Texte des interventions d'Henri Prévot

au cours de la réunion du Conseil municipal du 19 janvier 1998

Le interventions ont porté seulement sur

- une motion pour la reconnaissance du 19 mars 1962 comme date officielle de commémoration de la fin de la guerre d'Algérie
- l'absence de débat sur les orientations budgétaires


Une motion pour la reconnaissance du 19 mars 1962 comme date officielle de commémoration de la fin de la guerre d'Algérie

Il s'agit d'une question grave. Il ne s'agit pas ici de porter un jugement sur les causes de cette guerre, sur la façon dont elle a été menée, sur la façon dont elle s'est terminée. Mais nous devons nous souvenir de ceux qui y ont souffert, de ceux qui y sont morts. Pour cela il faut en effet une date. En existe-t-il une qui soit meilleure que les autres ? Celle-là rappelle un acte officiel, le cessez-le feu ; on sait malheureusement ce qu'il en advint ensuite pour un grand nombre de personnes qui furent fidèles à la France. La commémoration de cette guerre ne sera jamais une fête ni une célébration, mais seulement un souvenir - douloureux.

Notre position a toujours été que le Conseil municipal ne vote de motion que sur des sujets qui concernent la vie de notre commune et non sur des sujets de portée générale. Mais, en cette occasion, nous dérogerons à cette règle et nous voterons pour cette motion.
 
 

Question orale au sujet des orientations budgétaires

La loi du 6 février 1992 traite de la démocratie locale. Entre autres choses elle dispose que le maire organise un débat sur les orientations budgétaires. Ce débat doit précéder, dans un délai maximum de deux mois, le vote sur le budget. Or nous sommes aujourd'hui le 19 janvier et vous n'avez pas encore inscrit à l'ordre du jour de nos réunions ce débat sur les orientations budgétaires de l'exercice 1999. Pour introduire un peu de démocratie dans la préparation du budget, il nous semble donc nécessaire de vous faire part sans attendre davantage de nos propositions et de nos avis sur les orientations budgétaires.

Je commencerai par les priorités de Ste Geneviève Autrement telles que nous les avons énoncées il y a déjà trois ans : les jeunes, l'emploi, la sécurité. Puis je parlerai des relations avec les associations, de l'environnement et du cadre de vie, de l'urbanisme et du budget.

Au sujet de l'emploi, il s'agit de réussir l'opération emploi-jeunes, d'en respecter l'esprit et, surtout, de ne pas considérer qu'il s'agit là d'une main d'œuvre bon marché....

Comme le maire, à la suite de mouvements divers parmi les élus de la majorité, a demandé à Henri Prévot d'interrompre son intervention, celui-ci a ainsi poursuivi :

Monsieur le maire, selon la loi et conformément à notre règlement intérieur, les conseillers municipaux ont le droit d'exposer des questions orales ; vous ne pouvez vous y opposer que si ces questions ne concernent pas les affaires communales ou si le nombre de questions retenues est trop important. Or tel n'est pas le cas.

Si vous maintenez votre opposition, je me tairai car mon objectif n'est pas de créer des difficultés.

En constatant qu'il était déjà bien tard pour engager un débat sur les orientations budgétaires, j'ai voulu vous apporter sans attendre une contribution à ce débat, pour qu'elle puisse être utile à la préparation du budget. Je note donc qu'en m'en empêchant, vous entravez le droit d'expression d'un élu, vous refusez de prendre en considération nos propositions et vous ne favorisez pas le débat prévu explicitement par la loi.