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L'environnement et le cadre de vie

Il fait bon vivre à Ste Geneviève. Mais il y a bien des améliorations à apporter. La vie évolue, des besoins nouveaux apparaissent. Or on ne voit aucune initiative municipale.

Nos dossiers
         - la lutte contre l'effet de serre
          - Les antennes de téléphonie mobile           
          - les ordures ménagères - affaire SEMARDEL, programme départemental d'élimination etc.

Nos propositions

   aux élections cantonales de 2004
   aux municipales de 2001 
   aux  élections cantonales en mars 1998
   dans le dossier de notre bulletin d'octobre 1998.
 
 

Les antennes de téléphonie mobile

Toute technique nouvelle suscite de l'inquiétude ; c'est d'autant plus vrai lorsque cette technique se traduit par des événements physiques non perceptibles et lorsque les effets que l'on peut envisager sont diffus et éloignés dans le temps. Tel est le cas des ondes électromagnétiques émises par les antennes de téléphonie mobile.

L'avis rendu par la Commission de sécurité des consommateurs en 2002 est plutôt rassurant. Néanmoins, des faits nouveaux, en 2005, ont alerté les parents de jeunes enfants qui fréquentaient une école près de laquelle se trouvaient des antennes. En 2003, la ville de Paris a convenu avec les opérateurs que la puissance d'émission de antennes  de respecte une limite plus basse que la limite réglementaire. On peut penser de bonne foi qu'il n'y a aucun risque ; mais il sera difficile de le prouver. Quoi qu'il en soit l'inquiétude créée pas ces antennes peut à elle seule être la cause de troubles bien réels. C'est pourquoi la Commission de sécurité des consommateurs conclut en demandant de la façon la plus nette une concertation préalable avec les riverains et des mesures faites régulièrement par un laboratoire indépendant. Par ailleurs, on ne comprend pas comment on a pu installer trois antennes très proches les unes des autres route de Corbeil et une autre antenne sur le toit du conservatoire, tout  près d'une crèche et d'établissements scolaires.
Et l'on est bien obligé de constater que de 2002 à 2006 les mesures montrent un forte augentation du champ magnétique. Il atteint et même dépasse le maximum dont la ville de Paris a convenu avec les opérateurs.

Que faire maintenant ? Le dossier est ouvert.


 

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Diminuer nos émissions de gaz à effet de serre

Pour voir  comment diviser par trois nos émissions de gaz à effet de serre : trois articles parus dans la revue Esprit, les Annales des mines, la Revue de l'énergie ; et aussi les éléments du débat, des tableaux synoptiques de ressources et d'emplois de l'énergie, les conséquances pratiques pour l'activité et pour nos porte-monnaie, des liens avec d'autres sites etc. : cliquer ici

Tout le monde a entendu parler du protocole de Kyoto, qui prévoit que els pays développés s'enagent à stabiliser leurs émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990. Depuis, les Etats-Unis ont dit qu'ils ne le signeraient pas et les autres pays tardent à mettre en places les mécanismes de contrôle et de sanction. Et ce protocole, s'il marque une prise de conscience des Etats, est bien loin du compte.

On pourrait se borner à faire ce constat et à accuser les Etats-Unis de bloquer tout progrès. Ce serait assez facile. Le Président de la République et le Premier ministre ont fixé d'autres orientations ; celles-ci paraîtront ambitieuses. Et pourquoi pas puisque c'est possible ?

Un scénario de division par trois en trente ans montre ce que la commune et le département devraient faire.

Présentation d'un scénario de division par 3 en 30 ans

Le monde envoie dans l'atmosphère chaque année une quantité de gaz carbonique ou autres gaz à effet de serre. Cette quantité est de 7   (7 milliards de tonnes de carbone). Or, pour stabiliser les températures, la quantité envoyée dans l'année ne devrait pas être supérieure à 2 ou 3. Il faudra donc diviser par deux ou trois les émissions mondiales.

Or les pays en voie de développement augmentent leurs émissions, et ces pays sont très peuplés - la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Indonésie etc.

Autre approche : la température dépend des quantités totales envoyées dans l'atmosphère. Si on envoie dans l'atmosphère en 300 ans tout le carbone fossile accessible sous terre, c'est à dire 3000 milliards de tonnes, la température à l'équilibre augmentera de 6 degrés ( plus ou moins 2). Pour limiter la hausse de température à   3 degrés (plus ou moins 1,5), il faudrait envoyer dans l'atmosphère en 300 ans seulement le tiers du carbone fossile accessible.

Pour de multiples raisons, la France a intérêt à diminuer fortement ses émissions de gaz carbonique même si elle est seule à le faire. Or elle peut le faire ; elle peut diviser ses émissions par trois en trente ans, même si elle est le seul pays à se lancer. Mais dès qu'elle aura commencé, d'autres l'imiteront. C'est certainement la raison pour laquelle le Premier ministre a annoncé publiquement que l'objectif de la France est de diviser ses émissions par quatre à échéance de cinquante ans.

Comme contribution, Henri Prévot a présenté un scénario de division par trois en trente ans dans un article paru dans les Annales des Mines puis dans la Revue de l'énergie. Pourquoi trente ans ? Pour mettre en évidence ce qu'il faudrait décider de suite si l'on veut obtenir un résultat à cette échéance.

Si l'on veut diviser par trois les émissions dans trente ans, il convient de prendre sans délai des décisions importantes sur
- les recherches industrielles sur les véhicules bi-énergie (carburant et électricité) 
- la production de biocarburant
- la culture de la biomasse agricole et forestière,
- le chauffage et les chauffe-eau solaires 
- la production d'électricité sans émission de gaz carbonique c'est à dire, tant que l'on n'a pas démontré que l'on peut séquestrer du gaz carbonique dans le sol, des centrales nucléaires.

Les communes de leur côté seraient invitées à élaborer des plans d'urbanisme qui diminuent les besoins de chauffage et de transport par véhicules particuliers et à étendre ou créer des réseaux de chauffage ou des chaufferies collectives. 

Les effets globaux sur l'économie et l'emploi devraient être positifs car ce programme suscitera des activités nouvelles dans tous les secteurs de l'économie - agriculture, sylviculture, bâtiments, travaux publics, équipement industriel, construction automobile.

On se doute que cela suppose aussi que le prix de l'énergie à la consommation finale augmente pour pouvoir financer des énergies "sans carbone" dont le prix de revient est supérieur à celui du pétrole (chauffage solaire, biocarburants notamment). Il faudrait donc un impôt sur les énergies les moins chères, carburant pétrolier et électricité nucléaire  consommée pour le chauffage. Mais, globalement, les ménages pourraient ne pas dépenser davantage qu'aujourd'hui pour l'énergie qu'ils consomment si les nouvelles techniques leur permettent de consommer moins (isolation des bâtiments, nouvelles chaudières, réseaux de chaleur etc.) et si le produit des impôts sur l'énergie leur est restitué d'une façon ou d'une autre.

Cette étude ne dit certes pas qu'il faut agir ainsi ; elle montre que si l'on veut beaucoup diminuer les émissions de gaz à effet de serre, c'est possible ; et, implicitement, elle pose la question : peut-on faire autrement ?

Tout cela est longuement développé ici.


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Ordures ménagères
,

   - l'affaire SEMARDEL, 200 millions de francs partis on ne sait où : rapports de la Chambre régionale des comtes, de la Cour des Comptes, de la Mission d'épertise économie et financière de la TG d'Ile de France, une affaire en justice en cours.

   - Le programme départemental d'élimination des déchets  ménagers
        - nos remarques sur le registre d'enquête : aucune indication sur les coûts et les avantages des différents modes de traitement
        - une lettre au Président du Conseil général

   Un rapport aux ministres de l'environnement et de l'industrie  : on peut atteindre 50% de recyclage matière en recyclant les matières organiques ; pour cela il faut mettre de côté  tout ce qui est toxique ; le recyclage du verre et du métal est utile, mais le recyclage du papier et du  carton est inutile, coûte très cher, est gênante et peu efficace. La politique devrait sans doute être revue. La prinicipale proposition est de donner aux élus et à la population une bonne information - ce qui est loin d'être le cas en Essonne !


 
 
 

La SEMARDEL et la gestion de nos déchets

Depuis la publication d'un rapport de la mission économique et financière de la trésorerie générale d'Ile de France, la vérité commence à apparaître ; un instruction judiciaire est ouverte pour expliquer les aventures d'une somme de 250 millions de francs . Nous avons ouvert un dossier auquel nous avons apporté beaucoup de soins. 
 
 

Le plan départemental d'élimination des déchets

Observations faites par H. prévot sur le registre d'enquête public 
le 1er février 2002

Voir aussi une lettre au Président du Conseil général
Un plan d'élimination des ordures ménagères doit être fondé sur une connaissance précise des coûts et des avantages des différents modes de traitement. Or sur ces deux aspects, le document du Conseil général apporte des informations confuses et, pour certaines, erronées.

Au sujet des coûts :

Ce chapitre essentiel n'occupe que trois pages (pp. 54 à 56) sur 113.

D'autre part, les coûts indiqués sont souvent des coûts pour la commune déduction faite des subventions d'Ecoemballage alors que le citoyen devrait être informé du coût complet qu'il financera lui-même d'une façon ou de l'autre.

Le rapport donne un coût moyen de collecte sélective des journaux magazines et emballages sans distinguer le verre, le papier et le plastique et sans distinguer collecte au porte à porte et collecte en apport volontaire alors que ces coûts sont très différents : les coûts de collecte sélective au porte à porte du plastique sont plus de dix fois plus élevés que ceux de la collecte en apport volontaire du verre.

Il est donc impossible au lecteur de ce projet d'évaluer la pertinence des préconisations qui y sont présentées ; on peut donc s'interroger à cet égard sur l'utilité de cette enquête et sur sa validité.

Au sujet des avantages respectifs des différents moyens de traitement

Le rapport énonce des allégations communes mais erronées. Du point de vue de l'environnement, notamment les émissions de gaz à effet de serre, il vaut mieux brûler ou méthaniser du papier et récupérer la chaleur que de le recycler, puisqu'en fait il s'agit de brûler du bois et que la sylviculture manque de débouchés pour ses petits bois (on peut se référer à un rapport sur la gestion des déchets publié sur le site internet du ministère de l'Environnement). Quant au plastique, l'avantage éventuel du recyclage est très largement inférieur au coût de la collecte sélective et du tri.

Le rapport est très insuffisant sur le traitement biologique par méthanisation

Seulement quelques lignes lui sont consacrées alors que c'est le mode de traitement qui permet d'atteindre les taux de recyclage matière de 50% de la façon la plus efficace tant en coût qu'en avantages puisque le sol a besoin de matières organiques.

La priorité devrait être apportée à la collecte au porte à porte de tout ce qui peut polluer le compost, le biogaz ou les mâchefers :

solvants, peintures, mhytosanitaires, piles, médicaments etc.. Le rapport manque terriblement d'ambition à ce sujet. Cette collecte au porte à porte devrait remplacer les collectes au porte à porte du papier, du plastique et du métal.

Le rapport évoque la nécessité de l'information du public

Le Plan devrait être beaucoup plus précis et exigeant sur ce volet essentiel et méconnu de la politique publique.
 
 

Lettre au président du Conseil général, M. Berson
au sujet du plan départemental d'élimination des ordures ménagères

Monsieur le Président

Dans notre département, le Conseil général a choisi de prendre en charge l'élaboration du plan d'élimination des ordures déchets. C'est donc à vous que je m'adresse pour vous faire part des observations que j'ai pensé utile de formuler sur le cahier de l'enquête publique relative à ce plan.

Il est à mes yeux regrettable que l'information donnée à nos concitoyens sur le coût d'élimination des déchets soit occultée ; j'emploie ce terme à dessein car, pour choisir entre plusieurs modes de traitement, le document ne donne qu'un coût moyen alors que le coût de chacun des modes de traitement va du simple au décuple. Est ce de bonne méthode lorsque l'on consulte la population ? Est-ce ainsi que l'on donnera plus de vitalité à la démocratie locale et au contrôle par les citoyens des services publics locaux ?

D'autre part, le projet de plan départemental d'élimination des ordures ménagères ne consacre que quelques lignes au traitement biologique de la partie fermentescible des déchets, compostage ou méthanisation. Or ce mode de traitement est celui qui permet d'atteindre un très bon taux de recyclage de la façon la plus satisfaisante tant du point de vue des coûts que de celui de l'environnement puisque nos sols manquent de matière organique.

Je n'ignore pas les difficultés rencontrées aujourd'hui pour faire utiliser le compost ; celles-ci proviennent de la présence de produits toxiques dans les matières fermentées ou compostées. Des difficultés du même genre se rencontrent de plus en plus pour valoriser le mâchefer d'incinération. C'est pourquoi il convient d'être extrêmement ambitieux sur la collecte des déchets toxiques des ménages. Ces déchets sont déjà dispersés ; évitons qu'ils ne le soient encore plus. Seule une collecte au porte à porte permettra de récupérer les récipients de solvant, huiles, phytosanitaire, encres, peintures, les piles et les médicaments etc.

Comme les efforts que l'on demande à la population au sujet de leurs déchets ont déjà atteint, voire dépassé, ce qu'ils sont prêts à consentir, il convient d'analyser finement les avantages et les inconvénients respectifs de la collecte sélective des emballages d'une part, des déchets toxiques d'autre part. Selon les informations dont je dispose, pour parler simplement "il n'y a pas photo". Demandons donc aux habitants de continuer l'apport volontaire du verre et cessons de leur demander de mettre à part les autres emballages et le plastique ; mais convainquons-les de mettre à part tout ce qui est ou risque d'être polluant.

Alors, le compost, de préférence après méthanisation, pourra trouver un débouché aisément, le taux de recyclage matière de 50 % fixé par la "circulaire Voinet" sera largement atteint avec le verre, le métal (extrait sur site) et le compost de méthanisation ; et la valorisation énergétique sera maximale puisque les matières humides auront donné du biogaz, lui-même facilement utilisable car exempt de matières toxiques.

Comme je pense avoir quelque connaissance sur le sujet je serai content d'une parler directement avec vous ou avec celui de vos adjoints qui en est responsable.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, avec mes voeux de prompt rétablissement, l'expression de mes sentiments très distingués.
.
 


 
 

Au sujet du tri de nos ordures ménagères :
il y a mieux à faire :

plutôt que papier carton ou plastiques, trier les déchets toxiques !

A quoi sert le tri du papier, du carton et du plastique ?
des contre-vérités et un beau gaspillage

Pour les ministres chargés de l'environnement et de l'industrie, Henri Prévot a rédigé un rapport sur la récupération de l'énergie des déchets. Le papier et le carton peuvent physiquement être recyclés, ou brûlés (incinérés) ou transformés par fermentation en compost et en biogaz, un gaz combustible formé de gaz carbonique et de méthane : on le méthanise.  Une conclusion s'impose : du point de vue de l'environnement il vaut mieux incinérer ou méthaniser le papier et le carton et récupérer la chaleur plutôt que de le recycler : c'est facile à comprendre : comme le papier et le carton sont produits à partir de bois, utiliser la chaleur d'incinération du papier ou du carton, c'est comme utiliser du bois de feu. Cela permet de remplacer des combustibles fossiles. Or dans nos forêts, il ne manque pas de bois pour faire du bois de feu ou pour faire du papier-carton ; bien au contraire, pour faire de la belle forêt il faut couper du petit bois, et la seule destination de ce petit bois, c'est le bois de feu ou le papier (ou encore les panneaux de particulesà. Donc la production de papier et de carton permet de financer la production de belles forêts.

C'est exactement le contraire de ce que l'on nous dit à longueur de colonnes ou à longueur d'antenne. Ecoemballage nous ment en disant que le recyclage de papier permet de sauver des forêts ; c'est tout à fait regrettable. De plus la collecte séparée à domicile du papier et le tri coûtent beaucoup plus cher que l'incinération ou la méthanisation : à un double titre, recycler du papier ou du carton des ordures ménagères est un gros gaspillage.

Quant au plastique, s'il y a un avantage écologique à le recycler (beaucoup pensent qu'il n'y en a aucun), il ne vaut pas plus de 200 ou 300 F/tonne. Or la collecte sélective et le tri coûtent des milliers de francs plus cher, que nous payons avec la redevance Ecoemballage payée chaque fois que nous achetons un produit emballé. Les communes poussent au recyclage car elle touchent des subventions plus élevées que le surcoût : par exemple 6000 F par tonne là où le surcoût est de 4000 F/tonne - et l'avantage pour l'environnment de 200 F/Tonne. C'est là aussi un énorme gaspillage.

Espérons que cela changera : un rapport publié durant l'été 2001 sur le site internet du ministère de l'environnement a relancé un débat qui était complètement étouffé par une oppressante "pensée unique" venant de Bruxelles et relayé chez nous avec de très gros moyens de propagande trompeuse - trompeuse quand elle dit que le recyclage du papier permet de sauver des forêts et trompeuse, par omission, quand elle tait le coût du recyclage et ne le compare pas à son hypothétique avantage.

Mettons plutôt de côté les déchets toxiques

Ce rapport dit aussi que le plus important est de mettre à l'écart tout les produits toxiques pour que les sous-produits du traitement, fermentation des parties organiques et incinération du reste, puissent être utilisés : ce sont des composts pour nos jardins et nos campagnes, du biogaz que l'on pourra  réintroduire (après épuration)  dans le réseau de gaz, des mâchefer pour les travaux routiers.
 
 
 
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