Intervention du groupe Ste Geneviève Autrement
à la réunion du Conseil municipal du mardi 28 janvier 2003



 
- mise en œuvre d'une convention entre la commune et les collèges pour l'utilisation des équipements sportifs de la ville : l'occasion de remercier pesamment le conseiller général
- le cas de la Maison des jeunes et de la culture
- les relations entre la municipalité et l'opposition, en particulier dans le cas de l'ORU des Aunettes

Mise en œuvre d'une convention entre la commune et les collèges pour l'utilisation des équipements sportifs de la ville - intervention de Henri Prévot

Madame Diart vient de terminer la présentation de cette délibération par un vibrant hommage à l'action du conseil général et particulièrement du conseiller général élu par notre commune pour la contribution apportée par le département au financement du fonctionnement des équipements sportifs. L'insistance qu'elle a mise à prodiguer ces félicitations invite à se rappeler que, de toutes façons, ce sont nos impôts qui financent les gymnases, que ce soit directement par la commune ou par l'intermédiaire du Conseil général et que l'empilement des structures politico-administratives - la commune, le département, la Communauté d'agglomération, la Région - a pour effet de multiplier les dossiers et d'alourdir les démarches administratives, ce qui a pour conséquence un alourdissement des dépenses, et aussi de multiplier les relations d'allégeances et les occasions de solliciter puis de remercier telle ou telle personne pour l'usage qu'elle a fait de l'argent de nos impôts.

Attribution d'un logement de fonction au gardien de la Maison des services publics- intervention de Henri Prévot

La délibération indique que le gardien doit "assurer par sa présence la sécurité et la sauvegarde du patrimoine de la ville". Ainsi formulée sa mission est très vaste. Sommes-nous sûrs qu'il pourra l remplir correctement. Ne convient-il pas de la définir plus précisément ? Ce poste de gardien fait-il  l'objet d'une fiche de poste qui précisé l'étendu de sa responsabilité ?

Les subventions aux associations - le cas de la Maison des jeunes et de la culture - intervention de Françoise Couilleaux

Vous nous proposez de modifier le budget primitif 2003 pour ce qui concerne les subventions aux associations. Nous voterons pour cette modification mais nous voulons faire des commentaires au sujet de la Maison des Jeunes et de la Culture. Au cours du conseil municipal du 26 novembre 2002, vous nous avez rappelé que depuis de nombreuses années la municipalité a toujours eu la volonté de soutenir la M.J.C.

Or, la subvention accordée est très inférieure au besoin, pour un fonctionnement normal.

Les locaux sont beaucoup trop petits et dispersés pour accueillir le nombre d’adhérents (126) ; nous vous rappelons à toutes fins utiles qu’une liste d’environ 40 demandes d’adhésion est en attente (information reçue de M. LEVECOT). L’écart en nombre d’adhérents vis à vis des autres communes nous est très défavorable !!! D’ailleurs, les autres communes accordent en général plus de subventions et d’aides au M.J.C. Aujourd’hui la M.J.C. est en déficit et son conseil d’administration ne peut accepter cette situation.

Nous vous rappelons, Monsieur le maire, Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux que la M.J.C. est un lieu de rencontre et d’échange entre les jeunes et les autres générations. Une M.J.C. en bonne santé peut-être un moyen de faire sortir les jeunes des entrées d’immeubles.

Nous devons donc reconsidérer notre politique vis-à-vis de la M.J.C. Cela ne pourrait-il se faire dans le cadre de l’opération de la  rénovation urbaine ?

Monsieur le maire, Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux, on reconnaît le dynamisme d'une ville à celui de sa M.J.C ! Alors! Donnez à notre M.J.C les moyens de réussir ce qu'elle a soif de réaliser au bénéfice de nos concitoyens, jeunes et adultes.

Question orale : les relations entre la municipalité et l'opposition, en particulier dans le cas de l'ORU des Aunettes - intervention de Henri Prévot

Au cours de la réunion du Conseil municipal du 17 décembre, j'ai commenté le projet de convention ORU que vous nous avez présenté pour signature deux jours plus tard. Depuis, Noël et le Jour de l'an sont passés par là mais nous tenons à vous dire fermement et paisiblement que la façon dont vous m'avez répondu, Monsieur le maire, est inacceptable, tant dans la forme que sur le fond. Comment réagir à de tels propos ? 
Je suis allé écouter les bandes sur lesquelles cette séance a été enregistrée ; j'ai retranscris vos propos et ceux de votre prédécesseur et je vous en ai adressé le texte avec une lettre où j'ai répondu point à point aux contradictions que vous m'opposiez ; j'ai adressé copie de cette lettre à votre premier adjoint. 

Par ailleurs, chacun sait ici que depuis le début de l'an dernier, je me suis efforcé de montrer aux habitants de Pergaud qu'il était utile qu'ils expriment leur avis car la décision de démolir des appartements n'était pas prise. De votre côté, vous avez fait approuver par le Conseil une convention où on lit que les actions de la première phase sont "décidées et validées", parmi lesquelles la démolition de 45 logements. Et, le lendemain de la réunion du Conseil municipal, vous avez écrit ceci aux habitants de Pergaud : "un conseiller municipal d'opposition a cru bon d'entretenir volontairement le doute en faisant croire que tout était joué d'avance et que votre avis ne serait pas pris en compte". Inutile d'analyser ce texte qui accuse de façon visible mais sans le nommer quelqu'un de faire le contraire de ce qu'il fait ! Voyez-vous, je pense que ces procédés ne sont pas dignes de la fonction qui est la vôtre. Ne laissons pas revenir dans ce conseil ni ailleurs des comportements que, pour ma part, j'espérais révolus.

Au sujet de la concertation que vous avez promise aux habitants des Aunettes, je vous ai demandé s'il s'agissait d'examiner plusieurs scénarios pour répondre à des difficultés ou de lever les réserves face à des décisions déjà prises. Dans le premier cas, toutes les idées doivent être accueillies avec la même faveur et étudiées avec le même soin, que ces idées émanent de la municipalité ou qu'elles soient différentes, voire incompatibles, et les personnes qui assureront la permanence et l'accueil, fonctionnaires municipaux ou élus, doivent donner une information équilibrée et non partisane. En sera-t-il vraiment ainsi ?

Vous le savez,  nombreux sont les habitants des Aunettes qui se demandent pourquoi la municipalité a demandé de casser des immeubles à Pergaud, qui s'étonnent de voir tant d'appartements interdits à la location alors que la France manque de logements sociaux ; sachez que le 11 janvier, au cours de la réunion où vous aviez invité les habitants de Pergaud, une personne connue de tous et de tous respectée (de moi autant que des autres alors que nous ne partageons certes pas les mêmes idées en politique) a dit en un mot ce que je dis plus longuement : le projet de démolition de logements à Pergaud est "stupide" ; "oui stupide" a-t-elle confirmé.

Vous avez tous les moyens d'amener peu à peu les contestataires au silence, par lassitude, ce qui serait une piètre victoire. Mais nous sommes prêts à prendre au sérieux ce que vous nous affirmez : il s'agit d'une vraie concertation car rien n'est décidé, car vous écouterez tout le monde, car vous ferez étudier toutes les propositions, car vous mettrez à la disposition de tous et d'égale façon toute l'information sur ce sujet, qu'elle aille dans le sens que vous préconisez ou qu'elle aille dans un sens différent. Eh bien voici une proposition qui ralliera l'accord de tous : puisqu'il s'agit d'une priorité, faites faire les travaux de réhabilitation et de résidentialisation avant d'engager la première démolition.