Journal N°11, avril mai juin 2004



 
- Edito : l'argent, l'Europe
- « La politique est un métier »   - Vraiment ?
- Admirons l’habileté de nos professionnels locaux de la politique
- Pourquoi, mais pourquoi donc, cette vague de mécontentement ?
- Impôts locaux 2004 : manipulation, embrouille et cafouillage
- Comment la Communauté pèse sur la commune
- Propositions
 

L’argent, l’Europe

Nous sommes nombreux à regretter que le monde soit « guidé par l’argent » et nous sommes tout aussi nombreux à vouloir mettre de l’argent de côté pour les coups durs et pour la retraite, et à demander à ceux qui s’en occupent d’en tirer le maximum.

Lorsque l’on fait partie d’un réseau de solidarité forte et sûre, nul besoin d’amasser de l’argent. Mais lorsque ces réseaux faiblissent, on en est réduit à faire confiance à l’argent et à lui demander de nous garantir un niveau minimum de sécurité.

Pour limiter le « pouvoir de l’argent », les discours ou la morale sont donc inutiles : le seul moyen est de préserver ou de renforcer les cercles de solidarité.

Le premier est la famille, bien sûr. Pour nous, la France en est un autre ; la sécurité sociale, la retraite par répartition sont des formes de solidarité nationale irremplaçables. Il faut y tenir comme à la prunelle de nos yeux car, si ce cercle de solidarité faiblit, les gens pourraient bien se réfugier dans l’individualisme avaricieux ou dans d’autres cercles, fermés et exclusifs, communautaristes ou sectaires.

L’Union européenne est une chose belle et bonne. Elle ne doit pas affaiblir ces cercles de solidarité que sont les nations : ce serait une politique de gribouille.

Henri Prévot
Elections européennes

- Non à l’entrée de la Turquie
- Respecter la solidarité nationale
- Faciliter la coopération entre quelques pays de l’Union européenne sur les sujets les plus critiques et difficiles : les coopérations renforcées, en particulier pour lancer de grands projets technologiques et industriels, dans le domaine civil ou militaire.
- Harmoniser les impôts sur les entreprises pour éviter tout « dumping fiscal ».
- Ne pas noyer ou diluer la diversité de nos nations : depuis 600 ans, le dynamisme scientifique, industriel, artistique et culturel de l’Europe est né de sa diversité.
 

Des ratés pour voter :

- on nous a cité le cas d’un jeune de moins de 18 ans qui a été inscrit sur la liste –les assesseurs devront-ils maintenant vérifier la date de naissance ,
- beaucoup de Génovéfains n’ont pas pu voter par procuration alors qu’ils avaient fait à temps toutes les démarches nécessaires : c’est inacceptable !
 
 

« La politique est un métier »   - Vraiment ?

Les ministres venant de la société civile ne font plus partie du nouveau gouvernement. Pourquoi : « parce que la politique est un métier », nous dit le président de la République. Bien sûr, il existe un savoir faire qui s’acquiert par l’expérience. Mais attention aux dérives !

Conserver et enrichir son emploi : Si la politique est un métier, l’homme ou la femme politique fera tout pour ne pas perdre son emploi et pour l’enrichir (il n’y a pas de limite de cumul pour les élus locaux). Cet objectif risque bien de dominer tous les autres.

Donc, surtout pas de décisions impopulaires à moins de deux ans des prochaines élections, même si ces décisions sont nécessaires au bien commun. Si la situation est grave, il faudra le cacher, temporiser, attendre – jusqu’à quand ?

Utiliser tous les moyens disponibles pour se faire une clientèle et pour réunir le maximum de soutiens.

Une nouvelle « classe » : cette professionnalisation de la politique pourrait créer une « classe », celle des « politiques » de toute tendance, avec ses compréhensions mutuelles, ses souvenirs communs de débats et de lutte, une classe assez solidaire malgré les différences d’opinion pour dissuader de nouveaux entrants.

Ce serait assez regrettable car ces nouveaux entrants pourraient apporter des méthodes, un dynamisme, des compétences qui ne sont pas le lot commun des professionnels de la politique.

Admirons l’habileté de nos professionnels locaux de la politique

- Faire voter un budget deux mois avant les élections avec une hausse d’impôt de 0 à 2 % et faire voter un taux supérieur huit jours après les élections.

- Obtenir de multiples subventions d’autres collectivités publiques locales financées par nos impôts et faire croire que cela permet de diminuer nos impôts.

- Solliciter et obtenir des remerciements des bénéficiaires de subventions alors que celles-ci sont financées par l’argent de l’impôt, c’est à dire notre argent à tous.

- Obtenir l’appui de ses propres employés (y compris les responsables syndicaux) et rendre public cet appui.

- Soigner son image par une politique de communication très professionnelle, avec force journalistes et employés au service de la communication.

Ceux qui ont le pouvoir sont là depuis assez longtemps ou sont suffisamment bien guidés pour avoir un comportement particulièrement habile et efficace : de vrais professionnels !

 

Ne laissons pas la politique locale aux professionnels de la politique !

Comme nous ne touchons aucun financement pour ce journal, nous allons en diminuer le rythme de parution. Et nous vous faisons un appel : venez nous rejoindre pour discuter des affaires de la ville et pour permettre à tous les Génovéfains d’être mieux informés. 
Henri Prévot : 80 rue E. Branly, 91700 Ste Geneviève des bois, 01 69 25 04 28, sgautrement@wanadoo.fr. et notre site internet : go.to/sainte-genevieve

Vous vous intéressez aussi aux affaires de la France et vous pensez qu’il n’est pas suffisant de lire les journaux ou de regarder la télévision : vous voulez en parler avec d’autres Génovéfains ; vous voulez faire remonter au niveau national votre opinion, vos propositions, vos espoirs ou votre déception. Vous pouvez alors vous rapprocher d’un parti politique : c’est facile.

- Pour l’UMP : Pascal Bécu, 06 61 48 31 19, La Héronnière (Artois), 91700 Ste Geneviève des bois
- Pour l’UDF : Serge Gaubier, 01 69 06 24 93, 3 rue René Mas, 91350 Grigny ; serge.gaubier@wanadoo.fr
- Pour le MPF (Mouvement pour la France) : Claude Martin, 25 rue du 11 novembre, 91700 Ste Geneviève des bois. 
 
 

Pourquoi, mais pourquoi donc, cette vague de mécontentement ?

Bien sûr, les électeurs ont toujours raison. Il faut s’accrocher à ce « credo » démocratique, sinon, où irions-nous ? Cela dit, on peut s’étonner et essayer de comprendre.

Notre pays va très mal, et cela ne date pas d’hier ni du mois d’avril 2002 !

Le budget : chaque année nous payons 50 milliards d’euros d’intérêt de la dette, soit 3000 euros par ménage en moyenne (20 000 Francs chaque année !) ; comme on s’endette, cette somme augmente de 3,4 milliards d’euros par an (1700 Francs de plus chaque année par ménage). Même si le budget était équilibré, nous serions sous la menace d’une hausse du taux d’intérêt : si celui-ci passe de 5 à 7 %, les intérêts augmenteront en quelques années, de 20 milliards d’euros (8 000 F par ménage) !

Délocalisation et chômage : les entreprises investissent massivement ailleurs, en Chine, en Pologne ou en République tchèque. Trop de jeunes préfèrent s’installer à l’étranger car ils se doutent bien qu’en France, « il se passera quelque chose » pour rétablir l’équilibre.

Pourquoi, mais pourquoi donc le gouvernement ne le dit-il pas ?

Pourquoi ne dit-il pas que le dernier budget équilibré date de M. Barre, en 1980 ? Que le trou a commencé de se creuser depuis 1981, que le gouvernement socialiste n’a pas su redresser la barre lorsque la conjoncture était favorable ? Pourquoi n’a-t-il pas dit que l’on ne peut pas donner satisfaction à tout le monde ?

Pourquoi, mais pourquoi donc le gouvernement ne dit-il pas qu’il est trop compliqué de créer des emplois en France ; qu’il n’y a pas assez d’incitation au travail ?

Et pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas mis en avant ce qu’il a réalisé ? 

La retraite, la sécurité routière, la sécurité en ville, la politique étrangère entre autres.
 
 

Maintenant il faut dire la vérité

Montrer qu’il est nécessaire de se serrer la ceinture pour rétablir le budget. Décider de grands programmes qui stimulent l’activité : les idées ne manquent pas. Pourquoi pas, par exemple, un programme pour diminuer nos consommations d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre ? Mais, évidemment, comme cela entraînera une augmentation du prix de l’énergie, on entend déjà toutes les réclamations, excitées par la gauche !
 
 
Echos de la ville

La MJC (Maison des jeunes et de la culture) : comme l’an dernier, toujours en situation précaire elle ne sait même pas si son budget de l’année sera couvert

Des tags rue G. Péri. Tout le monde sait que pour éviter la prolifération, il faut effacer de suite les tags. Mais la ville ne se donne pas les moyens de rester propre.

Une Génovéfaine nous dit : « cela fait un an que je cherche une femme de ménage et que je n’en trouve pas ; mais voilà : je tiens à la déclarer »
 


 
 
 

Impôts locaux 2004
Manipulation, embrouille et cafouillage


Manipulation :

en décembre, le maire présente le budget 2004 avec une prévision de hausse d’impôt « de 0 à 2 % ». H. Prévot lui fait remarquer que le budget ne prévoit pas assez de ressources pour l’entretien des rues dont le mauvais état est criant et, pour l’avoir dit, se fait interrompre et interpeller de façon très désagréable. Le budget est voté par la majorité et par les conseillers municipaux qui ont quitté le groupe Ste Geneviève Autrement. A première vue, il paraît donc difficile de critiquer ce budget.

Embrouille

le 30 mars, quelques jours après les élections cantonales, le maire nous annonce en fin de réunion du Conseil municipal et sans aucun dossier écrit, que la hausse d’impôt sera de 3 % pour la taxe d’habitation et de 5 % pour le foncier bâti, à quoi il faut ajouter l’inflation. L’adjoint chargé de la voirie prétend qu’il s’est soudainement rendu compte du mauvais état des rues à la lecture d’un rapport fait par le nouveau directeur des services techniques. Il nous dit aussi que la comparaison avec d’autres communes n’est pas possible faute de connaître la longueur de leurs rues. Or la longueur des rues est indiquée en page 1 de tous les budgets et tous les budgets sont consultables à la sous-préfecture. Décidément, on veut faire avaler n’importe quoi aux conseillers municipaux. C’est consternant !

Cafouillage : on apprend peu après que le sous-préfet a refusé cette délibération 
 
 
Avertissement : ici nous avons écrit que la loi interdit d’augmenter la taxe sur le foncier bâti plus que la taxe d’habitation. En réalité la loi interdit que la taxe sur le foncier non bâti augmente plus vite que la taxe d'habitation. Donc nous paierons bel et bien cette augmentation du taux d'imposition de 5 % sur le foncier, c'est à dire une augmentation de l'impôt de 7 %. Cela n'ôte rien aux commentaires que nous faisons sur la méthode adoptée par la municipalité.

Le budget présenté en décembre est entaché ou d’incompétence grave ou d’insincérité. Nous ne voyons pas d’autre possibilité.
 
« L’endettement est une politique de gauche » nous a récemment déclaré M. Quittard au Conseil municipal ! 1000 milliards d’euros en France : on sait donc à qui on doit une bonne part de cet endettement !

Même les poteaux de but du stade d’honneur !

L’arbitre a dû suspendre le match de football  contre Créteil une vingtaine de minutes, le temps que l’on consolide les poteaux de but qui menaçaient de s’écrouler. Voilà où en est l’état d’entretien du patrimoine de la ville !
 
 

Comment la Communauté pèse sur la commune

Les impôts locaux sont la taxe d’habitation, la taxe sur le foncier bâti et la taxe professionnelle. Les deux premières taxes sont  payées par les ménages, la troisième par les entreprises. Notre commune, faisant partie d’une communauté d’agglomération qui touche la taxe professionnelle, touche seulement les deux premières taxes. La dotation versée par la communauté à la commune n’augmente pas.
Pour financer la hausse de ses dépenses, en particulier l’entretien des rues et des bâtiments, la commune n’a donc qu’un moyen : augmenter les impôts sur les ménages.

Pendant ce temps, la taxe professionnelle augmente, ce qui permet à la communauté d’acheter des immeubles luxueux et de se lancer dans des dépenses somptuaires.

Si la commune n’appartenait pas à une Communauté d’agglomération, la hausse des impôts aurait été de la moitié seulement….

Nos élus ont demandé au maire que le budget de la Communauté soit présenté pour avis au conseil municipal. Donnera-t-il son accord ?
 
 

Souvenirs de campagne

M. Champion, a été réélu avec une confortable majorité. Dont acte. Comme aux précédentes élections, M. Champion a diffusé le vendredi qui précède les élections un tract venimeux contre Henri Prévot. Nous avions préparé une réponse. En voici de courts extraits.

« Comme vous le dites si bien : faut-il pleurer, faut-il en rire ? (…) Auriez-vous tellement peur d’un homme honnête que vous n’arrêtez pas de dénigrer depuis de si nombreuses années ? Où donc l’avez-vous entendu dire que les élus sont des incapables ou des menteurs ? Par contre, ce qu’il ne cesse de répéter, c’est qu’à Ste Geneviève, si l’on ne fait pas partie du clan de la majorité, si l’on critique et dénonce des faits exacts qui vous sont désagréables, la démocratie même formelle cesse de fonctionner. C’est inacceptable pour un démocrate.
Et ne vous inquiétez pas, M. Champion. Henri Prévot n’est pas un homme seul. Comment aurait-il pu faire vivre, seul, depuis quatorze ans, l’association Ste Geneviève Autrement ? Comment pourrait-il, seul, concevoir, rédiger et distribuer dans les 14 000 boîtes à lettre de la ville le journal de l’association ? Certes, certaines personnes quittent l’association, prises par d’autres activités ou, parfois, lorsqu’elles n’ont plus le tonus suffisant pour s’opposer à vous et à la puissance de ce clan. Mais c’est la vie ! D’autres les ont remplacées comme dans toute association.

Une chose est sûre et que chacun comprendra : il y a plus de disponibilités et de possibilités d’actions quand des personnes différentes occupent des mandats électifs différents que quand un même homme cumule plusieurs mandats. De même chacun sait qu’il y a plus d’idées dans deux têtes que dans une !

Pour Ste Geneviève Autrement
Le bureau
Le matraquage : utiliser les fêtes de la ville en début d’année pour sa propagande, diffuser un numéro de la revue de l’agglomération à la gloire de son président (nombreuses photos) quelques jours avant les élections.
 
 

PROPOSITIONS

NOUS AVONS FAIT BEAUCOUP DE PROPOSITIONS DANS LA BROCHURE QUE NOUS AVONS DISTRIBUEE AVANT LES ELECTIONS CANTONALES.

INUTILE DONC DE LES REPRENDRE ICI .

SI VOUS SOUHAITEZ UN AUTRE EXEMPLAIRE DE CETTE BROCHURE DE 16 PAGES, DITES LE NOUS : NOUS EN AVONS CONSERVE UN LOT EN SUPPLEMENT.

VOUS POUVEZ AUSSI EN VOIR LE CONTENU SUR NOTRE SITE INTERNET go.to/sainte-genevieve
 
 

Avez-vous bien reçu notre brochure ?

Plusieurs Génovéfains habitant les grands ensembles (Saint Hubert, Henri Sellier par exemple) nous ont dit qu’ils n’avaient même pas vu notre brochure. Or celle-ci ne pouvait pas passer inaperçue : vivement colorée en bleu foncé et orange éclatant, illustrée de dessins de personnages dynamiques et joyeux.

Comment pourrait-il se faire qu’elles aient disparu entre le moment où elles ont été déposées dans la boîte à lettre et le moment où la boîte a été ouverte par son propriétaire ? Impensable assurément !

En tous cas, n’hésitez pas : demandez nous un exemplaire : elles sont belles et elles ont du contenu !