Notre journal N° 7 daté de janvier 2003
Sommaire

- L'édito : l'unité de notre ville, de notre société
- Les jeunes nos enfants
   Nos propositions au sujet de la jeunesse : Utiliser au maximum les équipements existants  / Notre commune manque d'équipements / Le soutien scolaire / Avec les adultes Génovéfains, diversifier les propositions faites aux jeunes
- Le budget 2003
- Opération de rénovation des Aunettes : on signe, et ENSUITE, on ouvre une "concertation"...
- La réhabilitation de la résidence de personnes âgées de la Boele
- La sécurité de la circulation : deux propositions
- Une sélection de notre site internet
- Les déconvenues de la démocratie à Ste Geneviève des bois
 


 
 
L'édito

L'unité de notre ville,
de notre société

Notre ville donne une image à peu près complète de la diversité de notre société, et c'est pour cela que nous l'aimons. Mais, trop souvent, on la voit divisée en deux, avec la coupure, plus symbolique que réelle, de la route de Corbeil.

L'urbanisme doit effacer cette coupure ; c'est pourquoi nous approuvons le projet du maire d'aménager la rue Jean Cocteau pour en faire une belle entrée dans le quartier des Aunettes en prolongement de l'axe Gabriel Péri qui vient de la gare.

Mais l'unité de la ville dépend beaucoup de l'image que chacun se fait des quartiers où il n'habite pas. Il faut tout faire pour que le quartier des Aunettes retrouve la bonne réputation qu'il avait il y a vingt ans. Le maire pense y parvenir en cassant quelques immeubles. Cela ne résoudra rien. Il faut agir sur les causes : n'acceptons plus de recevoir des familles "lourdes" sans avoir tous les moyens de les encadrer et d'éviter la délinquance ; quant aux quelques jeunes qui se comportent comme des voyous, écartons-les le temps qu'il faut pour leur apprendre ce que veut dire vivre en société. Exigeons des bailleurs qu'ils entretiennent tous leurs immeubles et effacent tout de suite les dégradations. Et surtout proposons à tous les jeunes des activités éducatrices

Tous en effet sont curieux ; tous, ils aiment s'enthousiasmer. Il est navrant d'en voir "traîner" sans but, dans la rue ou à l'école. C'est navrant et dommageable pour notre société qui a besoin du dynamisme et de la capacité d'invention de tous ses jeunes gens.

La municipalité peut faire beaucoup pour que les Génovéfains qui le souhaitent participent d'une façon ou de l'autre à la formation et à l'éducation de nos jeunes. Nous donnons quelques idées dans ce journal.

Bonne année !

Henri PREVOT
La majorité présidentielle s'est enfin organisée en un grand rassemblement et les responsabilités en Essonne ont été heureusement redistribuées. Par ailleurs, j'approuve l'action du gouvernement. J'ai donc décidé d'adhérer à l'UMP, ce qui ne change pas la situation de l'association Ste Geneviève Autrement dont la plupart des membres du Conseil d'administration n'adhère pas à un parti politique.                             H.P.

 
 

Les jeunes, nos enfants

Au côté des parents, premiers responsables de l'éducation,

la commune pourrait faire davantage.


Sous la photo du gymnase Copernic

Pendant la journée, le gymnase est utilisé par les scolaires puis par les clubs sportifs. De 22 h à minuit, deux fois par semaine, sous la surveillance du gardien, il reçoit des garçons autour de 20 ans qui, après leur journée en université, au lycée ou dans leur entreprise, déploient leur énergie et leur adresse dans des parties de football en salle. La bienveillance du gardien est en parfaite harmonie avec le comportement irréprochable des jeunes. Espérons que nous verrons bientôt d'autres cas semblables à Ste Geneviève.

Les jeunes vivent en famille, suivent leur scolarité et aiment à retrouver leurs amis dans des activités sportives ou culturelles - dans les stades et les gymnases, au Conservatoire ou à la MJC -, ou simplement pour discuter ou faire la fête. Cela demande des locaux, des équipements, et aussi des adultes pour les encadrer, les conseiller et les encourager.

Nous voulons d'abord saluer l'action de tous ceux et celles qui oeuvrent pour la jeunesse dans notre ville, les enseignants, le personnel municipal qui s'occupe des enfants à l'école ou entretient les locaux, les animateurs des services municipaux de l'enfance, de la jeunesse et des sports, les éducateurs de l'association Elan, le personnel des bibliothèques et médiathèques, celui des écoles de musique et de danse, du CMPP, les animateurs et les dirigeants des clubs sportifs, les bénévoles des associations qui s'adressent directement aux jeunes.

Mais la diversité de l'action menée à l'échelon communal ne doit pas nous empêcher de signaler des points faibles et voir comment progresser.
 
 
Deux flashes

- Un jeune arrivé de Turquie en France à l'âge de 13 ans sans savoir parler notre langue, a si bien réussi ses études qu'il a été sélectionné pour suivre les cours de Sciences Po de Paris. Il a beaucoup travaillé en bénéficiant de l'aide d'une Génovéfaine depuis plusieurs années : bel exemple de coopération entre jeune et adulte.

- Plus de 200 jeunes venus de toute l'Europe pour le rassemblement chrétien de Taizé ont été hébergés dans notre commune. Un moment de grande joie pour les foyers qui les ont reçus.

Une bonne idée venue d'ailleurs

Des équipes d'enfants encadrées par de jeunes adultes eux-mêmes encadrés par des adultes : voilà une bonne méthode. Encore faut-il que les jeunes adultes soient suffisamment nombreux et suffisamment formés (au moins le BAFA). En Essonne, la ville d'Yerres organise elle-même des stages de formation au BAFA, ce qui divise par deux le coût payé par les jeunes Yerrois.

On gagne toujours à s'informer, à tous les niveaux. de ce qui se fait dans d'autres communes
 
 
Les jeunes qui mettent le désordre et commettent des délits sont peu nombreux mais rendent les conditions de vie très désagréables. Eduquons-les avec l'énergie suffisante pour les remettre dans le droit chemin - avec des éducateurs spécialisés et des centres d'éducation renforcée (CER). A Ste Geneviève, les premiers ne sont que trois, ce qui est insuffisant. Pour l'Essonne, il n'y a qu'un CER, en Provence. H. Prévot est allé le visiter. On y pratique un métier, la restauration. Un deuxième CER devrait bientôt s'ouvrir ; il travaillera avec les gens du cirque 

Nos propositions au sujet de la jeunesse



Utiliser au maximum les équipements existants.

La très belle initiative prise par le gardien du gymnase Copernic montre le bonheur des jeunes qui peuvent jouer au football en salle, de 22 h à minuit trois soirs par semaine, au lieu de hanter les cages d'escalier et de traîner à ne rien faire sinon boire ou fumer.

C'est un exemple : il faut en effet fixer les heures d'ouverture des équipements publics en fonction du public. Par exemple un groupe de musique fait ses répétitions au pied d'un immeuble de la cité Pergaud un soir de semaine, à moins de cent mètres du studio de répétition du CAP (centre d'animation partagé, anciennement "hall des jeunes") du Parc Pierre qui est fermé les soirs et le dimanche. D'ailleurs, le dimanche, tout est fermé. Des habitants du quartier seraient certainement d'accord pour apporter leur concours.

Mais les agressions, verbales ou physiques, et les dégradations découragent ceux qui pourraient utiliser les équipements publics : bien évidemment, on préfère rester chez soi. A force, c'est très mauvais pour la vie associative et pour toutes les formes de vie sociale. Le "centre d'éducation renforcée" est la bonne réponse car il éduque le délinquant et l'éloigne de son quartier.

Notre commune manque d'équipements

Dans le quartier de la gare, un centre privé de remise en forme et un cybercentre ont dû récemment s'arrêter : leur implantation, au rez-de-chaussée d'immeubles d'habitation, était évidemment inadaptée. Les quartiers pavillonnaires, le quartier de la Boele manquent d'équipement. La commune devrait y prévoir des lieux pour les activités collectives : cybercafé, lieu pour les groupes musicaux. Il y a de la place, par exemple, entre la gare et le pont sous la voie ferrée.

Un gymnase de plus ne serait certes pas un luxe. La Maison de la Culture, avec ses locaux exigus ne peut pas se développer. Les nouveaux habitants du quartier du Canal des Aunettes regrettent l'absence d'équipements autres que sportifs ("il n'y a rien"). Les postes publics d'accès à internet sont au nombre de trois ou quatre seulement sur toute la ville, ce qui est misérable.

Voici une proposition qui s'inspire de ce que l'on voit dans de nombreuses communes : réaliser une maison qui abrite une dizaine de salles pour les activités culturelles proposées par la municipalité ou par des associations, des espaces communs comme un bar sans alcool, des tables de ping pong, un espace pour regarder ensemble un match ou une autre émission à la télé, et des services communs : l'accueil, l'information sur l'ensemble des activités, des accès internet, quelques activités pour tous - un "pot", un arbre de Noël etc. L'expérience d'autres villes montre qu'une telle maison crée de multiples liens sociaux. Elle doit être assez complète pour que l'on soit sûr d'y trouver quelque chose qui vous intéresse. Il pourrait y avoir deux maisons de ce genre à Ste Geneviève. S'il n'est pas trop tard, l'une d'elles devrait trouver sa place et son financement dans le projet d'ORU des Aunettes - plutôt que de voir dépenser de millions d'euros pour démolir des logements.

Le soutien scolaire

Dans certaines classes de CM1, 7 élèves sur 21, ne maîtrisent pas la lecture. Ces élèves passeront d'une classe à l'autre, année après année, sans vraiment comprendre ni apprendre. C'est navrant et inacceptable. Tant qu'il en sera ainsi, tout ce qui se fait déjà (qui est très respectable) est insuffisant. La réussite à l'école devrait être un grand projet de la ville et être traité en tant que tel : un responsable, des objectifs, des moyens employés surtout pour trouver des bénévoles plus nombreux, pour les former s'il le faut, pour leur procurer des locaux ; et un suivi régulier avec une information mutuelle sur les difficultés rencontrées et sur les résultats.
 
 
Le collège et les anciens combattants

Le collège Jean-Macé a brillamment participé au concours national de la Résistance. Déjà récompensé au plan départemental, a été distingué par l'Association républicaine des anciens combattants, l'ARAC. La section locale a organisé une petite fête en décembre pour remettre au collège la coupe docteur Babin, grand résistant de l'Essonne.

Il est dommage que la municipalité ait refusé de participer aux frais ; ce n'est pas comme cela qu'elle encouragera les initiatives d'adultes bénévoles en direction de notre jeunesse.

Avec les adultes Génovéfains, diversifier les propositions faites aux jeunes

Les jeunes ont besoin des adultes. Nombreux sont les adultes qui leur font partager leurs compétences et leurs passions ; nombreux sont aussi ceux qui aimeraient le faire mais n'ont pas fait le pas - on pense à la mécanique vélo ou moto, à la fabrication d'ordinateurs etc. Des adultes pourraient aussi proposer d'emmener des enfants à la campagne ou visiter des châteaux en fin de semaine ou pendant les congés etc. Pour que tout cela se développe, la municipalité pourrait étudier avec les associations comment lever les obstacles de toute nature : questions matérielles, assurance etc.
 
 

Budget 2003 : nos élus n'ont pas voté contre. Explications

La hausse des impôts en 2003 sera de 6 ou 7 % en tenant compte de l'inflation, ce qui est tout à fait déplorable. Beaucoup la trouveront insupportable. C'est la consé-quence inévitable de six ans de gestion budgétaire imprudente et démagogique. Le maire précédent avait décidé de retarder jusqu'à la fin de son mandat des dépenses nécessaires pour entretenir ou reconstruire les écoles, les rues, etc. ; au dernier moment, il a engagé de grosses dépenses et a dû les financer avec de gros emprunts (10,5 millions d'euros en un an, soit autant que les ressources fiscales annuelles de la commune). M. Champion avait axé sa campagne électorale sur la stabilité des impôts. Illusion ! Maintenant, nous devons rembourser l'emprunt, bien sûr et, en plus, payer les intérêts supplémentaires (500 000 euros par an) avec une hausse d'impôts.

M. Champion a dépensé et emprunté massivement juste avant la fin de son mandat, il s'est fait élire, puis il a démissionné avant que l'augmentation des impôts devienne inévitable. Bien joué !

Mais on trouve dans ce budget des orienta-tions conformes à ce que nous avons recommandé depuis toujours : un effort pour l'animation et l'éducation de la jeunesse, un effort pour une meilleure gestion des ressources humaines et une baisse, légère mais significative, de la dette (1 million d'euros sur 40). Tout cela est timide, mais c'est peut-être le signe d'une évolution dans le bon sens.

C'est pourquoi nous avons voulu faire la différence avec la gestion des dernières années. Pour la première fois en sept ans, nos élus se sont donc abstenus.
 
 

Opération de rénovation des Aunettes 

on signe, et ENSUITE, on ouvre une "concertation"...

La commune a signé le 19 décembre une convention de restructuration urbaine sur le quartier des Aunettes avec la Commu-nauté d'agglomération, le département, la région, la SCIC, la Caisse des dépôts et Consignation et l'Etat (sept signataires). Le programme d'actions est précis, daté, chiffré et financé. Nous l'avons mis en ligne sur notre site internet.

Il s'y trouve de bonnes choses, en particulier pour améliorer la relation du quartier avec la ville.

On y trouve aussi la démolition de 101 logements à Pergaud, 46 en 2004 et 55 en 2006. Pourtant la population s'était exprimée à la quasi unanimité contre la démolition d'immeubles, opération à ses yeux inutile, coûteuse et traumatisante (voir notre journal précédent). Le programme longuement négocié pied à pied par la ville n'en a donc pas tenu compte. A cela, le maire répond que rien n'est décidé, que c'est seulement maintenant que commence la concertation avec la population. Il affirme que les démolitions ne se feront pas si la "majorité des habitants" y est opposée (lettre aux habitants le 18 décembre). Pourtant on lit dans la convention qu'au moins la première tranche est "décidée et validée".

Allez donc comprendre !

Le mieux est donc de prendre le maire au mot. Il nous dit qu'il engage une vraie concertation. Cela veut-il dire qu'il n'essaiera pas seulement de lever les objections contre son projet, qu'il présentera de façon équilibrée les arguments pour et les arguments contre ; qu'il répondra à toutes les objections sans détour et objectivement ? Cela veut-il dire qu'il fera étudier avec le même soin des options différentes et, si les habitants des Aunettes le demandent, qu'il obtiendra qu'une partie des financements prévus pour la démolition soit utilisée pour autre chose, notamment un équipement pour la jeunesse, la culture et le sport ?

Espérons !

Le coût global de la démolition des immeubles et de la création de deux petites rues à Pergaud serait de 7 à 8 millions d'euros. Une partie des financements de l'Etat est réservée à la démolition mais le reste pourrait financer autre chose.
 
 

La réhabilitation de la résidence de personnes âgées de la Boele

Les travaux sont enfin décidés ; ils devraient débuter en juin 2003.

Cela fait près de dix ans que les résidants signalent la vétusté de ces locaux, dont la ville est locataire. Pourquoi avoir tant tardé ?La situation ne cesse de s'aggraver : des fuites d'eau, de l'humidité. Récemment un appartement a été la proie de flammes ; on suspecte un court circuit sur les plaques électriques chauffantes. La commission de sécurité avait relevé il y a déjà plusieurs années des anomalies et notamment demandé d'installer des alarmes audibles dans toute la maison, ce qui n'est pas fait. La remise aux normes de sécurité électrique et de protection contre l'incendie doit donc être la priorité de ces travaux.

Il faudrait aussi sécuriser l'entrée, car il y trop souvent des cambriolages. Par ailleurs, les résidants, qui ne choisissent pas leur assureur, voudraient au moins savoir exactement sur quoi ils sont assurés… 

Les habitants du quartier des Aunettes se souviennent du temps où leur quartier était égayé par des illuminations et par un arbre de Noël pendant les fêtes de fin d'année, comme d'autres quartiers de la ville. Ils sentaient alors qu'ils faisaient réellement partie de la ville.
 


La sécurité de la circulation : deux propositions

- les bandes blanches collées sur la chaussée à certains carrefours sont souvent glissantes en cas de pluie, donc dangereuses pour les vélos et les motos. Or, faire une chute à un carrefour peut être particulièrement grave. Il existe des bandes antidérapantes.

- certains passages pour piétons devraient être rendus beaucoup plus visibles, la nuit, surtout dans les rues les plus passantes.
 
 

Consultez notre site internet : go.to/sainte-geneviève

A côté des affaires de la ville et de notre vie quotidienne, nous avons ouvert une page "questions de société" avec des textes qui nous ont paru intéressants.

Le budget 2003 / le Centre d'éducation renforcée de l'Essonne / la convention ORU sur le quartier des Aunettes et nos commentaires / un gros dossier sur la gestion des ordures ménagères (quelle priorité entre tri, incinération, méthanisation, collecte des déchets toxiques)./ tous nos journaux depuis plusieurs années etc. etc.

Pour élever le débat,

* Des notes prises lors de conférences d'A. Adler, G. Kepel et d'autres, peu après les attentats du 11 septembre 2001;

* des notes de lecture assez abondantes de livre traitant de la démocratie, du rôle de l'Etat sur l'économie et sur la gestion des risques : 

"la démocratie inachevée" de Pierre Rosenvallon, "Le catastrophisme éclairé" de Jean-Pierre Dupuy, philosophe (bientôt sur ce site), "les maîtres censeurs" d'E. Lévy, "la société de confiance" d'Alain Peyrefitte (bientôt sur ce site), "la confiance et la raison" de M. Hollis qui remet en question, à la racine, une certaine pensée "libérale" systématique.

Pour prendre contact avec nous 

80 rue Edouard Branly, 91700 SGdB Tél 01 69 25 04 28 emel : sgautrement@wanadoo.fr
 
 

Les déconvenues de la démocratie à Ste Geneviève des bois

Nous alimentons cette chronique sans plaisir ; mais nous pensons que tout manque de respect envers l'opposition doit être stigmatisé et dénoncé.

Au conseil municipal, le 17 décembre, au sujet de l'ORU des Aunettes

La meilleure façon, pour un citoyen, de voir comment fonctionne la démocratie au niveau communal est d'assister à un Conseil Municipal. C'est ce que j'ai donc fait le 17 décembre 2002. A l'ordre du jour notamment: le projet d'ORU (Opération de Rénovation Urbaine)

Après avoir présenté le projet de convention M. le Maire a demandé aux conseillers de poser leurs questions éventuelles. M. Prévot a posé plusieurs questions au sujet des démolitions d'immeubles à Pergaud et les drames humains en découlant et de la ré-affectation d'une partie au moins des fonds pour l'intérêt général si l'on évitait les démolitions.

M. Champion a répondu à M. Prévot mais pas aux questions, en essayant de mettre les rieurs de son côté. Son portable a sonné à plusieurs reprises. Il a quitté la salle !

M. le Maire a alors pris la parole de façon véhémente et j'ai entendu des mots comme "tissu de mensonges", "limite de la mauvaise foi" ... pour critiquer une consultation porte à porte auprès des habitants concernés. 

J'ai eu le sentiment que n'ayant pas de réponses précises aux questions posées le Maire s'est réfugié dans l'attaque personnelle. Cela m'a fait penser à un jeu de rôle lors de séminaires de cadres ....

Plus sérieusement je suis attristé de constater que là où la démocratie devrait s'exercer à 100 % c'est bien au niveau local : écouter les propositions de l'opposition, y répondre puis décider par le vote. 

Elever le ton n'est pas élever le débat.

Jean-Jacques Rebouté
Deux autres cas récents

Une "libre expression" bien entravée.

La rédaction du journal Votre Ville a longuement expliqué qu'elle ouvre une page par an à la "libre expression", ce qui a réduit d'autant la place laissée libre. Conséquence : l'article que nous avions préparé a été tassé et tronqué.

Refus de coopération et pingrerie

H. Prévot a obtenu les autorisations nécessaires pour visiter le Centre d'éducation renforcée (CER) qui reçoit les jeunes de l'Essonne, près d'Aix en Provence. Il a proposé au maire d'être accompagné de l'adjointe chargée de la sécurité et a rappelé que, pour ce genre de mission, les frais de déplacement peuvent être payés par la commune. Le maire a refusé. Henri Prévot a donc fait cette très intéressante visite seul et à ses frais. 
 
 
M. Dray déclare dans la presse (Républicain du 12 décembre) : "Je ne regarde pas trop ce qui se passe en Essonne". Allons donc ! Qui va le croire ? N'a-t-il pas mis ici ou là quelques bons relais pour garder le contact ?