Henri Prévot                                                                                                   le 1er décembre 2007

SDRIF, Schéma directeur de la région Ile de France
Notes sur la présentation faite par Roger Karoutchi, le 26 novembre

Voir ici le dossier urbanisme à Ste Geneviève des Bois

Le SDRIF est préparé par la Région conformément aux lignes directrices indiquées par le préfet. Il ne sera applicable que lorsqu’il aura été avalisé par l’Etat, sur avis du Conseil d’Etat. Alors, ill sera opposable aux tiers ; c'est-à-dire notamment que les Plans locaux d’urbanisme préparés par les communes devront être conformes au SDRIF. La Région a élaboré un projet sur lequel le préfet a émis des réserves ;  malgré cela la région a décidé de le soumettre à l’enquête publique. Cette enquête est en cours.

 Introduction par François Durovray,

 L’Essonne a accueilli 25 % de l’augmentation de la population de l’Ile de France de ces 25 dernières années. Or le projet de SDRIF prévoit la construction de 185000 logements en 25 ans. L’Essonne n’a pas su accueillir suffisamment d’emplois : 400 000 emplois nouveaux seulement pour 560 000 actifs de plus. L’Essonne est le seul département qui n’a connu aucune création de transport en commun depuis que la gauche y est au pouvoir. Il faut créer le tram-train Massy-Evry. Par ailleurs, nous sommes attachés à l’équilibre en ville et campagne.

 Exposé de Roger Karoutchi

     Des problèmes de méthode

Nous avions commencé à bien travailler avec le président Huchon et les élus en nous fondant sur le découpage communal puisque les communes sont responsables de l’urbanisme. Mais les technocrates verts ont voulu imposer leur méthode. Ils ont découpé la région en « patatoïdes citoyens » découpage en bassins. La droite s’y est opposée ; le président a fini par y renoncer. Mais, alors que nous savons que les problèmes se présentent par zones concentriques (les problèmes de la grande banlieue se ressemblent au Nord ou à l’Est ou à l’Ouest ou au sud et sont différents de ceux de la banlieue proche), la technocratie verte nous a imposé un découpage par fuseau qui supposent que les problèmes du fuseau sud (grande et proche banlieue) sont les mêmes et différents du ceux du fuseau sud-est.

 Autre débat : sur les objectifs. A notre avis, le SDRIF est un document de cadrage qui ne doit pas entrer dans le détail par commune. Il doit localiser les pôles de compétitivité, décider les grands moyens de transport, les zones d’emplois. Et il doit voir grand. La région est riche ; on ne comprend pas que 120 000 franciliens travaillent à Londres.

      Le logement

Les objectifs du SDRIF sont sociaux : il faudrait atteindre 30 % de logements sociaux ; c'est-à-dire en construire 540 000 sur le millions de logements à construire, soit 54 % . Des zones de construction ont été décidées en zone urbaine : on « construira la ville sur la ville , c’est à dire que l’on devra faire des tours.

      Les transports

Le SDRIF affiche une priorité au transport en commun. Mais la seule chose qu’il prévoit précisément est l’arrêt de la construction d’autoroutes. Aucun projet, aucun délai, aucun financement de transport en commun, sinon le prolongement du tramway parisien dont la vitesse est sulement de 1 à 1,5 km/h de plus que les petites ceintures en site propre. Les transports dont nous avons besoins sont banlieu-Paris et banlieue-banlieue. Mais le schéma de tramway en Essonne n’y figure pas, ni le métropheric, une ligne de RER qui fera le tour de Paris à une dizaine de kilomètres.

      L’emploi

Rien n’est prévu pour créer de l’emploi.

 
Ce projet est inapplicable et organise le déclin de la capitale : pas de souffle, et ne résoud rien sur le logement, le transport et l’emploi. Le gouvernement a signifié à la Région qu’il ne l’accepterait pas. Mais l’enquête publique est en cours. En février les commissaires enquêteurs remettront leur rapport. Si l’exécutif décide de le modifie, nous travaillerons avec lui, sinon ce sera le bras de fer. Le Président de la région s’est rendu compte que sa technocratie verte l’a mené où il ne voualit pas aller.

 Par ailleurs les limites de zones sont très floues, ce qui, le document étant opposable aux tiers, sera source de contentieux.

 La Région devrait agir essentiellement sur les quatre départements de la grande couronne : transports, emplois, lycées internationaux : la périphérie a besoin de la région.


Pour plus d'information : http://www.iledefrance.fr/sdrif-enquetepublique