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La mosquée de Ste Geneviève des bois juin 2010 Ce dossier trouve enfin son dénouement de façon satisfaisante avec la décision du conseil municipal, dans sa réunion du 29 juin 2010, de vendre à une association représentative des musulmans de Ste Geneviève des bois la salle de prière qui avait été construite et financée par la commune. C'est la solution que nous avions préconisée. On peut lire en particulier notre intervention au conseil municipal le 29 juin 2010 avec des commentaires, un édito, notre programme des élections de 2008 et notre intervention au conseil municipal le 13 février 2007 Rappel succinct d'un historique chahuté : voir ici l'historique jusqu'en 2005 et ici l'historique depuis 2006. Les paragraphes qui suivent ont été écrits après la réunion du conseil municipal du 29 juin 2010 L'association des musulmans de Ste Geneviève des bois avait demandé de disposer d'un terrain pour construire une mosquée. Pendant de nombreuses années, la municipalité a fait la sourde oreille. Puis elle s'est mise d'accord avec cette association pour lui concéder sur une période de cent ans un terrain, le terrain où la mosquée a été contruite plus tard. Le maire nous a demandé notre avis et nous lui avons écrit pour lui dire que nous approuvions ce projet. Puis, plus rien pendant deux ans. Puis le maire oblige les musulmans à accepter que la mosquée soit construite et financée par la commune et mise à leur disposition à titre précaire et révocable. Nous disons que nous ne sommes pas d'accord avec cette formule qui "met sous tutelle" l'exercice de la pratique musulmane et utilise des fonds publics contrairement à la loi de 1905. Dans notre programme des élections municipales de 2008, nous avons proposé que la ville vende aux musulmans cette salle de prière. A la suite d'un jugement du Tribunal administratif (nous ne sommes pas à l'origine de cette action), le maire propose exactement ce que nous avions proposé et les musulmans en sont d'accord. Nous nous réjouissons que la municipalité ait enfin pris la bonne décision - le 29 juin 2010. Nous souhaitons tous que les relations entre tous les Gévovéfains, qu'ils pratiquent une religion ou non et quelle que soit leur religion, soient paisibles et mutuellement fructueuses. Nous savons que certains éléments prennent le prétexte de la religion pour imposer un genre de vie qui n'est pas désiré par la majorité des habitants. Nous ne connaissons pas de cas de ce genre à Ste Geneviève. On évitera ce genre de dérive, non pas par des moyens juridiques ou politiques mais en multipliant les occasions de contact et en maintenant une atmosphère de confiance. C'est l'affaire de tous les Génovéfains. En cas de dérapage avéré, c'est l'affaire de la police. Nous demandons aux maires de la communauté d'agglomération et des communes voisines de faciliter la construction de lieux de culte musulman pour éviter une trop grande affluence à la mosquée de Ste Geneviève des bois. Note : au cours de réunions restreintes, nous avons entendu que certains tentent de justifier que la commune ait elle-même financé la mosquée, en en faisant porter la responsabilité sur les musulmans eux-mêmes. Nous ne voulons pas engager de polémique sur ce sujet mais nous avons prévenu le maire que si ce genre d'allégations était repris publiquement, nous saurions rétablir la vérité ! est devenu une salle polyvalente municipale 2005-2008 Voir ici le contenu
de ce dossier
voir aussi ce que nous avons écrit en vue des élections de 2008 Les musulmans de Ste Geneviève voulaient disposer d'un terrain pour construire et financer eux-mêmes une mosquée. Nous avions approuvé ce projet et le maire leur avait donné son accord. Puis il est revenu sur la parole donnée pour leur imposer la "solution" adoptée par M. Frèche, maire de Montpellier : la commune finance elle-même le lieu de culte et le met à la disposition des musulmans à titre précaire et révocable. La décision de la ville de Montpellier a été annulée par le tribunal administratif ; celle de la commune de Ste Geneviève également. La maire actuelle de Montpellier vient de reconnaître que les musulmans doivent être maîtres de la gestion de leur lieu de culte - voir un article paru dans le Monde le 9 mai 2009 et un commentaire qui compare la situation de Montpellier et celle de Ste Geneviève des bois.
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Une mosquée est une salle de prière de culte
musulman,
qui peut être très simple, avec ou sans minaret. Depuis plusieurs années, comme les catholiques, les protestants et les juifs, les musulmans de Ste Geneviève des bois souhaitent avoir un lieu de culte dans notre commune. Ils ont formé une association cultuelle (selon la loi de 1905), "les musulmans de Ste Geneviève des bois" et demandaient à la municipalité un lieu pour contruire une salle de prière qu'ils financeraient eux-mêmes comme les catholiques ont financé l'église St Jean apôtre de Saint Michelet comme les Juifs ont financé la synagogue de SteGeneviève. Après bien des tergiversations, la municipalité a réuni les président de groupes du Conseil municipal, le 14 octobre 2003, pour les informer qu'elle était parvenue à un accord avec l'association des musulmans de Ste Geneviève sur le lieu (près de la piscine) et sur les dimensions de cette mosquée. Le maire nous a dit alors tout le bien qu'il pensait des animateurs de l'assocation et nous a affirmé qu'il présenterait ce projet au conseil municipal à la condition que les élus quie ne font pas partie de la majorité donnent leur accord. Sur un sujet important comme celui-ci, nos élus ont donc consulté l'association Ste Geneviève Autrement et chaque membre de l'association en a parlé tout autour de lui. Et nous avons rencontré les responsables de l'association des musulmans le samedi 25 octobre 2005. Nous avons abordé tous les sujets sensibles, les questions que chacun se pose : le respect de la laïcité, la place des femmes dans la vie de l'association et le conseil d'administration, l'origine des financements, le rôle de l'imam, l'emploi du français, l'ouverture de l'association et des lieux à des non musulmans, les relations avec les autres cultes et d'autres associations. Toutes les réponses qui nous ont été données nous ont convaincu que nous pouvions donner notre accord à ce projet. Nous avons donc écrit à l'association et au maire : voir la lettre au président de l'association des musulmans et la lettre au maire datées du 2 et du 3 novembre 2003 (et envoyées le même jour le 3 novembre). Or un an plus tard, ne voyant rien de neuf, nous avons repris contact avec l'association des musulmans et nous avons senti un grand malaise, sans plus de précision : le dossier était à nouveau bloqué. En février, 2005, le maire invite les chefs de groupe du conseil municipal à une autre réunion, le mercredi 23 février. Il nous a dit qu'il avait modifé sa proposition à l'association. En fait la commune prendra en charge intégralement le financement de cette salle de prière du rite musulman ; elle espère recevoir des subventions à hauteur de 50 % environ et empruntera l'autre moitié. Cette construction sera mise à la disposition des musulmans "à titre précaire et révocable" selon une convention valable un an et reconductible par tacite reconduction. Le maire et ses adjoints présents, MM. Quittard et Bouchon, nous expliquent qu'ils s'inspirent de ce qui a été fait à Montpellier. Les musulmans auront seulement à payer chaque année une somme correspondant aux dépenses d'eau, d'électricité et d'assurance et au loyer d'un logement pour l'imam (si l'on décide d'en construire un). Officiellement, ce lieu ne serait pas un lieu de culte mais un "centre culturel". La municipalité demande donc aux musulmans de former une autre association, une association culturelle selon la loi de 1901, pour pouvoir contracter avec la commune. Et le maire ajoute qu'il fera progresser ce projet si tous les groupes en sont d'accord. Le chef du groupe de Ste Geneviève Autrement a simplement pris note. Après avoir consulté les membres de Ste Geneviève Autrement et un grand nombre de nos concitoyens musulmans, pour éviter toute ambiguïté et pour que les choses soient bien claires, Henri Prévot a demandé à rencontrer personnellement le maire pour lui dire qu'il n'est pas d'accord avec le nouveau projet de la municipalité. Il n'y a pas de raison que la commune ait avec nos concitoyens musulmans des relations différentes de celles qu'elle a avec les autres religions : les catholiques, les juifs, les protestants ont payé leur lieu de culte ; les musulmans ont dit, unanimement, qu'ils souhaitaient le payer ; pourquoi leur dire que ce lieu sera intégralement financé sur fonds publics ? Personne ne pourra empêcher de soupçonner la municipalité de mettre des conditions qui ne sont pas compatibles avec la séparation de l'Etat et des religions. Le maire a répondu qu'il ne pensait pas que les musulmans pourraient financer cette construction. Pour répondre à cette objection, Henri Prévot a demandé au maire d'étudier la possibilité que la ville vende le terrain avec une condition suspensive : la vente du terrain serait annulée si, dans un délai convenu, les musulmans ne pouvaientt pas faire la preuve qu'ils disposaient d'un financement suffisant. Le maire a-t-il étudié cette proposition ? En tous cas il ne nous en a rien dit. Un peu plus tard, en avril 2005, le maire a présenté à l'ensemble des musulmans sa nouvelle proposition - en fait ce n'est pas une proposition puisqu'il n'y a pas de discussion posible. Alors que tous les musulmans souhaitent une salle de prière et que ce souhait est légitime, ils furent très nombreux à manifester clairement qu'ils préféraient en payer eux-mêmes la construction ; ils ne voulaient pas passer pour des privilégiés et ils préféraient agir comme les fidèles des autres religions. Le jeudi 16 juin, nouvelle réunion chez le maire avec les présidents de groupes au conseil municipal. Il expose à nouveau son projet de financement intégral de la mosquée, qui serait un bâtiment communal. Répondant à la suggestion insistante de la municipalité, une association 1901 s'est constituée et la municipalité travaille avec elle pour mettre au point l'architecture du bâtiment et le texte d'une convention avec la commune. Le projet sera présenté au Conseil municipal le mardi 28 juin : demande de subventions et autorisation de permis de construire. Le maire souhaitait l'unanimité du conseil municipal mais n'en faisait plus une condition pour progresser. Il dit qu'il informera la presse de la décision du conseil municipal, dont il semble très satisfait. Le projet : localisation entre la piscine et le tennis. Nous ne connaissons pas exactement la surface bâtie (dans le projet financé par les musulmans eux-mêmes, la salle de prière fait 300 m2). Les parkings seront ceux des activités ludiques et sportives voisines.
Perspectives : le
financement de cette
mosquée sur fonds publics n'est pas satisfaisant. C'est
pourquoi,
tout en étant favorables à la création d'une
sallede
prière musulmane, nous nous sommes abstenus lorsque cette
question
a été présentée au conseil municipal, le 28
juin. Pour rétablir la séparation entre toute
religion
et tout pouvoir politique, nous demanderons à la
municipalité
de faire évoluer son projet en tenant compte des
possibilités
de financement, qu'elles viennent de nos concitoyens eux-mêmes ou
de la nouvelle fondation nationale de financement du culte musulman.
Une
bonne solution pourrait être que, d'ici quelques années,
la
commune vende cette salle de prière à l'association
cultuelle
de la loi de 1905. |
| Lettre au président de
l'association
des mmusulmans de Ste Geneviève Henri
Prévot
le 3 novembre 2003
Monsieur Zarfaoui Monsieur le président, cher monsieur Nous nous sommes entretenus du projet de votre association de
créer
puis de gérer à Ste Geneviève des bois un centre
culturel
et cultuel musulman. Copie pour Monsieur le maire de Ste Geneviève des bois Signé : Henri Prévot
Lettre au maire au sujet d'un projet de salle de prières de culte musulman à Ste Geneviève Henri
Prévot
le 2 novembre 2003
Monsieur Olivier Léonhardt Monsieur le maire Vous avez bien voulu m'informer il y a quelques semaines de la position que vous aviez l'intention d'adopter au sujet du projet de création d'un centre culturel et cultuel musulman. Vous m'avez indiqué que la majorité du conseil municipal est favorable au projet tel qu'il est conçu aujourd'hui par l'association des musulmans de Ste Geneviève mais que vous-même ne lui donnerez les autorisations dont il a besoin que s'il recueille l'accord de tous les groupes qui forment le Conseil municipal. Depuis que vous m'avez donné ces informations, les responsables de l'association des musulmans de Ste Geneviève se sont entretenus avec plusieurs membres de l'association Ste Geneviève autrement. A la suite de cet entretien, où nous avons notamment abordé la question de la laïcité telle qu'elle est vécue et voulue en France, j'ai fait savoir au président de l'association des musulmans de Ste Geneviève que, tel qu'il nous l'a présenté, le projet de son association recueillerait au conseil municipal l'accord des élus de Ste Geneviève Autrement - ce que j'ai exprimé dans une lettre dont vous trouverez copie ci-jointe. Veuillez agréer, Monsieur le maire, l'expression de mes sentiments très distingués. Signé : Henri Prévot
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| au cours de la réunion du conseil municipal du 28
juin 2005 C’est la première fois que nous évoquons en conseil municipal le projet de création à Ste Geneviève des bois d’une salle de prière du culte musulman. Cela fait pourtant plusieurs années que les musulmans de cette commune forment ce projet et ont demandé au maire de prendre une décision. Sans refaire tout l’historique, je mentionnerai ici quelques étapes clé. En octobre 2003, vous avez convié dans votre bureau les représentants des groupes de notre conseil municipal, en présence également de M. Quittard et vous nous avez fait part d’un projet déjà fort avancé et qui, nous disiez-vous, avait l’accord de votre majorité et celui de l’association des musulmans de Ste Geneviève des bois, une association cultuelle, selon la loi de 1905. Selon ce projet la ville vendrait un terrain à l’association qui financerait elle-même la construction d’une salle de prière ; l’association choisirait un architecte et élaborerait son projet en concertation avec la SOGEM ; un lieu était retenu, près du cimetière russe. Vous ajoutiez que vous aviez toute confiance en les responsables de cette association qui, d’ailleurs, participaient activement à un groupe de réflexion qui réunit les fidèles de plusieurs religions. Vous nous avez demandé notre avis. Nous avons rencontré les responsables ; nous avons ensemble abordé plusieurs aspects de leur projet comme la place des femmes dans leur association, la transparence des comptes, l’emploi de la langue française et les relations qu’ils entendaient nourrir avec les fidèles d’autres religions. Quant au financement, ils avaient déjà commencé à réunir des fonds alors même qu’ils ne possédaient pas encore le terrain et avaient l’intention de commencer à construire quelque chose de simple qu’ils complèteraient et embelliraient progressivement. Comme vous, nous avons pensé que l’on pouvait faire confiance à cette équipe et qu’elle pourrait en effet financer une première étape. Nous étions donc très heureux de voir que nos concitoyens de religion musulmane pourraient enfin disposer d’un lieu de culte correct qu’ils auraient eux-mêmes financé de même que les catholiques ont financé l’église du Bois des Roches à Saint Michel et les juifs leur synagogue à Ste Geneviève. Après cette réunion, pour l’association Ste Geneviève Autrement, j’ai écrit à l’association des musulmans pour prendre acte de ce qu’ils nous avaient dit de leur projet et les informer que lorsque ce projet serait présenté au conseil municipal nous prendrions une position favorable. Je leur écrivais aussi que je vous adressais copie de cette lettre, ce que j’ai fait, le 3 novembre 2003. Ste Geneviève Autrement a donc pris clairement position par écrit sur cet important dossier. Ces lettres sont publiées sur notre site internet. Tout cela se présentait donc dans de très bonnes conditions ; l’association a continué de rechercher des fonds, a pris l’attache d’un architecte. Mais, curieusement, de votre part, pendant de longs mois, nous n’avons plus entendu parler de rien. Puis vous nous avez convié à une nouvelle réunion en février 2005 où vous nous dites que vous avez fait une autre proposition à l’association : que la commune finance elle-même le lieu de culte, en garde la propriété et le mette à la disposition des musulmans à titre précaire et révocable. L’association n’aurait qu’à payer une redevance correspondant aux dépenses d’électricité, d’eau, d’assurance et d’entretien et le loyer d’un logement, le cas échéant. A l’appui de cette proposition, vous vous êtes référé à ce qui avait été réalisé à Montpellier. De votre part il ne s’agissait pas tellement d’une proposition puisque vous ne proposiez pas d’alternative ; vous aviez abandonné le projet sur lequel vous aviez donné votre accord. Placée devant cette situation, l’association des musulmans de Ste Geneviève a été perturbée. Les responsables de l’association s’étaient engagés sur cette voie ; ils avaient commencé des études, sollicité des fonds auprès de leurs coreligionnaires. Plus profondément, l’association se trouvait devant un choix difficile. Lui fallait-il maintenir le projet initial, qui considère la religion musulmane à l’égal des autres religions, indépendante de tout pouvoir politique, local ou national, dans le respect des lois, bien sûr, tout en demandant aux fidèles un effort financier plus grand ? Ou au contraire lui fallait-il profiter de ces financements publics pour bénéficier de suite d’installations plus confortables mais en acceptant de ne pas être réellement chez soi ? L’association des musulmans a adopté la première attitude ; une partie de ses membres a préféré la seconde et a formé une nouvelle association, selon la loi de 1901. En ce qui nous concerne nous refusons de porter une appréciation car nous pensons que la réponse donnée par chacun relève d’un choix très personnel. Mais comme conseillers municipaux, nous sommes obligés de constater que, suite à votre changement de position, l’on est passé d’une situation où régnait un accord général des musulmans et de toutes les composantes de notre conseil municipal, à une situation plus compliquée avec, chez certains de nos concitoyens, beaucoup de ressentiment à l’égard de la municipalité et des difficultés au sein de la communauté musulmane. Concernant un lieu de prière, nous pensons que cette formule de « mise à disposition précaire et révocable » ne peut pas être acceptée sans réticence par les fidèles d’une religion, quelle qu’elle soit. Le meilleur service que l’on puisse rendre à nos concitoyens musulmans est d’établir avec eux les mêmes relations qu’avec les autres religions et nous pensons que l’intervention du pouvoir politique, national ou local, doit être aussi discrète que possible, conformément à la loi de 1905 qui fonde la laïcité. Il n’est pas trop tard pour revenir à ce qui faisait l’objet d’un large accord. Dans les discussions que nous avons eues sur le sujet, monsieur le maire, vous avez plusieurs fois fait référence à l’ordre public ; c’est un souci normal, qui s’impose aux responsables politiques. L’ordre public repose parfois sur la contrainte, quand c’est nécessaire, et sur la confiance. Laissons à l’Etat l’exercice de la contrainte ; quant à nous, évitons de créer des causes de ressentiment (il arrive que le ressentiment dure longtemps et s’exacerbe) et agissons pour restaurer et entretenir la confiance ; pour cela, veiller à ne pas laisser penser que l’on a donné son accord lorsque l’on envisage de changer de position et favoriser les conditions d’un dialogue constant et approfondi entre associations culturelles et entre les fidèles de toutes religions. Nous ne ferons certes pas obstacle à la création
d’une
salle de prière, puisque, comme nous l’avons
déclaré
depuis longtemps, nous trouvons qu’il est normal que nos concitoyens
musulmans
puissent exercer leur culte dans des conditions correctes, ce qui n’est
pas le cas aujourd’hui à Ste Geneviève. Mais nous
souhaitons
que vous fassiez évoluer votre projet de façon à
revenir
vers celui qui avait fait l’objet d’un très large accord, y
compris
parmi les membres de l’association qui s’est constituée pour
répondre
à votre nouvelle proposition. C’est pourquoi nous nous
abstiendrons. En réponse au maire Au cours des conversations antérieures sur ce sujet, vous nous avez dit que vous doutiez que la communauté musulmane puisse réunir les fonds nécessaires au financement de cette salle de prière. Je vous ai alors proposé d’étudier une façon de répondre à cette question en vérifiant si la commune peut passer un contrat de vente du terrain contenant une clause résolutoire selon laquelle la vente serait annulée si, dans un délai convenu, une somme suffisante n’était pas réunie. Je n’ai pas eu de réponse sur cette suggestion. |
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La municipalité de Ste Geneviève sur les traces de M. Frèche, ancien maire de Montpellier Le futur de la
mosquée de Ste Geneviève à l'image du
présent de la mosquée de Montpellier ? Voici un article paru dans le journal le Monde 9 mai 2009
A
Montpellier, les musulmans veulent gérer leur mosquée.
Hélène Mandroux, la nouvelle maire PS, a reconnu la légitimité de cette demande Le 24 avril, quelques 5500 personnes ont manifesté devant la mairie. Les uns soutiennent l’imam et le responsable du lieu de prière dont la gestion a été déléguée par la ville à une association. Les autres, élus au conseil d’administration de l’association, estiment que la gestion municipale a assez duré et qu’il faut changer les hommes. « Tous les musulmans de Montpellier rêvent d’être propriétaires et de pouvoir gérer leur lieu de culte comme c’est le cas de toutes les grandes villes de France », précise Feth-Allah Demnati, qui conteste la situation actuelle. La particularité de la situation de Montpellier tient à la personnalité de celui qui fut longtemps son maire, Georges Frèche, ui a toujours été hostile à ce que les musulmans possèdent leur lieu de culte. A deux reprises, le projet de construction d’une mosquée, financée par les dons des fidèles lui a été présenté. A chaque fois, en 1995 et en 1999, M. Frèche a fait préempter les terrains. Finalement, en 2002, il a fait construire une « salle polyvalente à caractère associatif ». Et a confié à une association de Franco-Marocains le soin d’en faire une mosquée. La salle est animée par un employé municipal, Lhoussin Tahri. Il s’est adjoint les services d’un imam qui galvanise les foules mais est en même temps contesté, un érudit maroco-canadien, Mohammed Khattabi. Mais, en 2006, le tribunal administratif a donné tort à la mairie, au motif qu’elle ne pouvait pas financer un lieu de culte. La décision, confirmée en appel, est aujourd’hui pendante devant le Conseil d’Etat. Depuis 2002, l’affaire provoque régulièrement des tensions dans la communauté marocaine. Selon David Mendel, l’avocat des plaignants, « l’association responsable de la salle n’est s plus gérée depuis deux ans ! Cela fait deux ans qu’il n’y a eu aucune approbation des comptes. » Hélène Mandroux (PS), qui a
succédé à M. Frèche, avait
jusqu’ici assumé les choix de son prédécesseur.
Elle a pour la première fois
reconnu, mardi soir, devant les habitants du quartier, que les
revendications
des musulmans à posséder et gérer comme ils
l’entendent leur lieu de culte
étaient légitimes. Les fidèles pourraient racheter
la salle associative ou
construire une mosquée, alternative que semble
privilégier la nouvelle élue.
Intervention
au cours du Conseil
municipal du 29 juin 2010 - voir aussi les commentaires Cession amiable de la salle
Averroes à une
association de musulmans Vous nous proposez de vendre le bâtiment qui sert de lieu de culte musulman à une association représentative de nos concitoyens musulmans, la FIG, fraternité interculturelle génovéfaine. Comme vous l’avez vous-même noté dans un entretien publié aujourd’hui dans la presse, votre opposition au conseil municipal a évité d’engager une controverse politique sur cette affaire. Sans revenir sur un long historique, je noterai seulement que la proposition que vous faites aujourd’hui au conseil municipal correspond à ce que nous avions nous-mêmes proposé. Nous la voterons donc, bien sûr. Ainsi nos concitoyens musulmans disposeront d’un lieu qui sera réellement le leur. La présence plus visible aujourd’hui qu’hier de la religion musulmane est pour nombre de nos concitoyens un sujet de préoccupation. La France est, pour l’Islam, une terre d’accueil. Le Coran demande aux musulmans de respecter la culture des pays qui les accueillent. Notre culture est redevable à ses racines grecques, romaines et chrétiennes, entre bien d’autres choses, de l’égalité foncière entre tous les hommes - hommes et femmes - (« il n’y a plus d’esclaves et d’hommes libres, plus de circoncis et de non circoncis », etc.), de la laïcité (« rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César »), de la démocratie, de l’état de droit. J’ajouterai que notre culture chrétienne nous propose une perception d’une profondeur indépassable de la dialectique vitale entre la personne et les relations entre les personnes. Une personne existe par les relations qu’elle entretient avec les personnes. C’est de la qualité de l’équilibre entre les personnes et les relations entre personnes que dépend la qualité de notre « vivre ensemble ». Il y a là matière à une réflexion inépuisable. Les valeurs de l’Islam sont pour beaucoup celles de notre culture, avec des différences néanmoins. La cohabitation sera paisible si chacun est sûr de ses racines et se comporte sereinement et sans ostentation. Vous nous avez dit que vous souhaitiez agir pour que, sur ce plan, notre commune soit exemplaire. Attention ! Le politique, c'est-à-dire le maire ou nous autres conseillers municipaux en tant que tels, doit être très discret en cette matière et, s’il intervient, faire en sorte que personne ne puisse mettre en doute sa neutralité. En réalité, c’est à tous les Génovéfains, à titre privé, individuellement, par le canal d’associations et de mouvements religieux, qu’il appartient d’entretenir entre eux, qu’ils adhèrent à une foi ou non, des relations dans la paix. Nous sommes sûrs que nos concitoyens musulmans, notamment les responsables de la Fraternité interculturelle génovéfaine, la FIG, ont cette volonté.
Comme
je l'ai écrit ailleurs, pour que deux
personnes différentes se comprennent, elles doivent d'abord se
connaître elles-mêmes. Pour cela il est bon de revenir aux
sources de notre culture et de nos valeurs. Il n'était pas
question au cours de cette intervention
de faire un traité historique et philosophique ; c'est pourquoi
j'ai parlé de laïcité, de l'égalité
entre tous les hommes - hommes et femmes -, de l'état de droit
et de la démocratie. Sur ces quatre thèmes, repris
souvent par les médias, l'histoire nous indique clairement
l'apport spécifique de nos sources culturelles et religieuses.
J'en ai évoqué un autre : ce que j'ai appelé "la
dialectique entre la personne et les relations entre personnes", c'est
à dire ce que les chrétiens appellenet le mystère
de la Sainte Trinité. Il y a dautres différences
fondamentales, notamment la relation enre la religion et le pouvoir et
la relation entre la loi religieuse et la liberté individuelle.
Il ne faut pas les minimiser. il ne faut pas non plus minimiser les
différences etnre les différentes façons dont les
musulmans lisent le Coran. Le dialogue est possible entre les
religions, et entre ceux qui ont une religion et ceux qui n'en ont pas.
Il peut être fructueux. voyez "trois différences entre
christianisme et Islam" dans notre dossier sur l'Islam |