûté ? Qui l'a payé ? 

- Voici les faits, selon les indications obtenues de la mairie

- Cet audiovisuel, commandé au début de 1995, fut réalisé dans l'année. Aucun crédit n'était prévu ni au budget de 1995 ni au budget primitif de 1996. En juin 1996, un crédit a été ouvert, au titre du développement économique sans que le maire, alors, n'en précise l'objet. Une facture de janvier 1996 a donc pu être enfin payée en août 1996.

- La commune a dépensé 84 000 F. Selon les professionnels que nous avons consultés le coût réel est largement supérieur.

- Cet audiovisuel a été utilisé seulement pour des relations publiques

Cela soulève plusieurs questions, par exemple :

- Pourquoi n'a-t-il pas été financé sur le chapitre "relations publiques" ?

- Comment se fait-il que la commune engage des dépenses sans crédit ?

- N'est-ce pas de l'argent gaspillé ?

M. Y. B. suggère

- La place Dimitrov, à St Hubert, est très animée, par les enfants, les joueurs de boule, les passants ; mais elle est souvent salie. Il faudrait y installer des toilettes publiques. 

- Voilà une suggestion qui devrait être étudiée par les services de la ville.
 
 

Carrefour : la commune encore condamnée !

Après avoir perdu à deux reprises devant le Tribunal administratif, M. Champion a cru habile de faire appel auprès du Conseil d'Etat. Celui-ci a confirmé le jugement du Tribunal administratif : le maire doit faire respecter la sécurité et la tranquillité des habitants. 

Cela fait donc aujourd'hui six procès perdus par notre commune sur cette affaire - qui n'est toujours pas terminée. Comment en est-on arrivé là ? 

Il y a une vingtaine d'années, pour obtenir un permis de démolition la société Carrefour s'était engagée à faire circuler ses camions à l'intérieur de son terrain. Plus tard, lorsqu'elle a demandé un permis de construire pour agrandir le magasin, elle a oublié cet engagement ; ce qui est plus grave, c'est que la commune, dont M. Champion était directeur des services techniques, l'a oublié aussi ! Il faut dire que Carrefour a largement financé des équipements publics - restauration du Donjon notamment : juste avant des élections municipales, "ça aide" ! A l'époque tout cela n'était pas illégal, mais ces arrangements ont eu comme effet de laisser passer les camions dans des rues qui ne sont pas faites pour cela. 

Lorsque les riverains se sont plaints, le maire n'a pas supprimé les nuisances. il s'est contenté de légères améliorations. Ensuite, malgré les jugements du tribunal, il est resté inerte en espérant que les riverains se lasseraient ; mais ils ont été tenaces. Lorsque le tribunal décide de faire payer la ville, le maire sonne l'alarme à l'emploi et dépense une énergie folle à ... reporter la faute sur les riverains et à faire signer des pétitions en espérant que cela lui gagnerait des voix ! Puis après le dernier jugement, il s'est décidé à demander à Carrefour de faire un effort et la situation a commencé à se normaliser. 

Ne pas traiter les problèmes, opposer la force d'inertie, attendre que l'autre se lasse et si besoin trouver des boucs émissaires : pour une maire, c'est une bien étrange méthode ! On la retrouve trop souvent dans notre commune.