La tentation de vouloir se faire maître de la vie et de la mort
L'eugénisme, l'euthanasie


Voici le témoignage d'un médecin sur l'IVG et sur l'euthanasie, paru dans le journal La Croix

L'eugénisme en marche ? sous la pression des firmes abusant du progrès technique

Lu dans un article Jean-Marie Le Méné (la Croix du 14 mai 2013) : L'avis N° 120 du Comité consultatif national d'éthique, le CCNE, a donné le feu vert au nouveau test visant à parfaire l'éradication de la trisomie... et donc des trisomiques. Aujourd'hui, le diagonstic de trisomie conduit  dans 95 % des cas à l'interruption médicale de grossesse. Le CCNE en prend son parti. Mais il se demande quelle serait  la légitimité de diagnostics prénataux quand les maladies prédites seraient d'une "particulière gravité et actuellement incurables" et se soucie des conditions à respecter : sur décision personnelle de la mère et non pas par application d'une politique publique, efforts de recherche médicale, accueil des personnes concernées. Tout ce à quoi il renonce au sujet des trisomiques. Jusqu'à la trisomie, celle-ci comprise, il n'y aurait donc pas d'eugénisme. Au-delà, on s'interroge. Comment croire que l'on résistera à la pression ? Pierre Le Coz, le vice-présient du CCNE jusqu'en 2012, définit ainsi l'utilité du CCNE : "Il faut se rendre à l'évidence : nous vivons dans un monde régi par un processus technique qui nous entraîne de façon irrésistible et irréversible (...). Ses progrès sont si éblouissants que l'on ne peut qu'y acquiescer. C'est pourquoi tout ce qui est possible sera réalisé (...). Il y a bien longtemps que nous avons perdu le contrôle de la situation".  A quoi sert donc le CCNE sinon à donner une caution éthique aux firmes (l'une est à l'origine de la saisine du Comité) qui attendent avec impatience de toucher les dividendes de l'eugénisme ?


L'euthanasie

Le Comité consultatif national d'éthique a rendu un avis qui recommande d'ouvrir la voie à l'euthanasie active, c'est à dir la mise à mort. Tout le monde est d'accord sur la nécessité de soulager les souffrances insupportables, même si les drogues que l'on doit employer ont comme effet de raccourcir la vie. Mais de là à rendre légitime une décision de mettre fin à la vie - il y avait un pas que le comité national d'éthique vient de franchir. Nous reproduisons de longs extraits d'un article très intéressant du professeur B. Debré.