Interventions du groupe Ste Geneviève Autrement
à la réunion du Conseil municipal du 18 janvier 2005



 
- Action de la commune en faveur des pays d’Asie touchés par le tsunami 
- Renouvellement du contrat temps libre  
- Séjour ski club junior en février 2005 
- Centres de vacances – année 2005
- Délibération concordante de validation des charges transférées en 2004 à la communauté d’agglomération du Val d’Orge

Action de la commune en faveur des pays d’Asie touchés par le tsunami

Le malheur qui s’est abattu sur plusieurs pays d’Asie nous a tous émus et il est normal que tout le monde exprime cette émotion et apporte son concours pour réconforter les populations qu’il a touchées. Lorsque, un vendredi, vous m’avez proposé que le conseil municipal, dans toutes ses composantes, soit présent en compagnie des associations caritatives sur le marché du dimanche suivant, j’ai donc répondu présent.
Vous nous dites ce soir que vous avez l’intention d’engager une réflexion sur le rôle de la commune face à de tels événements et, plus généralement, face aux situations de malheur que connaît le monde. Cette réflexion sera fructueuse si elle prend appui sur une vision suffisamment large de la situation mondiale. Nous avons tous l’espoir que l’écho suscité par le tsunami de Sumatra est le signe d’une évolution de la perception que chaque homme a de l’humanité, l’espoir que chacun se rende compte qu’il fait partie d’un monde qui est solidaire non seulement par morale mais par la force des choses. Nous voulons croire que l’émotion causée par cet événement et amplifiée par les medias n’est pas seulement due au fait que nombreux furent les européens emportés par cette vague gigantesque. Pourtant, récemment, des inondations au BenglaDesh et, il n’y pas longtemps, un gros tremblement de terre au Nord de la Chine ont fait de très nombreuses victimes dont on a à peine parlé. Et l’homme est beaucoup plus efficace que la nature pour tuer de nombreux être humains : on commémore ces jours-ci la fin des massacres perpétrés il y a peu au Cambodge par les Khmers rouges qui ont fait dix fois plus de victimes que le tsunami ; les famines dans le Darfour ont été entretenues jusqu’à ces derniers jours par la guerre civile ; on ne sait rien de la situation en Afrique centrale - et ce ne sont que quelques exemples malheureusement.

Face à ce malheur du monde comment réagir ? Juste pour engager la réflexion je dirais qu’il y a deux registres. D’une part, celui de l’Etat qui, dans les négociations internationales ou dans les relations bilatérales, peut non seulement apporter la puissance de ses moyens mais aussi œuvrer pour infléchir l’action des gouvernements de façon à lutter contre la misère et le manque d’éducation et à se prémunir des effets des catastrophes naturelles. D’autre part le registre de la décision personnelle fondée sur une éthique personnelle qui n’a pas à être dictée par le pouvoir politique ; pour être efficace, cette action est relayée par des associations, de taille modeste ou d’ampleur nationale ou internationale. L’Etat ne peut pas s’en désintéresser : il peut amplifier l’effet des dons privés, comme il le fait d’ailleurs par l’outil fiscal ; il doit aussi veiller à la sincérité des annonces faites par ces associations et à l’honnêteté de leur action. C’est dans ce contexte que doit être située une éventuelle action de la commune, sans perdre de vue toutes les responsabilités qui sont directement les siennes.

Renouvellement du contrat temps libre

Nous approuvons particulièrement cette action encouragée et largement subventionnée par la Caisse d’allocations familiales, dont l’aide qui était de 47 % passe à 67 %. C’est un exemple de politique nationale qui impulse et soutient une action communale, ici au bénéfice de nos enfants et de nos jeunes.
 

Séjour ski club junior en février 2005 

Vous nous indiquez des « frais de séjour », ce que dans les autres dossiers analogues, vous appelez « prix du séjour » ou encore « coût du séjour ». Nous avons bien compris qu’il s’agit des dépenses facturées par des prestataires de service : animation, transport, hébergement et parfois encadrement notamment. Comme je vous l’ai déjà demandé, nous souhaiterions connaître le coût total de l’activité, y compris une estimation du coût des services de la mairie mis en œuvre pour la réalisation de cette activité. Il ne s’agit pas de faire une comptabilité analytique exhaustive mais, en utilisant quelques « clés » forfaitaires, d’avoir une idée du coût complet. J’espère que vous serez bientôt en mesure de nous donner cette information.

Centres de vacances – année 2005

La remarque faite sur le dossier précédent s’applique évidemment à celui-ci. Nous avons noté que vous demandez une contribution minimale aux familles quelles que soient les aides qu’elles reçoivent par ailleurs et nous trouvons cela judicieux. Nous avons aussi remarqué que quelques activités d’ordre culturel sont proposées mais peu. Comme nous l’avons dit en commission Enfance, nous souhaitons que les propositions faites aux familles l’année prochaine comportent davantage d’activités culturelles : théâtre, cinéma ou autres.
 

Délibération concordante de validation des charges transférées en 2004 à la communauté d’agglomération du Val d’Orge.

Ce dosser comporte 42 pages ; il a été présenté à tous les conseillers municipaux des communes qui composent l’agglomération, soit plus de 200. Soit au total 8400 pages, sans compter les dossiers adressés aux conseillers communautaires : plus de 3000 pages. Nous en sommes à plus de 10000 pages, lues attentivement, sans doute, par tous leurs destinataires. Il faut en effet le lire attentivement pour voir en quoi notre commune de Ste Geneviève des bois est intéressée puisque la présentation du dossier que nous avons reçu ne le signale pas : l’effet sur le budget de notre commune de tout ce qui figure dans ce dossier est de 1500 euros. Certes vous étiez tenu par les lois et règlements de nous le présenter ; donc il n’y a pas de reproches dans mes propos qui n’ont pour but de signaler que nous avons là un exemple parmi d’autres de l’extrême lourdeur du fonctionnement de cette couche supplémentaire politico-administrative qui s’est insérée entre la commune et le département. Tout cela a évidemment un coût, en effectifs et en budget.