octobre 2003

 
SOMMAIRE

- Editorial : "J'ai acheté un vélo"
- La canicule
- Protéger l'environnement
- Réunion publique le lundi 17 novembre à 20h30  salle du Champ de foire, en face de l'église orthodoxe, près de la piscine
- Effet de serre, économie d'énergie
- Développement durable : qu'est ce que cela veut dire pour nous ?
- Elections pour le Conseil général de l'Essonne, en mars 2004
Sainte Geneviève Autrement approuve et soutient la candidature de Henri Prévot


- Communauté d'agglomération : sans consultation, beaucoup d'argent dépensé 
- Nous avions proposé, nous avons approuvé
- Au conseil municipal : ultra politisation
- Un million d'euros par an de dépenses anti-sociales
- Un bon exemple de bénévolat
- La municipalité va-t-elle saboter un bel ensemble ?
- Des ronds-points, encore des ronds-points
- Sur notre site internet go.to/sainte-genevieve
- Le cimetière 
 -L'hôpital psychiatrique de Perray-Vaucluse
Editorial

"J'ai acheté un vélo"

"J'ai acheté un vélo pour circuler en ville."

m'a dit un Génovéfain. Et il m'explique que c'est pour lutter contre l'effet de serre et pour aider les pays en voie du développement.

Cela peut paraître curieux : quelle influence chacun d'entre nous peut-il avoir sur l'effet de serre et sur les relations entre le Nord et le Sud ? Et pourtant, si l'on y réfléchit…

Le monde consomme de plus en plus d'énergie. Dans les années qui viennent, l'énergie ne va pas manquer avant longtemps mais elle va coûter de plus en plus cher. Nous pourrons payer mais cela causera de sérieuses difficultés au pays du Sud. 

Le plus grave est que les émissions de gaz carbonique vont réchauffer et profondément perturber l'atmosphère. Les pays du Sud seront les premiers à en souffrir puisqu'ils ont moins de moyens pour s'en préserver et pour réparer les dégâts.

En conséquence, dès qu'il y aura une grave sécheresse ou un violente tempête, les peuples de ces pays seront pris de ressentiment et peut-être de colère pouvant se traduire en violence.

Certes, nous envoyons dans l'atmosphère moins de gaz carbonique par personne que les Etats-Unis mais beaucoup plus que l'Inde ou le Brésil par exemple. En conséquence, diminuer nos émissions de gaz carbonique, c'est une façon d'introduire un peu de paix et de sérénité dans les relations entre les pays, une façon de montrer de la considération aux pays du Sud. La France et l'Europe peuvent le faire

Mon ami Génovéfain a donc bien raison. Il espère seulement que la municipalité installera bientôt un parking gardé près de la gare…

Henri PREVOT
La canicule

15 000 personnes sont mortes de la canicule. Elles n'ont pas eu près d'elles quelqu'un pour les faire boire, leur mouiller le corps, les mettre dans un endroit moins chaud - pas un parent, ni un ami, un voisin, un bénévole attentionné. Pour la gauche, pas de doute, c'est la faute de gouvernement ! Et la voilà qui lance une polémique qui a couvert de son vacarme le seul message important : donnez à boire aux vieillards et rafraîchissez-les !
 

Nous saluons l'action des professionnels et des bénévoles qui ont consacré leur temps et leurs efforts à aider nos anciens à résister à cette canicule
Protéger l'environnement
  • Une affaire d'éducation
  • de relation entre pays riches et pays pauvres
  • de vie quotidienne
  • Un bon sujet pour le Conseil général
Réunion publique
le lundi 17 novembre à 20h30

salle du Champ de foire, en face de l'église orthodoxe, près de la piscine

Effet de serre, économie d'énergie

Aspects globaux; action locale et départementale

Avec un des meilleurs connaisseurs : Michel Petit.

M. Petit fut directeur au CNRS des Sciences de la terre, représentant de la France au Groupe intergouvernemental d'étude du climat (le GIEC) ; il vient de rédiger un livre très facile à lire sur l'effet de serre, ses causes, ses conséquences (le livre sera en vente - et dédicacé - à la fin de la réunion).

Henri Prévot présentera un scénario de division par trois des émissions françaisesde gaz carbonique, avec des décisions nationales et locales (il a écrit sur le sujet deux articles dans Esprit et dans Réalités industrielle).

Venez nombreux.

Plusieurs personnalités du département sont invitées.
 

 

Développement durable, 

Qu'est ce que cela veut dire pour nous ?

Deux réponses : 1- que nos conditions de vie soient le plus agréable possible aujourd'hui et 2- que nous laissions à nos enfants la possibilité d'avoir des conditions de vie au moins aussi agréables que les nôtres : c'est le développement durable.

L'un et l'autre ne sont pas forcément incompatibles, heureusement.

Pour l'immédiat, le principal problème à l'échelle du département est sans doute le bruit des avions d'Orly. Les fanfaronnades du genre "pas d'avion au-dessus de nos têtes" ne sont pas de mise. Mais il y a un vrai travail de conviction et de surveillance à faire pour que les avions prennent de l'altitude le plus vite possible et passent là où ils gênent le moins de monde. L'action du Conseil général actuel manque de vigueur.

Pour les générations futures, les grandes questions sont celle des déchets et celle du changement climatique. Là aussi le Conseil général a une grande responsabilité.

C'est lui qui arrête le programme pluriannuel de gestion des déchets. Celui qui a été préparé présente de graves défauts que nous avons signalés au cours de l'enquête publique. Il ne donne aucune indication utile sur le coût du traitement des déchets, notamment le recyclage des emballages, il ne dit presque rien du traitement biologique des matières organiques et il est presque muet sur la collecte des déchets toxiques. Il faudra revoir tout cela.

Le réchauffement climatique est la grande affaire des années à venir. La canicule de cet été nous montre ce que veut dire la hausse des températures. Il n'y pas de mystère : comme l'a dit et redit le Premier ministre, il faut que notre pays divise par trois ou quatre ses émissions de gaz carbonique. Or c'est possible et pas très difficile. Le gouvernement prépare une politique nationale (des moteurs "propres", du biocarburant, la relance du programme nucléaire). Il faut aussi une action locale intelligente pour que les transports en commun et la circulation à vélo soient confortables et sûrs ; c'est une affaire d'investissement et d'urbanisme. Voilà un grand chantier pour le département et le conseil général. Les enjeux sont à la fois locaux et stratégiques !

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Communauté d'agglomération : 
sans consultation, beaucoup d'argent dépensé 

En ces temps difficiles où l'argent public est rare, où la dette est lourde, faut-il vraiment dépenser 20 millions d'euros (130 millions de francs) pour un "centre nautique" et une patinoire là où 4 ou 5 millions d'euros suffiraient pour remettre en état notre piscine ?

A la réunion du 30 septembre du Conseil municipal, l'opposition est intervenue pour développer quatre points : rien que par son existence, la Communauté coûte en fonctionnement 5 millions d'euros par an, autant de moins pour les communes ; elle est financièrement à l'aise alors que les communes ont des difficultés ; les décisions sont prises sans que le conseil municipal soit même informé ; la communauté prend ses décisions de son côté, la commune du sien et il n'existe pas de lieu où les personne élues directement puissent fixer des priorités en fonction des besoins des citoyens.

Le résultat est là : sans débat, la communauté va dépenser 20 M euros pour un centre nautique et une patinoire. Seule "justification" : ils sont subventionnés. Oui, mais par qui ? Par le département et la région, c'est à dire avec notre argent ! La communauté nous croit riches en faisant passer de l'argent de la poche droite à la poche gauche ! N'y a-t-il pas d'autres priorités ? L'éducation et l'accompagnement des jeunes, un gymnase, des locaux pour les associations, une maison de jeunes et de la culture. En tous cas, il aurait fallu en débattre.

Ste Geneviève Autrement a également demandé que le Conseil municipal prenne position sur ce qui relève de la communauté et ce qui doit rester de la compétence de la commune. 

Elections pour le Conseil général de l'Essonne, en mars 2004

Sainte Geneviève Autrement approuve et soutient la candidature de Henri Prévot

En mars 2004, on élira la moitié des conseillers généraux, dont celui de Ste Geneviève.

Le Conseil général gère le département, avec un budget de presque un milliard d'euros (20 fois le budget de notre commune). Ses principales fonctions sont : les collèges, l'accompagnement social à tous les âges (petite enfance, jeunesse, RMI, RMA - revenu minimum d'activité -, personnes âgées etc.), les routes départementales et l'équipement du territoire, l'environnement, la solidarité entre les communes. C'est donc une affaire importante.

L'association Ste Geneviève Autrement, qui depuis plus de treize ans travaille avec lui aux affaires de la ville, a décidé de lui apporter tout son appui.

Le Bureau de Ste Geneviève Autrement
Nous avions proposé, nous avons approuvé

Un nouvel équipement sportif dans le quartier de la Boelle

Le quartier de la Boele, entre la voie ferrée et l'Orge manque d'équipements sportifs, comme nous l'avons signalé ici. Cet été un terrain de sports a été aménagé pour les écoles et pour les jeunes du quartier. Les voisins ont été associés. 

L'aménagement de la route de Corbeil

La municipalité et le département ont tenu compte des reproches qui ont été faits sur l'autre partie de la route de Corbeil. Cette fois-ci il y a une piste cyclable.

Mais attention : la piste a due être dessinée sur le trottoir car il n'y avait pas de place suffisante sur la chaussée pour y faire une piste sûre. Par endroit, la piste mange le trottoir. Ce se sera pas gênant si les vélos font attention. Ce sera dangereux si la piste est empruntée par des vélomoteurs ou des scooters. Et attention : faire stationner une voiture sur la piste cyclable est criminel : le cycliste descend sur la chaussée sans voir qui est derrière lui et se fera renverser. Pour la sécurité des piétons et des cyclistes, la police de l'Etat et celle de la ville devront être intransigeantes.

Des études après la classe dans toutes les écoles primaires

La municipalité a décidé d'organiser elle-même les études en fin d'après-midi. Nous avons approuvé car cela améliorera le service. Mais soyons attentifs et veillons ensemble à ce que le personnel soit compétent et bien formé.

Un chantier d'insertion au bois des Trous

Une piste cavalière sera aménagée, en coopération avec l'Office national des forêts. Le chantier donnera à des jeunes la possibilité de retrouver le chemin du monde du travail. 
 

Au conseil municipal : ultra politisation

Comment se servir des difficultés du Trésorier principal

Le Trésor Public (qui dépend de l'Etat) doit vérifier les comptes. Avec l'empilement des structures administratives, il a provisoirement du mal à suivre. Le maire a proposé au Conseil municipal de voter une adresse au gouvernement pour lui demander plus de moyens. Ce texte était un pamphlet hors de propos. Le maire s'est servi des difficultés du Trésorier principal pour une attaque politicienne contre le gouvernement. Cela manque d'élégance et ne sert à rien.

Le maire utilise nos impôts pour critiquer le gouvernement

Les génovéfains âgés de plus de 55 ans ont reçu une lettre signée du maire, du maire adjoint chargé de l'animation des retraités et de la présidente d'une association pour dire grand mal du projet du gouvernement sur les retraites et pour les inviter à aller manifester à Paris. Nos élus ont reproché au maire d'utiliser les moyens de la commune pour critiquer le gouvernement sur une affaire qui n'est pas d'intérêt communal.

Le maire a répondu, avec un air de certitude qui confine à l'arrogance, que si c'était à refaire il le referait. Or ce détournement de la fiscalité locale est une faute..

Dans la lettre du maire, un mot a été ajouté à la main par M. Bouchon : "sauvons nos acquis !". Quelle plaisanterie ! Les retraites qui sont servies aujourd'hui aux retraités ne pourront être maintenues que grâce à la réforme du régime, une réforme que la gauche n'a pas eu le courage de faire. M. Bouchon, ou le grand art de la désinformation.

Est-il normal que le maire utilise la liste électorale pour établir des fichiers pour sa propagande ? La CNIL, interrogée, a répondu qu'il aurait dû informer les destinataires de la lettre de la façon dont il avait établi cette liste, et qu'il doit la mettre à la disposition des élus de l'opposition.
 

 

Un million d'euros par an de dépenses anti-sociales

Depuis douze ans, la municipalité a choisi de nous endetter. Combien cela nous coûte-t-il en intérêts ; combien payons de trop aux banques ? 130 MF en vingt ans.

De 1991 à 2000, la commune a peu dépensé pour l'entretien des rues ou des écoles. Un bon gestionnaire aurait diminué l'endettement. M. Champion a fait le contraire. Et qand il a fallu investir, la dette a fait un bon : 66 millions de francs en un an. 

Nous avons calculé quels auraient été nos impôts et notre dette avec exactement les mêmes recettes et les mêmes dépenses chaque année et avec les mêmes impôts, au total, de 1991 à 2010, et sans augmenter la dette de 1990 à 2002. En vingt ans, nous aurions à payer 130 Millions de francs (19 M euros) de moins qu'en réalité. Aujourd'hui, nous aurions à payer 1,2 millions d'euros de moins d'intérêt par an, de quoi payer un gymnase ou une salle polyvanlente tous les deux ans ou une MJC tous les trois ans ou une cinquantaine d'éducateurs. Mais M. Quittard nous a dit en réunion de conseil municipal que ce choix de gestion est "politique" et que s'endetter est une politique de gauche.

La commune aujourd'hui a du mal à s'endetter davantage. Mais c'est la Communauté d'agglomération qui prend le relais : en quatre ans, elle aura épuisé sa capacité de financement de 10 ans ; donc elle emprunte et nous paierons les intérêts.

Dans la lettre du maire, un mot a été ajouté à la main par M. Bouchon : "sauvons nos acquis !". Quelle plaisanterie ! Les retraites qui sont servies aujourd'hui aux retraités ne pourront être maintenues que grâce à la réforme du régime, une réforme que la gauche n'a pas eu le courage de faire. M. Bouchon, ou le grand art de la désinformation.

Est-il normal que le maire utilise la liste électorale pour établir des fichiers pour sa propagande ? La CNIL, interrogée, a répondu qu'il aurait dû informer les destinataires de la lettre de la façon dont il avait établi cette liste, et qu'il doit la mettre à la disposition des élus de l'opposition. 
 

Un bon exemple de bénévolat

La Directrice du collège Jean Macé, a organisé, cet été, une opération " école ouverte " pendant la 2ème semaine de juillet et la dernière semaine d’août.

Des bénévoles ont été sollicités pour échanger leurs connaissances dans diverses activités dont : la couture, le tricot, le crochet, et le jardinage.

Les enfants étaient très désireux d’apprendre, ils ont participé activement aux différents ateliers.

Les bénévoles ont été heureux de faire leur connaissance, dans une ambiance décontractée, qui n’excluait pas le respect des uns envers les autres.

Cette expérience très satisfaisante ne pourrait-elle pas être reconduite ?

Il serait souhaitable que d’autres écoles et des bénévoles plus nombreux renouvellent cette action enrichissante pour tous.

Noëlle Mourier et Françoise Couilleaux
Un autre témoignage : "j'ai rencontré des difficultés dans les relations avec un propriétaire. Je me suis adressé au CLCV, par téléphone, en début d'après-midi. Le responsable m'a proposé de venir le voir en fin d'après-midi, le temps qu'il étudie la question. Quelques heures plus tard, il a pu me donner de très bons conseils."
Jean-Claude Chiaradia
Que l'on nous pardonne de ne pas pouvoir citer tous ceux dont l'activité est tellement utile ! NDLR

Comme chaque année la réunion des associations est un bon moment de la vie de notre ville. On y retrouve un grand nombre d'amis. On ne cesse d'y découvrir la diversité des activités qui forment la vie sociale. Et l'on se prend à rêver d'un monde où l'argent public serait d'abord destiné à permettre à la générosité de chacun de s'exprimer pour que toute personne se sente entourée et reconnue et que l'entraide circule entre tous. Voilà une méthode pour diminuer les impôts !
La municipalité va-t-elle saboter un bel ensemble ?

La SCIC et la municipalité veulent démolir l'été prochain deux immeubles à Pergaud mais, comme la France manque d'argent et de logements sociaux, il n'est pas du tout sûr que tout le programme de démolition puisse se réaliser complètement. La résidence Pergaud sera-t-elle complètement défigurée ? En effet, si on casse le 6 et le 8 et non le 25, alors le 21, le 23, le 25 et le 27 de Manhès vont former une véritable barre - une horreur. A la fois du gaspillage et du sabotage.

 

Des ronds-points, encore des ronds-points

Il est vrai que la circulation des voitures est en général plus fluide avec les ronds-points. mais a-t-on pensé aux piétons ? On n'est jamais sûr que les voitures respectent les passages pour piétons. Il est tout de même plus rassurant de traverser lorsque l'on est protégé par un feu rouge.

Sur notre site internet

go.to/sainte-genevieve





- Pourquoi Henri Prévot s'engage dans els cantonales
   Sa réponse à une question d'un lecteur

- Sur la communauté d'agglomération : les informations essentielles ; son aisance financière aux dépends des communes, budget et comptes, le programme d'investissement de 66 millions d'euros, une prospective financière sur dix ans ; notes sur les comptes-rendus de réunion du bureau.

- Les interventions de nos élus au conseil municipal depuis six ans (une mine d'information).

- Sur le budget de la commune : pourquoi nous payons chaque année 1 millions d'euros de trop aux banques.

- Pour élever le débat

Sur le libéralisme et sur l'évolution de la société : des notes de lectures de "pour un nouveau modèle économique" de Amartya Sen, prix Nobel d'économie, et de "l'avenir de l'esprit" de Thierry Gaudin, prospectiviste.

-… et bien d'autres choses.

Notre site a au moins un lecteur : un Génovéfain, proche du maire, lui a dit : "il faut regarder le site de Ste Geneviève autrement, il y a des choses bien". Puis il a recopié tout le contenu du site sur des disquettes qu'il a données au maire.

 


Le cimetière : il est nécessaire d'agrandir le cimetière du haut. Quand la ville le décidera-t-elle ? Par manque de place, la partie réservée aux tombes orthodoxes est peu à peu envahie ; cela fait perdre au "cimetière russe" une partie de son cachet, ce qui est très regrettable.

L'hôpital psychiatrique de Perray-Vaucluse : la municipalité a-t-elle engagé une action pour que la partie vendue par l'Assistance publique conserve son caractère d'intérêt général ? Le syndicat de la vallée de l'Orge ou la Communauté d'agglomération pourraient acheter les terrains ; en ont-ils l'intention ?