retour sur la page d'accueil

Les éditos

Janvier 2001  Avril 2001  Mai 2001  juin 2001   Septembre 2001 Janvier 2002Mars 2002 Avril 2002  Juin 2002  Décembre 2002  Janvier 2003  Mars 2003 mai 2003juin 2003 Juillet 2003  Novembre 2003
Février 2004  Mars 2004  Juin 2004  décembre 2004   Janvier 2005  Mars 2005 Mai 2005   Juin 2005   octobre 2005    décembre 2005   février 2006  Mars 2006  Avril 2006  septembre 2006  décembre 2006
 avril 2007   24 avril  mai 2007   18 juin 2007   23 août 2007   novembre 2007   décembre 2007 12 Janvier 2008    le 19 février 2008  le 10 mars 2008  le 21 avril 2008  le 26 mai 2008     juin 2008  novembre 2008 
janvier 2009   juin 2009   août 2009  janvier 2010  avril 2010  18 juin 2010  17 septembre 2010  1er décembre 2010  25 février 2011  27 mars 2011  1er mai 2012  12 juin 2012  26 octobre 2012  novembre 2012  25 décembre 2012  19 janvier 2013  13 mars 2013  25 juin 2013 11 octobere 2013 10 janvier 2014   4 février 2014  le 21 mars 2014 


le 21 mars 2014

Chers lecteurs

Ce qui suit n’est que de l’écume – pas très propre sans doute mais seulement de l’écume.
Lisez donc le programme de Ste Geneviève pour Tous ! que vous avez reçu dans votre boîte à lettres et donnez vos voix à une équipe qui est indemne de ces pratiques. Le programme sur Internet 


Monsieur Léonhardt, ça suffit !

Le tract que vous avez fait distribuer ce vendredi (avant-veille du premier toru de l'élection municipale) s’en prend sans donner de précision à quelques personnes de la liste de Ste Geneviève pour tous. Vous reprenez les pratiques nauséabondes que vous a enseignées votre maître M. Champion.
Je peux en parler d’expérience ! En 1998, le vendredi précédant l’élection du conseiller général, en fin d’après-midi, M. Champion a fait diffuser un tract « Prévot l’extrême droite » m’assimilant au candidat du Front national, ce qui - tous ceux qui me connaissent le savent - est mensonger. Pour dénoncer ce procédé inadmissible, j’ai déposé plainte au Tribunal administratif. L’élection n’a pas été annulée mais le commissaire du gouvernement a déclaré « l’indignation du candidat est compréhensible » et M. Champion, obligé de s’expliquer, a écrit dans son mémoire en défense : « M. Prévot ne peut pas nier qu’il est proche du Front national ; la preuve, il vote le plus souvent comme le conseiller municipal FN ». Votre majorité, M. Léonhardt, avait la plupart du temps voté comme le conseiller municipal FN – elle est donc FN !
Aujourd’hui, vous insinuez qu’une personne de notre liste serait FN. Vous ne donnez même pas son nom ! Dites-nous donc de qui il s’agit ! La personne visée, homme ou femme, pourra alors répondre ! Auriez-vous peur de sa réponse ?
Au cours de la dernière réunion du conseil municipal, vous avez fait l’éloge de M. Champion, en disant : « lorsque l’on parle avec lui, on se sent plus malin ». Comme le mot était juste ! Trop juste, trop cruellement juste. Vous vous êtes repris : « non, plus intelligent ». Mais vous aviez dit la vérité. M. Champion est malin – dans tous les sens du terme. Et c'est lui qui vous inspire.
Une autre astuce mainte fois reprise par M. Champion : se dire victime de calomnies sans dire de quoi il s’agit. En 2003, il a fait diffuser un tract – que vous avez signé, M. Léonhardt – dénonçant « ceux qui voient autrement Ste Geneviève » de propos anonymes et calomniateurs. De quelles « calomnies » s’agissait-il ? On n’en sait rien. Mais voilà ! Le pauvre M. Champion était victime. Aujourd’hui, c’est vous M. Léonhardt, qui vous dites victime (d’on ne sait quoi, mais victime), en espérant peut-être que votre santé – puisque, encore une fois, vous en parlez -, attirant sur vous la sympathie, fera voter pour vous.

A ce que je crois savoir de vous, ce genre d’attaque anonyme, fielleuse, procédant par insinuation sans rien de précis mais destinée seulement à jeter le trouble, ne vous ressemble pas. J'en conclus donc que vous n'avez pas su vous opposer à celui qui vous a cédé sa place et qui vous conseille.

On ne le devine que trop 
:
ceux qui croiront voter pour vous ne voteront pas pour vous, en réalité, mais pour quelqu’un d’autre, agissant derrière le rideau, dont nous devrions, si vous étiez élu, encore longtemps supporter les pratiques inacceptables.



4 février 2014

 Le rôle très noble et irremplaçable de la famille : éduquer les enfants
le péché d'orgueil totalitaire du ministre de l'éducation nationale

Le ministre de l'éducation nationale a déclaré que l'école doit arracher l'enfant à tous ses conditionnements, culturels, religieux et familiaux. Exactement le discours entendu chez Hitler ou chez Staline ! Un discours typiquement totalitaire. On n'en est pas là, bien sûr mais ce qui est dit est dit. Et  M. Peillon veut même "libérer" les enfants du conditionnement qui vient de leur sexe. La différence sexuelle engendre des hiérarchies, des discriminations et des inégalités injustes. Et ce sont les filles qui en font toujours les frais. C'est une réalité historique.  Donc, nous disent ces esprits illuminés, au nom de l'égalité entre hommes et femmes, effaçons de nos yeux les différences sexuelles. Il est demandé aux enfants de choisir eux-mêmes leur "genre" : nos enfants dès la maternelle seraient invités à se demander s'ils se sentent vraiment garçons ou filles.
On aurait pu penser que l'éducation consiste à donner aux jeunes des repères qui leur permettent de se situer, des règles qui leur donnent la possibilité de les transgresser - en effet, il n'y pas de liberté sans repères et sans règles que l'on puisse transgresser. Ici la pédagogie de M. Peillon consiste à effacer les repères les plus évidents, ceux que personne (sauf exception) ne conteste. M. Peillon, le démolisseur de l'éducation.
Mais le discours sur le genre n'en déduit pas qu'il faut effacer toutes les différences. Comme l'écrit fort bien C. Delsol dans un article récent, le discours sur le genre refuse les altérités qui nous viennent de la nature et ne reconnaît que celles qui sont construites, voulues, légitimées par la culture dominante et par les individus eux-mêmes. Le gender est moins une volonté d’indétermination et de retour au chaos qu’une volonté de nommer les êtres et de re-programmer les différences que l’ordre naturel avait (mal) faits. On dirait bien que deux totalitarismes (communisme et nazisme) ne nous ont pas découragés de vouloir prendre la place du créateur. C'est exactement l'histoire que nous raconte le mythe du péché originel : Adam et Eve ont été chassés du Paradis terrestre à partir du moment où ils ont voulu être l'égal de Dieu en décidant eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal - c'est en effet la signification de cette "pomme" qu'ils ont mangée, fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Mais les familles sauront se défendre contre ces projets inacceptables.
J'ai participé à la manifestation du 3 février à Paris, une très belle manif, amicale, familiale. Les mensonges de Manuel Valls et d'autres, qui ont voulu assimiler cette manfestation à une autre qui fut violente et colérique ont éclaté au grand jour. Honte sur vous M. Valls ! Le projet de loi sur la famille avec ses relents de PMA et de GPA est repoussé.
Mais il est loin d'être achevé, le combat pour reconnaître, honorer, encourager, accompagner, et aider s'il le faut, les familles avec un père et une mère dans leur rôle d'éducation des jeunes.
Henri Prévot

janvier 2014

Bonne année !

 

Pour notre pays, espérons que cette année soit celle du redressement – redressement des budget, redressement de l’activité économique et de l’emploi. Le Président a pris, semble-t-il, une bonne direction, c'est-à-dire la direction inverse de celle sur laquelle il s’est fait élire. Espérons qu’il la tiendra.

 

A l’échelon d’une commune, on ne peut pas faire grand-chose pour l’emploi. Ce que l’on appelle « créer de l’emploi » dans une commune n’est bien souvent que déplacer vers la commune des emplois qui auraient été créés ailleurs. Mais, au sein d’une commune, on peut faire beaucoup pour la cohésion sociale.

 

La cohésion sociale est en effet un enjeu encore plus crucial peut-être que l’emploi. Elle est fragilisée aujourd’hui de plusieurs façons. Les livres de Alain Finkielkraut, par exemple, L’identité malheureuse ou Qu’est-ce que la France ?, décrivent bien le malaise que ressent notre société. A force de dire ou de laisser entendre que l’identité française est… de ne pas s’affirmer, il ne faudrait pas la laisser se dissoudre. Or il n’est possible de bien recevoir quelqu’un chez soi que si la maison est solide : c’est à dire si nous savons ce que veut dire être français, quelles sont nos sources et quel est notre projet.

 

Nous avions créé Ste Geneviève Autrement avec cet objectif : faire vivre la démocratie au niveau de la commune, faire en sorte que chacun se sente partie prenante. En ce sens, je suis heureux que Ste Geneviève Autrement ait rendu possible la formation de la liste « Ste Geneviève pour tous » qui représente bien les différentes composantes de la société de Ste Geneviève, y compris des jeunes dont j’avais fait la connaissance il y a plus de dix ans en allant distribuer nos journaux dans tous les quartiers de la ville et qui, voulant participer à la vie politique, m’ont dit qu’ils souhaitaient agir avec nous.


A Ste Geneviève des bois, depuis des dizaines d'années, ce sont toujours les mêmes qui sont aux commandes. Bien sûr, les personnes changent mais elle doivent leur place à ceux qui la leur ont donnée. On ne peut donc pas attendre qu'elles fassent la lumière sur la façon dont les décisions ont été prises par leurs prédécesseurs. Le déséquilibre est trop grand entre les informations que possèdent ceux qui sont au pouvoir et les élus de l'opposition. Pour y voir clair, pour remettre en question des pratiques, des habitudes, il n'y pas d'autre moyen que l'alternance. L'aternancee est la respiration de la démocratie.


2014, à Ste Geneviève des bois sera, si vous le décidez, l'année de l'alternance.

Henri Prévot


le 11 octobre 2013

Les naufrages en Méditerranée de bateaux de réfugiés fuyant vers l'Europe...

La mondialisation de l'indifférence... Peut-on rester indifférent devant les naufrages de bateaux en Méditerranée, des bateaux surchargés de miséreux fuyant la misère ou les exactions dont ils sont victimes dans leur pays ?
La France, comme les autre pays du monde, ne peut pas accueillir toute la misère du monde comme l'a dit Michel Rocard. C'est vrai. Mais encore une fois, peut-on rester indifférent ?
L'île de Lampedusa, porte de l'Europe, a reçu la visite de plusieurs personnalités. Certaines ont dit à ces malheureux que la fuite vers l'Europe n'est pas la solution. Mais ce discours, même s'il est vrai, est insuffisant. Le pape François y est allé aussi, mais dans un état d'esprit radicalement différent. Il a dénoncé l'indifférence générale face à ces drames et a rappelé le devoir d'hospitalité qui est celui de quiconque a le moyen d'aider les personnes dans le besoin. Récemment, le président de la Commission européenne y a dit que cette question de l'accueil ou du refus de l'immigration se pose non pas à l'Italie mais à l'Union européenne dans son ensemble et il a parlé des aides que celle-ci propose aux pays d'émigration.
Où la bonne attitude se trouve-t-elle, une attitude digne et réaliste compte tenu de l'état de notre société ? La réponse se trouve au niveau européen et au niveau national ; elle se trouve aussi tout près de nous (ce serait facile de se défausser), au niveau communal.
Au niveau européen, il nous faut passer des conventions avec les pays d'émigration pour que les candidats à l'émigration puissent former des projets de vie chez eux et non chez nous et pour surveiller et intercepter les départs clandestins dès leur origine. Et il faut être très strict à la frontière et démanteler les réseaux de passeurs. Les Espagnols peuvent nous montrer comment ils y sont parvenus, en coopération avec le Maroc et la Mauritanie.
Au niveau national, il est sans doute impossible de fixer une règle générale. On ne va pas renvoyer dans leur pays des personnes qui risquent d'y être persécutées. Les situations des immigrés qui ne sont pas en règle doivent être regardées au cas par cas en réduisant les délais pendant lesquels ils sont "sans papier". S'ils sont en règle, il est aberrant de leur interdire de travailler - c'est les pousser à voler !
Au niveau communal, il nous appartient de recevoir décemment les étrangers, quelle que soit leur situation. Ils doivent bénéficier des aides sociales au même titre que les Français et leurs enfants doivent être scolarisés. 
Si vous pensez que vous ne pouvez pas recevoir quelqu'un chez vous, il ne faut pas le laisser entrer - c'est le rôle de l'Etat. Si vous l'avez reçu, allez-vous le maltraiter ?


le 25 juin 2013


La déroute du parti socialiste ouvre la voie au Front national - qu'en penser ?

Les résultats des élections législatives de Villeneuve-sur-Lot (où il fallait remplacer M. Cahuzac) sont impressionnants. Le candidat socialiste n'a même pas été capable d'être présent au second tour. Et, au second tour, le candidat UMP a été talonné par le candidat du Front national, qui a gagné 20 % des voix d'un tour à l'autre ce qui veut dire qu'il a reçu de nombreuses voix d'électeurs qui avaient voté au premier tour pour le candidat socialiste.
Le FN ne cesse de voir son électorat gonfler. Que faut-il en penser ?

Une des raisons de l'engagement de Ste Geneviève Autrement en politique en 1990 fut de barrer la montée en puissance du FN à Ste Geneviève des bois. Nous y avons réussi. En effet, à l'élection municipale de 1995, le FN a présenté une liste ; notre liste a obtenu plus de voix que le FN de sorte que celui-ci n'a eu qu'un siège et nous deux. Sans notre engagement, il en aurait certainement eu deux. Cet élu FN, isolé au Conseil municipal, sans pouvoir former un groupe, sans moyen d'expression, n'a rien pu faire. Ni en 2001 ni en 2008 il n'y eut de candidature FN aux élections municipales.

Depuis cette époque le FN a-t-il changé ? Son électorat a beaucoup évolué. E. Todd et H. Lebras, dans un excellent livre, "le mystère français", montre que le FN ne prospère pas aujourd'hui sur le refus de l'étranger mais sur l'inquiétude, le sentiment de perdre ses racines, l'absence de projet, le manque de confiance en les partis de gouvernement, UMP et PS. C'est bien sûr à cela qu'il faut répondre pour faire barrage à la montée du FN. Il y a un gros travail à faire car les socialistes, depuis un an, ont vraiment fait tout ce qu'il fallait pour apporter des voix au FN ! Démolir par principe (minable querelle politicienne) les décisions du précédent gouvernement alors que c'étaient de bonnes décisions (la TVA sociale avec allègement de charges, la réduction du nombre de fonctionnaires, le report de l'âge de la retraite, etc.), faire des promesses absurdes qui ne peuvent évidement pas être tenues, continuer d'alourdir la dette de la France, c'est-à-dire notre dépendance, etc.

Alors, entendre aujourd'hui les socialistes (ici M. Boutih, O. Léonhardt) condamner, au nom de la morale, tous ceux qui apportent leurs voix au FN, c'est difficilement supportable ! C'est Mitterrand qui a réveillé le FN ; il s'en flattait ! Il disait  en substance : "je vais accrocher à la droite une casserole dont elle aura bien du mal à se dépétrer". Bravo l'artiste - un artiste intelligent et pervers ! Trente ans après, le piège qu'il a placé fonctionne mieux que jamais.

Car il est vrai que, pour la droite, cette situation est très embarrassante. Mais que la gauche se taise ! Qu'elle ne nous donne pas de leçons de morale et qu'elle nous laisse examiner si le FN a ou non réellement changé et quels seraient  les risques que le FN ait quelques élus.
Henri Prévot




le 13 mars 2013
François Hollande a été élu sur des mensonges
Son drame : il s'en rend compte et les Français aussi

On se rappelle les promesses du candidat Hollande qui se résument à ceci : avoir un comportement très différent de son prédécesseur et démolir certaines des importantes décisions qu'il avait prises.

Une partie des Français, agacée par le comportement de N. Sarkozy,  a donc voté pour F. Hollande sans porter trop d'attention  à la deuxième partie du programme, se disant peut-être que les promesses politiques n'engagent que ceux qui les entendent.

Le drame, pour la France, c'est que ces promesses-là ont été tenues. Remettre (partiellement) à 60 ans l'âge légal du départ à la retraite, diminuer le rythme des suppression de postes dans l'administration, augmenter les impôts sur les entreprises, casser les réacteurs nucléaires de Fessenheim en bon état de marche et - sans doute la faute la plus grave - annuler la hausse de TVA couplée avec une baisse des charges (dont j'ai déjà montré que c'était le seul moyen à effet immédiat de diminuer notre déficit commercial). Pour faire bon poids plusieurs ministres multiplient les déclarations tonitrutantes contre des dirigeants d'entreprise que l'on voue aux gémonies.

Quelques mois après les élections, F. Hollande se rend compte qu'il conduit à vive allure la France au précipice. Sa réaction est partielle et embarrassée. Le taux de TVA, après avoir été réduit, est légèrement augmenté. La négociation sociale donne plus de souplesse à la gestion des entreprises mais on n'est pas encore sûr que la loi qui doit consolider l'accord ne sera pas truffée de "pilules empoisonnées" qui le dénatureront. L'impôt à 75 % ( une véritable trouvaille démagogique de F. Hollande lui-même) n'est toujours pas décidé et il se peut qu'il ne le soit jamais. Les réacteurs de Fessenheim ne seront pas arrêtés avant la fin de 2016 et pourront probablement être remis en service quelques mois plus tard. Tout cela est bancal, incertain, gravement insuffisant et nullement assumé par le président, le gouvernement, les députés et les sénateurs. Alors on continue de faire des promesses insensées (comme la baisse du chômage avant la fin de 2013, le déficit limité à 3 %) avant de constater que ces promesses ne sont pas tenues.

La France a besoin que l'on dise la vérité et a besoin de réformes profondes sur les retraites, les charges des entreprises,  la TVA, les dépenses publiques, c'est à dire le nombre de fonctionnaires.

Par seulement les fonctionnaires d'Etat. Les communes, départements et régions doivent participer à cet effort. Il et puéril de se plaindre de voir les dotations d'Etat diminuer. Il faut analyser poste par poste les dépenses de la commune et de la communauté d'agglomératoin et les comparer à ce qui était dépensé il y a dix ans et à ce qui est dépensé dans d'autres communes.

Les efforts demandés seront acceptés si  tout le monde est sûr qu'il n'y pas de favoritisme, de népotisme ou pire encore.


Henri Prévot


le 19 janvier 2013
Mali et "mariage pour tous"
François Hollande entre autorité et autoritarisme

François Hollande a fait preuve d'autorité lorsqu'il a décidé en quelques heures d'engager l'armée française au Mali pour briser net la progression d'une colonne de criminels  prétendument "djihadistes" vers Bamako. C'est bien.
Il se dit dans les journaux que, fort de cette autorité manifestée, M. F. Hollande est en situation d'imposer le vote au Parlement de la loi qui autoriserait à des personnes du même sexe de se marier et  d'adopter des enfants.

On peut soutenir au contraire qu'il n'a pas besoin aujourd'hui de montrer qu'il a de l'autorité et que le risque, pour lui, est de confondre autorité et autoritasime, c'est à dire de profiter de la situation où il est est pour imposer ce qu'il veut sans chercher à convaincre et en ignorant les arguments et les réactions de ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. Et pour arriver à ses fins de ne pas hésiter à distordre la vérité.

Le premier mensonge est d'appeler cette loi "mariage pour tous". Ah bon ? Frères et soeurs pourront-ils se marier ? Un autre mensonge est d'affirmer que la manifestation du 13 janvier n'a réuni que 340 000 personnes. Un Champ de Mars plein (il l'était bien avant l'arrivée de tous), c'est plus de 700 000 personnes. Mensonge aussi de parler de "droit à l'enfant". Mensonge encore de dire que l'égalité homme-femme oblige à autoriser le mariage homosexuel.

Lorsque le Pacs a été présenté au Parlement, Mme Guigou a promis, juré que ce n'était pas la voie ouverte vers les mariage homosexuel. Aujourd'hui elle explique qu'il fallait bien qu'elle le dise pour que la loi soit votée. Aujourd'hui, on retarde de quelques mois la possibilité de la procréation médicalement assistée (PMA) pour couples de femmes  et l'on nous promet - juré - que le mariage homosexuel n'ouvre pas la voie à la gestion pour autrui (GPA) pour les couples d'hommes. Comment le croire ? Comment le croire lorsque l'on entend la ministre de la justice expliquer que ce ne serait pas possible car il faudrait modifier une loi ! La débilité des arguments laisse pantois.

Resituons la question à son vrai niveau. La différence sexuelle homme-femme montre que chaque sexe est incomplet, ce qui oblige, pour procréer, à s'unir au sexe différent. Cette différence est le signe que chaque personne est incomplète et ne peut construire - créer, pourrait-on dire - que dans une union avec un autre radicalement différent.

Mais voilà ! L'homme se croit assez fort pour ignorer cette loi naturelle qui lui montre qu'il ne peut pas tout faire. Un péché d'orgueil individualiste que toutes les civilisations ont toujours dénoncé - ubris des Grecs, péché originel (un péché d'orgueil qui n'a rien à voir avec le sexe) pour les juifs et les chrétiens. Il est incompréhensible que les écologistes, qui ne cessent de nous dire qu'il faut être modestes face à la nature, soutiennent ce projet !

Et voilà, aujourd'hui, qu'un pouvoir autoritariste
refuse un débat de fond et accumule les mensonges pour aller dans un sens qui flatte l'orgueil démesuré des hommes et leur individualisme. C'est moche.




25 décembre 2012

Noël, sobriété, partage, efficacité...

Imaginer que Dieu est venu sur terre sous la forme d'un bébé ! Il faut le faire !

C'est invraisemblable, assurément. A quoi les chrétiens répondent que c'est un mystère, précisément.
Que l'on croie ou non à la réalité de l'événement,  le message est clair. Qui peut le refuser ?

Jésus, par sa naissance et par toute sa vie, enseigne la sobriété. Ce n'est pas d'aujourd'hui que chacun essaie de gagner plus et d'être plus riche.

Toutes les religions enseignent la sobriété dans la vie de tous les jours et toutes demandent que l'on sache se priver pendant un temps de l'année, ramadan pour les musulmans, carême pour les chrétiens.

Il s'agit là de morale personnelle. Cela intéresse-t-il la politique ? Oui,  mais il ne faut pas qu'elle exagère.

Le comportement des entreprises et des personnes est fortement influencé par les institutions, par le système dans lequel nous vivons, où producteurs et consommateurs cherchent chacun à gagner un maximum d'argent. Aujourd'hui, tout pousse à l'égoïsme comme l'a bien montré, entre autres, un de mes amis, Bernard Perret, qui a écrit récemment Pour une raison écologique. Les ressources naturelles sont limitées : biodiversité, espaces pouvant être cultivés, ressources minérales ; la capacité des océans à réabsorber le gaz carbonique que nous émettons est, elle aussi, limitée. Pour que l'humanité respecte ces limites, il ne suffira pas de laisser jouer le marché. Il faut changer de logique. Faut-il changer les institutions ? Comment ? La question est ouverte !

Mais attention ! Que l'Etat ne nous oblige pas à avoir un comportement qui ressemble à un comportement vertueux, en nous privant de biens qui pourtant sont accessibles et bon marché ! Où irait-on ?

Or cette faute, sous la pression des écologistes, le gouvernement s'y achemine. Il ne faut pas gaspiller l'énergie ; nous sommes d'ccord. Si l'énergie est plus chère, on en consommera moins. C'est vrai aussi. Donc (!?), pour ne pas gaspiller l'énergie,  ne produisons que de l'énergie qui est chère !

La sobriété ? D'accord ! La générosité ? Bien sûr ! Mais aussi l'efficacité - pour pouvoir aider davantage ceux qui en ont besoin.
Henri Prévot


novembre 2012
M. François Hollande s'est-il enfin donné un cap ? Oui, un peu et, surtout, non

Au sujet de la compétitivité de notre pays et son indépendance, il semble que le président et son gouvernement se soient enfin rendu compte que le commerce de la France est tellement déficitaire qu'il faut prendre des décisions lourdes.
La méthode la plus simple et la plus efficace était  d'augmenter la TVA et de diminuer d'un montant égal les charges sur salaires. Cela aurait augmenté le prix des marchandises importées et diminué le prix de marchandises exportées, ce qui est très bon pour notre commerce extérieur. De plus, contrairement à ce que l'on nous a raconté, le prix TTC des produits faits en France n'aurait pas changé. Donc, une mesure excellente. Mais horreur ! Elle ne pouvait être qu'excécrable puisqu'elle avait été décidée par M. Sarkozy.
Une des promesses phare du candidat Hollande fut donc de refuser toute hausse de TVA et de démolir les décisions prises par son prédécesseur. Pour faire bon poids, on déclarait que ce ne sont pas les coûts qui rendent la production française peu compétitive. Inutile donc de vouloir les diminuer.
Ces billevesées n'ont heureusement pas tenu trop longtemps. Le rapport de M. Gallois était très net : il faut diminuer les coûts de production. Le gouvernement a cherché une astuce pour ne pas faire ce que M. Sarkozy avait décidé. Au lieu d'alléger les charges, on diminue les impôts sur les entreprises. Mais M. F. Hollande n'a pas pu se passer d'une hausse de TVA. Il a donc mangé son chapeau. Mais la hausse de TVA est tellement faible qu'elle n'aura aucun effet sensible sur le prix des produits importés. 

Sur les gaz de schiste, autre promesse électorale, le discours a bien changé. Tant mieux.

Sur le nucléaire, F. Hollande s'est fait "remonter les bretelles" par le président de l'Autorité de sûreté nucléaire qui lui a gentiment fait remarquer que l'on ne se trouve pas sous un régime de dictature. Il y a des procédures à respecter, ce qui prendra du temps, assez de temps pour que les gens sensés puissent démontrer que la casse de réacteurs qui fonctionnent bien et qui sont sûrs serait un gaspillage coûtant un milliard d'euros par an.

Ce n'est pas tout : le mariage homosexuel. F. Hollande a dit aux maires que ceux-ci pourraient faire valoir une clause de conscience pour ne pas célébrer eux-mêmes un mariage entre deux personnes du même sexe. Au plan juridique, c'est une énormité ! Pour que M. Hollande ait commis cette énormité, lui  dont l'expérience politique est grande, il aura fallu qu'il soit vraiment troublé. Après le très grand succès des manifestations de dimanche dernier (auxquelles j'ai participé avec un grand bonheur), se rend-il compte au fond de lui que l'égalité entre hommes et femmes n'efface pas ce qui en fait la différence essentielle, celle qui rend possible la perpétuation de notre espèce ? Allez, M. Hollande, encore un effort : retirez de l'ordre du jour de l'Assemblée ce projet de loi contre nature, ce projet de loi dont on se demande comment les écologistes, qui se disent si respecteux de la nature, peuvent bien le soutenir.

Non vraiment, le cap n'est pas encore fixé. On est toujours dans le flou, un flou dramatique pour notre pays.




26 octobre 2012

M. Hollande sait-il où il va ?
Une régression de la raison et de la démocratie


M. Hollande a été élu président de la République en prenant le contre-pied de Nicolas Sarkozy. Cela ne fait pas une politique. Tout le monde reconnaît son talent pour rechercher des "consensus" en donnant satisfaction, partiellement, aux uns et aux autres. Fort bien ! Un responsable politique doit en effet rechercher les voies qui lui permettent de progresser. Encore faut-il qu'il sache où il veut aller !

Le but à long terme,  l'orientation stratégique ne doivent pas dépendre de  l'humeur du jour de l'opinion. Ils doivent être fondés sur une claire vision des tendances de fond, des rapports de force entre les régions du monde, de l'évolution de la technique, des limites naturelles. Ils doivent aussi tenir compte de ce qui est permanent, de ce qui est inscrit dans la nature de l'homme et qui ne se change pas par décret. L'orientation stratégique doit donc transcender les échéances électorales. Des hommes d'Etat en sont parfaitement conscients, ce qui explique que l'on a souvent vu des hommes de droite faire des politique de gauche et inversement. On en a vu aussi qui savent prendre des mesures imopulaires au risque de  perdre les prochaines élections - Schroeder en Allemagne, Raymond Barre en France par exemple.

Trop souvent aujourd'huiau mépris de la raison, la politique est  dictée par des idéologues et par la volonté primaire de faire l'inverse de ce qui était fait auparavant. C'est une régression navrante. Quelques exemples.

Il  ne suffit pas de diminuer le coût du travail pour retrouver notre compétitivité ; mais il est évident que c'est absolument nécessaire et urgent, ce que ce gouvernement refuse de voir. Il est absurde - et même immoral - de casser des réacteurs nucléaires en bon état de marche. Les raisons avancées successivement sout toutes mensongères. C'est révoltant et cela nous coûtera un milliard d'euros par an : une insulte à ceux dont les revenus sont bas. Il est mensonger d'engager un débat sur l'énergie tout en disant ce que doivent être ses conclusions (diminuer d'un tiers la capacité nucléaire). Il est inadmissible de vouloir faire voter sans débat de fond  une loi qui remettrait en cause les fondements de notre société comme le mariage homosexuel avec la perspective de la parenté homosexuelle. Et que dire de cette annonce de dépénaliser l'usage du cannabis ?

Nous n'allons pas nous réjouir de ces cafouillages répétés d'un pouvoir ballotté sans boussole, car l'avenir de la France est en jeu.
Henri Prévot


12 juin 2012
Deuxième tour des élections législatives
Il n'est jamais bon qu'un parti politique détienne le monopole du pouvoir
Le maire est socialiste, le département est géré par les socialistes, la région est gérée par des socialistes, le Sénat est à majorité de gauche. Tous les sondages prédisent que l'Assemblée nationale sera à gauche. Et, pour faire bon poids, notre député sortant est socialiste. De l'air !
Il est possible de battre en brèche ce monopole de la gauche. Il est possible de faire gagner la candidate du centre et de la droite, Marianne Duranton.
Je ne la connaissais guère et je l'ai vue mener campagne. Elle est déterminée, elle écoute, elle connaît le terrain et elle a eu une activité au niveau national notamment avec Martin Hirsch. Elle a les qualités qu'il faut pour faire une député active, travaillant les dossiers et capable de se faire entendre au sein de sa majorité.
Au premier tour, un autre candidat du centre et de la droite se présentait à nous, Thomas Zlowodzki. Lui aussi a fait une belle campagne électorale, il a présenté ses idées, il a invité des orateurs de grande qualtité tel le maire de Montfermeil qui nous a dit ce qu'il fait pour préserver et consolider la cohésion et la paix sociales. Thomas Zlowodzki invite loyalement ses électeurs à se reporter sur Marianne Duranton.
Au premier tour seuls 30 % des électeurs inscrits ont voté pour un candidat de gauche.
Marianne Duranton, candidate du Centre de la droite peut gagner. Ne vous abstenez pas, votez pour elle !
Henri Prévot


1er mai 2012
Fête du travail et indépendance nationale

Pour la plupart d'entre nous, le travail mérite d'être fêté ! On y retrouve des collègues, on y participe à une oeuvre collective. Peut-on dire que le travail est plus difficile aujourd'hui qu'hier ? En d'autres temps, il était en France autrement plus dangereux et pénible ; en d'autres pays, les conditions de travail sont incomparablement plus désagréables et nuisibles pour la santé, et les salaires sont beaucoup plus bas qu'en France. Mais ces pays nous concurrencent et obligent les entreprises à accéler les cadences, à tout contrôler et mesurer, à exercer une pression de tous les instants.
 
Nous autres consommateurs, choisissons les produits les moins coûteux sans nous préoccuper du lieu où ils sont fabiqués, pas seulement des pays à bas salaires mais aussi de pays comme l'Allemagne qui savent faire des produits qui correpondent bien au goût des clients. Conséqunce : en 2011 un déficit du commerce extérieur de 70 milliards d'euros. 1000 euros par personne et par an. C'est énorme. Il correspond à un million d'emplois.

Le déficit des finances publique ne peut donc pas être financé par les Français, puisqu'ils dépensent plus qu'ils produisent. Il est financé par l'étranger. La France s'est mise sous la dépendance de la finance internationale. Ce n'est pas la faute de la finance internationale ; c'est notre faute collective. Comment rétablir l'équilibre de notre commerce international ? C'est la question majeure, essentielle, la question vitale qui se pose à nous.

Il faut que les produits faits en France soient préférés par les consommateurs français et étrangers, comme le sont par exemple nos avions, nos produits de luxe, nos produits agro-alimentaires qui s'exportent très bien. Pour renforcer notre "compétitivité" il faudra du temps. Or la situation est grave et demande une réponse d'urgence. Pour l'emploi et pour notre indépendance, il faut diminuer le prix de produits exportés et augmenter celui de produits importés. Il est possible de le faire sans toucher aux salaires nets et sans augmenter le prix des produits faits en France : augmenter la TVA et diminuer les charges sur salaires.

Il est incompréhensible que la gauche s'y oppose ! Elle joue contre la France et contre l'emploi.

Henri Prévot


27 mars 2011

60 % d'abstention ! Un échec des responsables politiques - mais une bonne nouvelle : l'apparition d'une équipe nouvelle

La vie politique ne se résume pas aux élections. Il y a d'autres moyens de s'exprimer, d'infléchir les décisions des responsables, de participer à la vie de la cité. Il n'empêche, l'élection est un moment essentiel de la vie politique. Il suffit de voir comment les choses se passent là où il n'y a pas d'élections et là où elles sont manipulées. L'abstention est donc un signal sérieux qui doit nous alerter.
Les décisions du conseil général intéressent directement la vie courante des habitants du département mais les électeurs n'en sont pas conscients. Et deux mois de campagne avant des élections ne suffisent évidemment pas à les sensibiliser. Surtout si l'argument principal du conseiller général sortant est de mettre en avant la masse des subventions départementales qu'il a fait venir sur la commune ! Vision étriquée eu rôle du conseiller général et argument qui flatte l'égoïsme plus que le sens de l'intérêt général !
La démocratie locale est atteinte d'une faiblesse maladive. Les causes en sont multiples. Par exemple, cette pratique des subventions versées par le département pour financer des actions qui relèvent de la responsabilité des communes : c'est insensé ! Prenons l'exemple de la salle G. Philipe. Le maire nous dit qu'elle n'aurait pas pu être financée sans la subvention du département. Qui donc a décidé cet investissement ? Le conseil municipal ou le département ? On ne sait pas. Mais on devine qu'il y a eu des tractations au conseil général qui échappent à l'électeur. Il serait plus clair que le conseil général ne donne pas de subvention, que le contribuable de Ste Geneviève verse moins d'impôt au département et plus à la commune. On saurait qui décide, ce qui est la condition indispensable au jeu de la démocratie.
Il y a bien d'autres causes à cette maladie de la démocratie locale. La municipalité refuse de donner les informations accessibles au public. Elle veut tout contôler, tout coiffer ; elle s'efforce de bloquer les initiatives prises par des personnes qui pourraient s'opposer à elle politiquement. C'en est au point que des Génovéfains qui seraient intéressés par une action politique y renoncent de peur de perdre un marché avec la commune ou, s'ils participent à une association, de perdre une subvention.

Cette élection nous apporte tout de même une bonne nouvelle : l'émergence d'une nouvelle équipe de jeunes, indépendante des partis, qui a fait une très belle campagne et a obtenu en moyenne 8% des voix, beaucoup plus dans les quartiers où ils avaient particulièrement travaillé : dans trois bureaux, 30 %, 20 % et 15 % des voix. Leur démarche rappelle la nôtre, aux débuts de Ste Geneviève des bois, il y a 21 ans. Bon courage, les jeunes, et tenez la distance jusqu'aux prochaines municipales !
       Henri Prévot



25 février 2011

Opacité et le refus de donner des informations : le maire "assume", comme il le dit lui-même

Je demande de temps en temps des informations au maire sur sa gestion. En 2009 et 2010, j'ai demandé le détail des dépenses de la commune, la liste du personnel et les informations légales sur les associations qui reçoivent une suvention de la commune. Dans tous les cas, le maire n'a pas répondu. POur chaque demande, je lui ai donc écrit une deuxième fois et parfois une troisième fois avant de saisir la commission d'accès aux documents administratifs, la CADA. Dans tous les cas, celle-ci m'a confirmé que les informations demandées sont accessibles. Dans un cas, le maire a consenti alors à donner les informations. Dans un autre, il a fallu que je dépose un recours au Tribunal administratif pour qu'enfin il donne ces informations. J'ai retiré mon recours car je ne suis pas procédurier.
Dans le dernier cas, au cours de la dernière réunion du Conseil municipal, je lui ai rappelé la demande que j'avais faite et l'avis favorable de la CADA. Il a fait alors cette réponse magnifique : "j'assume le fait de ne pas vous répondre ; vos demandes sont trop nombreuses ; je protège mes services, qui sont surchargés". Trois demandes en deux ans, ce n'est pourtant pas beaucoup !
Non, M. Léonhardt, comme son prédécesseur aime les élus d'opposition qui ne s'opposent pas, qui ne l'interrogent pas. C'est effectivement plus tranquille.
Le fonctionnement de notre société a besoin qu'en face du pouvoir il y ait un contrepouvoir. Nos institutions confient ce rôle à l'opposition. Celle-ci ne peut le tenir que si elle dispose d'informations, c'est pourquoi l'accès aux informations est un droit. Dès lors que c'est un droit, c'est aussi un devoir de l'exercer.
Et M. Léonhardt ne se rend sans doute pas compte que l'opacité, c'est à dire le refus de donner des informations, est la première étape vers l'abus de pouvoir et ce qui va avec, c'esst à dire toutes sortes de dérives. 
       Henri Prévot
voir plus de précisions ici





1er décembre 2010

Ste Geneviève des bois, la France, le monde

L'action de la commune doit évidemment tenir compte de la situation de la France et de l'évolution du monde.
La France a de magnifiques atouts, accumulés par le travail de nos parents et de nos ancêtres au long de sa longue histoire. Notre pays est très bien équipé, il a une histoire glorieuse et un patrimoine culturel exceptionnel ; nos chercheurs sont très bons ; la productivité du travail est parmi les meilleures. Mais dans les trente dernières années nous avons comme à plaisir accumulé les lourdeurs, les handicaps et les défauts. Un déficit budgétaire incessant qui a creusé une dette énorme qui nous met sous la dépendance de la finance internationale (ce n'est pas la faute de la finance internationale, c'est notre faute) ; un enseignement inefficace (mais n'accusons pas trop vite les enseignants) ; un temps de travail global (pendant toute la durée de la vie) insuffisant (durée des études, âge de la retraite, congés payés, RTT et 35 heures) ; l'incapacité de tirer parti de certains de nos atouts (comme la production d'énergie nucléaire, un élément de poids dans les futurs rapports de force).
Le résultat est que la position de notre pays s'affaiblit en Europe et dans le monde et que nous sommes obligés de faire un effort exceptionnel pour assainir nos finances, rétablir l'équilibre de notre commerce extérieur, retrouver notre indépendance financière, renforcer notre autonomie énergétique, rester en tête de la compétition technique et industrielle.
La politique de notre commune doit en tenir compte : cessons de nous plaindre de recevoir moins de financement de l'Etat (ces plaintes sont puériles), faisons tout ce qui est possible pour aider l'éducation nationale à être efficace, examinons systématiquement toutes les dépenses de la commune et  celles de la communauté d'agglomération, et n'hésitons pas supprimer les dépenses qui ne sont pas essentielles.
Le budget que prépare le maire tiendra-t-il vraiment compte, de façon responsable, de la situation française ?

       Henri Prévot




17 septembre 2010
Retraites, sécurité, Roms - les contradictions socialistes

Les Roms : Depuis son élection, N. Sarkozy a pris de très bonnes décisions ; le penser  n'empêche pas de s'exprimer lorsque l'on n'est pas d'accord. Disons-le donc d'emblée : je n'aime pas le discours sur la sécurité de N. Sarkozy à Grenoble en juillet 2010. Voici pourquoi. Il commence très bien en montrant une très grande fermeté contre ceux qui tirent à l'arme de guerre contre des policiers ("le policier, en tirant sur son agresseur, a fait son devoir"). Dans la suite N. Sarkozy a raison de dire qu'un enjeu essentiel est l'intégration de populations d'origine étrangère, en donnant au mot "intégration" un sens fort : il ne s'agit pas de simple coexistence ; il s'agit d'une adhésion à l'histoire, à la culture et au projet de la France. Mais il a tort de parler de l'échec de ce processus ; il y a des échecs mais globalement le processus fonctionne bien et fait l'admiration des pays anglosaxons. De là il passe à l'immigration "non contrôlée". Là il y a un glissement subtil : les délinquants "immigrés" sont trop nombreux, certes, mais la plupart d'entre eux sont français. Et la conclusion opérationnelle de ce grand discours qui a commencé par l'affaire, grave, de Grenoble, c'est qu'il faut démanteler 300 camps de Roms et renvoyer ceux-ci chez eux ! Ce n'est plus un glissement ; c'est un dérapage. Les préfets sont sommés d'obtempérer. Partout où la justice a déjà jugé qu'un camp devait être évacué, ils envoient la police ou la gendarmerie, comme à Ste Geneviève des bois. Et quelques maires en profitent pour, vite fait, saisir la justice, comme Fleury et l'agglomération du Val d'Orge. Cela sans avoir même essayé de voir ce que l'on peut faire avec les associations pour éviter ces drames humains. Bravo aux socialistes qui n'ont pas de mots trop durs contre le discours de N. Sarkozy  et qui se dépêchent d'expulser les Roms de leurs communes !

Les retraites : Voilà encore un domaine où les socialistes font merveille. Ils jurent que, dès qu'ils reviendront au pouvoir, ils annuleront le report de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans. Quel citoyen sensé peut seulement les croire deux minutes ? Il y a certainement bien des choses à améliorer et à compléter dans la loi que le Parlement est en train de voter ; on peut par exemple s'interroger sur le mode de financement - sur une TVA sociale en particulier. Mais la seule chose incontestable est que si les jeunes étudient plus longtemps (et il faut étudier plus longtemps pour rester dans la course mondiale) et si l'on vit plus longtemps, il faut s'arrêter de travailler plus tard. Bien sûr, il peut y avoir des cas particuliers mais afficher un report de l'âge légal est d'une lumineuse cohérence. On ne le sait malheureusement que trop : en politique, il se dit n'importe quoi pour flatter les uns ou les autres.

       Henri Prévot



18 juin 2010
La mosquée - enfin une solution satisfaisante

Cette affaire va - enfin- trouver son dénouement de façon satisfaisante lorsque le conseil municipal, dans sa réunion du 29 juin 2010, décidera de vendre à une association représentative des musulmans de Ste Geneviève des bois la salle de prière qui avait été construite et financée par la commune. C'est la solution que nous avions préconisée.

L'association des musulmans de Ste Geneviève des bois avait demandé de disposer d'un terrain pour construire une mosquée. Pendan de nombreuses années, la municipalité fait la sourde oreille. Puis elle se met d'accord avec cette association pour lui concéder sur une période de cent ans un terrain, le terrain où la mosquée a été contruite plus tard. le maire nous demande notre avis et nous lui écrivons pour lui dire que nous approuvons ce projet. Puis, plus ien pendant deux ans. Puis le maire oblige les musulmans à accepter que la mosquée soit construite et financée par la commune et mise à leur disposition à titre précaire et révocable. Nous disons alors que nous ne sommes pas d'accord avec cette formule qui "met sous tutelle" l'exercice de la pratique musulmane et que utilise des fonds publics contrairement à la loi de 1905. Dans notre programme des élections municipales de 2008, nous avons proposé que la ville vende aux musulmans cette salle de prière. A la suite d'un jugement du Tribunal administratif (nous ne sommes pas à l'origine de cette action), le maire propose exactement ce que nous avions proposé et les musulmans en sont d'accord. Nous nous en réjouissons.

Nous souhaitons tous que les relations entre tous les Génovéfains, qu'ils pratiquent une religion ou non et quelle que soit leur religion, soient paisibles et mutuellement fructueuses. Nous savons que certains éléments prennent le prétexte de la religion pour imposer un genre de vie qui n'est pas désiré par la majorité des habitants. Nous ne connaissons pas de cas de ce genre à Ste Geneviève. On évitera ce genre de dérive, non pas par des moyens juridiques ou politiques mais en multipliant les occasions de contact et en maintenant une atmosphère de confiance. C'est l'affaire de tous les Génovéfains.  En cas de dérapage avéré, c'est l'affaire de la police.

Par ailleurs, nous demandons aux maires de la communauté d'agglomération et des communes voisines de faciliter la construction de lieux de culte musulman pour éviter une trop grande affluence à la mosquée de Ste Geneviève des bois.
       Henri Prévot


4 avril 2010


La France dans l'Europe et la mondialisation - le climat, les pays émergents, l'Union européenne

La conférence de Copenhague sur le climat nous montre que l'Europe a sans doute péché par vanité en pensant qu'elle pourrait servir d'exemple : il nous faut ensemble trouver comment éviter un grave réchauffement tout en permettant le développement des pays pauvres. Etait-ce le bon moment pour abandonner la taxe carbone ? Certes, notre effort aura un effet insensible sur les émissions mais on en a besoin pour notre sécurité d'approvisionnement en énergie. C'est pourquoi il nous faut une taxe CO2, non pas une taxe qui augmente mais une taxe qui fait augmenter progressivement et lentement le prix à la consommation finale, de 2 % par en environ en plus de l'inflation. Cette taxe sera donc calculée en fonction du prix du pétrole pour amener tout le monde à se passer de plus en plus de pétrole, de gaz et de charbon. Ceux qui seront le plus gênés toucheront une dotation indépendante de leur consommation : ils ne perdront rien s'ils ne diminuent pas leur consommation mais gagneront à la diminuer. En même temps, il faut protéger notre industrie de la concurrence inégale.

La Grèce a trompé les autres pays de l'Union européenne sur son budget. Elle y a été aidée par des financiers qui, en même temps, ont spéculé sur la baisse de l'euro. Un vrai scandale ! Et on a entendu en Grèce et en Allemagne des propos qui doivent nous inquiéter. La solidarité entre nos pays ne serait-elle qu'un vernis ? Une solidarité financière sans harmonisation des politiques économiques, cela risque de causer des difficultés insurmontables.

Pour résister à la très rapide montée de la puissance de la Chine et d'autres pays d'Asie, une seule voie : améliorer les compétences et renforcer le dynamisme des Françaises et de Français. Investir massivement sur la formation, la recherche, l'éducation.
C'est une question de survie. Cela veut-il dire qu'il faudra diminuer les dépenses de solidarité passive ? Peut-être.

En tout cas, pour préserver notre sécurité d'approvisionnement en énergie et, en même temps, diminuer nos émissions, cessons de gaspiller notre argent en éoliennes, en photovoltaïque, ou en isolant les bâtiments sans se préoccuper des coûts. Alors que l'on peut avoir de l'électicité bon marché en augmentant les capacités nucléaires, ces gaspillages insensés sont criminels.
Henri Prévot

Au sujet de la lutte mondiale, européenne et française contre l'effet de serre, voyez ce site, que j'entretiens depuis six ans.
- Merci de nous faire part de vos observations et suggestions 

28 janvier 2010


Dans un monde difficile, le boulet de la dette publique et des retraites

Cela fait bien longtemps que je n'ai rien écrit sur cette page. C'est l'occasion de se demander ce qu'il est arrivé d'important depuis cinq mois.

Un changement de stratégie de l'OTAN en Afghanistan pour chercher à associer des talibans à la conduite politique du pays. La montée irrépressible de la Chine, qui a pratiquement ignoré la crise. Le tremblement de terre à Haïti qui nous fait éclater à la figure la très grande pauvreté. L'Iran qui continue de narguer nos pays mais où l'opposition gronde. Les difficultés d'Obama et la montée du populisme aux Etats-Unis qui nous concernent directement puisque tout ce qui se passe dans ce pays se fait sentir sur le monde entier. A Copenhague, la réunion sur le climat dont les résultats, différents de ce qu'attendait un optimisme béat, montrent que la "gouvernance" mondiale risque de se faire sans nous si nous ne savons pas agir là où nous sommes forts.
Et, plus près de nous, les effets de la crise sont réels et ceux qui ont du mal à trouver un emploi le savent bien. Mais, jusqu'à aujourd'hui, ils sont moindres que ce que l'on craignait.

Chez nous, l'abîme qui se creuse est double : la dette publique qui se creuse chaque année (bientôt l'argent emprunté par l'Etat nous coûtera beaucoup plus cher) et les retraites. Il nous faut une réaction de "salut public", une réaction unanime si nous ne voulons pas que notre pays soit déclassé. Sur l'un et l'autre sujet, il est navrant de voir que le parti socialiste se défausse. Il craint de se "faire avoir" par N. Sarkozy, d'être récupéré. C'est un grave signe de faiblesse. Espérons qu'il  retrouvera assez de force morale pour être un bon partenaire de débat et pour savoir trouver l'accord dont nous avons un besoin vital pour que la France garde sa place dans le monde.
Henri Prévot



Août 2009

La crise : refonder la dynamique économique, politique, sociale ? Sans doute, mais sur quoi ?


La crise, nous dit-on, est multiple : atteintes graves à l'environnement, épuisement des ressources naturelles, endettement massif et crise financière, crise économique, crise sociale, donc aussi, à terme, crise politique.

Attention de ne pas trop crier "au loup !" ; mais il est bon de s'interroger sur les bases de la dynamique mondiale économique, financière et sociale. Il ne suffira certes pas de limiter les bonus des traders ! Il faut aller plus loin et plus profond.

Le modèle de base qui sert de référence à l'organisation économique est celui du marché concurrentiel. Selon ce modèle, si tout allait bien il suffirait que chaque acteur du marché (vous, moi) recherche son intérêt particulier pour que le résultat soit "optimal". Pour pouvoir démontrer cela il faut supposer que le bonheur de chaque acteur dépend de ses propres consommations et non pas de celles des autres ni de la qualité des relations entre les acteurs. Ce point est fondamental : en jargon économique, cela s'appelle "l'individualisme méthodologique" ; c'est à dire que, par méthode, on pense que la satisfaction d'un individu dépend seulement de ce qu'il fait lui-même.

Mais voilà ! La personne humaine est à la fois un individu et un ensemble de relations avec d'autres personnes humaines. Son bonheur dépend donc de la qualité de ses relations avec les autres personnes et du bonheur des autres personnes. Si l'on voulait représenter cela par des formules mathématiques, on aurait vraiment trop de mal. Mais ce n'est sans doute pas pour cela que l'économie l'ignore ! Ce que la théorie appelle "individualisme", le langage courant l'appelle l'égoïsme. Et la sagesse des peuples sait bien que l'égoïsme est un vilain défaut. Il en faut un peu, bien sûr ; tout est question d'équilibre.

Qui peut nous inciter à retrouver cet équilibre ? Les politiques ont le pouvoir d'imposer des règles ; s'ils se mettent à faire de la morale, on est mal embarqué. De toute façon, ils ne seraient pas parfaitement crédibles car ils seraient forcément soupçonnés de vouloir utiliser la morale à leur profit. Il nous faut des moralistes qui ne recherchent pas le pouvoir. Qu'ils soient laïcs ou religieux, ils ne seront convaincants que s'ils font appel à ce qui dépasse l'homme. Alors, seulement dans la mesure où ce serait nécessaire, les citoyens demanderont aux politiques de faire évoluer le cadre législatif.

Henri Prévot

Bientôt sur ce site
: des extraits de la lettre du pape qui traite de la mondialisation, des extraits d'un entretien avec Pascal Lamy, paru dans le Monde du 27 août, etc.



le 12 juin 2009

Le résultats des européennes : jour J de l'environnement ?

La liste Europe-Ecologie conduite par Daniel Cohn Bendit fut la première surprise par ses bons résultats. Comment comprendre cette poussée écologiste ;quelle suite lui donner au niveau national et au niveau local. ?

Lorsque l'on parle d'environnement il faut tout d'abord se rendre compte des progrès qui ont été faits. Rappelons-nous : la rivière Aa dans le Nord, le lac d'Annecy, l'étang de Berre et tant d'autres ont été sauvés. En ville, la pollution due au chauffage a été considérablement réduite par l'emploi du gaz ou de l'électricité à la place du charbon ; de même la pollution due aux voitures, grâce aux normes de plus en plus contraignantes. Les vrais problèmes dus à l'activité humaine sont maintenant des pollutions diffuses : les rejets de métaux lourds, de  produits phytosanitaires et, bien sûr, les rejets de gaz carbonique.

Diminuer nos émissions de gaz carbonique, ce fut un des gros morceaux traités par le "Grenelle de l'environnement". Cette conférence a eu le mérite de faire se parler des groupes qui jusque là se combattaient. Mais elle n'a pu déboucher sur un consensus qu'en laissant de côté deux sujets de taille : le nucléaire et le coût des actions qu'elle recommandait.

Les recommandations du "Grenelle" sont, pour l'essentiel, le développement des énergies renouvelables et l'isolation thermique des logements. Fort bien ! Mais pas à n'importe quel coût ! L'électricité photovoltaïque coûte six à dix fois plus cher que l'électricité nucléaire, trois à quatre fois plus cher que l'électricité produite à partir de gaz ou de pétrole. Finançons la recherche pour abaisser les coûts mais non pas l'implantation de panneaux inefficaces ! L'électricité éolienne coûte deux fois plus que le nucléaire, trois fois plus si elle est produite en mer. Les normes applicables au logement en augmenteront le coût de 10 à 20 %.

Certes, il faudra dépenser davantage pour émettre moins de CO2. Mais si l'on évite une tonne de CO2 avec des moyens qui coûtent deux fois plus que d'autres plus efficaces, avec la même somme on évitera deux fois moins d'émissions. Ceux qui recommandent des moyens coûteux agissent contre l'objectif de réduction des émissions. Mais ils agissent pour leurs intérêts particuliers. L'écolo business fonctionne à plein régime. On voit les mêmes qui sont présidents d'association et d'ONG, conseils des élus ou de l'Etat, actionnaires d'entreprises, gestionnaires de fonds qui spéculent sur le CO2 et bénéficiaires directs de l'action conjuguée et convergente de ces groupes d'intérêt.

On nous parle trop souvent d'économie d'énergie alors que le seul but est de diminuer les émissions de CO2  et qu'il faut parfois plus d'énergie pour émettre moins de CO2 ; et il nous manque de critère pour distinguer ce qui est utile de ce qui est trop coûteux. Sans ligne directrice objective et affichée, il n'est pas facile à l'Etat et aux élus de résister aux groupes d'intérêt.

Et notre commune participe à ces dérives en implantant des panneaux photovoltaïques sur nos écoles ! C'est cher et c'est du gaspillage ? Pas grave, les consommateurs d'électricité paieront !

Henri Prévot


le 18 janvier 2009

L'argent

Que retenir du long discours du maire, hier soir, au cours de la réception des "voeux du maire" ? Il parlé des projets de la commune pour cette année, ce qui est normal, en citant tour à tour tous ses adjoints, ce qui est bien. Il a même salué les conseillers municipaux de l'opposition - dont acte. Il a critiqué le président de la République, ce qui ne s'impose pas dans ce genre de discours, mais ce dont il ne peut pas s'empêcher. Les critiques furent étranges d'ailleurs, puisqu'il a reproché à N. Sarkozy à la fois son programme électoral et le fait de ne pas l'appliquer! Cétait assez contradictoire mais permettait à l'orateur de redoubler les critiques !

Au début de son discours, il a excusé l'absence de notre député en disant : "on comprendra pourquoi il n'est pas là". On a bientôt compris pourquoi, en effet, car son discours fut marqué par un long plaidoyer contre "l'argent roi", contre "la domination de l'argent". Nous sommes nombreux à ne pas pouvoir nous offrir comme notre député des montres extraordinaires hors de prix ou toutes sortes d'objets somptuaires payés en argent liquide. De même - car ce règne de l'argent ignore la distinction entre droite et gauche - beaucoup d'entre nous ont été heurtés par l'attitude de l'Etat dans l'affaire Tapie, où ce monsieur va empocher des dizaines de millions d'euros suite à l'affaire Adidas, une entreprise dans laquelle il n'avait pas mis un euro de sa poche ! Seuls le Nouveau Centre et le Modem l'ont dénoncé. On n'a pas entendu le parti socialiste !

Cela n'a pas empêché notre maire de fustiger "le règne de l'argent". Ce genre de discours laisse un goût désagréable car il sonne assez démagogique. On ne peut pas parler de l'argent de façon simpliste, il faut pousser la réflexion.

Chacun de nous veut prendre ses précautions pour les moments difficiles, la perte d'un emploi, des travaux à faire dans sa maison ou un gros ennui de santé ou encore la retraite. Comment faire ? Compter sur l'aide de sa famille, de ses voisins, de l'Etat (avec la sécurité sociale et la retraite) ? Bien sûr, mais est-ce suffisant ? Mieux vaut mettre de l'argent de côté car, avec de l'argent, on est sûr de s'en sortir. Mais, si l'on place de l'argent, on souhaite qu'il rapporte, on choisira la banque qui saura le faire fructifier. Comment fera-t-elle ? Elle dira à ses employés d'être efficaces, de trouver les meilleurs placements, de choisir les entreprises qui donnent de bons dividendes ou qui savent faire monter le cours de leurs actions, et les entreprises, pour obtenir des capitaux, auront une gestion qui permette de donner des dividendes ou de faire monter le cours de leurs actions.

La seule façon de ne pas avoir besoin de mettre de l'argent de côté serait une solidarité généralisée et indéfectible - on la trouve chez les moines ou, parfois, dans la famille ; au plan national, la retraite par répartition assure partiellement cette fonction. Mais dès que nous plaçons de l'argent, même peu, nous participons à ce système de l'argent roi. On peut le dénoncer, cela permet de se faire applaudir. Mais, sans pousser plus loin la réflexion, c'est vraiment trop facile  !
Henri Prévot

Lisez les éditos précédents   ; sur l'argent, notes de lecture de "la monnaie entre violence et confiance" ou "l'argent" de Zola

le 30 novembre 2008


La crise

Les montagnes de dettes qui se sont accumulées partout dans le monde vont-elles toutes s'écrouler ? Ce serait désastreux. Heureusement, il en est qui sont assez solides pour résister. Les plus solides sont -encore - les dettes des Etats. C'est pourquoi aux Etats-Unis, en France et dans d'autres pays d'Europe les Etats garantissent des emprunts faits par les banques et s'endettent eux-mêmes, non pas pour "faire des cadeux aux banques" comme le répète une opposition démagogique, mais pour leur prêter l'argent dont elles ont besoin pour faire tourner l'économie et qu'elles ont du mal à emprunter. C'est très bien. Bravo à notre président de la République pour avoir réuni les responsables des principaux pays, pour les avoir convaincus d'intervenir directement.

Nous pouvons vraiment être heureux que les électeurs, en 2007, aient préféré Nicolas Sarkozy à Madame Royal, cette femme qui se croit inspirée par le Saint Esprit et qui prend des airs illuminés en essayant de nous séduire avec son inaltérable sourire découvrant sa blanche dentition. A force, cela devient insupportable. Quelle autorité aurait-elle eue en cette période de crise pour bousculer les us et coutumes européennes, pour amener les autres pays à intervenir massivement et de façon, sinon identique, du moins coordonnée ?

C'est probablement ce que se sont dit les militants socialistes qui ont préféré choisir comme secrétaire général une femme solide et constante, désavouant du même coup ceux qui ont soutenu Mme Royal, notamment le député J. Dray et notre maire O. Léonhardt.

Maintenant la crise devient une crise économique. Quelle en sera la profondeur ? Personne ne peut le dire.

Aujourd'hui, j'ai participé au congrès national du Nouveau Centre, un parti qui appartient à la majorité présidentielle fidèle à l'état d'esprit de l'UDF de Simone Weill, R. Barre, Méhaignerie, Giscard d'Estaing notamment. Ce fut une belle réunion avec un millier de personnes. Les effectifs du Nouveau Centre grossissent à vue d'oeil et sont aujourd'hui la moitié des plus gros effectifs de l'UDF. Le Nouveau Centre se prépare à faire des propositions dans le domaine économique et social. Il se prépare aussi aux prochaines élections européennes. Cela vaut la peine de consulter le site du Nouveau Centre .

Les collectivités locales, communes, départements et régions, ont un rôle à jouer pour atténuer les effets de la crise. Nous verrons ce que proposera le maire dans le projet de budget pour 2009 qui sera présenté au conseil municipal le 16 décembre.

Henri Prévot

Sur la communauté d'agglomération, voyez ici   nos commentaires sur le budget 2009 





Juin 2008

Un défi démocratique au nouveau président à la Communauté d'agglomération


Cela devient une manie : deux mois après avoir été élu, démissionner pour laisser la place à celui que l'on s'est choisi. Les électeurs de Ste Geneviève des bois ont connu cela deux mois après l'élection du maire en 2001, les délégués communautaires viennent de connaître cela deux mois après avoir élu leur président. Ce mercredi 25 juin, ils se sont tous dit très satisfaits de se faire ainsi traiter. Le dauphin de M. Champion, M. O. Lonhardt a été élu très majoritairement puisqu'il n'y eut que quelques bulletins blancs.

Vu des rangs du public où je me trouvais, ce qui était le plus frappant, c'était le contentement de soi de cette assemblée de conseillers communautaires réunis dans un palais acquis au mépris de la loi et unis dans des décisions qui coûtent fort cher au contribuable sans lui donner aucune explication. Cette unanimisme, juste légèrement troublé par une intervention communiste pour à la fois plus de démocratie et plus d'impôts, était comme une pâte sucrée rose où se touvait comme noyée, comme engluée toute intention critique.

Les conseillers communautaires des communes qui sont majoritairement à droite ne se sont pas dégagés de cette masse unanime. Quelles négociations ont-ils menées, derrière le rideau ? Ont-ils été convaincus par l'appel à "l'union qui fait la force" du président de la communauté ?

Car la grande affaire désormais, à ce que l'on nous a dit, sera de défendre la communauté contre la "menace" du Grand Paris. Rien de tel pour faire l'union que de se trouver un adversaire commun. S'il y a menace, il faut réagir ensemble, bien sûr. Mais cela ne doit pas dispenser de justifier devant les électeurs les dépenses de la
communauté d'agglomération, la CAVO, car aujourd'hui la CAVO est irresponsable.

Elle dépense
la taxe professionnelle, un impôt que touchaient les communes, à qui elle doit reverser au minimum une somme qui n'augmente pas en monnaie courante, qui diminue donc en monnaie constante, qui diminuera encore plus vite si l'inflation repart.  De fait, ce qu'elle reverse est très proche de ce minimum. Lorsque la CAVO dépense, c'est donc la commune qui paie. Or le B.A. BA de la démocratie, c'est que l'élu qui engage une dépense soit obligé, en même temps, de demander aux électeurs de lui verser un impôt. Lorsque le président de la CAVO jurait la main sur le coeur qu'il ne créerait pas d'impôt nouveau, il jurait qu'il ne voulait pas faire jouer la démocratie !

Dans une vision idéale, la CAVO créerait un impôt communautaire et, en même temps, reverserait aux communes l'augmentation de la taxe professionnelle depuis l'année 2000, date de sa création. Comme cela, l'électeur contribuable ne paierait pas plus d'impôt mais verrait exactement combien lui coûte la CAVO et pourrait réagir. La commune diminuerait ses impôts de 20 %.

Mais il y a un risque :
l'unanimisme qui règne dans le conseil communautaire et la faiblesse de l 'esprit critique font craindre que la CAVO crée ce nouvel impôt sans augmenter suffisamment ce qu'elle reverse aux communes. Elle n'est sans doute pas mûre pour une vraie démocratie : elle doit alors se soumettre aux conseils municipaux des villes qui la composent et non plus les obliger à financer les dépenses qu'elle décide sans même leur demander leur avis.

Henri Prévot



le 26 mai 2008
L'avenir de notre ville - le Plan local d'urbanisme

Comme vous le savez, la municipalité prépare depuis longtemps un nouveau Plan local d'urbanisme, PLU. Un projet  a été présenté à l'enquête publique il y a un an. Les habitants du quartier de l'avenue de l'Eperon et de la rue J. Mermoz s'y sont opposés vigoureusement. Le maire a alors accepté de modifier son projet : en particulier l'avenue de l'Eperon ne changera pas d'allure. La procédure d'approbation du PLU a donc recommencé "à zéro". Le conseil municipal a examiné le nouveau projet en décembre 2007 ; aujourd'hui il est à l'enquête publique. Que faut-il en penser ?

Le PLU dessine la ville telle qu'elle sera dans trente ans. Celui qu'a préparé la municipalité apporte peu de changement par rapport à la situation actuelle : la construction de logements dans le quartier du cimetière près du champ de foire, une urbanisation un peu plus forte le long de la route de Corbeil ; et, dans les quartiers pavillonnaires, le COS (coefficient d'accopation du sol) passera de 0,35 à 0,40. Or, les trentes prochaines années connaîtront des évolutions profondes. Il nous faudra consommer beaucoup moins de gaz, de fioul et de carburant pétroliers. Et, d'autre part, les personnes âgées seront beaucoup plus nombreuses. Le PLU n'en tient pas compte. Il faut donc continuer à réfléchir à l'évolution de la ville en général, de notre ville en particulier, pour diminuer les besoins de chauffage, pouvoir utiliser des réseaux de chaleur alimentés par de la géothermie, développer les circulations à vélo, utiliser davantage les transports en commumn, notamment la voie ferrée qui nous met à une demie-heure de Paris.

D'ailleurs, les suite du "Grenelle de l'environnement" et le SDRIF, schéma directeur de la région Ile de France, nous obligeront peut-être à modifier bientôt le PLU.

Pour imaginer un futur différent, il faut aller voir comment les choses se présentent ailleurs. Nous avons demandé au maire que la commission d'urbanisme se déplace dans d'autres villes et visite d'autres quartiers pour en étudier tous les aspects : le coût de construction, les dépenses d'énergie, les commerces, la convivialité, la vie associative, etc.

Henri Prévot

le 21 avril 2008 

Les deux premières réunions du nouveau conseil municipal

Le 15 mars, l'élection du maire n'a pas réservé de surprise. Pour ce qui est des adjoints, on remarque la présence de nombreux nouveaux, parmi lesquels de très fidèles serviteurs de notre député M. Dray. Cela confirme la proximité du maire et du député. On remarque également que M. Champion n'est pas adjoint au maire ; il faut dire que, vice-président du conseil général, président de la communauté d'agglomération et président de la SEMARDEL, il a de quoi faire.

Les interventions des uns et des autres furent en général de bon aloi. On y a appris entre autres choses que le maire sortant, O. Léonhardt, n'avait pas voulu suivre le conseil de M. Champion qui, comme toujours, voulait publier un tract d'attaques au dernier moment, juste avant le jour du vote, tellement tard qu'il était impossible de répondre, ce qu'il a fait contre nous en 1998, en 2001 et en 2004. Bravo M. Léonhardt ! Vous vous êtes, cette fois-ci, démarqué de celui qui vous a précédé.

Au pot qui a suivi cette réunion, j'ai eu plaisir à saluer l'ancien maire Jean Ooghe. J'ai salué également Gérard Quittard, qui a quitté la ville où il a fait un bon travail ; j'en ai profité pour lui dire, que dans les controverses qui nous ont opposés, parfois vivement, il y a une critique, une seule, que je me suis reproché d'avoir faite ; c'était il y a dix ans ; il s'en souvenait encore ; je suis content d'avoir apuré cette erreur.

Lors de la réunion du conseil municipal du 31 mars, nombreuses ont été, pour Ste Geneviève Autrement, les occasions d'intervenir. On peut lire le texte de ces interventions.

Ici, je veux dire combien je déplore le manque de sens politique du représentant de l'UMP.  Jugez-en ! La municipalité  ne laisse à l'opposition qu'une place de délégué à la Communauté d'agglomération. J'avais proposé aux représentants de l'UMP et du Modem que nous nous répartissions cette place, deux années pour chacun en commençant par celui qui connaissait la question. S'ils avaient accepté, la gauche aurait dû accepter que je sois désigné, ce dont elle ne voulait absolument pas, comme le maire l'avait dit en  personne au représentant de l'UMP. Or celui-ci, préférant suivre l'avis du maire, a refusé la proposition que je lui avais faite et a présenté sa candidature.
Il a ainsi laissé le tandem Champion/Léonhardt choisir son opposition. Nous avions une très belle occasion de faire d'une pierre deux coups : montrer que nous savions coopérer et  créer, grâce à cette coopération, une situation dont M. Léonhardt et M. Champion ne voulaient surtout pas. Mais le chef de file UMP, en refusant de saisir cette occasion, s'est fait l'allié objectif de la municipalité. Je continuerai malgré tout à proposer à l'UMP de coopérer.
Henri Prévot



Le 10 mars 2008
Les électeurs se sont prononcés

Les électeurs ont donné une forte majorité au maire sortant, la même majorité, en pourcentage, à très peu près, qu'aux précédentes élections municipales, en 2001. Le taux de participation lui aussi est à peu près le même. Cette stabilité est remarquable, alors que les conditions étaient très différentes.

Il y a sept ans, il n'y avait qu'une liste face au maire sortant, celle que je conduisais, sans l'appui du RPR. Elle avait obtenu 32 % des suffrages. Cette année, une liste UMP s'est déclarée très tôt, dès le mois de juillet. J'avais hésité à m'engager une troisième fois avant de décider, au début de janvier, de monter une liste car deux listes obtiennent toujours plus de voix qu'une seule. Ensuite, une liste MoDem a pu se monter également de sorte qu'il y eut trois listes en face de la liste du maire sortant. Ensemble, ces trois listes ont obtenu 33 % des voix., ce qui lui donne en tout six sièges.

Ainsi, à trois listes nous avons pu maintenir au même niveau la place de l'opposition. Nous avions écrit que trois listes obtiennent plus de voix que deux ou une. Si au total ces trois listes n'ont pas obtenu plus que notre liste il y a sept ans, c'est peut-être que le contexte national était cette année défavorable. D'ailleurs, si l'on voit les résultats obtenus dans d'autre communes de l'Essonne et si on les compare à ceux de 2001, on peut penser que, s'il n'y avait eu qu'une liste d'opposition, celle-ci aurait obtenu un siège de moins.

En proposant une liste Ste Geneviève Autrement, nous avons voulu que les électeurs aient le choix. Nous savions évidemment que nous obtiendrions beaucoup moins de voix que lorsque nous étions seuls à nous présenter face au maire sortant ! Comme nous l'avons écrit, notre liste ne faisait pas concurrence aux autres listes ; elle s'y ajoutait pour que le total des voix obtenues soit plus grand. Avec près de 11 % des voix, nous aurons deux sièges au conseil municipal, ce qui me permettra, avec Paule Parmentier, de former un groupe.

Les trois listes qui ont fait face à la municipalité sortante se sont parfaitement respectées pendant la campagne. En ce qui me concerne, c'est l'attitude que je conserverai tout au long de ce mandat. Pour avoir la plus grande efficacité, Ste Geneviève Autrement recherchera avec les conseillers municipaux du MoDem et de l'UMP comment coopérer utilement.

Car tous les thèmes que nous avons mis en avant sont là, quel que soit le résultat de ces élections : relations avec la Communauté d'agglomération, transparence, respect de l'indépendance des associations et des religions, garantie d'une administration équitable...
Henri  Prévot



Le 19 février 2008

Pour les élections municipales, notre liste est déposée à la préfecture

Consultez notre programme !

Au début de janvier, après plusieurs mois de réflexion et à la demande de nombreux génovéfains, avec l'appui de l'Association Ste Geneviève Autrement je me suis engagé dans la formation d'une liste  pour les prochaines élections municipales. Comme je l'écrivais ici  à la mi-janvier, je n'étais pas sûr d'y parvenir car les délais étaient fort courts et plusieurs des membres de l'association, après sept ans, douze ans ou même davantage, ont préféré - et cela se comprend fort bien - mettre un terme à leur engagment politique à Ste Geneviève. Qu'ils soient remerciés du travail réalisé.  Il fallait donc trouver des personnes nouvelles, sans avoir le temps de frapper à des milliers de portes comme il y a sept ans. J'ai donc repris contact avec des personnes que j'ai rencontrées dans les dernières années et dont je me souvenais. Avec plusieurs d'entre elles, nous avons renoué comme si nous ne nous étions pas quittés.

Peu à peu la liste s'est formée, trente neuf personnes, autant d'hommes que de femmes, des personnes habitant tous les quartiers de notre ville, de toutes formations et d'origines diverses, l'ensemble reflétant la diversité de notre commune, à l'image de la diversité de la France.

S'il n'y a qu'un tour, seuls les tout premiers de la liste seront élus au Conseil municipal et, s'il y a deux tours, l'alternance ne sera possible que si les listes qui la souhaitent fusionnent. Dans l'un et l'autre cas, la plupart des colistiers de la liste Ste Geneviève Autrement sont donc là pour porter témoignage, pour apporter leur soutien à notre programme et, en apportant leur soutien, pour rendre possible ce dont ils souhaitent témoigner.

Comment s'appelle cette liste ? Tout simplement "Ste Geneviève Autrement". Elle apprécie le soutien qu'elle reçoit du Nouveau Centre, un parti qui a tenu son premier Comité national en décembre 2007 et auquel j'ai alors adhéré, un parti qui se situe dans la ligne de l'ancienne UDF dont j'ai toujours été proche. Mais notre programme s'appuie sur l'expérience de plus de douze ans, sur les multiples conversations que les membres de Ste Geneviève Autrement ont eues avec vous, sur l'étude de dossiers importants pour la ville (l'urbanisme, les finances, les relations avec la Communauté d'agglomération, l'éducation de la jeunesse, la prévention de la délinquance, etc.).

Consultez donc notre programme ! Et surtout - toute l'équipe vous le demande - ne vous abstenez pas ! Nous faisons cet effort pour que vous puissez choisir entre plusieurs propositions. Répondez-nous : votez !

Henri Prévot

Lisez 
notre programme pour les prochaines élections municipales, en cours de distribution, bientôt publié ici ,    nos anciens éditos        
                                 




Le 12 janvier 2008
Pourquoi s'engager encore ?

La grande affaire des semaines à venir est l'élection municipale, en mars.

Quels que soient les résultats de l'élection, la campagne électorale est l'occasion d'échanger des points de vue, de présenter des propositions, de faire des critiques. C'est une  période où tout le monde est  plus attentif  aux messages délivrés par les uns et les autres.

Ste Geneviève Autrement a présenté une liste en 1995, à côté d'une liste RPR-UDF. En 2001, elle a présenté la seule liste d'opposition, sans le concours ni l'appui du RPR. Elle a soutenu les campagnes électorales des législatives, des présidentielles, des européennes menées par le RPR et l'UDF. Depuis 1995, l'association mène une action soutenue de vigilance, de critiques quand il le faut et de propositions. En 2005, après la création de l'UMP, elle a décidé de se rapprocher de ce nouveau parti : plusieurs de ses membres dont moi-même y ont adhéré.

Nous avons fait savoir à l'UMP que nous souhaitions passer le relais, progressivement, à quelqu'un qui aurait consacré assez de temps à prendre connaissance de la ville, de ses habitants et des principales affaires la concernant. Or l'UMP a décidé de désigner comme tête de liste une personne nullement préparée. Ce n'est pas  se donner les plus forts atouts pour l'emporter car il sera trop facile à la municipalité sortante de stigmatiser cette impréparation.

J'aurais pu, après cette tranche de vie où je me suis beaucoup employé aux affaires de la commune, passer à autre chose. Mais j'ai reçu comme un cadeau de Noël ou de Nouvel an, précisément entre ces fêtes, la décision du Conseil d'Etat me donnant raison contre le président de la Communauté d'agglomération du Val d'Orge qui me refuse d'accéder au détail de ses dépenses. Cela m'a relancé.

Je me suis donc engagé dans une démarche dont l'issue, aujourd'hui, n'est pas encore assurée : former, en moins de cinq semaines, une liste Centre, avec l'investiture du Nouveau Centre (un parti de la majorité présidentielle auquel j'ai adhéré). Le programme ? Il sera vite rédigé, en s'appuyant sur plus de dix ans d'expérience, sur d'innombrables entretiens et sur les apports des membres de la liste. La difficulté à surmonter est ailleurs : il faut trouver 39 noms. En dix jours, une bonne partie du chemin a été parcourue. Mais les derniers noms sont toujours les plus difficiles à trouver.

Vous qui lisez ces lignes, si vous pensez qu'il faut  rendre aussi grandes que possible les chances de faire un bon score pour faire vivre la démocratie et, si possible, obtenir l'alternance dont la commune a besoin, lisez ce que j'écris ici  et faites-vous connaître. Il y a urgence.

Bien cordialement.
Henri Prévot


Le 26 décembre 2007
Noël, un mystère

Noël, pour le chrétiens, c'est une intrusion du divin dans la vie de tous les jours ; une divinisation de la vie de tous les jours. Pour tous, sans doute, c'est le rappel que notre vie baigne dans le mystère, un mystère que la science repousse peut-être un peu mais sans avoir, désormais, l'ambition de le percer. Noël nous rappelle aussi que notre civilisation, notre culture ont été façonnées par la foi dans le Dieu des Juifs et dans celui de Jésus-Christ, colorée par la philosophie grecque puis par les méditations de nos philosophes. Noël nous dit la grandeur de l'homme appelé à être à l'image de Dieu, ce qui est le fondement des droits de l'homme. Et Noël nous invite à penser aux relations entre la foi et la vie publique, la vie de la cité, c'est à dire à penser à la laïcité.

L'équilibre que nous avons trouvé en France est vertueux de deux façons : il respecte la liberté de chacun et il empêche que la foi soit utilisée à des fins politiques. Bien sûr, on ne demande pas à un responsable politique de cacher sa foi et sa pratique religieuse. Bien sûr, on ne demande pas aux églises de ne pas sonner les messes et, parfois, des processions peuvent parcourir les rues de nos villes. Mais la laïcité interdit à un homme politique d'exiger quelque chose au nom de la religion. Que les prêtres, les popes, les imams nous "fassent la morale" ; c'est très bien. Un homme politique, lui, doit réunir les conditions de la sécurité publique, de l'ordre publique, de la cohésion nationale en respectant autant qu'il est possible la liberté de chacun, y compris celle d'avoir ou de ne pas avoir la foi - une foi dans le Dieu des chrétiens ou dans celui des juifs ou dans celui des musulmans.

A ce sujet, la loi dit que l'argent public ne peut pas financer de lieux de culte postérieurs à 1905. La ville a donc payé l'entretien de l'église de la route de Corbeil mais ce sont les catholiques qui ont financé de gros travaux dans l'église St Jean-Marie Vianney près de la gare. Nos concitoyens musulmans voulaient une mosquée ; ils étaient prêts à en financer la construction, demandant seulement qu'on mette un terrain à leur disposition, ce qui  est accepté partout en France. Le maire les a forcés à accepter une mosquée financée sur fonds publics et mise à leur disposition à titre précaire et révocable. Le bâtiment est bien conçu, d'une beauté simple répondant aux règles du culte musulman. Mais en agissant comme il l'a fait, le maire a mis sous surveillance l'exercice d'un culte à l'aide de fonds publics : exactement le contraire de la laïcité. La nouvelle municipalité aura donc à coeur non pas la construction d'une autre mosquée (ce serait un gaspillage) mais l'acquisition de cette mosquée par les musulmans. Elle devra aussi répondre à la demande des catholiques du quartier des Aunettes, qui veulent pouvoir se rassembler dans leur quartier car l'église de la route de Corbeil ne peut pas tous les recevoir.

Et c'est sur un autre registre, celui de la foi, que les associations de catholiques et de musulmans et les fidèles des autres religions se rencontrent pour mieux se connaître, s'enrichir mutuellement et agir chacun de son côté pour la paix.
Henri Prévot
Voyez  l'essentiel ;  sur politique et religion, un bel article  de J.B de Foucault


le 21 novembre 2007
Trois questions de société

Une bonne nouvelle, une excellente nouvelle ! Les savants ont pu faire des cellules souches humaines à partir de cellules adultes. Pourquoi est-ce une excellente nouvelle ? Les savants nous promettent de faire des prouesses à partir de cellules souches, c'est à dire des cellules qui peuvent se spécialiser pour remplir n'importe quelle fonction, en fonction du contexte où elles se trouvent. Or, jusque à présent, les seules cellules qui en étaient capables étaient des cellules prises sur des embryons. La tentation était donc extrêmement forte de faire des embryons seulement pour fournir ces cellules "totipotentes". Lorsque on y pense :  engager le processus assez miraculeux et chargé d'émotion qui conduit à la naissance d'un bébé pour prélever des cellules sur l'embryon puis tuer l'embryon, cela pour  améliorer notre confort et notre bien-être : il y avait là quelque chose d'écoeurant. D'ailleurs les représentans de l'église catholique avaient clamé leur opposition à ces méthodes. Désormais cette perspective s'éloigne. Tant mieux !

Une mauvaise nouvelle - en fait une évolution qui se confirme et s'approfondit : nous sommes en permanence suivis, pistés, filmés, fichés, et c'est de plus en plus grave. Je suis en train de lire "la grande surveillance" de C.M. Vadrot. Le livre est un peu polémique donc, par endroits, excessifs. Mais le tableau qu'il nous fait est alarmant. Encore plus alarmante est l'évolution qu'il nous décrit : la puissance des ordinateurs, les progrès de la miniaturisation, la capacité des transmissions de données, celle des outils qui permettent de retrouver des informations et de les croiser dans des masses de milliards de données, tout cela fait froid dans le dos, alors même qu'aucune autorité n'est vraiment capable de contrôler l'usage qui en sera fait. Avec Orwell, "1984" est devant nous, tout près ; Big Brother aujourd'hui n'a pas de moustache ; comme lui,  il est invisible, veille sur nous et nous surveille. C'est alors que nous apprenons que la municipalité a décidé d'installer des caméras de surveillance dans la ville. J'ai demandé avec insistance, hier au conseil municipal, que cette surveillance soit placée sous la surveillance étroite d'un comité insoupçonnable.

Et les grèves de chemins de fer posent à nouveau la question de la façon dont les grèves sont décidées, imposées à ceux qui veulent travailler et imposées à tous ceux qui sont bloqués sur le quai de la gare, des grèves parfois décidées pour s'opposer à des lois qui viennent d'être votées. J'ai demandé au conseil municipal de voter une motion pour montrer qu'il réprouve ces grèves décidées par des minorités et ces mouvements sociaux qui prétendent aller contre les décisions prises démocratiquement. Il a refusé au prétexte de défendre le droit de grève. Il ne s'agit pas de cela ; il s'agit de s'opposer à l'abus du droit de grève.

Henri Prévot



23 août  2007
Premières démarches pour les municipales de mars 2008

Tous les partis politiques se préparent dès maintenant aux prochaines élections municipales. La première étape est de désigner les têtes de liste.

La logique des partis est évidemment différente de celle d’une association locale. Par exemple, ils doivent négocier entre eux, au plan national, la répartition des têtes de listes dans les communes les plus importantes.
A l’UMP, pour les communes de plus de 30 000 habitants, telle Ste Geneviève des bois, les décisions sont prises au niveau national. La commission nationale d’investiture demande son avis aux responsables départementaux et au comité départemental, qui comprend une centaine d’adhérents élus par les adhérents dans chaque circonscription.

Lors d'une réunion tenue le 11 juillet, le comité départemental de l'Essonne a décidé de la procédure qu’il suivrait : un appel à candidature avant le 2 septembre puis un examen par le comité départemental à la fin de septembre. Pour Ste Geneviève, il donnera alors son avis à la commission d’investiture nationale.

Cela nous laisse le temps d’une discussion et d’un débat, non seulement au sein de l’UMP mais avec tous ceux qui ont fait vivre le débat démocratique dans notre commune sans appartenir à un parti politique et avec des alliés pour les futures élections.

Il n’est pas bon pour la démocratie que le pouvoir reste dans les mêmes mains trop longtemps. Cela conduit à prendre de mauvaises habitudes : il est très difficile d’éviter le clientélisme ce qui laisse sur le côté des compétences qui seraient très utiles à la commune. La démocratie a besoin de l’alternance comme d’une respiration. Celle-ci ne sera possible à Ste Geneviève qu’avec un vaste rassemblement qui prendra appui sur l’UMP et le débordera largement. C’est bien ce qu’a compris Nicolas Sarkozy.

Je vous souhaite une bonne rentrée.

                                                                                              Henri Prévot


18 juin  2007
La France aime l'équilibre

Les électeurs se sont prononcés.

Nombreux ont été les génovéfains qui ont défendu les valeurs dont N. Sarkozy s'est fait le porte-parole puis qui ont soutenu la campagne de la candidate investie par l'UMP, Laurence Gaudin. Nombreux ont été les Génovéfains qui ont voté pour elle. Qu'ils soient tous remerciés.

Au niveau national, il y a quelques semaines, les Français ont apporté un soutien sans ambiguité à Nicolas Sarkozy et aux grands thèmes de sa campagne, mais ils veulent aussi que l'opposition, au Parlement, soit assez nombreuse pour étudier les dossiers, faire des propositions, éviter les abus auxquels le pouvoir, quel qu'il soit, est exposé.

Cette "contre vague bleue" a évité à Julien Dray de subir les dommages de "l'usure du temps". Il a montré quelque inquiétude après le premier tour des élections, il a mobilisé ses amis comme jamais, au-delà de ce qui est raisonnable, sans doute au-delà de ce qui est permis. Comment accepter des courriers à l'en-tête de la Communauté d'agglomération, comment accepter que la salle Gérard Philip ait été refusée à Laurence Gaudin au motif qu'elle n'était pas libre alors que Julien Dray y a tenu trois meetings ? Comment expliquer qu'il manque de personnel à la mairie le vendredi soir avant le second tour pour porter les documents aux personnes qui sont assesseurs ou assesseurs adjoints dans les bureaux de vote : le personnel était-il occupé à autre chose, au moment où était diffusé l'habituel tract de dernière heure chargé d'accusations mensongères auxquelles on n'a plus le temps de répondre ?

Donc la gauche se réjouit bruyamment, très bruyamment. Pourtant, sur notre commune, J. Dray a fait moins bien qu'il y a cinq ans. Il a obtenu 51,4 % des voix, un pourcentage qui ne fait pas oublier que N. Sarkozy avait obtenu quelques semaines plus tôt 52 % des voix.

Dans les élections nationales, la commune n'est, globalement, ni de droite ni de gauche.

Aux élections municipales, le choix se fera sur d'autres critères, sur la qualité des programmes. Nous y avons toujours porté un grand soin. Nous recommencerons, après être allés vers vous pour connaître vos observations et vos suggestions.

Bonnes vacances.                                                                                                                    Henri Prévot






mai 2007
Entre présidentielles et législatives

Nicolas Sarkoyz a été élu avec 53 % des voix, le taux de participation étant de 85 % - encore plus en réalité, si l'on compte tous ceux qui ont voté au moins une fois lors des deux tours : on frôle les 90 % ! Magnifique élection, qui fait l'admiration des pays voisins. Magnifique spectacle que de voir la diversité des électeurs, la diversité de cette France qui vient décider de son avenir, inscrit dans le bulletin que chacun va mettre dans l'enveloppe à l'abri des regards, et dévoilé peu à peu, le soir, au décompte des voix. Alors que l'on croyait la démocratie malade, alors que l'on se demandait comment faire pour que les gens retrouvent le chemin des urnes nous nous sommes réveillés. Certes, la démocratie ne s'arrête pas là ; elle s'exerce tous les jours d'une façon ou de l'autre, mais le moment des élections est vraiment le moment le plus fort, avec son rituel, avec ses gestes, avec de passage par l'isoloir, la vérification de l'identité, le dépôt du bulletin, le dépouillement effectué par de "simples citoyens" sous le regard attentif de toux ceux qui veulent le contrôler : chaque geste a un sens profond. Ne les remplaçons pas par un vote électronique !

A Ste Geneviève, N. Sarkozy a obtenu 50,8 % des voix : Ste Geneviève des bois a voté à droite ! C'est un évolution notable dont le maire a du mal à se remettre ! Le soir du deuxième tour des présidentielles, en présence de Julien Dray, il a expliqué les résultats de cette élection en disant que ... c'est la faute aux sondages !  C'est parce que les sondages sont allés jusqu'à prévoir que N. Sarkozy aurait 54 % des voix qu'il en a obtenu 53, selon MM. Dray et Léonhardt, son ancien attaché parlementaire. On pourrait dire exactement le contraire car de tels sondages sont plutôt démobilisateurs pour les électeurs de M. Sarkozy : inutile d'aller voter en effet si la victoire est assurée. C'est le contraire qui s'est passé. En disant n'importe quoi, M. Léonhardt et M. Dray se sont montrés fort mauvais perdants.

Et cela continue. Le papier que nous avons reçu de M. Dray sous un pli "personnel" est un tissu de sottises.Un seul exemple. Tout le monde sait que le système de retraites courait à la catastrophe avant la réforme de F. Fillon. Celui-ci a eu le courage de s'y attaquer. Nous savons que ce ne sera pas suffisant. Si l'on ne veut pas écraser ceux qui travaillent par les charges des retraites, pour sauver les retraites il nous faudra travailler davantage. C'est arithmétique. M. Dray espère encore tromper les électeurs en prétendant le contraire. Et toute sa lettre est pleine de procès d'intention ou de faussetés de ce genre. Il est très proche de Mme Royal. Rappelons-nous : celle-ci disait tout et son contraire.

Aux législatives, votons donc pour Laurence Gaudin, une femme qui a conduit la liste d'opposition aux municipales de Morsang contre la maire communiste et qui fut bien près de gagner, une femme qui vit dans sa commune, près de chez nous, et non pas, comme le député sortant, dans les quartiers chics de Paris.
Henri Prévot



24 avril 2007

Après le premier tour des présidentielles

Le fait le plus marquant est le très fort taux de participation : 85 % à Ste Geneviève des bois, comme dans la moyenne du pays.

Autre fait marquant : la baisse du vote d'extrême droite. Rappelons-nous : il y a cinq ans, à Ste Geneviève il représentait 19 %. Aujourd'hui 9 %. Où sont allées ces voix ? En partie à gauche et en partie sur N. Sarkozy. Là, on entend les critiques venant de gauche pour reprocher à N. Sarkozy d'avoir "chassé sur les terres de le Pen". Comment peut-on à la fois se réjouir de voir que l'extrême droite a moins de voix et reprocher à un candidat de recevoir ces voix ? La critique venant de gauche ne craint pas les contradictions !

N. Sarkozy a réuni 31 % des voix, ce qui est un très bon score dans une ville tenue
depuis des décennies par la gauche et, particulièrement, par Julien Dray . N. Sarkozy a parlé de reconnaissance du travail, de sécurité, d'éducation de la jeunesse. Il parlé de l'identité nationale et il a bien fait. La France sera accueillante si les Français n'ont pas peur de perdre leur identité.

L'autre fait marquant, ici comme partout en France, est le score de F. Bayrou. Un score moins élevé qu'espéraient ses militants, sans doute. Mais un très bon score tout de même avec 19,4 %. Qui sont les électeurs de F. Bayrou ? Il sont relativement nombreux dans des bureaux de vote plutôt à droite et dans des bureaux de vote plutôt à gauche... et inversement. Le deuxième tour nous dira ce qu'il faut en penser.

Et la gauche ? Le parti communiste réunit seulement 2,3 % des voix. Et Mme Royal 28,2 %, un peu plus que la moyenne nationale, mais guère plus.

Doit-on voir une évolution de l'électorat de Ste Geneviève des bois ? Comme on ne sait pas qui sont les électeurs de F. Bayrou, il est trop tôt pour le dire. Ils devront bien choisir, au second tour. Si on suppose que 60 % voteront N. Sarkozy et les autres S. Royal et si l'on suppose que 20 % des électeurs de Le Pen voteront S. Royal, celle-ci obtiendrait 48 % des voix et N. Sarkozy 52 %. Simple calcul arithmétique.

Quel enseignement en tirer pour notre action à Ste Geneviève et au conseil municipal ?

Les électeurs ont montré qu'ils n'aiment pas la polémique et les positions outrancières ; ils veulent une bonne gestion des fonds publics (F. Bayrou a mis l'accent sur le poids de la dette et des déficits) ; ils attachent une très grande importance à la reconnaissance du travail, ils n'aiment pas l'assistanat et veulent que les aides publiques soient données à ceux qui en ont réellement besoin et qui ne refusent pas le travail. Et ils apprécient que, sur les sujets fondamentaux, le pouvoir et l'opposition recherchent des positions communes. Mais ils veulent une nouvelle impulsion pour notre pays. Nicolas Sarkozy a séduit pas son dynamisme. Les Français le savent bien : pour tenir notre place dans la lutte mondiale, nous avons besoin d'un sursaut, d'un nouveau dynamisme individuel et collectif - et non pas d'un maternage, fût-il à la fois sévère et souriant.
Henri Prévot

Voyez le résultat du premier tour des présidentielles


avril 2007

Concertation, démocratie directe, manipulation ?

Le pouvoir a le devoir de prendre les décisions qui correspondent à l'intérêt général ; elles seront en général désagréables à quelques-uns et même à tout le monde parfois, lorsqu'il s'agit de faire un effort pour préserver  ce que nous laisserons à nos enfants ou pour se préserver d'un risque dont  la population ne se rend pas bien compte. Le pouvoir ne doit pas donc pas toujours suivre l'idée du plus grand nombre car le plus grand nombre ne peut pas être bien informé. C'est pourquoi nous élisons des députés, des conseillers municipaux, etc. à qui les électeurs demandent de bien s'informer, de bien étudier les dossiers et de prendre position à leur place. Les élus, de leur côté, doivent évidemment informer  toute la population et lui demander son avis, sans le suivre nécessairement. C'est la "démocratie représentative", le mandat donné par les électeurs n'étant pas "impératif". Ce système fonctionne bien si tous les élus, y compris les élus de l'opposition, ont de bonnes informations et s'ils ont les moyens (le temps, l'argent, la compétence) d'étudier les dossiers, de consulter et d'informer la population.

La candidate du parti socialiste aux élections présidentielles a une autre idée : elle veut faire contrôler les élus par la population directement, en dehors des élections ; elle veut que leurs décisions puissent être remises en question par des "comités populaires". Disons-le clairement : c'est une idée folle (ce n'est d'ailleurs pas la seule qu'elle ait émise). Nous avons la chance d'avoir une longue histoire. Nous avons connu ce genre de comités populaires, notamment pendant la Révolution. On sait bien comment fonctionnent les foules, comment elles peuvent être manipulées par des meneurs, des violents ou des habiles.  On connaît aussi la "méthode de l'entonnoir" : posez une question générale à un groupe de personnes et demandez à chacun un grand nombre de réponses ; vous en choisissez quelques-unes puis vous proposez aux mêmes de donner un avis ; vous choisissez quelques avis et, peu à peu, vous arrivez exactement ou à peu près là où vous vouliez - et vous pourrez dire que la décision émane du groupe ! Cest une forme de manipulation. Il y en a bien d'autres.

C'est la voie que choisit Mme Royal et ceux qui la soutiennent, chez nous MM. Dray, Champion et Léonhardt.
Contre la manipulation et  la désinformation, pour une démocratie responsable, il n'y a que l'étude des dossiers, l'écoute mutuelle et l'échange d'avis. A Ste Geneviève, l'opposition a très peu de moyens matériels. Heureusement il y a Internet. Lisez nos dossiers, donnez-nous votre avis !
Henri Prévot

voyez les anciens éditos  ; lisez Eric Besson : "Qui connaît Madame Royal ?"  ; et  quatre exemples de "concertation" 


décembre 2006
Le dialogue des religions ; le dialogue des cultures

Après les réactions violentes de certains musulmans au dicours du Pape Benoît 16 à Ratisbonne, la visite de celui-ci en Turquie pouvait susciter de grandes inquiétudes.

Pourtant, après ce voyage, les bases du dialogue entre chrétiens et musulmans se sont consolidées.

Pour dialoguer, il faut respecter l'existence de l'autre sans doute ; mais la condition première est qu'il faut exister soi-même, savoir qui l'on est, savoir le dire, savoir le faire comprendre. La face de l'Islam est multiple et, pour ce qui me concerne, je ne sais pas qui est légitime pour dire ce qu'est l'Islam. L'Eglise catholique est structurée, elle a un chef, élu selon une procédure claire ; elle a des processus de décision et des modes d'expression bien connus. Or son chef , le pape, a dit de la façon la plus lumineuse, à Ratisbonne, que la foi catholique est née de la Révélation qui a été apportée sur terre  par Jésus, Révélation que nous comprenons avec la raison telle que la philosophie grecque a su la penser. Foi et raison - Jean-Paul II avait sur ce sujet rédigé une lettre profonde. Benoît 16 reprend le thème en disant que la raison nous empêche de  penser que la foi  en Dieu peut conduire à la violence et au meurtre : l'homme ne peut pas croire que Dieu donne l'ordre d'accomplir des actes de violence. Sans doute les catholiques l'ont-ils parfois oublié. Mais les textes de base sont là, incontestablement. Après l'avoir rappelé, le pape peut tranquillement engager le dialogue avec les musulmans, il peut aller prier dans une mosquée en se tournant vers la Mecque sans donner l'impression d'abjurer une foi qu'il a su exprimer avec clarté. Le dialogue progressera lorsque de très hauts responsables musulmans viendront dans une cathédrale et s'inclineront vers le tabernacle qui abrite l'hostie consacrée.

Ce qui est vrai pour les religions l'est tout autant pour les cultures. Rappelons-nous qui nous sommes et disons-le, rappelons-nous que l'égalité foncière de tout être humain (qui fonde la Déclaration universelle des droits de l'homme, la démocratie, etc.) et que la laïcité (la séparation de ce qui "est à Dieu" et de ce qui "est à César") sont nées de la religion chrétienne ; remettons en lumière les sources chrétiennes de notre histoire et de notre culture. Accueillons une autre culture en lui demandant non pas de se renier mais de respecter et d'adopter les règles, les rites, les coutumes du pays qui l'accueille - de la même façon que Benoît 16, invité dans une mosquée, a prié, avec ses mots à lui, en se tournant vers la Mecque.
Henri Prévot



septembre 2006
Une nouvelle année, assez chargée

La rentrée scolaire marque une nouvelle année plus fortement que le passage de la St Sylvestre.

Pour ce qui est de la politique de notre pays et dans notre ville, cette année sera chargée : élections présidentielles et législatives et, peut-être, élections municipales en octobre prochain : celui qui sera élu au printemps, qu'il ou elle soit de droite ou de gauche, préfèrera sans doute consulter les électeurs à nouveau sans attendre qu'ils changent d'avis !

Cet été, il y a eu une bonne nouvelle : beaucoup moins de morts sur les routes. Quoi que l'on pense de l'action de Jacques Chirac, il restera quelque chose d'important à son actif : des dizaines de milliers de morts en moins. Il n'est pas si fréquent qu'un président de la République puisse se dire, en se regardant dans la glace, qu'il a sauvé des dizaines de milliers de vies. Dans ce cas, c'est d'autant plus remarquable que c'est la même personne qui, vingt ans plus tôt, premier ministre, avait refusé une proposition de loi qui voulait punir sévèrement les grands excès de vitesse. Il faut le féliciter d'avoir ainsi évolué, en comprenant que, s'il l'a ait, c'est que la mentalité générale avait également évolué : l'art du politique est de sentir l'opinion, non pour la suivre, mais pour savoir ce qu'il est possible de demander sans susciter de rebuffade.

Que vont nous proposer les candidats aux élections nationales ? Beaucoup de propositions seront communes, évidemment. Mais chaque camp voudra se distinguer : à gauche, le mariage des homosexuels, la brimade de l'enseignement libre et un silence gêné sur les questions d'immigration par exemple, des questions graves qui mériteraient un examen dégagé de considérations politiciennes. Le désaccord de fond portera sur la relation entre la responsabilité personnell et la responsabilité collective. La gauche insiste sur la responsabilité collective. Mais elle y insiste trop, car elle le fait aux dépends de la responsabilité individuelle. Il faut mettre l'accent davantage sur l'effort, sur la récompense des mérites, en fournissant à chacun non pas les moyens financiers mais les capacités dont il a besoin pour s'en tirer lui-même. On en revient au proverbe chinois : à celui a faim, n'offre pas du poisson mais un filet pour pêcher.

Henri Prévot



avril 2006
Courage, Monsieur le Premier ministre !

Tout le monde le sait, le poste de Premier ministre est le plus difficile qui soit. On a même l'impression que c'est de plus en plus difficile. Vous avez souhaité l'occuper car vous aviez beaucoup de projets et vous aviez la volonté de les faire progresser sans attendre les prochaines élections. Le déficit du budget, qui ne cesse de gonfler depuis maintenant 25 ans ; le chômage, dont on finit par penser qu'il se nourrit de toutes les mesures qui ont été prises pour le résorber ! Et cette révolte des bnlieues, qui marque l'échec d'une politique qui, elle aussi, a près de 25 ans. Contre le chômage des jeunes vous avez voulu essayer quelque chose de neuf, une mesure qui ne faisse pas appel aux fonds publics, une mesure qui permette aux jeunes d'être embauchés pour faire leurs preuves.

Le Contrat nouvelle embauche, le CNE, que vous avez créé, semble donner de bons résultats dans les petites entreprises ; vous avez donc voulu en faire bénéficier ceux qui entrent dans la vie active. L'intention était très bonne, le moyen était peut-être bon ; mais on ne le saura pas car il n'aura pas été possible de l'expérimenter. Vous avez fait une erreur - sans doute le reconnaissez-vous - : vous auriez dû en parler avec les syndicats. Même si vous étiez sûrs qu'ils refuseraient, il fallait le faire pour que l'on ne puisse pas vous reprocher de ne pas l'avoir fait. Peut-être vous seriez-vous rendu compte que deux ans, c'était trop long ; peut-être auriez vous eu conscience qu'il fallait prévoir que le patron qui licencie un employé doit de toutes façons donner un motif, au moins oralement. C'est votre tempérament : vous avez voulu aller vite. On vous comprend - mais ce fut trop vite.

Or les étudiants sont inquiets de voir qu'ils doivent attendre longtemps avant de trouver un emploi stable. Quelques uns ont voulu voir dans le CPE la cause de cette précarité. Rien de plus simple donc : pour supprimer la précarité, supprimons le CPE ! Des agitateurs professionnels ont vu là une belle occasion. Normal ! La gauche a trouvé là une occasion de refaire son unité ; de plus, elle pouvait enfin se défouler d'avoir dû voter pour M. Chirac en 2002 et elle pouvait cacher que, pour lutter contre le chômage des jeunes, elle n'a rien trouvé de mieux que des emplois financés sur fonds publics. Autre motif sans doute : ne redoutait-elle pas que le CPE soit un succès, ce qui aurait renforcé les chances de la droite aux prochaines élections ? Il fallait empêcher cela. Elle a donc encouragé les manifestations. Les syndicats ont mis un certain temps avant de réagir, mais ils n'ont pas pu résister : enfin ils avaient la possibilité d'agir tous ensemble à peu de frais - et manifester leur mécontentement de n'avoir pas été consultés. Et la presse s'y est mise également, en répétant que le CPE avait été imposé aux députés à coup de 49-3 et en disant que vous vous obstiniez, M. le Premier ministre, que vous en faisiez une affaire d'amour propre et de susceptibilité.
Donc, pour les syndicats, pour les meneurs étudiants et lycéens, pour les partis de gauche et pour la plupart de commentateurs, un Premier minisre qui voudrait faire appliquer une loi qui vient d'être adoptée par le Parlement est un homme à la susceptibilité maladive ! Voilà où nous en sommes !

Vous n'êtes pas homme à vous décourager. Prenez seulement un peu de temps pour discuter, pour associer un plus grand nombre de personnes à la réflexion. Et, surtout, présentez-nous d'autres projets ! L'Assemblée nationale, le Sénat travaillent sur la maîtrise de l'énergie et sur la lutte contre l'effet de serre ; c'est peut-être un bon sujet. Un autre, bien sûr, est la formation de la jeunesse - des projets utiles pour la France, ce n'est certes pas ce qui manque !

Henri Prévot

mars 2006

Le contrat Première Embauche, le CPE

25 % des jenes sont au chômage et, au début de leur vie professionnelle, pendant plusieurs années, 70 % des jeunes ont des CDD. Donc 75 % des jeunes sont au chômage ou en CDD. La précarité existe en effet ; elle est là. Dominique de Villepin veut s'y attaquer. Il est évidemment impossible d'obliger les chefs d'entreprise à passer des CDI classiques. On dit souvent que les patrons embaucheraient plus facilement s'ils pouvaient mettre fin plus facilement à un contrat en cas de difficulté. C'est pour cela qu'a été créé le CNE, contrat nouvelle embauche, pour les entreprises de moins de 20 personnes. ET CA MARCHE ! 300 000 personnes ont trouvé un emploi qu'elles n'auraient sansdoute pas eu sans le CNE.

D. de Villepin décide de faire la même chose pour aider les jeunes, ceux qui ont du mal à trouver un CDI, ceux qui ont du mal à trouver un travail, même en CDD, ceux qui n'ont pas de diplôme ou ceux qui ont un diplôme mais un diplôme qui ne suffit pas à convaincre un patron, ceux qui veulent faire leurs preuves. Il veut aller vite. Il courtcircuite les syndicats - et là il se trompe, c'est vrai. Il met cela dans une loi qui comporte bien d'autres dispositions. Cet article de la loi est voté après un long débat. Ensuite, la loi dans son ensemble est adoptée sans débat (article 49-3) mais il est faux de dire que le CPE a été adopté sans débat et sans vote.

Une fois la loi votée, "la rue" s'y oppose. Manifestations, campagne de presse, sondages d'opinion. Les partis de gauche, même ceux qui ont été été au pouvoir, demandent que la loi votée ne soit pas promulguée ! Ici, au conseil municipal, les socialo-communistes font voter une motion dans ce sens. Voici donc ce qu'ils veulent :  la "démocratie" d'opinion et de manifestation contre notre système démocratique, un système où nous élisons nos députés en toute liberté, dans un isoloir.

Non, les élus de gauche préfèrent la "démocratie" des violents, de ceux qui crient le plus fort, la démocratie guidée par les médias, dont  on se demande quelle est la légitimité. Le mouvement devient si fort que le Président de la République craint pour l'ordre public. Il promulgue la loi... mais demande qu'on ne l'applique pas. Situation abracadabrantesque !

Bien sûr, il faut garder le sens de l'humour. Mais on a du mal. Aujourd'hui, la rue pense qu'elle a gagné. Demain, elle pèsera encore plus fort. Que dire à ceux qui affichent leur mépris de la loi ? Et que dire aussi  à ceux qui la respectent ?

Messieurs et mesdames les élus, notamment les élus de l'UMP, nous vous en conjurons : maintenez la CPE ! Et donnez-vous rendez-vous dans six ou neuf mois pour voir ce qu'il aura donné. Car la raison pour laquelle la gauche s'est ainsi mobilisée, au risque de saper les institutions, c'est qu'elle a peur que le CPE soit un succès : rendez-vous compte ! Cela améliorerait les chances de la droite aux prochaines élections !

Et que le gouvernement, que l'UMP fasse une campagne de communication forte et convaincante. Il le faut non pour la droite, non pour Villepin ou pour un autre.Il le faut pour nos institutions et pour les jeunes qui ont du mal à trouver un emploi stable !

Henri Prévot


février 2006

Gestion des déchets : après le jugement de la justice...

Rappelons-nous les faits : en 1993, la SEMARDEL, société d'économie mixte, passe deux énormes contrats avec des entreprises d'un même groupe essonnien, Parachini : un contrat pour la construction d'une usine d'incinération et un autre pour la gestion de cette usine pendant vingt ans. Ces contrats ont été passés sans appel d'offre. Mieux : la société, qui "s'était montrée généreuse envers divers partis politiques en période électorale" (pour reprendre les propos du Républicain du 26 janvier 2006), ne connaissait rien à l'incinération des déchets. Mais les élus responsables ont fait valoir qu'ils tenaient à être indépendants des grands groupes spécialisés dans la gestion des déchets. De là à confier et l'investissement et l'exploitation au même groupe, incompétent qui plus est ! Et le prix consenti pour l'exploitation laissait à l'entreprise une marge confortable.

Ce n'est que le début. Ces contrats ne pouvaient avoir de portée que si le syndicat intercommunal SIREDOM confiait l'incinération des déchets à la SEMARDEL, ce qui fut fait quelques semaines après la signature des contrats. Et quelques jours plus tard, les actionnaires de ce groupe ont vendu leurs sociétés à une filiale du Crédit Lyonnais avec une très forte plus value. Cette plus-value était du même ordre que le total sur vingt ans de la marge prévue au contrat d'exploitation qui avait été passé sans appel d'offres, soit 200 millions de francs ou 30 millions d'euros. Toucher en quelques jours le jackpot de 20 ans de futurs bénéfices cumulés : belle affaire !

Ces faits ont été décrits dans un rapport de la Chambre régionale des comptes, un autre de la Cour de comptes, un autre de la Mission économique et financière, la MEEF, de la trésorerie générale d'Ile de France. Ils sont répréhensibles. Sont-ils condamnables par la justice ?

La réponse du Procureur de la République est positive puisqu'au cours du procès en correctionnelle qui vient de se tenir, il a demandé des condamnations. Mais les peines qu'il a proposées sont minimales et touchent peu de monde. Ce procès a tout de même eu le mérite de faire parler les acteurs.

Ecoutons les propos qu'a tenus l'ancien directeur du groupe Parachini, selon "le Républicain" : "Si on était freinés par des considérations d'ordre éthique, les concurrents nous auraient pris de court. Je défendais les intérêts de ma société". On ne saurait mieux dire. Et de qui les élus qui ont choisi de faire ces acrobaties défendaient-ils les intérêts ? Comme l'a montré le rapport de la MEEF, la voie choisie n'a certes pas été la moins coûteuse pour les contribuables.

Dans cette affaire qui parle de bonne gestion et de comportements, sont mêlées justice pénale, justice administrative, politique et morale. Quand les unes se seront exprimées, les autres auront l'occasion de s'exprimer à leur tour.
Henri Prévot

Décembre 2005

Une violence inadmissible dont les racines sont profondes

Pendant les nuits de violence du début de novembre, notre commune a été moins touchée que d'autres. A notre connaissance, "seulement" une dizaine de véhicules ont été brûlés dont deux camions.

Mais on aurait grand tort d'en être soulagé et de se croire préservé. Même en petit nombre, ces exactions sont inadmissibles ; et les choses auraient pu être plus graves puisque des départs de feu, même près d'une école, ont été arrêtés par les adultes qui veillaient et des regroupements de jeunes ont été soit évités soit dispersés par une forte présence policière qui ne peut être la situation normale de nos quartiers.

Il y a quinze ans déjà, la tranquillité du quartier des Aunettes, peu à peu à peu, s'éloignait. Cela a commencé avec ce que l'on appelait alors les "incivilités" (graffitis et autres dégradations, insultes, bruit) ; puis il y eut des agressions physiques, des incendies de voitures. Les enfants de plus en plus jeunes étaient ainsi entraînés dans la violence, ce qui était très inquiétant. Et l'usage de la drogue devenait pratique courante, ce qui veut dire trafic,  formation de bandes avec des meneurs et argent facile.

Certes, la municipalité n'a plus aujourd'hui la même attitude qu'auparavant. Depuis 2002, elle prend au sérieux cette dérive ; elle coopére bien avec la police et la justice, elle demande que tous les meneurs soient sanctionnés et écartés. Mais son action pour l'éducation de la jeunesse est encore insuffisante.

Les racines de la dérive inquiétante d'une petite partie de la jeunesse sont profondes ; il faut aller les chercher jusque dans le heurt des cultures, car les parents immigrés n'ont pas pu éduquer leurs enfants comme eux-mêmes l'avaient été, à la dure ; il vaut mieux s'en rendre compte avant de parler de la démission des parents. Si l'on n'a pas donné à un enfant dès l'âge de deux ou trois ans le sens du respect des règles et de l'autorité des parents, à treize ans c'est beaucoup plus difficile. Pour combler les défauts d'éducation, eux-mêmes à la source des discriminations dont souffrent les jeunes issus de l'immigration, notre société doit faire un gros effort. Il faudra de l'argent sans doute ; il faudra surtout la volonté de faire en sorte que ces jeunes, qui sont français, soient fiers de l'être ; il faudra une implication personnelle du maximum d'adultes. Il y va, je pense, de l'avenir de la France, pour éviter que le seul moyen de rétablir l'ordre ne soit un recours abusif à la force.

Henri Prévot
 
Depuis plus de dix ans, nous travaillons sur le sujet : voir notre dossier sur la jeunesse, la sécurité , les associations
et aussi les  éditoriaux précédents . On peut aussi lire des notes de lecture d'un livre paru il y a déjà 15 ans, La relégation de J.M. Delarue, prophétique.



Octobre 2005

La démolition de logements sociaux à Ste Geneviève des bois :
                       un gaspillage qui fait honte à notre ville         voyez ici


 Il y a un an commençait la démolition de deux immeubles de la cité Pergaud, un immeuble de quatre étages et un  autre de six étages ; deux immondes barres donc, n'est-ce pas ?

 C'est la première phase d'un projet qui prévoit la démolition d'un autre immeuble de dix étages, avec soixante logements. Aujourd'hui cet immeuble a été à peu près vidé de ses habitants. Quelques-uns résistent encore.

 Il existe en France des immeubles qui doivent être démolis, bien sûr, comme aux Tarterets, à Corbeil. Mais les immeubles de Pergaud sont très bien conçus et très bien situés, près de Carrefour, du Parc Pierre, d'une école,  d'un collège, du lycée, d'un gymnase, des stades, de la piscine. Et pergaud est un exemple de mixité sociale.

 Lorsque j'ai appris que la municipalité avait le projet de casser des immeubles à Pergaud, je suis allé interroger  les habitants ; comme ils étaient tous opposés à ce projet, je leur proposé de signer une pétition, qui fut remise au  maire. Cela n'a rien changé : le projet est en train de se réaliser comme un rouleau compresseur.

 Une dame très connue dans le quartier - et dont je ne partage pas les idées politiques, mais ici qu'importe ? - a qualifié en public ce projet de "stupide". On ne peut mieux dire. Ce projet est stupide. M. Champion, qui en est  l'initiateur, avait remis au gouvernement un dossier où il était écrit que ce projet avait l'accord de la majorité de la  population de résidence. Cette affaire stupide a été bâtie sur le mensonge depuis le début.

 Aujourd'hui, la France se rend compte qu'elle manque dramatiquement de logements sociaux. A Ste Geneviève  on casse des immeubles bien conçus et bien situés.

 C'est un scandale écoeurant. mais tant que l'immeuble n'est pas démoli, il peut ne pas l'être.

                                                                           Henri Prévot

  - On peut voir  tout un dossier sur ce projet de démolition d'immeubles à Pergaud


retour en tête de page

Juin 2005

Le NON au projet de constitution européenne n'est pas un blocage
il demande seulement que l'on change de voie

Pour beaucoup de Français, le choix a été difficile, peut-être douloureux.

L'ambition européenne est belle et forte. Elle nous a donné soixante ans de paix ; elle nous a rapprochés des pays voisins ; elle est regardée comme un exemple par le monde entier. L'ambition européenne est aussi une nécessité pour nous affirmer parmi les grands ensembles mondiaux.

Nous avions à approuver ou refuser un projet de traité qui avait deux objectifs :  donner une base juridique plus claire à l'Union européenne tout en facilitant son fonctionnement ; et aussi : exprimer juridiquement son fondement politique : c'est ainsi qu'il a été décidé tardivement d'y intégrer le déclaration européenne des droits de l'homme.

L'analogie avec l'affaire de la Communauté européenne de défense (CED) est frappante. En 1953, après le succès de la CECA, la France avait proposé de créer une CED ; le traité avait été signé ; les forces armées étaient déjà formées sur le papier avec leurs effectifs, leur armement et leurs uniformes. Mais au moment de ratifier, on s'est rendu compte qu'une force armée sans  politique étrangère, cela n'avait guère de sens. On a voulu créer une "coopération politique". Et c'est cela que le Parlement français a refusé. La méthode Monnet - créer des structures, des procédures pour engager un mouvement politique - n'a pas fonctionné.

Cinquante ans plus tard, c'est à dire hier, le peuple français a été invité à nouveau à faire de l'Union européenne une Union politique. Sa réponse montre que malgré les progrès considérables de coopération et d'échanges, c'est encore trop tôt. Peut-être à cause de l'arrivée récente de nouveaux pays, peut-être à cause de la perspective de l'entrée de la Turquie. En tous cas ce projet a été refusé.

Mais il est urgent de montrer que ce n'est pas un coup d'arrêt à la construction européenne ; la France ne devrait-elle pas  faire des propositions fortes sur des sujets stratégiques : indépendance énergétique et lutte contre l'effet de serre, coopération avec les pays du Maghreb, intensification des efforts de recherche etc. ? S'il est difficile de trouver un accord à 25, faisons comme pour Airbus ou Schengen  : commençons à deux, à quatre à six, en sachant nous écarter, si nécessaire, des règles de la concurrence.

Le vote du 29 mai n'est pas un coup d'arrêt ; face à un aiguillage, il demande seulement de changer de voie.

Henri Prévot


Lettre à une amie qui votera OUI

Vous avez fait votre choix, avec conviction, et je ne chercherai pas à vous convaincre de changer d'avis ; mais voici quelques réflexions pour nourrir la discussion.

Il y a deux positions cohérentes. Il y a la position de ceux qui pensent que l'avenir de l'Union européenne est une fédération avec un parlement qui fait les lois, un gouvernement qui gouverne et qui est responsable devant le parlement, et une même politique économique, budgétaire, sociale, de défense etc. Les élections et la solidarité s'expriment également entre tous les européens. L'Europe forme une seule nation. Il y a aussi la position de ceux qui pensent que la réalité historique, psychologique, sociologique, politique des nations telles qu'elles sont aujourd'hui, surtout dans le cas de la France, de l'Allemagne, de la Grande Bretagne, de l'Espagne, est tellement forte et enracinée que l'Europe se créera comme une coopération entre des nations qui doivent rester elles-mêmes,  avec leurs différences, pour pouvoir coopérer sans la crispation de ceux qui ont peur de perdre leur identité.

Je pense que vous partagez plutôt la première et je partage la seconde. Donc vous devez trouver que le traité ne va pas assez loin mais vous votez oui car il va dans la direction que vous souhaitez.

De mon côté je vois des améliorations par rappport aux traités antérieurs. Mais comment ne pas regretter que ce texte que l'on appelle "constitution" soit incompréhensible et contienne des contradictions entre la liberté de circulation des capitaux et la cohésion nationale, entre la non discrimination en fonction de la nationalité et les besoins de la sécurité nationale, entre le "droit de travailler" et la "concurrence non faussée" etc. ? N'y a -t-il pas le risque d'une  prééminence de la technocratie sur les citoyens, de l'exécutif sur la représentation populaire ? Et les contradictions seront la source de nombreux litiges de sorte que le droit sera forgé autant par les juges que par nos représentants.  A cela on peut répondre qu'il s'agit d'une étape transitoire  - sans doute.

On nous parle de progrès de la démocratie. Certes le Parlement a un peu plus de pouvoir  mais les Etats nationaux en ont de moins en moins au fur et à mesure que l'emprise du vote à la majorité qualifiée s'étend. Au total, je crains que cela ne fasse moins de démocratie. On peut dire également qu'il s'agit de quelque chose de transitoire.

Par ailleurs, confier la défense de nos valeurs aux institutions supranationales de l'Union ne risque-t-il pas d'aller vers une uniformisation de la façon dont nous les exprimons ? Par exemple, les conflits entre les pressions commerciales et la bioéthique risquent fort d'être jugés à Luxembourg de la même façon dans toute l'Union. Mais, encore une fois, si l'on estime que notre avenir est dans une nation européenne qui exprime de la même façon les valeurs auxquelles nous croyons, ce projet de traité est un progrès évident comparé aux traités précédents.

Plusieurs voies sont donc a priori possibles. Les unes plus fédératrices, les autres s'appuyant davantage sur les nations. Mais quel que soit le résultat de ce référendum, tous les Français se retrouveront pour renforcer cette Europe forte, paisible  et rayonnante dont nous voulons tous !

Bien amicalement.

Henri Prévot

 
  retour en tête de page
 
Mars 2005

Religions et confiance

Avec un ami professeur de philosophie à Polytechnique et à Stanford, Jean-Pierre Dupuy, j’ai animé pendant deux ans un groupe de réflexion qui s’est réuni une vingtaine de fois sur le thème : face à l’incertain, rôle de l’Etat, place de la confiance. Nous avons réfléchi entre nous, lu quelques livres de référence et invité des personnalités comme René Girard, Michel Rocard, Paul Rosanvallon. Nous avons essayé de comprendre ce que l’on appelle communément la confiance. Il y a de tout car on peut faire « confiance » à quelque qu’un pour bien des raisons, par exemple parce qu’il ne peut pas faire autrement que ce qu’il dit qu’il va faire, ou bien parce que c'est de son intérêt de ne pas trahir, ou bien parce que je suis sûr qu’il respecte une loi qui s’impose à lui ou encore parce que j’ai avec lui une relation amicale ; dans ce dernier cas, s'il me trompe, la confiance peut être brutalement détruite. Et tout cela peut être plus ou moins mêlé. Il est parfois vraiment très difficile de distinguer ce qui fait que l’on a confiance. Et si l’on va jusqu’au bout, on est presque obligé de deviner qu’il y a, derrière tout cela, soit une loi, soit une personne au-delà de nos doutes, au-delà de nos incertitudes. D’où nous viennent par exemple les « droits de l’homme » ou la certitude qu’il n’est pas bon de mentir (sauf raison très particulière) ? D'une loi naturelle peut-être ou du sacré, ou d'une religion.

Notre groupe de réflexion s’est efforcé d’expliquer la confiance sans passer par cette référence au sacré ; nous avons essayé de trouver le fondement dans la société et dans la raison. Mais il faut bien reconnaître que nous n’y sommes pas arrivés.

Les hommes ont besoin de se situer par rapport à quelque chose qui les dépasse. Je sais bien qu’au nom de la religion, ont été commis, sont encore commis, bien des massacres. Dans l’ancien testament, selon les passages du texte, le Dieu était un chef de guerre ou un Dieu très doux, de même dans l’Islam. Le Dieu du Christ refuse la violence – ce qui n’interdit pas, devant certaines situations, la colère. Le besoin de religion est naturel à l’homme, je pense que la société en a besoin aussi ; et la pratique religieuse n’est possible que si certaines conditions sont réunies. Le pouvoir politique doit donc faire en sorte que ce ne soit pas trop difficile.
 

Henri Prévot

  retour en tête de page
Janvier 2005
Responsabilité, solidarité, fatalité ?

Le dernier édito avait pour titre : « Noël, la fête de l’espérance chrétienne » ; le 26 décembre, la catastrophe de Sumatra jetait l’épouvante sur le monde entier et donnait naissance à un mouvement de solidarité rare. L’humanité s’interroge. D’où vient ce malheur ? D’un Dieu que les religions, pourtant, nous disent bon ? De l’homme, qui agit comme s’il prétendait obliger la terre à ne pas trembler là où il construit ?

Il y a deux cent cinquante ans, après le terrible tremblement de terre qui a détruit Lisbonne, Voltaire et Rousseau s’affrontaient en ces termes. Pour Rousseau, c’est la faute de l’homme ; et l’on a entendu cela après le tsunami : manque de moyens de surveillance et d’alerte, modifications apportées au littoral etc. Pour Voltaire, dire que l’homme est responsable, c’est lui donner un pouvoir et une responsabilité qu’il n’a pas, c’est au fond une position orgueilleuse. Alors ? C’est la faute de Dieu ? Les musulmans réponde « inch Allah » : les chrétiens disent que « les voies de Dieu sont insondables » et lui font confiance.

Bien sûr, il faut renforcer les moyens d’alerte ; mais est-ce la vraie question ? Comment alerter des populations que leur niveau d’équipement laisse isolées et sans communication ? Et que dira-t-on lorsque San Francisco aura été démoli par l’énorme tremblement de terre, le Big One que tous les habitants savent inéluctable ?

L’afflux de dons pour les populations sinistrées est impressionnant. Est-ce pour compenser nos pesants silences face aux catastrophes où aucun Européen n'est victime (comme les fréquentes inondations au BenglaDesh ou un tremblement de terre en Chine), face aux massacres ou aux famines dont l'homme est directement responsable, face aux épidémies que nous refusons de prévenir efficacement  ?

En tous cas la course aux dons permet aux responsables de chaque pays, de chaque commune, la nôtre comme d'autres, de faire étalage de leur générosité. L’Inde a refusé l’aide internationale ; les autres pays redoutent de perdre de leur souveraineté. Et en France, la misère s’étend et, dans notre commune, les dépenses de festivité en tout genre ne semblent pas avoir diminué d'un centime d'euro.

Henri Prévot

  retour en tête de page

décembre 2004
Noël, la fête chrétienne de l'espérance

Un petit enfant est né dans la plus grande simplicité. L’adulte qu’il est devenu nous a dit que la dignité de l’homme est sacrée car l’homme est aimé de Dieu. Il a refusé d’accéder au pouvoir et nous a recommandé d’aimer les autres et de nous mettre à leur service. Il nous a dit aussi qu’il faut se méfier de l'attraction exercée par l’argent et son discours des « béatitudes », où il nous dit comment être heureux, est plutôt révolutionnaire. On en est loin sans doute. Mais toute la vie du Christ est un message d’espérance.

Il appartient à la politique de transformer l'espérance, l'espérance chrétienne ou une autre, en actes. Les actes sont inévitablement imparfaits et sujets à discussion et contestation. C’est normal. C’est la politique. Mais bravo à tous ceux qui font des propositions ! Le rapport Camdessus,  « un sursaut pour la France », fait de nombreuses propositions.

Deux idées principales en ressortent. Pour son indépendance, pour son bien-être et pour son rayonnement, la France a besoin que les Français soient compétents, qualifiés, efficaces. Grâce à nos parents et nos aïeux, nous sommes dans le peloton de tête des nations du monde. Nous y resterons si nous faisons les efforts nécessaires d’éducation, de formation, de travail. L’autre idée force de ce rapport est qu’il faut tout faire pour réduire le chômage et augmenter le taux d’activité. Notre pays est un de ceux où le taux de chômage est le plus élevé et le taux d’activité le plus faible.

Les gisements d’emplois existent. Le rapport Camdessus cite les services aux personnes et le secteur de l’hôtellerie-restauration. On peut y ajouter tous les emplois qui seraient créés si la France s’engageait dans un ambitieux programme de réduction des émissions de gaz carbonique : l’agriculture, la sylviculture, des usines de production de biocarburant, des réseaux de chaleur, l’isolation des bâtiments etc.

Les possibilités d’amélioration sont toujours très grandes. Ne perdons pas l’espérance à laquelle nous invite Noël.

Henri Prévot

 
  retour en tête de page
 
Juin 2004
Il faut se réveiller

Cette année, votes sanctions à répétition : a-t-on voté-t-on pour un canton ou pour une région ? Non, c’était contre le gouvernement. Vote-t-on pour l’avenir de l’Europe et de la France dans l’Europe ? Non, c’est contre le gouvernement. Et au passage, la gauche triomphe.

Est-il possible de penser d’abord à la France, à l’avenir de nos familles, à l’avenir de l’Europe aussi ?

L’Etat est en banqueroute, les milliards filent pour rembourser les dettes accumulées depuis 1981 – oui !  depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, c’est un fait historique puisque le dernier budget équilibré fut celui de M. Barre en 1980 - ; les milliards filent aussi pour payer les intérêts de ces dettes ; les charges sociales s’alourdissent, de jeunes talents ne voient pas leur avenir en France et nous quittent.

Le système des retraites et celui de la sécurité sociale étaient en train de sombrer. Le gouvernement réagit. C’est son honneur ! Il est « sanctionné » ! Et la gauche, la gauche qui n’avait rien fait, qui avait laissé la situation s’aggraver, hurle et ricane en voyant que le président, fort justement, ne change pas de premier ministre. Au retour des vacances, pour faire passer ses propres hausses d’impôts dans les villes et les régions, encore une fois elle accablera le gouvernement comme si Etat, régions, départements et communes n’étaient pas tous dans le même bateau, un bateau qui prend l’eau dangereusement.

Attention ! Un ami asiatique me disait : « vous travaillez trois fois moins que nous et vous êtes payés trois fois plus que nous. Croyez-vous que vous êtes neuf fois plus intelligents ?» Ne comptons pas sur les Chinois, les Japonais ou les Indiens pour payer nos retraites ou notre sécurité sociale !

Comme dit un proverbe chinois, il faut savoir suivre sa pente, dans le sens de la montée. Les Allemands sont en train de réagir. Bientôt l’opinion française, qui sait être clairvoyante, verra les mérites de ce gouvernement qui aura réellement travaillé pour la France.

Bonnes vacances !

Henri Prévot

  retour en tête de page
 
 
Mars 2004
Après, les élections cantonales de 2004, il faut de la constance

Pour la première fois à Ste Geneviève depuis longtemps, il y avait plusieurs candidats à gauche, le conseiller général sortant et trois autres candidats, alors qu'en face un seul candidat était présenté à la fois par l’association Ste Geneviève Autrement, active sur le terrain depuis quatorze ans, et l’ensemble des partis qui soutiennent l’action du gouvernement. Il y a avait aussi un candidat du Front National. Cette configuration inédite à Sainte Geneviève des bois laissait penser qu’il pourrait y avoir un second tour. Or le candidat sortant fut largement élu dès le premier tour.

Comme le dit justement N. Sarkozy, les électeurs ont raison. Il faut s’accrocher mordicus à cet acte de foi, qui est à la base de la démocratie - même si on a du mal à les suivre : au plan national,  ils changent d'avis à chaque élection alors qu'au plan local le débat est congelé ! Ne faudrait-il pas laisser au Parlement et au gouvernement le temps de mettre en place leurs réformes et aux réformes le temps de faire jouer pleinement leurs effets ? Ne faudrait-il pas aviver la discussion à Ste Geneviève des bois ?

On peut en effet  se demander si les électeurs sont toujours bien informés non seulement des faits mais aussi de leurs implications et de leurs conséquences et s’ils ont à leur disposition les moyens d’évaluer les propositions qui leur sont faites. Si la réponse est négative, les candidats doivent en tirer les enseignements pour les élections suivantes et redoubler d’efforts pour être plus convaincants.

Pour ce qui est de Ste Geneviève des bois, il se peut aussi que les circonstances soient telles qu’il est impossible de l’emporter sur le candidat sortant, que ce soit aux municipales ou aux cantonales, quoi que l’on fasse et quel que soit le soin apporté à la préparation et la présentation des propositions – et, nous ne voyons pas comment nous pourrions faire mieux que cette fois-ci… Alors, que faire ? 

Notre conviction est que la démocratie ne peut fonctionner que si, en face du pouvoir, existe un contre-pouvoir, une opposition vigilante, sans complaisance, respectueuse des personnes mais aussi, et c’est tout aussi important, respectueuse des faits c'est-à-dire capable de dénoncer des faits même si ils sont très désagréables à certains.

Il y faut de la constance. Nous avons de la constance. Mais cela n'a de sens que si les Génovéfains participent activement à ce débat pour que notre "démocratie" génovéfaine soit autre chose que du "bonapartisme".

Henri Prévot

  retour en tête de page
 
 

Février 2004

La gauche veut politiser ces élections. Eh bien parlons-en !

Pour ma part, j’ai privilégié l’action sur le terrain, menée pendant plus de dix ans indépendamment des partis politiques. Et la façon dont le RPR de l’Essonne, à l’époque, était dirigé ne m’encourageait certes pas à y adhérer ! Mais les partis politiques sont indispensables pour permettre aux élus et aux candidats de travailler ensemble au niveau national, régional et aussi départemental ,et des Génovéfains se demandaient quelle est ma position politique.

Après la création de l’UMP et le changement de responsables dans le département, j’ai donc adhéré à ce parti. J’en suis aujourd’hui satisfait car il soutient un gouvernement qui s’attaque avec détermination et sans faux-fuyants aux problèmes considérables que la gestion de gauche a laissé se gonfler. Certes, tout n’est pas parfait et certaines décisions sont regrettables mais elles portent sur des points mineurs comparés aux grands chantiers abordés de front par le gouvernement : la sécurité, la réinsertion par le travail (avec le RMA et la prime pour l’emploi), la remise en ordre et la forte hausse du SMIC, complètement disloqué par les 35 heures, l’équilibre des retraites et celui de la sécurité sociale, la sécurité routière, la lutte contre le cancer notamment par le tabac, la réduction du déficit budgétaire, la place de la France dans le monde etc. Je trouve que tout cela est beau.

Les cris d’orfraie poussés par la gauche sont à la limite du grotesque si l’on se rappelle le manque de courage dont elle a fait preuve pendant cinq ans, sa démagogie, son impuissance écartelée entre des communistes et des écologistes qui n’avaient rien de commun. Qu’elle n’oublie pas qu’elle a été sanctionnée pour tout cela ! Ce n’est tout de même pas de la faute de la droite si M. Jospin a réuni moins de voix que M. Le Pen ! Donc aujourd’hui, qu’elle montre un peu de pudeur et qu’elle laisse le gouvernement rétablir la situation budgétaire pour, enfin, pouvoir donner un coup de fouet à des secteurs qui souffrent, notamment la recherche.

Avec Ste Geneviève Autrement, l’UDF, l’UMP et les NIPP (non inscrits à un parti politique), tous unis pour la première fois, nous avons préparé pour Ste Geneviève des bois et pour l’Essonne un programme d’action qui applique et complète sur le terrain cette politique nationale pour lui donner toute son efficacité et pour en atténuerce qu’elle a parfois, par nécessité, de trop rude.

Henri Prévot

 
  retour en tête de page
Novembre 2003


Saluons le gouvernement

Les journaux disent que "l'opinion" ne lui est pas favorable ces jours-ci. Pourtant…

Ce n'est pas en deux ans de conjoncture médiocre où les impôts rentrent mal que l'on peut redresser le gros déficit laissé par le gouvernement précédent tout en finançant les promesses qu'il avait faites sans prévoir comment les payer - comme l'APA, l'aide aux personnes âgées.

Depuis dix-huit mois, le gouvernement de M. Raffarin n'a pas chômé :

Avec F. Fillon, les retraites et maintenant le RMA pour rendre possible la réinsertion par le travail,

Avec F. Mer un langage carré, vrai et sans fioriture et cette phrase, au sujet de Alstom : "l'Europe ne doit pas être seulement un marché",

Avec M. Alliot-Marie, un bon budget pour rééquiper nos armées ;  avec D. de Villepin une diplomatie française brillante et clairvoyante.

Avec N. Sarkozy, le rappel de l'autorité de l'Etat, l'organisation de l'Islam en France et aujourd'hui (après une période de flottement), un discours de vérité et de fermeté en Corse ; et avec Perben plus de moyens pour la justice

Avec L. Ferry, le rappel qu'à l'école primaire la priorité est d'apprendre à lire, écrire et compter,

- et avec les autres, tout cela sous la houlette du premier ministre.

Il reste beaucoup à faire, bien sûr : réduire le déficit du budget, gérer l'Etat de façon plus efficace, augmenter le budget de la recherche, éduquer la jeunesse, respecter la laïcité et retisser le lien social - toujours et toujours, comme le toile de Pénélope.
 

Henri Prévot

  retour en tête de page
Juillet2003
Elections de mars 2004
A quoi servent le Conseil général et le département ?

Nous allons élire en mars 2004 les conseillers généraux pour gérer le département de l'Essonne. Le département est-il bien utile entre la Région et les communautés d'agglomérations ou les communes ? 

Je me suis posé la question. Aujourd'hui ma réponse est positive : le département a plus que sa place ; c'est un échelon qui est nécessaire. Voici pourquoi.

Chacun se rend bien compte de la nécessité du lien social, de la cohésion sociale. On appelle souvent cela la solidarité. Ce mot a de multiples sens. Il s'agit parfois de donner de l'argent aux plus démunis, mais le plus souvent il s'agira d'accompagner, de former, de réconforter, de stimuler, d'encourager, de soigner, d'éviter la solitude, de prolonger l'autonomie.

Ce lien social intéresse tous les âges, de la petite enfance à l'enfance, la jeunesse, l'âge adulte avec ses difficultés (le chômage, la maladie, la pauvreté), l'âge de la retraite, la grande vieillesse et l'invalidité. Pour raviver ce lien social, l'action des services publics et celle des bénévoles sont l'une et l'autre nécessaires.

Or, du côté des pouvoirs publics, l'échelon politique directement responsable est le département, et cela est bien car le département n'est ni trop loin ni trop près. Bien sûr, l'action sociale est une action de proximité ; mais il n'est pas bon que le décideur, l'organisateur soit trop proche, pour des raisons que tout le monde comprend. C'est pourquoi le gouvernement a confirmé les responsabilités du département et veut lui en confier de nouvelles avec le revenu minimum d'activité, le RMA.

Et le département a bien d'autres responsabilités importantes, qu'il partage parfois avec les communes, la Région ou l'Etat : en particulier les collèges, l'environnement, l'équipement du département et aussi la solidarité entre les communes pour compenser les différences trop criantes de ressources.

Voilà de bonnes raisons pour préparer dès maintenant les prochaines élections de mars 2004.
 

Henri Prévot

  retour en tête de page
 
 

Juin 2003
La rue contre le Parlement ?

La façon dont se déroule la controverse sur les retraites est riche d'enseignements et pose des questions plutôt inquiétantes.

Après des années et des années d'immobilisme, le gouvernement remet sur le chantier la réforme des retraites. Enfin ! Il a d'abord préparé un premier texte, en s'appuyant sur les études déjà réalisées et en écoutant - qui peut en douter ? - les avis qu'il a reçus officieusement de toutes les parties concernées. Il s'est ménagé des possibilités de négociation. Puis il a ouvert ces négociations. Dire que celles-ci n'ont pas duré assez longtemps n'est pas sérieux : après de si longues années de réflexion, chacun était prêt à réagir très vite à toute proposition de texte. Après les moments de tension et de suspens habituels dans ce genre de négociation, un accord a été trouvé avec le plus grand nombre des organisations professionnelles, dont la CFDT et la CGC, la CFTC quant à elle disant qu'elle formulerait à nouveau ses propositions dans le débat parlementaire qui allait bientôt  s'ouvrir.

Après la signature de cet accord et même pendant le débat parlementaire, la CGT, FO et d'autres  bloquent les transports en commun, et les professeurs, concernés aussi par d'autres réformes, multiplient les grèves. Ils veulent rouvrir les négociations. Mais ils savent bien que c'est impossible puisque cela reviendrait à tirer une balle dans le dos des syndicats qui ont signé. Que cherchent-ils donc au juste ? M. Blondel l'a dit crûment : "établir un rapport de force" - face aux gouvernement sans doute mais aussi face à la CFDT.  La violence (car c'est une violence très grave que d'empêcher les gens d'aller travailler et de se déplacer) cherche donc à l'emporter sur le droit, sur la légitimité des élus du scrutin démocratique ! C'est  se mettre hors du fonctionnement de notre démocratie. C'est inacceptable. Et que dire de ceux qui, parmi les députés de gauche, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, se mettent à chanter  l'Internationale !
 

Henri Prévot

 
  retour en tête de page
Mai 2003
Retraites, clonage humain, culte musulman, énergie et effet de serre  etc.
Une actualité chargée

Alors que depuis plusieurs années, l'art de gouverner avait malheureusement été de repousser à plus tard le traitement de problèmes dont on savait bien qu'ils devenaient de plus en plus critiques, en un an le gouvernement s'est vraiment attaqué à plusieurs d'entre eux pour leur trouver une solution : l'équilibre des retraites, la sécurité, la montée du communautarisme, l'autorité des maîtres dans les établissements scolaires et la levée de la loi du silence qui y régnait, l'organisation de l'islam en France notamment.

Tout le monde se rend compte que la solution à ces problèmes demandera des efforts et certaines remises en cause - à ce propos,  il est asez navrant d'entendre certaines critiques trop faciles venant de ceux qui ont préféré éluder ces difficultés quand ils auraient dû les affronter.

Et ce n'est pas fini. Comme l'équilibre du budget n'avait été retrouvé pendant les années de bonne activité économique, l'on ne s'étonne pas que les autres pays de l'Union européenne nous demandent de nous rapprocher de l'équilibre ; dans la période de relentissement économique que nous connaissons aujourd'hui, ce sera plutôt difficile, d'autant plus que les dépenses de défense et de recherche, celles qui préparent l'avenir et celles qui nous permettent de nous faire entendre sur la scène internationale sont sans doute insuffisantes. Toutes les dépenses publiques, qu'elles soient nationales ou territoriales doivent donc être revues - sauf à augmenter les impôts, ce qui ne paraît pas très populaire.

Par ailleurs, au plan mondial, la question de l'énergie et celle du réchauffement de l'atmosphère pourraient bien être, avec les différences de religion, le support de l'affrontement entre pays du nord et pays du sud ; pour préserver la paix, il nous faudra aller au delà des déclarations et des mots, ce qui pourrait bien nous demander d'autres remises en question.

Pour évoquer toutes ces questions, nous avons ouvert sur ce site une page "lu dans la presse" accessible par la rubrique "questions de société".
 

Henri Prévot

  retour en tête de page

le 31 mars 2003
La guerre en Irak

La pression de la France en faveur des inspections de l'ONU et l'énorme pression exercée par la présence militaire américaine au Koweit commençaient, ensemble, à faire céder Saddam Hussein, qui refusait depuis plus de dix ans de se plier aux injonctions de l'ONU. Personne ne saura si cette combinaison de la menace et du dialogue, sur une plus longue durée, aurait été efficace.

Les Etats-Unis n'ont pas su prolonger cette épreuve de force ; ils en ont choisi une autre. Faut-il les condamner au nom de la justice ou de la morale ? Contre un régime odieux et meurtrier, ils ont décidé de faire entrer la démocratie dans un pays avec leurs armées - comme nous leur avons nous-mêmes demandé de le faire en Yougoslavie et comme l'ont fait, il y a deux cents ans, la Révolution française et Napoléon. N'avons-nous pas nous-mêmes proclamé "le devoir d'ingérence" ? 

Nos amis américains, qui sont venus deux fois nous sauver de la défaite et qui nous ont préservés de la tyrannie communiste, ont eu tort pourtant, car il y avait encore une chance que la diplomatie, appuyée par la force de leurs armées, peu à peu l'emporte ; car, malgré tous les avis, ils ont sous-estimé les risques de conflit entre civilisations, races ou religions ; car leur puissance les a rendus sourds.

Maintenant, la guerre est là. Il nous reste une chose à espérer : qu'ils réussissent leur entreprise rapidement pour limiter les dégâts et les terribles drames que toute guerre cause inévitablement et pour que l'ONU puisse bientôt apporter tout son concours au peuple irakien.

Et que nos pays européens sachent parler d'une voix et  se doter d'une force militaire suffisante pour acquérir dans les affaires du monde un poids que les mots et les principes, aussi forts soient-ils, ne suffiront jamais à leur donner.

Henri Prévot
Le 10 avril : les Américains ont bien réussi la phase militaire de leur entreprise et nous en sommes très heureux (une fois la guerre commencée, qui voulait qu'elle se termine autrement que par une victoire américaine ? Qui voulait donner la victoire à S. Hussein ?). Cette nouvelle situation ne change rien au texte écrit à la fin mars, quand le résultat militaire n'était pas sûr.
  
Bonne année !

Deux très grands philosophes nous ont quitté récemment ; l'un et l'autre nous parlaient de notre vie de tous les jours, l'un de la relation de l'homme à la machine et l'autre de  justice, c'est à dire de la relation de chacun aux autres.

John Rawls dans son livre, "la théorie de la justice", a recherché une définition de la justice qui puisse s'imposer par la raison, c'est à dire qui soit indiscutable. Pour cela il s'est demandé quel contrat social concluraient des hommes qui ne connaîtraient rien de leurs dons innés ni de leur situation sociale. Mais il ne dit pas pourquoi ces mêmes hommes, connaissant leur situation réelle, respecteraient le contrat passé sous le "voile d'ignorance". Et il a bien dû reconnaître, plus tard, que l'idée que chaque peuple se fait de la justice doit beaucoup à son histoire. Les fondements de la justice ne reposent sans doute pas sur la raison seule.

Ivan Illitch, dans sa perpétuelle jeunesse d'esprit, sa lucidité, son audace, sa critique implacable de la domination de la technique, est très attachant. Son idée de base est celle d'"autonomie" : la technique est au service de l'homme si elle lui permet d'accroître son autonomie ; passé un certain seuil, elle diminue son autonomie. Sa démarche n'est-elle pas essentielle à toute réflexion sur le "développement durable" ?

Henri Prévot


Revenant à Ste Geneviève et au projet de démolition d'immeubles à Pergaud, on continue de se demander comment le maire a pu signer une convention où il est écrit que ces démolitions sont "décidées et validées" pour dire aujourd'hui aux habitants que rien n'est décidé et que la "concertation" commence...
 
  


Décembre 2002
La démocratie inachevée

Ce texte a été écrit en octobre 2002 ; fin décembre, après la signature de la convention de rénovation urbaine, qui fait totalement fi de l'avis exprimé par les habitants, il est encore plus d'actualité. Toutes les raisons sont bonnes pour casser une centaine de logements à Pergaud !

Pour redonner aux gens l'envie de participer à la vie de la cité, il nous paraissait plus facile d'agir localement qu'au plan national .

Or c'est précisément au plan local que le jeu de la démocratie doit affronter les plus grands obstacles.

Les pouvoirs du maire sont grands en effet puisque c'est lui qui propose au Conseil municipal ses délibérations et qui en même temps en est l'exécutif. Cela lui donne de multiples moyens dont le plus puissant est son pouvoir sur l'information : il détient pratiquement le monopole de l'information municipale, et dispose pour cela du budget municipal alors que les élus de l'opposition ne reçoivent strictement aucun financement. Or l'on sait que la liberté de la presse est nécessaire à toute vie démocratique - une liberté effective donc aussi économique

Le livre de Pierre Rosanvallon "la démocratie inachevée" est à cet égard très éclairant. Il montre les multiples formes de ce que l'on appelle "démocratie". Dans les communes, en tous cas pour ce que nous en connaissons à Ste Geneviève, nous en sommes au stade du pouvoir personnel, avec monopole de l'information et plébiscite, c'est à dire le césarisme : récemment nous en avons vu deux illustrations criantes avec l'affaire de la résidence Pergaud et les comptes de l'année 2001 : même les adjoints avaient été exclus de l'information sur l'état de nos finances !

Cela ne nous empêchera évidemment pas d'agir pour  faire vivre, malgré tout, le débat démocratique avec les moyens disponibles - après avoir fait signer à plus de 95 % une pétition contre le projet de la municipalité à Pergaud, il est à cet égard assez plaisant de relire l'éloge dithyrambique de la pétition, fait par Ledru Rollin.
 
 
 
 
 

Juin 2002
Bonnes vacances !

La France a enfin pour au moins cinq ans un président qui peut présider et un gouvernement qui peut gouverner. Le travail ne leur manquera  pas.

Car la France a perdu beaucoup de temps, avec à sa tête un duo qui se neutralisait.

Avec la défaite cuisante du projet de Chevénement, le schéma classique droite-gauche s'impose alors que doite comme gauche sont l'une et l'autre traversées par les questions qui se présentent aujourd'hui :  l'Europe, la façon de maîtriser la mondialisation, l'éducation de la jeunesse, l'intégration des populations immigrées, la désaffection pour la démocratie, les relations avec les pays en développement, la lutte contre le terrorisme et le respect des libertés, la place des personnes âgées,  etc. Pour répondre à ces questions, espérons que le grand parti de droite en construction saura organiser en son sein des débats ouverts et constructifs.

Quant à notre ville, les élections ont montré qu'elle est partagée à peu près à égalité entre droite et gauche : la gauche a eu 47 % des voix au premier tour des présidentielles, 49,5 % des voix au premier tour des législatives (à quoi il faut ajouter des voix qui sont allées au Front National), 52 % des voix au deuxième tour des législatives.

Voilà des résultats qui ouvrent le jeu pour les prochaines élections !  


Henri Prévot

 
 
 
 
avril 2002


Le texte qui suit a été écrit au lendemain du premier tour des présidentielles ; il reste d'actualité après le second. Ajoutons seulement que la participation a fait un bon de 12 points (80 % contre 68) et que, dans notre commune, M. Le Pen a recueilli 160 voix de moins au deuxième tour  que la somme des voix recueillies par lui-même et M. Mégret au premier tour. Nous sommes d'autant plus heureux de ce résultat que nous avions distribué dans toute la ville en 13 000 exemplaires, entre les deux tours, un tract appelant à voter pour M. Chirac.

Les électeurs haussent le ton, il faut enfin les écouter

Les candidatures aux élections présidentielles ont désigné deux maladies dont souffre notre société. Les résultats du premier tour en ont montré la gravité.

Le règne de l’argent s’étend. De plus en plus, l'argent et la concurrence sont reconnus comme les seuls moteurs et régulateurs de l'activité ; depuis vingt ans, les inégalités se creusent. Maintenons, améliorons d'autres modes tels que les activités bénévoles ou les monopoles de service public dans un cadre national ou européen. Il y va de notre âme et de la cohésion de notre pays.

L’éducation d’une partie de la jeunesse a manqué. La punition n'est pas le tout de l'éducation évidemment  mais  "qui aime bien châtie bien" nous dit le proverbe (contre le stupide "il est interdit d'interdire" d'une certaine idéologie) : une petite tape à deux ans évitera des méthodes beaucoup plus rudes à 15 ans !  Concentrer nos efforts sur l'éducation de la jeunesse et  remettre sur les rails nos jeunes qui dérivent aujourd’hui, cela demandera de la volonté et des moyens.

Aujourd’hui, le sort des urnes donne à Jacques Chirac la responsabilité de redresser la situation et, pour cela, de proposer de ces grands projets collectifs qui nous font défaut - l’occasion de prendre la stature d’un grand homme d’Etat. Pour l’avenir de la France, il faut l’aider.

Henri Prévot


Dans notre ville, depuis six ans Ste Geneviève Autrement alerte et propose.  En 1998, aux cantonales, les votes pour le FN avaient déjà atteint 17 %. La municipalité n’a pas entendu. Aujourd'hui, elle préfère encore dépenser de l’argent pour casser des appartements très bien conçus plutôt que de consacrer tous les moyens disponibles à l’éducation de la jeunesse.

Mars 2002
Malgré tout, faire confiance à la démocratie

La vie sociale n’est possible que sur un fondement de confiance mutuelle. Nous en faisons tous l'expérience quotidiennement. Même les organismes de contrôles sont obligés de faire confiance, d’une façon ou de l’autre ; et eux-mêmes doivent être dignes de confiance.

Les attentats du 11 septembre ont créé un choc chez les Américains. « Comment ? se disent-ils, ces terroristes ont vécu plusieurs mois chez nous, comme nous ; ils ont été des voisins que nous avons salués chaque jour ; ils ont suivi de cours de pilotage chez nous ; et ils ont fait ça ! ». Le ver de la défiance est entré dans leur société ; depuis, l'affaire Enron et d'autres les troublent aussi.

Nous ne sommes pas à l'abri ; nous subissons aussi une crise de confiance, depuis plusieurs années ; en particulier dans le domaine politique. Elle est larvée, progressive, sans violence. Encore que… Sans confiance dans les processus de décision politique, chacun voudra se faire entendre par la violence.

Depuis longtemps, il est classique de dire que les promesses électorales n’engagent que ceux qui les entendent ; les élections restent le fondement de notre vie politique et démocratique ; mais de plus en plus nous en doutons.

Il faut faire confiance en ce processus un peu fou qui donne à chaque personne la même importance. Si on y réfléchit, le principe « un homme une voix » est tout à fait déraisonnable. C’est l’expression d’un idéal : tout homme est égal en dignité et en responsabilité. C’est une utopie . Faisons là vivre pour qu’elle survive. Et allons voter !

Henri Prévot

 
 
Janvier 2002
Bonne et heureuse année !

Cette année 2002 sera riche d'événements.

L'arrivée de l'euro dans nos porte-monnaie est-elle une avancée de l'Europe ? En réalité, l'euro existait déjà depuis quelques années et son apparition en pièces et billets ne fait pas avancer la question d'une politique économique, fiscale, budgétaire commune sans laquelle la monnaie commune risque de créer des désillusions. Mais nous n'aurons cette politique commune que si nos pays ont de leur avenir une vision commune suffisamment forte : là - et là seulement - est la vraie question. Qu'attendent nos reponsables politiques pour nous montrer notre communauté de culture et de destinée ? Ils ont déjà perdu une belle occasion avec les billets : pourquoi n'y voit-on ni Pascal, ni Cervantes, ni Goethe, ni Dante, ni Shakespeare ? Seulement des ponts, des arcs et des autoroutes. A vouloir prendre ce qui est commun à tout le monde, on a perdu toute profondeur historique et culturelle. Ce n'est pas l'image que nous aimons nous faire de l'Europe.

Les élections nationales sont évidement très importantes. Notre association, qui  se consacre aux affaires de la commune, n'y prendra pas de part active en tant que telle mais chacun de ses membres agira à titre personnel comme il l'entend, et beaucoup seront certainement actifs.

Henri Prévot

  

Septembre 2001
New-York, Washington, Toulouse 
Le 21 siècle a commencé ...

Ironie grinçante : Malraux disait que 21ème siècle serait religieux. Et ce siècle commence dans le fracas par des attentats extrêmement spectaculaires et meurtriers, commis précisément au nom de la religion par des hommes jeunes et cultivés. Et tous les religieux de la chrétienté et presque tous les religieux musulmans se retrouvent pour conjurer tout début de guerre de religion.

Quoi qu'il en soit, notre société a révélé sa vulnérabilité - des faiblesses que les personnes informées connaissaient depuis longtemps mais que la population ne pouvait concevoir et que les hommes politiques n'ont pas eu la sagesse ni la force de leur révéler. Le réveil n'en est que plus cuisant. Nous ouvrons une page sur notre site à des réflexions, certes très partielles, sur ce sujet.

Quels enseignements utiles à la gestion communale en tirer ?

On ne peut s'empêcher de mettre en relation ces actes spectaculaires et la délinquance quotidienne chez nous, plus grave d'année en année, dont souffrent particulièrement certains quartiers. Ces jeunes gens perdus ne peuvent qu'être stimulés par ces réalisations qui, à leurs yeux, sont sans doute grandioses, surtout si elles se trouvent une justification idéologique ou religieuse.

Il est probable que l'équilibre entre sécurité et liberté se déplacera vers plus de contrôles. Mais cela ne peut nous satisfaire. Effaçons cette malheureuse dérive entamée depuis des décennies et que Madame Badinter attribue au funeste "il est interdit d'interdire" de mai 68. Cela demandera un effort considérable pour l'éducation des jeunes, y compris la sanction, la sensibiliation des parents et tous les volets d'une politique telle que celle que nous avons proposée avant les élections.

L'éducation des jeunes : voilà l'enjeu principal des années qui viennent.

Henri Prévot

 
 
juin 2001
Abus de confiance

Les habitants de Ste Geneviève des bois ont appris avec stupéfaction que M. Champion, le maire qu'ils venaient d'élire il y a moins de trois mois démissionnait de son mandat. Ils se souviennent que onze ans auparavant, M. Champion avait bénéficié de la démission de M. Ooghes, élu un an plus tôt et démissionnaire ; aujourd'hui il fait "mieux" encore.

Certes, cette démission n'est pas contraire à la loi mais M. Champion avait indiqué très clairement tout au long de la campagne et plus précisément encore dans sa "profession de foi" que, si sa liste l'emportait, il serait à nouveau maire de la ville.

Cette démission moins de trois mois après les élections est donc une rupture de contrat qui altère l'image et la crédibilité de tout élu et sape la confiance des électeurs dans le processus démocratique. Ceux-ci ont été dupés. Cette décision est en fait un mépris du suffrage universel. En cette époque où il est si difficile de mobiliser les citoyens et de lutter contre l'abstention, la démission de M. Champion ne les encourage pas à faire leur devoir de citoyen et ceux qui se rendaient aux urnes risquent d'être convaincus de l'inutilité de leur vote.

Comme la plupart des Génovéfains, Ste Geneviève Autrement considère que ce genre de pratique est déplorable.

M. Léonhadt, qui n'était que septième sur la liste de M. Champion, n'a pas reçu sa légitimité du suffrage populaire. Il doit son mandat à ses deux parrains, M. Dray et M. Champion, lui qui a abusé de notre confiance. Nous avons glissé sans le vouloir d'une "gauche plurielle" conduite par un homme non inscrit à un parti vers une allégeance à M. J. Dray, député de la "gauche socialiste".

Henri PREVOT

 
Mai 2001


Les élections sont passées. Vous vous êtes donné six élus de l'opposition. Ils forment un groupe unique d'opposition, ce qui ne s'était jamais vu. A nous de faire du bon travail. 

Mais il ne faudrait pas que le maire nous mette trop de bâtons dans les roues... 

Déjà, dès que l'on critique une de ses décisions il essaie de nous faire honte. Apparemment, il n'aime pas non plus que nous fassions des propositions. Au cours de la réunion du conseil municipal du 3 avril, nous avons fait une proposition au sujet de l'insécurité. Il s'est montré très irrité que nous l'ayons faite en public avant de lui en avoir parlé.

Faisons ensemble vivre le débat dont notre démocratie a besoin car; dans une commune, le seul contre-pouvoir , c'est l'opposition. 

Notre action est rendue difficile par le déséquilibre de moyens de communication. Aidez nous pour que nous soyons plus efficaces ! 

Henri PREVOT 

  

Avril 2001
Merci à nos électeurs 

C'est bien connu : il y a toujours plusieurs façons de présenter le résultat des élections. 

Nous avons réuni 32% des votes exprimés et nous avons obtenu 6 sièges. 

C'est trois fois plus qu'il y a six ans ; en cela, c'est très satisfaisant. 

Mais nous pensions obtenir un meilleur résultat. Pourquoi - et pourquoi ne l'avons-nous pas obtenu -, nous en donnons ailleurs une explication. 

Disons seulement ici que nous nous sommes refusé à faire des attaques contre les personnes et que nous n'avons dit que des faits vérifiés. Notre adversaire n'a pas eu cette attitude ; il a publié des textes dont je lui avais apporté la preuve qu'ils étaient calomniateurs. 

Résultats : seulement 54% de votes exprimés. C'est une misère dont la municipalité sortante porte la responsabilité. D'ailleurs elle a obtenu 3000 voix de moins qu'il y a douze ans, quand M. Champion a été élu sur la liste de M. Ooghe. 

Nous continuerons notre action pour débarrasser la politique locale du mensonge et de la désinformation et pour engager de vrais débats. 

Nous pensons ainsi être utiles non seulement à notre ville mais aussi à la démocratie. Si vous partagez nos objectifs, venez nous rejoindre ! 
 
 

Henri Prévot

 
 
 
  Janvier 2001
Bonne année ! 

Pour notre commune, comme pour toutes les communes de France, cette année est importante. En Mars, vous aurez le choix entre les propositions présentées par l'équipe sortante et celles que nous vous présenterons. 

Nous vous proposons, non pas un "renouvellement" sur une base et avec une logique anciennes mais une démarche et une équipe tout à fait neuves. 

Ste Geneviève Autrement, créée il y dix ans, a fait vivre une opposition déterminée, constructive et agissante. Les années passant, plusieurs de ses membres ont souhaité prendre du recul. Pour bâtir une liste, il fallait trouver des personnes nouvelles ; il fallait aussi vérifier que nos orientations, nos prises de position sont approuvées par les Génovéfains. 

C'est pourquoi, depuis le mois de septembre je consacre tous les jours une heure ou deux à aller frapper à vos portes. 

Je vous remercie de l'accueil que vous me réservez ; ces rencontres sont un vrai bonheur. Plusieurs d'entre vous, qui n'avaient jamais eu l'idée jusqu'ici de prendre un engagement politique sont d'accord pour figurer sur la liste de Ste Geneviève Autrement. 

C'est donc une liste neuve que nous vous présentons ; bien sûr que nous ferons de la politique, puisque ce mot vient de "polis" qui signifie "la ville" ; mais nous ferons de la politique uniquement tournée vers les intérêts de notre ville sans mots d'ordre, sans arrangements et sans financements venus d'ailleurs - venus d'on ne sait où.