La mosquée de Ste Geneviève des bois
juin 2010

Ce dossier trouve enfin son dénouement de façon satisfaisante avec la décision du conseil municipal, dans sa réunion du 29 juin 2010,  de vendre à une association représentative des musulmans de Ste Geneviève des bois la salle de prière qui avait été construite et financée par la commune. C'est la solution que nous avions préconisée.

On peut lire en particulier  notre intervention au conseil municipal le 29 juin 2010  avec des commentairesun édito,  notre programme des élections de 2008 et notre intervention au conseil municipal le 13 février 2007 ; voir aussi  comment le maire a fait pression sur un Génovéfain qui s'opposait à lui.  

Rappel succinct d'un historique chahuté : voir ici l'historique jusqu'en 2005 et ici l'historique depuis 2006.

Les paragraphes qui suivent ont été écrits après la réunion du conseil municipal du 29 juin 2010

L'association des musulmans de Ste Geneviève des bois avait demandé de disposer d'un terrain pour construire une mosquée. Pendant de nombreuses années, la municipalité a fait la sourde oreille. Puis elle s'est mise d'accord avec cette association pour lui concéder sur une période de cent ans un terrain, le terrain où la mosquée a été contruite plus tard. Le maire nous a demandé notre avis et nous lui avons écrit pour lui dire que nous approuvions ce projet. Puis, plus rien pendant deux ans. Puis le maire oblige les musulmans à accepter que la mosquée soit construite et financée par la commune et mise à leur disposition à titre précaire et révocable. Nous disons que nous ne sommes pas d'accord avec cette formule qui "met sous tutelle" l'exercice de la pratique musulmane et utilise des fonds publics contrairement à la loi de 1905. Dans notre programme des élections municipales de 2008, nous avons proposé que la ville vende aux musulmans cette salle de prière. A la suite d'un jugement du Tribunal administratif (nous ne sommes pas à l'origine de cette action), le maire propose exactement ce que nous avions proposé et les musulmans en sont d'accord. Le maire avait tenté d'empêcher ce jugement : voir ici une lettre édifiante adressée au Président du tribunal administratif par le Génovéfain à l'origine de cette action.

Nous nous réjouissons que la municipalité ait enfin pris la bonne décision - le 29 juin 2010.

Nous souhaitons tous que les relations entre tous les Gévovéfains, qu'ils pratiquent une religion ou non et quelle que soit leur religion, soient paisibles et mutuellement fructueuses. Nous savons que certains éléments prennent le prétexte de la religion pour imposer un genre de vie qui n'est pas désiré par la majorité des habitants. Nous ne connaissons pas de cas de ce genre à Ste Geneviève. On évitera ce genre de dérive, non pas par des moyens juridiques ou politiques mais en multipliant les occasions de contact et en maintenant une atmosphère de confiance. C'est l'affaire de tous les Génovéfains.  En cas de dérapage avéré, c'est l'affaire de la police.

Nous demandons aux maires de la communauté d'agglomération et des communes voisines de faciliter la construction de lieux de culte musulman pour éviter une trop grande affluence à la mosquée de Ste Geneviève des bois.

Note : au cours de réunions restreintes, nous avons entendu que certains élus de la majorité tentent de justifier que la commune ait elle-même financé la mosquée, en en faisant porter la responsabilité sur les musulmans eux-mêmes. Nous ne voulons pas engager de polémique sur ce sujet mais nous avons prévenu le maire que si ce genre d'allégations était repris publiquement, nous saurions rétablir la vérité !


Le projet de mosquée à Ste Geneviève des bois
est devenu une salle polyvalente municipale
2005-2008

Voir ici le contenu de ce dossier
voir aussi ce que nous avons écrit en vue des élections de 2008 


Les musulmans de Ste Geneviève voulaient disposer d'un terrain pour construire et financer eux-mêmes une mosquée. Nous avions approuvé ce projet et le maire leur avait donné son accord. Puis il est revenu sur la parole donnée pour leur imposer la "solution" adoptée par M. Frèche, maire de Montpellier : la commune finance elle-même le lieu de culte et le met à la disposition des musulmans à titre précaire et révocable. La décision de la ville de Montpellier a été annulée par le tribunal administratif ; celle de la commune de Ste Geneviève également.

La maire actuelle de Montpellier vient de reconnaître que les musulmans doivent être maîtres de la gestion de leur lieu de culte - voir un article paru dans le Monde le 9 mai 2009 et un commentaire qui compare la situation de Montpellier et celle de Ste Geneviève des bois.

Au cours de la réunion du conseil municipal du 10 février 2009, Ste Geneviève Autrement a demandé au maire les suites qu'il allait donner à l'annulation de la délibération du 13 février 2007 approuvant la convention passée entre la commune et une association de musulmans. Voir  la décision du tribunal administratif.
Le maire n'avait pas encore décidé s'il ferait ou non appel du jugement. En tout cas, il est probable que nos concitoyens musulmans devront payer beaucoup plus cher que s'ils avaient pris en charge eux-mêmes la construction de leur mosquée, comme cela avait été explicitement convenu avec le maire (qui a brusquement changé d'avis pour leur imposer une mosquée financée par la commune).
D'autre part, la relation entre le maire et la communauté des musulmans n'est pas celle qu'un maire doit avoir avec ses administrés : ici, le maire considère qu'il doit se donner les moyens de contrôler nos concitoyens de religion musulmane ; il ne les considère donc pas comme des adultes capables de faire respecter l'ordre parmi eux. Nous savons que  beaucoup de Génovéfains voient là une attitude prudente. A notre avis c'est une erreur. La méfiance n'est pas un gage de sérénité et l'exercice d'un culte ne doit pas être sous le contrôle du maire.



Dans sa séance du 13 février 2007, le Conseil municipal a approuvé une convention qui met  une salle municipale à la disposition de l'ex SONACOTRA pour 80 heures par semaine et de l'association de musulmans FIG pour 20 heures par semaine, contre une redevance de 20000 €/an pour la première, de 5000 €/an pour la seconde charges comprises. Cette délibération a été annulée par le tribunal administratif au début de 2009 au motif que le montant de la location est très inférieur au coût réel de la construction de cette mosquée : voir ici la décision du tribunal administratif.

Voir les conventions passées avec ADOMA, ex SONACOTRA, et la FIG
        l'intervention de Henri Prévot au conseil municipal le 13 février 2007

Nous approuvons le fait que nos concitoyens musulmans disposent d'un lieu pour exercer leur culte. Selon nos informations, ces conventions sont sans doute valables juridiquement. Mais le choix qui a été fait par la municipalité ne nous paraît pas le bon car nos concitoyens musulmans avaient dit à la municipalité qu'ils voulaient financer eux-mêmes une mosquée, ce qui était pleinement conforme à la loi sur la laïcité et ce qui assurait l'autonomie du culte musulman par rapport à la municipalité. Le maire, après avois semblé donner son accord, a changé de position. Au conseil municipal, Henri Prévot a fait remarquer que la situation qui sera créée par ces conventions ne donnera sans doute pas satisfaction à nos concitoyens musulmans car le lieu n'est pas dédié au culte musulman et la convention est précaire et révocable à tout instant avec un préavis d'un mois. Le maire et son adjoint ont répondu que, dans leur esprit, cette situation est provisoire. Alors, pourquoi n'ont-ils pas fait confiance, il y déjà plus de trois ans, aux responsables de l'association des musulmans ? La mosquée serait déjà construite et nos concitoyens musulmans y seraient chez eux.

Interrogé par le Parisien (journal du 15 février), le maire indique que des messes catholiques sont dites dans des lieux municipaux autres que l'église de la route de Corbeil (qui, antérieure à 1905, est un bâtiment municipal). Deux commentaires :  d'une part, c'est très limité, et d'autre part et surtout, cela fait longtemps que les catholiques demandent un terrain pour y édifier une église qu'ils financeront - exactement ce que nos concitoyens musulmans avaient demandé et qui leur a été refusé. Henri Prévot avait écrit au maire pour le lui faire remarquer.

Pour toutes ces raisons nous n'avons pas voulu approuver les deux conventions d'occupation précaire et révocable préparées par la municipalité. Nous nous sommes abstenus.

Décision du  Tribunal administratif
en réponse à un recours contre la délibération du conseil municipal du 13 février 2007

Affaire 0704171


Article 1er : La délibération du conseil municipal de Sainte-Geneviève-des-Bois du 13 février 2007 approuvant les projets de convention d'occupation précaires aux fins de mise à  disposition de la salle polyvalente à  temps partagés entre l'association F.IG. et la société d'économie mixte ADOMA et autorisant le maire à  les signer est annulée.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. GUEGUEN est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois et du département de l'Essonne tendant à  la condamnation de M. GUEGUEN au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 4: Le présent jugement sera notifié à  M. GUEGUEN, M. BANSARD, l'association Fraternité intercuturelle génovéfaine (F.I.G.), à  la société d'économie mixte ADOMA, au département de l'Essonne, à  la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois et au préfet de l'Essonne.




Dans sa séance du 28 juin 2005, le conseil municipal a pris une décision importante.

Il y aura à Ste Geneviève des bois une salle de prière du culte musulman, entre la piscine et les tennis. Nos concitoyens musulmans pourront ainsi se réunir dans de bonnes conditions matérielles pour exercer leur culte - et c'est bien. Nous avions pris position sur cette question dès le mois d'octobre 2003.

Nos concitoyens musulmans se préparaient à financer eux-mêmes ce lieu de culte. Après avoir donné son accord, la municipalité a changé d'avis. Elle a décidé de financer la construction de cette salle intégralement sur fonds publics et de la mettre à la disposition de nos concitoyens musulmans par une convention annuelle renouvelable en ne leur faisant payer que les charges (chauffage et autres).

Cette situation,  inévitablement, donne à la municipalité une emprise sur l'exercice du culte musulman, ce qui soulève des questions sur l'utilisation de l'argent public et ne nous paraît pas conforme à la loi sur la laïcité de 1905.

C'est pourquoi, tout en approuvant la création d'une salle de prière à Ste Geneviève, nous nous sommes abstenus sur le projet présenté par le maire.

Le financement des mosquées en France soulève une question à laquelle le gouvernement  apporte une réponse avec la création de la Fondation des oeuvres de l'Islam de France, placée sous l'égide du Conseil français du culte musulman. Par notre vote nous aonvs demandé à la municipalité de modifier son projet dans le respect de la loi.

La situation en octobre 2006 : un bâtiment municipal est presque terminé. Les génovéfains musulmans qui avaient élaboré le projet initial se sont trouvés désavoués par la maire et se sont retirés. Une autre association, la SIG, passera un contrat avec la mairie pour occuper les lieux

Note : en octobre, nous croyions que ce contrat était déjà signé ; en fait, en novembre 2006, il n'était pas encore au point - le maire nous a dit qu'il le soumettrait au conseil municipal.

Nous apprenons que le Tribunal administratif a annulé la décision du conseil municipal de Montpellier qui mettait à la disposition d'une association de musulmans un local municipal appelé "salle polyvalente" pour l'exercice du culte musulman. Or le maire nous avait donné comme exemple la ville de Montpellier... Henri Prévot lui avait spécialement écrit pour le mettre en garde contre le risque d'illégalité.


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La décision du conseil municipal du 29 juin 2010 devrait mettre un terme, satisfaisant, à cette longue histoire chahutée
Un article paru dans le Monde daté du 9 mai 2009 qui décrit la situation à Montpellier, une ville qui a servi de (mauvais) exemple à Ste Geneviève
La décision du Tribunal administratif  annulant la décision du conseil municipal du 13 février 2007 
Une lettre au Président du Tribunal administratif pour l'informer de certaine démarche du maire  
L'explication de vote de Ste Geneviève Autrement le 13 février 2007
Les conventions entre la commune d'une part, l'ex-SONACOTRA et la FIG d'autre part
Une lettre au maire, le 10 février 2007,  au sujet de la demande des catholiques
La tribune de Ste Geneviève Autrement parue dans le journal Votre Ville en septembre 2005
L'explication de vote de Ste Geneviève Autrement le 28 juin 2005
Une lettre au maire, le 23 mars 2005 , le mettant en garde contre le risque d'insécurité juridique
L'historique  en juin 2005 et perspectives
Une lettre au président de l'association des musulmans de Ste Geneviève, début novembre 2003
Une lettre au maire   début novembre 2003
Que faut-il souhaiter pour la suite ?


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Une mosquée est une salle de prière de culte musulman, qui peut être très simple, avec ou sans minaret.
 
Texte écrit en juin 2005

L'historique

Depuis plusieurs années, comme les catholiques, les protestants et les juifs, les musulmans de Ste Geneviève des bois souhaitent avoir un lieu de culte dans notre commune. Ils ont formé une association cultuelle (selon la loi de 1905), "les musulmans de Ste Geneviève des bois" et demandaient à la municipalité un lieu pour contruire une salle de prière qu'ils financeraient eux-mêmes comme les catholiques ont financé l'église St Jean apôtre de Saint Michelet comme les Juifs ont financé la synagogue de SteGeneviève.

Après bien des tergiversations, la municipalité a réuni les président de groupes du Conseil municipal, le 14 octobre 2003, pour les informer qu'elle était parvenue à un accord avec l'association des musulmans de Ste Geneviève sur le lieu (près de la piscine) et sur les dimensions de cette mosquée.  Le maire nous a dit alors tout le bien qu'il pensait des animateurs de l'assocation et nous a affirmé qu'il présenterait ce projet au conseil municipal à la condition que les élus quie ne font pas partie de la majorité donnent leur accord.

Sur un sujet important comme celui-ci, nos élus ont donc consulté l'association Ste Geneviève Autrement et chaque membre de l'association en a parlé tout autour de lui. Et nous avons rencontré les responsables de l'association des musulmans le samedi 25 octobre 2005. Nous avons abordé tous les sujets sensibles, les questions que chacun se pose : le respect de la laïcité, la place des femmes dans la vie de l'association et le conseil d'administration, l'origine des financements, le rôle de l'imam, l'emploi du français, l'ouverture de l'association et des lieux à des non musulmans, les relations avec les autres cultes et d'autres associations. Toutes les réponses qui nous ont été données nous ont convaincu que nous pouvions donner notre accord à ce projet.

Nous avons donc écrit à l'association et au maire : voir la lettre au président de l'association des musulmans et la lettre au maire datées du 2 et du 3 novembre 2003 (et envoyées le même jour le 3 novembre).

Or un an plus tard, ne voyant rien de neuf, nous avons repris contact avec l'association des musulmans et nous avons senti un grand malaise, sans plus de précision : le dossier était à nouveau bloqué. En février, 2005, le maire invite les chefs de groupe du conseil municipal à une autre réunion, le mercredi 23 février. Il nous a dit qu'il avait modifé sa proposition à l'association. En fait la commune prendra en charge intégralement le financement de cette salle de prière du rite musulman ; elle espère recevoir des subventions à hauteur de 50 % environ et empruntera l'autre moitié. Cette construction sera mise à la disposition des musulmans "à titre précaire et révocable" selon une convention valable un an et reconductible par tacite reconduction. Le maire et ses adjoints présents, MM. Quittard et Bouchon, nous expliquent qu'ils s'inspirent de ce qui a été fait à Montpellier. Les musulmans auront seulement à payer chaque année une somme correspondant aux dépenses d'eau, d'électricité et d'assurance et au loyer d'un logement pour l'imam (si l'on décide d'en construire un). Officiellement, ce lieu ne serait pas un lieu de culte mais un "centre culturel". La municipalité demande donc aux musulmans de former une autre association, une association culturelle selon la loi de 1901, pour pouvoir contracter avec la commune. Et le maire ajoute qu'il fera progresser ce projet si tous les groupes en sont d'accord. Le chef du groupe de Ste Geneviève Autrement a simplement pris note.

Après avoir consulté les membres de Ste Geneviève Autrement et un grand nombre de nos concitoyens musulmans, pour éviter toute ambiguïté et pour que les choses soient bien claires, Henri Prévot a demandé à rencontrer personnellement le maire pour lui dire qu'il n'est pas d'accord avec le nouveau projet de la municipalité. Il n'y a pas de raison que la commune ait avec nos concitoyens musulmans des relations différentes de celles qu'elle a avec les autres religions : les catholiques, les juifs, les protestants ont payé leur lieu de culte ; les musulmans ont dit, unanimement, qu'ils souhaitaient le payer ; pourquoi leur dire que ce lieu sera intégralement financé sur fonds publics ? Personne ne pourra empêcher de soupçonner la municipalité de mettre des conditions qui ne sont pas compatibles avec la séparation de l'Etat et des religions. Le maire a répondu qu'il ne pensait pas que les musulmans pourraient financer cette construction. Pour répondre à cette objection, Henri Prévot a demandé au maire d'étudier la possibilité que la ville vende le terrain avec une condition suspensive : la vente du terrain serait annulée si, dans un délai convenu, les musulmans ne pouvaientt pas faire la preuve qu'ils disposaient d'un financement suffisant. Le maire a-t-il étudié cette proposition ? En tous cas il ne nous en a rien dit.

Un peu plus tard, en avril 2005, le maire a présenté à l'ensemble des musulmans sa nouvelle proposition - en fait ce n'est pas une proposition puisqu'il n'y a pas de discussion posible. Alors que tous les musulmans souhaitent une salle de prière et que ce souhait est légitime, ils furent très nombreux à manifester clairement  qu'ils préféraient en payer eux-mêmes la construction ; ils ne voulaient pas passer pour des privilégiés et ils préféraient agir comme les fidèles des autres religions.

Le jeudi 16 juin, nouvelle réunion chez le maire avec les présidents de groupes au conseil municipal. Il expose à nouveau son projet de financement intégral de la mosquée, qui serait un bâtiment communal. Répondant à la suggestion insistante de la municipalité,  une association 1901 s'est constituée et la municipalité travaille avec elle pour mettre au point l'architecture du bâtiment et le texte d'une convention avec la commune. Le projet sera présenté au Conseil municipal le mardi 28 juin : demande de subventions et autorisation de permis de construire. Le maire souhaitait l'unanimité du conseil municipal mais n'en faisait plus une condition pour progresser. Il dit qu'il informera la presse de la décision du conseil municipal, dont il semble très satisfait.

Le projet : localisation entre la piscine et le tennis. Nous ne connaissons pas exactement la surface bâtie (dans le projet financé par les musulmans eux-mêmes, la salle de prière fait 300 m2).  Les parkings seront ceux des activités ludiques et sportives voisines.
Coût estimé : un million d'euros.
Situation juridique : bâtiment communal qualifié de "centre culturel" mis à la disposition de l'association Fraternité interculturelle génovéfaine, FIG par une convention en cours de rédaction, sans doute de un an renouvelable par tacite reconduction - nous ne connaissons pas le projet de convention (au 28 juin 2005).


Ste Geneviève Autrement a alors rencontré les responsables de la nouvelle association 1901. Nous leur avons rappelé la position très claire de Ste Geneviève Autrement, exprimée par lettre dès le début novembre 2003 au maire et à l'association des musulmans de Ste Geneviève  (alors que le maire n'a jamais rien écrit, semble-t-il, pour confirmer ses propositions). Après une discussion amicale et approfondie avec les responsables de cette nouvelle association, nous avons le sentiment qu'ils auraient préféré de beaucoup la solution sur laquelle le maire avait donné explicitement son accord avant de changer de position. Quant aux responsables de l'association des musulmans (association de 1905), ils ont beaucoup d'amertume et, pour certains, du ressentiment, ce qui peut se comprendre : le maire les avait encouragés à travailler sur un projet financé par les musulmans eux-mêmes, ils ont trouvé un architecte, consacré énormément de temps et commencé à dépenser de l'argent sur ce projet qui leur tient tellement à coeur jusqu'à ce que le maire change de position et leur propose une solution qui, qu'on le veuille ou non, met le projet sous l'emprise de la municipalité.

Perspectives : le financement de cette mosquée sur fonds publics n'est pas satisfaisant. C'est pourquoi, tout en étant favorables à la création d'une sallede prière musulmane, nous nous sommes abstenus lorsque cette question a été présentée au conseil municipal, le 28 juin. Pour rétablir la séparation entre toute religion et tout pouvoir politique, nous demanderons à la municipalité de faire évoluer son projet en tenant compte des possibilités de financement, qu'elles viennent de nos concitoyens eux-mêmes ou de la nouvelle fondation nationale de financement du culte musulman. Une bonne solution pourrait être que, d'ici quelques années, la commune vende cette salle de prière à l'association cultuelle de la loi de 1905.
 
     
Note qui a son importance : depuis plusieurs années, la communauté catholique a souhaité ouvrir une église dans le quartier des Aunettes, financée, bien sûr, par les fidèles catholiques, car l'église de la route de Corbeil est devenue trop petite depuis la construction de nombreux logements dans le nouveau quartier du canal. Il fallait trouver une localisation. Là aussi, le maire ou son adjoint délégué a tergiversé pendant longtemps, puis a semblé donner son accord à un projet précis, puis a dit qu'il n'était plus d'accord - tout cela sans jamais rien écrire -, suscitant le mécontentement ; aujourd'hui la municipalité ne propose plus rien.

 

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Lettre au président de l'association des mmusulmans de Ste Geneviève
 

Henri Prévot                                                                                                             le 3 novembre 2003
Conseiller municipal
de Ste Geneviève Autrement

                                                                                                          Monsieur Zarfaoui
                                                                                                          Président de l'association 
                                                                                                          des musulmans de Ste Geneviève de bois
 

Monsieur le président, cher monsieur

Nous nous sommes entretenus du projet de votre association de créer puis de gérer à Ste Geneviève des bois un centre culturel et cultuel musulman.
Vous nous avez indiqué que ce centre, comportant une mosquée (une salle de prière) et des lieux dédiés à des activité culturelles, sera situé près du cimetière orthodoxe et que ses dimensions seront conformes aux besoins des musulmans pratiquants habitants de Ste Geneviève. Son financement sera privé et d'origine française. Vous nous avez dit que vous souhaitiez que l'information sur le fonctionnement et le financement de ce centre soit accessible et vous avez l'intention d'inviter aux réunions de votre conseil d'administration de votre association des élus municipaux représentant les différentes sensibilités de la ville.
Votre association est déterminée à continuer d'entretenir les relations de confiance et d'échanges qu'elle a nouées avec les autres religions ; elle souhaite également être en relation avec les associations culturelles de Ste Geneviève des bois. 
Vous nous avez également indiqué que l'imam, qui devra parler le français, sera placé sous le contrôle de l'association des musulmans de Ste Geneviève et que les prêches, s'ils sont en arabe, seront traduits en français.
Nous avons noté que le conseil d'administration de l'association sera ouvert aux femmes et qu'il sera très attentif au respect de la laïcité, notamment en ce qui concerne le port du voile à l'école.
Dans ces conditions, après avoir pris l'avis de l'association Ste Geneviève Autrement, j'ai le plaisir de vous informer que les conseillers municipaux du groupe Ste Geneviève Autrement, s'ils sont amenés à exprimer un avis, se montreront favorables au projet de construction que vous formez tel que vous nous l'avez présenté.
J'en informe le maire en lui adressant une copie de ce courrier.
Veuillez recevoir, Monsieur le président, l'expression de mes sentiments très distingués, et cordiaux.

Copie pour Monsieur le maire de Ste Geneviève des bois

Signé : Henri Prévot

 
 
 
 
 
 
 

Lettre au maire au sujet d'un projet de salle de prières de culte musulman à Ste Geneviève

Henri Prévot                                                                                                    le 2 novembre 2003
Conseiller municipal
du groupe Ste Geneviève Autrement

                                                                                                                        Monsieur Olivier Léonhardt
                                                                                                                        Maire

Monsieur le maire

Vous avez bien voulu m'informer il y a quelques semaines de la position que vous aviez l'intention d'adopter au sujet du projet de création d'un centre culturel et cultuel musulman.

Vous m'avez indiqué que la majorité du conseil municipal est favorable au projet tel qu'il est conçu aujourd'hui par l'association des musulmans de Ste Geneviève mais que vous-même ne lui donnerez les autorisations dont il a besoin que s'il recueille l'accord de tous les groupes qui forment le Conseil municipal.

Depuis que vous m'avez donné ces informations, les responsables de l'association des musulmans de Ste Geneviève se sont entretenus avec plusieurs membres de l'association Ste Geneviève autrement.

A la suite de cet entretien, où nous avons notamment abordé la question de la laïcité telle qu'elle est vécue et voulue en France, j'ai fait savoir au président de l'association des musulmans de Ste Geneviève que, tel qu'il nous l'a présenté, le projet de son association recueillerait au conseil municipal l'accord des élus de Ste Geneviève Autrement - ce que j'ai exprimé dans une lettre dont vous trouverez copie ci-jointe.

Veuillez agréer, Monsieur le maire, l'expression de mes sentiments très distingués.

Signé : Henri Prévot

 

 

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Intervention de Henri Prévot pour le groupe Ste Geneviève Autrement

au cours de la réunion du conseil municipal du 28 juin 2005

C’est la première fois que nous évoquons en conseil municipal le projet de création à Ste Geneviève des bois d’une salle de prière du culte musulman. Cela fait pourtant plusieurs années que les musulmans de cette commune forment ce projet et ont demandé au maire de prendre une décision.

Sans refaire tout l’historique, je mentionnerai ici quelques étapes clé.

En octobre 2003, vous avez convié dans votre bureau les représentants des groupes de notre conseil municipal, en présence également de M. Quittard et vous nous avez fait part d’un projet déjà fort avancé et qui, nous disiez-vous, avait l’accord de votre majorité et celui de l’association des musulmans de Ste Geneviève des bois, une association cultuelle, selon la loi de 1905. Selon ce projet la ville vendrait un terrain à l’association qui financerait elle-même la construction d’une salle de prière ; l’association choisirait un architecte et élaborerait son projet en concertation avec la SOGEM ; un lieu était retenu, près du cimetière russe. Vous ajoutiez que vous aviez toute confiance en les responsables de cette association qui, d’ailleurs, participaient activement à un groupe de réflexion qui réunit les fidèles de plusieurs religions. Vous nous avez demandé notre avis. Nous avons rencontré les responsables ; nous avons ensemble abordé plusieurs aspects de leur projet comme la place des femmes dans leur association, la transparence des comptes, l’emploi de la langue française et les relations qu’ils entendaient nourrir avec les fidèles d’autres religions. Quant au financement, ils avaient déjà commencé à réunir des fonds alors même qu’ils ne possédaient pas encore le terrain et avaient l’intention de commencer à construire quelque chose de simple qu’ils complèteraient et embelliraient progressivement. Comme vous, nous avons pensé que l’on pouvait faire confiance à cette équipe et qu’elle pourrait en effet financer une première étape. Nous étions donc très heureux de voir que nos concitoyens de religion musulmane pourraient enfin disposer d’un lieu de culte correct qu’ils auraient eux-mêmes financé de même que les catholiques ont financé l’église du Bois des Roches à Saint Michel et les juifs leur synagogue à Ste Geneviève. Après cette réunion, pour l’association Ste Geneviève Autrement, j’ai écrit à l’association des musulmans pour prendre acte de ce qu’ils nous avaient dit de leur projet et les informer que lorsque ce projet serait présenté au conseil municipal nous prendrions une position favorable. Je leur écrivais aussi que je vous adressais copie de cette lettre, ce que j’ai fait, le 3 novembre 2003. Ste Geneviève Autrement a donc pris clairement position par écrit sur cet important dossier. Ces lettres sont publiées sur notre site internet.

Tout cela se présentait donc dans de très bonnes conditions ; l’association a continué de rechercher des fonds, a pris l’attache d’un architecte. Mais, curieusement, de votre part, pendant de longs mois, nous n’avons plus entendu parler de rien. Puis vous nous avez convié à une nouvelle réunion en février 2005 où vous nous dites que vous avez fait une autre proposition à l’association : que la commune finance elle-même le lieu de culte, en garde la propriété et le mette à la disposition des musulmans à titre précaire et révocable. L’association n’aurait qu’à payer une redevance correspondant aux dépenses d’électricité, d’eau, d’assurance et d’entretien et le loyer d’un logement, le cas échéant. A l’appui de cette proposition, vous vous êtes référé à ce qui avait été réalisé à Montpellier. De votre part il ne s’agissait pas tellement d’une proposition puisque vous ne proposiez pas d’alternative ; vous aviez abandonné le projet sur lequel vous aviez donné votre accord.

Placée devant cette situation, l’association des musulmans de Ste Geneviève a été perturbée. Les responsables de l’association s’étaient engagés sur cette voie ; ils avaient commencé des études, sollicité des fonds auprès de leurs coreligionnaires. Plus profondément, l’association se trouvait devant un choix difficile. Lui fallait-il maintenir le projet initial, qui considère la religion musulmane à l’égal des autres religions, indépendante de tout pouvoir politique, local ou national, dans le respect des lois, bien sûr, tout en demandant aux fidèles un effort financier plus grand ? Ou au contraire lui fallait-il profiter de ces financements publics pour bénéficier de suite d’installations plus confortables mais en acceptant de ne pas être réellement chez soi ? L’association des musulmans a adopté la première attitude ; une partie de ses membres a préféré la seconde et a formé une nouvelle association, selon la loi de 1901. En ce qui nous concerne nous refusons de porter une appréciation car nous pensons que la réponse donnée par chacun relève d’un choix très personnel. Mais comme conseillers municipaux, nous sommes obligés de constater que, suite à votre changement de position, l’on est passé d’une situation où régnait un accord général des musulmans et de toutes les composantes de notre conseil municipal, à une situation plus compliquée avec, chez certains de nos concitoyens, beaucoup de ressentiment à l’égard de la municipalité et des difficultés au sein de la communauté musulmane. 

Concernant un lieu de prière, nous pensons que cette formule de « mise à disposition précaire et révocable » ne peut pas être acceptée sans réticence par les fidèles d’une religion, quelle qu’elle soit. Le meilleur service que l’on puisse rendre à nos concitoyens musulmans est d’établir avec eux les mêmes relations qu’avec les autres religions et nous pensons que l’intervention du pouvoir politique, national ou local, doit être aussi discrète que possible, conformément à la loi de 1905 qui fonde la laïcité. Il n’est pas trop tard pour revenir à ce qui faisait l’objet d’un large accord. Dans les discussions que nous avons eues sur le sujet, monsieur le maire, vous avez plusieurs fois fait référence à l’ordre public ; c’est un souci normal, qui s’impose aux responsables politiques. L’ordre public repose parfois sur la contrainte, quand c’est nécessaire, et sur la confiance. Laissons à l’Etat l’exercice de la contrainte ; quant à nous, évitons de créer des causes de ressentiment (il arrive que le ressentiment dure longtemps et s’exacerbe) et agissons pour restaurer et entretenir la confiance ; pour cela, veiller à ne pas laisser penser que l’on a donné son accord lorsque l’on envisage de changer de position et favoriser les conditions d’un dialogue constant et approfondi entre associations culturelles et entre les fidèles de toutes religions.

Nous ne ferons certes pas obstacle à la création d’une salle de prière, puisque, comme nous l’avons déclaré depuis longtemps, nous trouvons qu’il est normal que nos concitoyens musulmans puissent exercer leur culte dans des conditions correctes, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui à Ste Geneviève. Mais nous souhaitons que vous fassiez évoluer votre projet de façon à revenir vers celui qui avait fait l’objet d’un très large accord, y compris parmi les membres de l’association qui s’est constituée pour répondre à votre nouvelle proposition. C’est pourquoi nous nous abstiendrons.
 
 

En réponse au maire

Au cours des conversations antérieures sur ce sujet, vous nous avez dit que vous doutiez que la communauté musulmane puisse réunir les fonds nécessaires au financement de cette salle de prière. Je vous ai alors proposé d’étudier une façon de répondre à cette question en vérifiant si la commune peut passer un contrat de vente du terrain contenant une clause résolutoire selon laquelle la vente serait annulée si, dans un délai convenu, une somme suffisante n’était pas réunie. Je n’ai pas eu de réponse sur cette suggestion. 

 

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Henri Prévot                                                                                       le 23 mars 2005
Conseiller municipal
du groupe Ste Geneviève Autrement

                                                                                              Monsieur Olivier Léonhardt
                                                                                             
Maire

 

Monsieur le maire

Au cours de la dernière réunion que nous avons tenue ensemble au sujet du projet de salle de prières pour nos concitoyens musulmans, vous nous avez dit que vous formiez le projet de passer avec l’association des musulmans de Ste Geneviève une convention de mise à disposition précaire et révocable de locaux municipaux.

Comme je vous l’ai dit en réunion, je vous confirme que je souhaite avoir connaissance de ce projet de convention aussi tôt que cela vous sera possible.

Une grande attention doit être portée en effet à la validité juridique d’une telle convention.

Or il se pourrait que la jurisprudence n’aille pas dans le sens du projet que vous nous avez présenté. En effet selon un arrêt du conseil d’Etat, des locaux municipaux ne peuvent être mis gratuitement et/ou exclusivement à la disposition d’une seule association, dès lors que celle-ci exerce une activité cultuelle, même partielle - voir C.E 9 octobre 1992 – Commune de Saint-Louis c/ Association « Siva Soupramanien de Saint-Louis », Lebon p. 358.

Vous connaissez la position du groupe Ste Geneviève Autrement sur le fond. C’est pourquoi j’ai cru utile de vous adresser cette lettre car il serait particulièrement regrettable de parvenir à un accord avec l’association et de faire prendre une délibération par le conseil municipal qui devraient être annulés pour non-conformité à la loi.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le maire, l'expression de mes sentiments très distingués.




Intervention de Ste Geneviève Autrement au conseil municipal, le 13 février 2007


Monsieur le maire, chers collègues

 Comme je l’ai toujours dit ici, comme je l’ai écrit dans un courrier adressé à nos concitoyens musulmans, à vous-même M. le maire, comme je l’ai publié dans des articles, Ste Geneviève Autrement est favorable à l’implantation d’une mosquée dans notre commune.

Cela fait plusieurs années que les musulmans demandaient à disposer d’un terrain pour pouvoir y édifier une mosquée. Un projet avait été formé en accord avec les catholiques, qui y étaient très favorables, celui de construire l’une près de l’autre une mosquée et une église sur un terrain proche du canal du quartier des Aunettes. Il n’a pas débouché.

 Il y a plus de trois ans, en octobre 2003, vous m’avez invité dans votre bureau pour me présenter un projet que vous aviez travaillé avec l’Association des musulmans de Ste Geneviève des bois (une association cultuelle selon la loi de 1905) en me disant que vous le présenteriez au conseil municipal si Ste Geneviève Autrement vous donnait son accord. Vous aviez convenu avec l’association d’un terrain que la commune mettrait à sa disposition et l’association devait prendre en charge la construction de la mosquée. Elle avait commencé à en rassembler le financement. Avec quelques représentants de Ste Geneviève Autrement, j’ai rencontré les représentants de cette association pour mieux connaître leur projet puis nous leur avons écrit que, tel qu’ils nous le présentaient, nous donnerions notre accord à leur projet et nous vous en avons informé. Puis pendant plus d’un an nous n’avons pas eu de nouvelle de ce projet sur lequel, pensions-nous, nous étions tous d’accord, jusqu’à ce que vous m’invitiez à une nouvelle réunion, il y a deux ans, pour nous dire que vous aviez changé d’avis : désormais, vous souhaitiez que la commune finance complètement cette mosquée et vous preniez comme exemple la convention passée par la municipalité de Montpellier avec une association de musulmans. Votre changement d’attitude a créé un trouble parmi nos concitoyens de religion musulmane. Certains parmi eux ont préféré accepter votre proposition, d’autres l’ont refusée. Je suis allé vous voir et je vous ai écrit pour exprimer des réserves.

 Aujourd’hui, le bâtiment est construit, financé par un emprunt souscrit par la commune pour environ un million d’euros,v ous appelez ce bâtiment « salle polyvalente » et vous nous présentez deux conventions de mise à disposition à titre précaire et révocable, l’une avec ADOMA, anciennement SONACOTRA, et l’autre avec une association culturelle, la FIG, fraternité interculturelle génovéfaine.

 Les réserves que nous avons présentées étaient de plusieurs natures. Je vous ai informé du risque juridique de la convention que vous aviez l’intention de signer. D’ailleurs quelques mois plus tard, la convention passée entre la commune de Montpellier et une association de musulmans, une convention que vous avez citée comme exemple, a été jugée par le tribunal administratif non conforme à la loi. Les textes que vous nous présentez aujourd’hui en tiennent compte. La salle sera mise à la disposition non pas d’une seule association mais de deux et il est dit que la commune pourra l’ouvrir à d’autres associations pour plus de la moitié du temps. Par ailleurs, la contribution de ces ceux associations, 25000 € par an en tout, est supérieure à ce qui était prévu initialement. Il s’agit d’une indemnité comprenant les charges. C’est peu par rapport au coût du bâtiment, un million d’euros, mais ce montant peut se justifier par le fait que la mise à disposition est précaire et révocable. Sur ces deux points, l’aspect juridique et l’aspect financier, votre projet répond donc au moins partiellement aux réserves que notre groupe de Ste Geneviève Autrement avait formulées.

 Que faut-il donc en penser aujourd’hui ? Avec vous-même, Monsieur le maire, et Gérard Quittard, nous en avons longuement parlé - et, je dois le dire, dans l’atmosphère d’écoute mutuelle qui convient sur un sujet d’une telle nature. Notre groupe de Ste Geneviève Autrement a par ailleurs interrogé des Génovéfains, catholiques ou non, des musulmans également. Nous prenons acte que vous avez réalisé un lieu qui sera disponible pour le culte exercé par nos concitoyens musulmans et que vous avez fait évoluer votre projet en tenant compte de certaines de nos observations. Mais nous avons le regret de constater que la situation, telle qu’elle est aujourd’hui, ne nous paraît pas convenable. Nos concitoyens musulmans étaient prêts à financer leur lieu de culte ; vous les avez mis dans l’obligation d’accepter qu’il soit payé par d’autres, la commune pour la plus grande part et, partiellement, Adoma, eux-mêmes payant seulement 5000 €/an. En contrepartie le bâtiment est un local communal et, je l’ai dit, pour être conforme à la loi, ce bâtiment est mis à leur disposition de façon précaire et révocable. La convention est signée pour un an mais il est dit expressément que la commune peut mettre fin à cette mise à disposition à tout moment avec un préavis d’un mois seulement. Pour que, juridiquement, cette salle mérite son qualificatif de « polyvalente », il est indiqué que la mairie pourra la mettre à la disposition d’autres associations. La FIG en disposera 20 heures par semaine. Rappelant cela, je ne fais pas de procès d’intention ; bien au contraire, je crois que vous avez l’intention de répondre au mieux aux souhaits et aux besoins du culte musulman. Mais il est un fait que tout cela est écrit dans la convention et il est inévitable que nos concitoyens musulmans s’interrogent sur l’usage qui sera fait, par vous-même ou par d’autres de ces dispositions.

 Plusieurs de nos concitoyens musulmans se demandent - je dis cela car j’ai entendu cette interrogation - pourquoi la municipalité leur a refusé de financer eux-mêmes leur lieu de culte, pourquoi ils sont ainsi empêchés d’être réellement chez eux. Ils appréhendent également le regard d’autres Génovéfains qui pourraient leur reprocher que leur lieu de culte soit financé par des fonds publics - ils ressentiront ce reproche comme d’autant plus injuste qu’ils n’ont pas demandé un tel « cadeau ». Vous nous avez expliqué que nos concitoyens musulmans n’auraient pas pu trouver le financement ; ils nous ont affirmé le contraire. Je vous avais proposé une méthode pour s’assurer qu’ils y parviendraient. Pourquoi ne pas avoir agi comme bien d’autres communes, Massy ou d’autres, alors que tout le monde était d’accord ?

 Il se trouve que dans le Figaro d’hier, lundi 12 février, sous la plume de Slama, je lisais ceci : - c’était à propos du procès sur les caricatures de Mahomet mais cette réflexion porte beaucoup plus loin : « cette affaire révèle le mouvement continu de confusion des pouvoirs et des ordres, qui défait jour après jour l’appareil doctrinal et institutionnel mis en place depuis les Lumières pour faire progresser ensemble la tolérance et la liberté. La cause de cette confusion tient en une phrase : le citoyen des démocraties moderne accepte de moins en moins de payer le prix de la liberté ; il en arrive à ne plus distinguer la sphère privée et l’espace public ». Sphère privée et espace public ne sont pas complètement disjoints, bien sûr, comme voudrait nous le faire croire une laïcité bornée ; mais il importe de les distinguer et de respecter leur autonomie.

Pour bien montrer que nous sommes tout à fait favorables à la présence d’une mosquée à Ste Geneviève des bois nous ne voterons pas contre ce projet. Mais les conventions que vous nous soumettez ne sont pas satisfaisantes. Nous nous abstiendrons donc en précisant que notre abstention est une invitation faite à tous, à vous-mêmes et à nos concitoyens musulmans en particulier, pour normaliser la situation, c’est à dire pour qu’une association très largement représentative acquière le bâtiment, en jouisse pleinement et n’ait pas d’autres comptes à rendre à la société que de respecter la loi.



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Les conventions entre la commune et les associations ADOMA (précédemment SONACOTRA) et FIG, Fraternité interculturelle génovéfaine

Nous reproduisons ici le texte qui a été voté par le Conseil municipal le 13 février 2007 ; sur le texte des conventions, on a apporté à la main une modification qui a été introduite au cours de la réunion du conseil municipal.

Le dossier délibération du conseil municipal, note explicative et texte des conventions.











Henri Prévot                                                                                       le 10 février 2007

 Conseiller municipal
 dugroupe Ste Geneviève Autrement
                                                                                              Monsieur Léonhardt
                                                                                              Maire

Monsieur le maire,

Au cours d’une récente réunion, vous avez noté que des offices religieux catholiques sont célébrés dans des locaux communaux dont ce n’est pas la destination première.

 Il convient d’ajouter à ce constat que la communauté catholique demande depuis des années de disposer d’un terrain pour pouvoir y implanter un lieu de culte dédié, dont elle financera elle-même la construction.

C’est exactement ce que j’aurais souhaité pour nos concitoyens de religion musulmane.

 Veuillez recevoir, Monsieur le maire, l'expression de mes sentiments très distingués.
 



Que faut-il souhaiter pour la suite ? Faut-il faire évoluer la loi ?

La question pourrait se poser d'un financement, direct ou non, par des fonds publics, car il faudrait éviter que les lieux de culte en France soient tous financés par des fonds étrangers. La meilleure solution est sans doute de développer la fondation pour le financement des lieux de culte musulmans. Mais, en tous cas, il ne faut pas que des lieux de culte soient mis à disposition à titre précaire et révocable par une commune car, inévitablement, cela crée une relation de dépendance ; le pouvoir politique local sera tenté d'user de son pouvoir pour mettre à la tête des associations de musulmans des personnes proches de lui - ce qui est une vision à courte vue, sans envergure, et à terme, porteuse de tensions et de risques.


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Comment le maire a tenté d'éviter un jugement défavorable du tribunal administratif.

Un Génovéfain (qui, depuis, a quitté notre commune) avait déposé un recours au tribunal administratif  pour s'opposer au financement d'un lieu de culte sur fonds publics. Il m'a donné copie de la lettre qu'il a écrite au Président du tribunal administraif pour lui faire part de la démarche - comment dire ? - étrange du maire.  Lisez plutôt.

Lettre d'un Génovéfain au Tribunal administratif

En petits caractères rouges entre crochets, mes commentaires.

M. ...
91700 Ste Geneviève des bois
le 19 novembre 2008

Tribunal administratif de Versailles
Le président de la 1ère Chambre

Dossier n° 0704171-1
Réf : Avis d’audience du 15/01/2008
Votre lettre du 27/10/2008

 Madame la Présidente

Suite à la lettre fixant la clôture d’instruction du 27/11/2008, j’ai été convoqué le 13 novembre par le Maire de Ste Geneviève des Bois, Mr Olivier Léonhardt, au sujet de ma demande d’annulation de la subvention illégale de 500 000 euros demandée pour la salle polyvalente à usage de mosquée de Ste Geneviève des Bois. Prétextant de l’urgence du délai au 15/11/2008 pour l’envoi de son Mémoire en Défense, il m’a proposé de me désister auprès du Tribunal, pour m’éviter de payer les frais d’avocat, 2000 euros, et une forte indemnité de dommages-intérêts : 5 000 à 10 000 euros [tentative d'intimidation ! A ma connaiassance, un TA n'accorde pas à une commune de dommages et intérêts].

Dans ce cas, il n’enverrait pas son mémoire, bien qu’étant certain de gagner ce procès [en réalité il l'a perdu]. J’ai refusé car je trouve cette démarche incorrecte vis-à-vis du Tribunal. Comme il refuse toujours d’appeler cette salle polyvalente une mosquée ou une salle de prière réservée aux Musulmans, je lui ai remis une photo de l’Espace Averroès (…). Cette photo a bien l’aspect d’une mosquée et le plan également.
Actuellement cette salle soit-disant polyvalente est réservée exclusivement au culte musulman (…).

J’en ai donné pour preuve l’aticle sur Internet du Conseiller Municipal d’opposition, Henri Prévot, en date du 2/11/2006 "une mosquée à Ste Geneviève des bois" - Mais il n’y a eu aucune information du public ni en 2005 ni en 2006 ; il m’était donc impossible de déposer une requête au Tribunal, d’autant plus qu’officiellement c’était une "salle polyvalente".

Le 13 novembre 2008, j’ai précisé à Mr Léonhardt que la photo de l’Espace Averroès figurait sur une affiche électorale de M. Henri Prévot pour les municipales [en réalité, il s’agit des cantonales] de mars 2008.

Elle indique : "C’est bien une Mosquée, financée par le Maire Léonhardt pour contrôler nos concitoyens musulmans". Comme solution, M. Prévot propose aux Musulmans de racheter ce bâtiment que le Maire refuse d’appeler Mosquée (Affiche sur panneau électoral du 7 mars 2008) (...).

(...) Je vous prie d'agréer, Madmae la Présidente, l'expression de ma haute considération.









La municipalité de Ste Geneviève sur les traces de M. Frèche, ancien maire de Montpellier

Le futur de la mosquée de Ste Geneviève à l'image du présent de la mosquée de Montpellier ?

Voici un article paru dans le journal le Monde 9 mai 2009


A Montpellier, les musulmans veulent gérer leur mosquée.
Hélène Mandroux, la nouvelle maire PS, a reconnu la légitimité de cette demande

Les musulmans du quartier populaire de la Paillade à Montpellier, se déchirent. Jeudi 7 mai, le tribunal de grande instance devait, en référé, examiner la désignation d’un administrateur provisoire pour la salle qui leur sert de lieu de culte, propriété de la ville. Le tribunal a renvoyé l’affaire au 14 mai, mais la désignation d’un administrateur est probable.

Le 24 avril, quelque 5500 personnes ont manifesté devant la mairie. Les uns soutiennent l’imam et le responsable du lieu de prière dont la gestion a été déléguée par la ville à une association. Les autres, élus au conseil d’administration de l’association, estiment que la gestion municipale a assez duré et qu’il faut changer les hommes. « Tous les musulmans de Montpellier rêvent d’être propriétaires et de pouvoir gérer leur lieu de culte comme c’est le cas de toutes les grandes villes de France », précise Feth-Allah Demnati, qui conteste la situation actuelle.

Construire une mosquée

La particularité de la situation de Montpellier tient à la personnalité de celui qui fut longtemps son maire, Georges Frèche, qui a toujours été hostile à ce que les musulmans possèdent leur lieu de culte. A deux reprises, le projet de construction d’une mosquée financée par les dons des fidèles lui a été présenté. A chaque fois, en 1995 et en 1999, M. Frèche a fait préempter les terrains.

Finalement, en 2002, il a fait construire une « salle polyvalente à caractère associatif ». Et a confié à une association de Franco-Marocains le soin d’en faire une mosquée. La salle est animée par un employé municipal, Lhoussin Tahri. Il s’est adjoint les services d’un imam qui galvanise les foules mais est en même temps contesté, un érudit maroco-canadien, Mohammed Khattabi.

Mais, en 2006, le tribunal administratif a donné tort à la mairie, au motif qu’elle ne pouvait pas financer un lieu de culte. La décision, confirmée en appel, est aujourd’hui pendante devant le Conseil d’Etat.

Depuis 2002, l’affaire provoque régulièrement des tensions dans la communauté marocaine. Selon David Mendel, l’avocat des plaignants, « l’association responsable de la salle n’est plus gérée depuis deux ans ! Cela fait deux ans qu’il n’y a eu aucune approbation des comptes. »

Hélène Mandroux (PS), qui a succédé à M. Frèche, avait jusqu’ici assumé les choix de son prédécesseur. Elle a pour la première fois reconnu, mardi soir, devant les habitants du quartier, que les revendications des musulmans à posséder et gérer comme ils l’entendent leur lieu de culte étaient légitimes. Les fidèles pourraient racheter la salle associative ou construire une mosquée, alternative que semble privilégier la nouvelle élue.

Le paragraphe qui suit a été écrit le 10 mai 2009

Ste Geneviève sur les traces du Montpellier de G. Frèche.

La ressemblance entre la situation à Montpellier et la situation à Ste Geneviève est saisissante. Ce n'est pas étonnant puisque la municipalité de Ste Geneviève s'est vantée d'imiter les décisions de M. G. Frèche (PS), aujourd'hui désavoué par celle qui l'a remplacé (PS également).

Même volonté des musulmans de financer eux-mêmes leur mosquée ; même refus de la municipalité ; même décision de la municipalité de forcer les musulmans à accepter que la commune finance leur lieu de culte ; même dénomination de ce lieu, une "salle polyvalente". A Ste Geneviève comme à Montpellier, cette décision de la commune a créé des dissensions parmi les musulmans. A Ste Geneviève comme à Montpellier le tribunal administratif a annulé la décision du conseil municipal qui mettait cette "salle municipale" à la disposition d'une association pour l'exercice du culte musulman. A Montpellier, la gestion de la mosquée est assurée par des employés municipaux. A Ste Geneviève, l'association qui a contracté avec la ville est vue par un grand nombre de musulmans comme très, très proche de la municipalité et nombreux sont ceux qui préfèrent aller prier au foyer de Adoma (ancien Sonacotra).

De notre côté, depuis longtemps nous disons et nous publions (voir par exemple notre programme aux municipales) que la seule façon de sortir de cette situation fausse, où le maire prétend "tenir" la communauté musulmane, est de vendre ce bâtiment aux musulmans ou de laisser les musulmans construire eux-mêmes une mosquée sur un terrain mis à leur disposition par la commune (ce que le Conseil d'Etat a jugé conforme à la loi). La maire de Montpellier vient de déclarer qu'elle trouve que la situation actuelle n'est pas satisfaisante ; elle souhaite... que les musulmans construisent leur mosquée ou achètent le bâtiment existant.

A Ste Geneviève, la difficulté vient de ce que le bâtiment actuel a coûté beaucoup plus cher que ce qu'un bâtiment construit par les musulmans leur aurait coûté. Nous avions alerté la municipalité sur le risque juridique ; nous lui avions proposé des réponses aux questions qu'elle se posait ; elle n'a rien voulu écouter ; elle porte l'entière responsabilité de cette situation difficile.


Intervention au cours du Conseil municipal du 29 juin 2010 - voir aussi les commentaires

Cession amiable de la salle Averroes à une association de musulmans

Vous nous proposez de vendre le bâtiment qui sert de lieu de culte musulman à une association représentative de nos concitoyens musulmans, la FIG, fraternité interculturelle génovéfaine. Comme vous l’avez vous-même noté dans un entretien publié aujourd’hui dans la presse, votre opposition au conseil municipal a évité d’engager une controverse politique sur cette affaire. Sans revenir sur un long historique, je noterai seulement que la proposition que vous faites aujourd’hui au conseil municipal correspond à ce que nous avions nous-mêmes proposé. Nous la voterons donc, bien sûr. Ainsi nos concitoyens musulmans disposeront d’un lieu qui sera réellement le leur.

La présence plus visible aujourd’hui qu’hier de la religion musulmane est pour nombre de nos concitoyens un sujet de préoccupation. La France est, pour l’Islam, une terre d’accueil. Le Coran demande aux musulmans de respecter la culture des pays qui les accueillent. Notre culture est redevable à ses racines grecques, romaines et chrétiennes, entre bien d’autres choses, de l’égalité foncière entre tous les hommes - hommes et femmes - (« il n’y a plus d’esclaves et d’hommes libres, plus de circoncis et de non circoncis », etc.), de la laïcité (« rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César »), de la démocratie, de l’état de droit. J’ajouterai que notre culture chrétienne nous propose une perception d’une profondeur indépassable de la dialectique vitale entre la personne et les relations entre les personnes. Une personne existe par les relations qu’elle entretient avec les personnes. C’est de la qualité de l’équilibre entre les personnes et les relations entre personnes que dépend la qualité de notre « vivre ensemble ». Il y a là matière à une réflexion inépuisable. Les valeurs de l’Islam sont pour beaucoup celles de notre culture, avec des différences néanmoins. La cohabitation sera paisible si chacun est sûr de ses racines et se comporte sereinement et sans ostentation.

Vous nous avez dit que vous souhaitiez agir pour que, sur ce plan, notre commune soit exemplaire. Attention !  Le politique, c'est-à-dire le maire ou nous autres conseillers municipaux en tant que tels, doit être très discret en cette matière et, s’il intervient, faire en sorte que personne ne puisse mettre en doute sa neutralité. En réalité, c’est à tous les Génovéfains, à titre privé, individuellement, par le canal d’associations et de mouvements religieux, qu’il appartient d’entretenir entre eux, qu’ils adhèrent à une foi ou non, des relations dans la paix.

Nous sommes sûrs que nos concitoyens musulmans, notamment les responsables de la Fraternité interculturelle génovéfaine, la FIG, ont cette volonté.


Commentaires sur notre intervention au conseil municipal, le 29 juin 2010

Comme je l'ai écrit ailleurs, pour que deux personnes différentes se comprennent, elles doivent d'abord se connaître elles-mêmes. Pour cela il est bon de revenir aux sources de notre culture et de nos valeurs. Il n'était pas question au cours de cette intervention de faire un traité historique et philosophique ; c'est pourquoi j'ai parlé de laïcité, de l'égalité entre tous les hommes - hommes et femmes -, de l'état de droit et de la démocratie. Sur ces quatre thèmes, repris souvent par les médias, l'histoire nous indique clairement l'apport spécifique de nos sources culturelles et religieuses. J'en ai évoqué un autre : ce que j'ai appelé "la dialectique entre la personne et les relations entre personnes", c'est à dire ce que les chrétiens appellenet le mystère de la Sainte Trinité.

Il y a dautres différences fondamentales, notamment la relation enre la religion et le pouvoir et la relation entre la loi religieuse et la liberté individuelle. Il ne faut pas les minimiser. il ne faut pas non plus minimiser les différences entre les différentes façons dont les musulmans lisent le Coran. Le dialogue est possible entre les religions, et entre ceux qui ont une religion et ceux qui n'en ont pas. Il peut être fructueux.

voyez "trois différences entre christianisme et Islam"  dans notre dossier sur l'Islam