La jeunesse

- notre journal du mois de janvier 2003.
- nos propositions dans le programme des cantonales 2004 et dans le programme des municipales de 2001
- le dossier de notre bulletin n° 10 d'octobre 1997
- dans nos propositions aux élections cantonales de 1998


Les événements de la première quinzaine de novembre 2005
: commentaires, la situation à Ste Geneviève 
La situation à Ste Geneviève / Une analyse des causes /  l'expression de quelques rapeurs /  Que peut faire notre commune
 

La ville peut faire beaucoup pour la jeunesse. Sans ignorer ce qui est fait, nous estimons que l'offre de loisirs et d'activités éducatifs reste insuffisante à Ste Geneviève et qu'il manque de locaux où les jeunes puissent se rencontrer et rencontrer des adultes,en particulier le soir jusque tard. 
              voir aussi notre édito, notre Tribune dans le journal Votre Ville de novembre
              Voir aussi sécurité  et  relations avec les associations  

- le livre de J.M. Delarue de 1991, "la relégation" est très intéressant ; on peut lire des notes de lecture

Réussir à l'école

- Réussir à l'école fut un thème important de nos programmes électoraux, notamment celui de 1995
On peut lire aussi la note "réussir à l'école" rédigée sur le sujet pour préparer l'élection de 1995.

- Nous sommes longuement intervenus en février 1996 pour demander à la municipalité d'engager un  programme " réussir à l'école"   qui  garde son actualité.

Par ailleurs, nous sommes intervenus à plusieurs reprises au Conseil municipal

en faveur du centre hippique

au sujet des classes transplantées, que l'on appelle aussi des classes de découverte, notamment en novembre 1999.

Nous avons parlé plusieurs fois de la jeunesse dans nos bulletins par exemple en mai 1998. Au sujet des emplois-jeunes, on peut se référer à nos propositions et interventions sur l'emploi ; nous en avons aussi parlé dans les bulletins de janvier et de mai 1999.

Les projets du ministre Darcos, les interrogations des enseignants sur le collège unique peuvent être le point de départ d'une salutaire réaction - voir sur notre revue de presse.

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Les événements de la première quinzaine de novembre 2005

La situation à Ste Geneviève
Une analyse des causes ; l'expression de quelques rapeurs
Que peut faire notre commune

La situation à Sainte Geneviève

Selon les informations données par la municipalité
- une dizaine de véhicules brûlés dont deux camions
- une dizaine de feux de poubelle
- un départ de feu dans l'école Pergaud, heureusement arrêté par un passant qui a eu la présence d'esprit d'entrer dans les locaux et d'utiliser l'extincteur

La police a été très présente et s'est très bien comportée, les employés municipaux ont été très présents sur le terrain, de même que les responsables associatifs qui ont été appelés par la municipalité en tant que de besoin.
C'est à dire, selon le point de vue où l'on se place, que c'est moins qu'ailleurs mais beaucoup trop (c'est en réalité inadmissible !) et que cela aurait pu être bien pire, car l'excitation était grande.
 

Une analyse des causes
Elles sont certainement multiples. 

- Il ne faut pas négliger l'aspect ludique, l'aspect de jeu : gendarmes et voleurs, se faire voir à la télé, le concours du nombre de voitures brûlées. Mais on ne peut évidemment pas se contenter de cette explication !
- Le sentiment de discrimination : la discrimination est une réalité ; des jeunes à l'école, des diplômés qui ne trouvent pas de stages ou de travail ; j'en ai des témoignages directs. Mais j'ai aussi rencontré des jeunes qui sont conscients que c'est une réalité sociologique (d'ailleurs, chez les peuples noirs ou arabes, les blancs sont souvent victimes de discriminations bien plus fortes), et qui réagissent positivement en étant encore meilleurs. Et les très nombreux jeunes qui réussissent bien montrent que cette difficulté, réelle, n'est pas un obstacle insurmontable.
- Le sens de l'effort : c'est ce qui manque souvent le plus ; on voudrait tout tout de suite.
- Le respect de l'autorité, celle des maîtres et celle des parents ; on parle souvent de "repères" ; autorité et repères vont ensemble ; les jeunes reçoivent leurs repères de ceux qui ont sur eux de l'autorité. La perte du sens de l'autorité, c'est à notre avis la principale cause de ces désordres et de ce malaise. Car la dérive est ancienne et aussi progressive qu'ancienne. Mais pendant des années, lee discours dompinant, la "pensée unique" fut qu'il fallait laisser l'exprimer la spontanéité des enfants et des jeunes, qu'il fallait passer entre les parents et leurs enfants des "contrats", qu'il fallait comprendre et excuser les écarts, les fautes, les délits, que l'on appelait des "incivilités" ; lorsque le défaut d'autorité était vraiment trop manifeste, il s'expliquait par les difficultés sociales et matérielles rencontrées par les parents (chômage, habitat difficile etc.). Plus grave : notre société a de fait empêché bien des parents, en particulier des parents immigrés, de donner à leurs enfants la même éducation que celle qu'ils ont reçue et ne leur ont pas dit comment faire à la place. Je me rappelle, il y a déjà dix ans, un père de famille maghrébin avec lequel je causais à St Hubert et qui me disait : "Il y a dix ans, à Provins, un père de famille a été mis en prison car il avait battu son fils" c'est dire l'impact sur tous les parents de ces décisions de justice. Et une amie assistante sociale à la retraite se demande si elle a bien fait, elles et ses collègues, de menacer les parents de leur retirer leurs enfants s'ils étaient punis trop sévèrement. En tous cas, il est clair que la société n'a pas suffisamment accompagné les parents dans leur tâche d'éducation.

Que peut faire notre commune ?

Nous y avons beaucoup réfléchi en particulier pour préparer notre programme aux élections de 2001 aux rubriques jeunes et sécurité ; d'ailleurs plusieurs de nos propositions ont été reprises par la municipalité.

Mettons ici l'accent sur un point : les jeunes ont besoin de rencontrer des adultes et ils le désirent. Tous les adultes ont des choses intéressantes à dire aux jeunes et tous peuvent écouter des jeunes qui ont besoin de s'exprimer.

Pour que ces rencontres et ces dialogues soient possibles et fructueux, il faut réunir quelques conditions : les structures associatives existent ; il serait utile d'organiser l'information et la sensibilisation des adultes qui veulent s'y engager. Mais l'effort de la municipalité doit aujourd'hui se porter essentiellement sur la création des lieux de rencontre entre jeunes entre eux et avec des adultes.

Où les jeunes peuvent-ils se rencontrer, à Ste Geneviève des bois. Il y avait les halls d'immeubles, où ils gênaient les habitants et qui, aujourd'hui leur sont interdits ; un gardien de stade a pris sur lui d'ouvir le stade pour du football en salle et de le surveiller deux ou t rois fois par semaine de 22h à minuit et les choses se passent remarquablement bien. Mais c'est bien insuffisant !

On va créer un centre nautique à 15 M€. Ne serait-il pas urgent de créer un endroit où l'on puisse regarder ensemble un matche de foot ou de rugby à la télé, prendre des cosnommations sans alcool, jouer au ping-pong ou à des jeux de société, ou simplement discuter, commenter les nouvelles ou refaire le monde ? Il faut un encadrement sérieux, la présence d'adultes asez nombreux et un service de sécurité pour éviter tout les désordres. Les exemples existent un peu partout en France et ailleurs : notamment les MJC, Maisons de jeunes et de la culture ; il peut y avoir d'autres formules mais elles se ressemblent toutes. Cela existe - mais pas à Ste Geneviève des bois.
   
voir notre édito, notre Tribune dans le journal Votre Ville, nos propositions aux élections municipales de 2001 sur la jeunesse et sur la sécurité
 
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