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Gaspillage !

La France manque de logements sociaux ?
Fort bien ! A Ste Geneviève, à la demande de la municipalité,
on démolit 100 logements bien conçus dans une résidence de qualité et très bien située.

La preuve : un grand nombre d'habitants  n'ont accepté de quitter leur appartement
que lorsqu'on leur a proposé un autre appartement  dans la même résidence

Ce projet a été bâti à l'origine sur des déclarations mensongères, nous avons interrogé le maire sur les raisons de cette décision de démolition et  n'avons pas reçu de réponses convaincantes,
nous avons donc dénoncé ce projet car
ces appartements sont bien conçus et
la France manque de logements sociaux et d'argent. 

Cette page rappelle l'action que nous avons menée pour tenter d'éviter ce gaspillage.

Début 2010, la vie à Pergaud est calme  ; mais les habitants ont le sentiment d'un  grand gaspillage. Ils se demandent aussi  si l'on vit plus heureux derrière des grillages que dans des espaces conçus pour que les rencontres soient faciles et naturelles.

Le contenu de cette page :

- les raisons avancées our casser cent logements, fluctuantes et fallacieuses

- une présentation de l'ORU et un commentaire de Ste Geneviève Autrement au Conseil municipal le 17 décembre 2002

- la convention signée le 19 décembre 2002, avec le programme,l'échéancier,le plan de financement

- une lettre de Henri Prévot au ministre chargé de la Ville le 8 décembre 2002

-  des notes sur la réunion du 11 janvier 2003 avec les habitants, une lettre de H. Prévot aux habitants, le 31 janvier 2003

- une intervention au Conseil municipal le 24 juin au sujet de la prétendue "concertation",

- deux lettres au ministre le 27 et 28 novembre 2003 (sans langue de bois !), la réponse du directeur de cabinet du ministre, le 23 décembre 2003.

-   l'historique depuis le printemps 2001, 
- comment réagir sereinement.

On peut lire aussi un article du Monde :des urbanistes et des sociologues contre la démolition d'appartements : ils sont plus que sceptiques sur les "mérites" de la démolition.


Fin novembe 2006 : La démolition du 25 rue Manhès a commencé en juillet 2006 et n'est pas terminée. Les habitants sont excédés. Encore ont-ils la chance d'avoir un logement ; ce qui n'est pas le cas de tous ceux qui auraient pu habiter dans ces appartements, fort bien conçus et fort bien situés, que la municipalité, pour des raisons  obscures, a décidé de faire démolir contre l'avis presque unanime des habitants.


Fin novembre 2005 : La démolition du 25 rue Manhès, soit 55 logements, se prépare. Tous les habitants ont été convaincus de partir. Il y a donc près de soixante logements disponibles de suite pour ceux qui en cherchent - à condition, bien sûr, d'arrêter le rouleau compresseur de la démolition.

Tous les jours on nous dit à la radio ou à la télé qu'il manque de logements sociaux et Ste Geneviève va en démolir plus de 50 qui sont très bien conçus et très bien situés !

Un vrai scandale.

Nous avons envoyé une lettre à tous les conseillers communautaires pour les alerter.

Nous avons également écrit à nouveau au préfet à la fin de 2005.




La lettre aux conseillers communautaires en octobre 2005

 La lettre au préfet à la fin de 2005

Notre édito d'octobre 2005

Notre intervention au conseil municipal du 11 octobre 2005







Pourquoi nous critiquons ce projet de démolition

- Les raisons qu'avance la municipalité varient avec les saisons et sonnent faux

- Les habitants, parce qu'ils aiment leur résidence, sont presque unanimes à refuser ces démolitions

- Pour préparer le programme qui a été approuvé par une convention  signée le 19 décembre 2002, la municipalité a fait croire aux habitants qu'elle les consultait et ne leur a donné aucune information sur le projet qu'elle a présenté et qui est accepté dans la convention. En fait elle est allée contre l'avis des habitants - peut-on la croire maintenant lorsqu'elle dit qu'elle en tiendra compte avant qu'il ne soit trop tard ?

Les habitants sont inquiets et, pour beaucoup, malheureux. La municipalité veut-elle jouer sur leur lassitude et leur découragement ?
 
 

Participez au débat, écrivez-nous
 
Le plan de cette page 

Une présentation de l'ORU

Quelle est la portée exacte de cette convention ?
Les équipements et les opérations urbainesLe programme de démolition

On peut lire l'historique de cette affaire. 

Le 19 décembre 2002, la ville, signe avec la SCIC, l'Etat  et avec d'autres institutions (Conseil général, Communauté d'agglomération, Conseil Régional, Caisse des Dépôts et consignations) une convention pour un programme d'actions sur l'ensemble du quartier des Aunettes : Pergaud, St Hubert, Les Fées, Les Bois Clairs, le nouveau quartier du canal. Les sommes en jeu sont importantes : 16 millions d'euros (soit plus de 100 Millions de francs) : 6,6 pour des équipements publics, 2,2 pour des "actions urbaines", 1,5 pour la conduite du projet,  et 6,4 dans un chapitre intitulé "enjeux habitat", c'est à dire pour la démolition d'une centaine de logements à Pergaud et la création de deux rues dans cette résidence. 

Nous nous réjouissons de la possibilité de réaliser les équipements et les actions urbaines ; nous sommes très critiques au sujet de la démolition - c'est à ce thème qu'est consacrée cette page. Certes, il est probable qu'après l'injection de plus de 6 millions d'euros, la situation sera meilleure qu'auparavant (bien que cela ne soit pas pourvé), mais il est sûr qu'avec cette somme il serait possible de répondre beaucoup mieux aux besoins de ld'ensemble du quartier des Aunettes. 

Quelle est la portée exacte de cette convention ?

Il n'est pas facile d'y répondre. Le maire se félicite d'avoir obtenu ces signatures après plus d'un an de travail et de négociations ; mais lorsqu'on lui fait une critique, soit sur le contenu, soit sur la façon dont le programme a été élaboré, il répond que cette convention ne l'engage pas et que "rien n'est inscrit dans le marbre" ! Il dit que la concertation proposée aux habitants à partir de janvier permettra d'apporter toute modification. En lisant la convention on se rend d'ailleurs compte que l'annexe financière n'est pas encore au point. 

On voit aussi, article 7, une bonne description d'un processus idéal de concertation en trois étapes dont la dernière a pour but la "levée des réserves", une fois que les choix ont été faits. Nous avons demandé au maire à quelle étape se situait la prochaine consultation ; il n'a pas répondu. 

Il est donc fort difficle de discuter avec la municipalité. Les habitants sont déboussolés, en particulier ceux qui ont participé en 2002 aux "groupes de concertation" qui se sentent floués. 

Les équipements publics et les actions urbaines :

Une agence de "La Poste", une "maison de l'enfance", la requalification du Gymnase Copernic et l'aménagement de son esplanade l'implantation d'une "maison des associations" ( pour 200 000 euros seulement, ce qui est peu), la réhabilitation de l'école Pergaud. L'annexe  mentionne aussi, pour plus tard et sans que le financement ne soit obtenu, un dojo. 

Aménagement de la rue J. Cocteau, jonction des rues Paul Eluard et J. Curie, Montesquieu et Paul Eluard ; aménagement de la rue d'Olbach (la rue qui passe dans le U de St Hubert). 
 

Commentaires 

   Sur les équipements 

Tout cela est bien. Avec plus de 3  millions d'euros, la maison de l'enfance (dont nous ne savons rien d'autre à ce jour) peut être une belle réalisation ; la "maison des associations" sera-t-elle autre chose qu'une salle de réunions ? Quant à la réhabilitation de l'école Pergaud, c'est bien sans doute, mais c'est un minimum ; on ne peut pas dire que cela soit attribuable à l'ORU (remarque qui est valable pour les autres équipements d'ailleurs). 

   Sur la voirie et les actions urbaines

Nous approuvons en particulier l'aménagement de la rue J. Cocteau, pour en faire une belle entrée dans cette partie de la ville, à partir d'un axe, la rue G. Péri, qui traverse à peu près toute la ville depuis la gare. par contre nous sommes perplexes devant la démolition de l'lôt commercial : une pharmacie, un café et une épicerie. Où donc seront implantés les commerces, lieux de convivialité. Tout sera-t-il concentré du côté de Fées et de la rue J. Cocteau ? C'est bien loin du nouveau quartier du Canal des Aunettes. Ce nouveau quartier va vite avoir un sentiment de délaissement. 

Participez au débat, écrivez-nous

Le programme de démolition

Il comporte deux phases, une de 46 démolitions puis une de 54. En tout, il coûterait, avec la création de deux rues, 6,4 millions d'euros. Mais ce chiffre compte les appartements détruits à leur valeur nette comptable. Si on les compte à leur valeur d'usage, c'est à dire selon l'estimation des Domaines, il faut sans doute ajouter 3 millions, ce qui porte le coût à près de 10 millions d'euros. A ce sujet, on remarque que la convention évoque la construction de logements "à proximité de Pergaud" mais sans dire où ni quand ni sans rien dire du coût ni du financement.

Selon le tableau de financement, les crédits publics économisés si l'on ne casse pas et si  l'on ne crée pas ces deux rues à Pergaud sont de 5,4 millions d'ORU - sans compter ce qui est la charge de la SCIC ; et l'on peut penser que la SCIC financera plus volontiers l'entretien si elle n'a pas à payer la démolition.

A ce sujet, on remarque que la réhabilitation  des immeubles qui subsistent n'est mentionnée qu'en "opération complémentaire" et que le financement n'est pas prévu - d'ailleurs cette action ne figure même pas dans le grand tableau qui indique le coût et le  financement.

Tout cela est très, très criticable.
 
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Septembre 2004 : la démolition a commencé

Nous nous sommes battus tant que nous avons pu car les habitants eux-mêmes ne voulaient pas de cette démolition. Nous n'avons pas réussi à arrêter le rouleau compresseur. Mais nous sommes fiers d'avoir lutté contre ce gaspillage et ce mépris affiché envers ceux qui cherchent un logement.

Maintenant, il reste à espérer que les mensuireries des bâtiments qui ne sont pas démolis soient réparées, que toutes les cages d'escalier soient remises en bon état, que les espaces extérieurs soient bien entretenus etc.

Notre dernière démarche :

Début juillet 2004, nous avons avons appelé l'attention du président de  l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) sur cette affaire, qui devait être présentée à l'ANRU pour un nouvel examen en juillet 2004. Mais il était bien tard, le permis de démolir avait été donné en avril. Au conseil municipal de septembre 2004 le maire nous dit qu'il a été interrogé par le président sur la façon dont les habitants ont été consultés. Selon le maire, le préfet , présent à la réunion, lui a demandé de le laisser  répondre à sa place et, toujours selon le maire, le préfet a déclaré que, dans l'Essonne, il ne connaissait pas de dossier mieux préparé que celui-là. Nous avons beaucup de respect pour la fonction préfectorale, mais dire que la consultation et la concertation avec la population a été bien faite... c'est montrer que l'on est fort mal informé de la réalité ! Mais il ne sera pas possible d'en parler avec ce préfet, puisqu'il a, depuis, quitté l'Essonne.

Voir : le point en janvier 2004
Voir aussi : le point fin juin 2003
 

En janvier 2004, il y a peut-être du nouveau : une nouvelle lettre au minisre et une réponse

En janvier 2004, le 6 et le 8 de la rue A. Frank sont presque vidés de leurs habitants. Des balcons sont murés. Des blindages sont posés sur les portes. Un spectacle misérable. On imagine déjà ces deux immeubles rasés ce qui créera une barre car l'arrière du 25 Manhès et de ses 10 étages tombera de toute sa hauteur sur la cour. cela créera une forte pression pour démolir cet imeuble. 

La casse du 6 et du 8, selon les informations données en 2003, est prévue pour l'été 2004. Mais tant que les immeubles ne sont pas cassés, il n'est pas sûr qu'ils le seront. 

On parle de plus en plus des difficultés budgétaires de la France ; on parle de plus en plus des difficultés de logement.  La vue des plaques d'acier qui bloquent l'entrée d'appartements vides et condamnés est de plus en plus insupportable. Henri Prévot a donc écrit donc une nouvelle lettre au ministre pour l'alerter encore sur la vilénie qui se prépare. Il lui envoie aussi copie des pétitions signées dix-huit mois plus tôt. 

C'est la sixième lettre que Henri Prévot envoie sur le sujet après deux au maire, une à la SCIC, une au préfet et une au ministre. C'est la première qui a une réponse. Cette réponse paraît encourageant puisque le directeur de cabinet écrit "le ministre m'a chargé de saisir Monsieur le Préfet de l'Essonne en lui demandant de porter une attention particulière à la situation que vous évoquez". 

En tous cas cette réponse montre que les choses ne sont pas encore  irrévocables. Il faut continuer de se mobiliser pour éviter ces démolitions coûteuses et honteuses.

Avant la date prévue pour la démolition, en été 2004, il peut effet encore se produire quelques événements.

Nous avons distribué une lettre aux habitants donnant de larges extraits de la lettre du ministre et de sa réponse. 

Par ailleurs, on voit comment le maire et ceux qui l'entourent traitent ceux et celles qui ne sont pas d'accord avec eux. On en connaît qui en sont très malheureux (ses) ; et on a entendu quelqu'un, proche de la municipalité, dire : "je suis contre mais je ne veux pas le dire : voyez comment ils se comportent avec ceux qui le disent !".

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Le point de la situation en juin 2003

En juin 2003, faute d'avoir des réponses claires et nettes du maire ou de la SCIC, on devine que la démolition du 6 et du 8 rue Anne Frank est décidée et financée. Elle devrait être effective en août 2004. Par contre la démolition du 25 ne semble pas encore être financée. Et la promesse de concertation faite par le maire est une plaisanterie - voir notre intervention au Conseil municipal le 24 juin.

Compte tenu de l'état des finances publiques, il se pourrait bien que le projet de la mairie reste en plan, à moitié réalisé, donc pire que si il était complètement réalisé. Aucun de ses objectifs ne serait atteint et le résultat serait horrible : la résidence Pergaud forme en effet un ensemble architectural de qualité qui a sa cohérence et son harmonie. Casser le 6 et le 8, c'est engendrer une horreur architecturale : les 23, 25 et 27 rue Manhès formeront, vus de la rue A. Frank, une muraille très laide. 

Si la SCIC et la ville tiennent absolument à leur projet, malgré son inutilité et son coût, pourra-t-on obtenir d'elles que RIEN ne soit commencé avant d'obtenir le financement de la reconstruction, à proximité de Pergaud, de 100 logements ?

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La réunion  entre le maire et les habitants de Pergaud
le 11 janvier 2003

Après un exposé introductif, le maire a donné la parole à l'urbaniste qui a préparé  le programme d'ORU. Celui-ci a commencé par présenter les projets de nouvelles rues. Mais les habitants n'étaient pas venus pour cela. Plusieurs sont intervenus vigoureusement pour demander pourquoi le projet prévoyait la démolition d'immeubles. Une dame a même dit qu'elle participait à un groupe où elle croyait qu'elle préparait le programme. Or peu avant, elle avait compris que tout le projet était remis à plat. Elle a été stupéfaite de voir écrit noir sur blanc sur la convention signée pas la ville que le 6, le 8 de la rue Anne Frank et le 25 de la rue Manhèse allaient être démolis. 

Des échanges, parfois assez vifs, on peut retirer les points suivants. 

Le maire a promis qu'aucun locataire ne serait obligé à quitter son logement s'il veut y rester. Il a laissé entendre que la SCIC, pour pouvoir réussir ce programme de démolition, ferait aux habitants des propositions de relogement très intéressantes. 

Il a dit haut et fort que la convention n'est pas un point d'arrivée mais un point de départ, que les actions prévues peuvent ne pas se faire 

La concertation commencera le 15 février (en fait les locaux où il est prévu de pouvoir rencontrer le chef de projet n'ont été ouverts que le 25 mars) ; elle durera plusieurs mois. Un adjoint au maire a dit qu'il serait présent en permance. Voilà qui assure une parfaite neutralité de cette concertation !

Le maire a reporté sur la SCIC tous les maux : c'est à cause d'elles que les habitants ont manqué d'informations ; elle est âpre au gain ; elle n'aurait pas dû tant résister avant d'accepter de n'être indemnisée qu'à la valeur comptable nette des appartements alors qu'elle les a déjà largement "amortis" ; c'est par amour de l'argent qu'elle ouvre dans le 25 des appartements dont elle sait qu'ils seront démolis dans quelques années ; il a fallu insister énormément pour qu'enfin elle dépose une demande de subventions pour entretenir les appartements (avec des subventions PALULOS)  etc. 

Tout cela mérite des commentaires, bien sûr

Au cours de ces échanges, une dame très respectée dans cette résidence qu'elle connaît très bien, a dit en un mot ce que pense la plupart des habitants :  il y a dans le programme de l'ORU des actions qui sont très bonnes, mais le projet de démolitions d'immeubles est STUPIDE ; et elle l'a répété. 

On en pourrait mieux dire  ; on peut ajouter coûteux, inutile et, pour certains, douloureux. De plus il ne résoudra pas les difficultés de la résidence. 
 

Commentaires sur la façon de procéder du maire
 

- Il est écrit dans la convention que les actions de la première phase sont "décidées et validées", alors que les habitants s'étaient prononcés contre ; et le maire nous dit maintenant qu'il fallait attendre la signature de la convention pour que la concertation puisse commencer. C'est assez étrange... Dans les actions de la première phase figure la destruction du 6 et du 8 Anne Frank, en 2004. 

- Il est vrai que la SCIC a des torts, puisqu'elle n'a pas assuré correctement l'entretien. La tactique du maire est de l'accabler de tous les maux, parfois de façon contradictoire : selon lui c'est elle qui voulait casser de très nombreux logements et c'est le maire l'a convaincue de réduire ce programme ;  il l'accuse sévèrement de louer des logements promis à la démolition - alors pourtant qu'il affirme que ces démolitions ne sont pas décidées. 

Cette tactique lui permet de ne pas répondre aux questions : quelle est la vraie raison de la démolition ? A quoi cela sert-il de démolir le 6 (4 étages) et le 8 (7 étages) si on ne démolit pas le 25 ? Pourquoi a-t-on tant tardé à demander le financement de l'entretien ? etc. Et quiconque s'oppose au maire sera présenté comme un allié objectif de la SCIC, donc voué aux gémonies ! 

Le maire applique ainsi la tactique bien connue du bouc émissaire ; c'est commode un bouc émissaire : cela permet d'éviter les accusations, de refaire contre lui l'unité d'un groupe. Une confrontation entre le maire, la SCIC et quelques représentants des habitants et des élus d'opposition serait assez instructive sans doute. Mais à chaque fois, le maire n'invite pas la SCIC puis il l'accable de reproches. C'est assez facile. 

- Les habitants sont opposés au projet pour deux raisons : ceux qui habitent des immeubles à démolir sont inquiets ; et presque tout le monde s'interroge sur l'utilité de ces dépenses. Le maire  laisse entendre que les  logements proposés seront meilleurs que les logements actuels et il dit que l'argent consacré à la démolition ne peut pas être employé à autre chose (toute  personne disant le contraire est de "mauvaise foi"). Pourtant, l'argent que la SCIC dépensera à démolir et reconstruire, c'est autant qu'elle n'aura pas pour entretenir ! Et même si elle est, d'après le maire âpre au gain, elle n'a pas trop d'argent. 

Il en est de même de l'Etat : il manque d'argent. S'il veut en dépenser pour démolir, il y a évidemment d'autres endroits où cela pourrait être utile ; MAIS PAS A PERGAUD ! 

Retenons ce mot : le projet de démolition est stupide.

Mais le maire peut arriver à vaincre les résistances, avec le temps, avec des promesses, en affirmant quelque chose puis son contraire, en déformant ce que disent ceux qui s'opposent à son projet, en abusant de son pouvoir d'information et de communication - et surtout en jouant sur la lassitude.

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Aujourd'hui, le mieux est de prendre le maire au mot et d'exiger une concertation équilibrée avec une information complète 

Ce qui suit a été écrit en février 2003 - voir aussi "dernière minute

La façon dont la municiplité a préparé cette convention est déplorable - voir l'historique et les raisons avancées pour la démolition. Mais aujourd'hui, il faut prendre la situation comme elle est. 

Le maire nous a dit  le 17 décembre 2002 au conseil municipal et l'a confirmé aux habitants le 11 janvier 2003 :

- Si les habitants ne veulent pas démolir, on ne démolira pas ; on ne forcera pas un habitant à déménager
- Le ministre lui a dit qu'il serait possible d'ajouter des actions au programme

Et Monsieur Champion a dit : il ne peut y avoir de bon débat que sur des propositions contradictoires.

Or, pour qu'il y ait un bon débat,
il faut que toutes les propositions soient étudiées avec le même soin.

Demandons au maire et à M. Champion de mettre leurs paroles en pratique.

Les propositions différentes de celles du maire devront être étudiées avec autant de soin que les propositions du maire.

Une idée - inspirée de ce qui se fait dans d'autres communes :

Une maison avec une dizaine de salles pour les activités culturelles proposées par la municipalité ou par les associations, des espaces communs comme un bar sans alcool, des tables de ping pong, un espace pour regarder ensemble un match ou une autre émission à la télé, et des services communs : l'accueil, l'information sur l'ensemble des activités, des accès internet, quelques activités pour tous - un "pot", un arbre de Noël etc. Les activités seront assez différentes  pour que l'on soit sûr d'y trouver quelque chose qui vous intéresse.

L'expérience d'autres villes montre qu'une telle maison crée de multiples liens sociaux.

Cette maison devra être sécurisée.
 

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Qui veut démolir cent logements à Pergaud ?

Et pourquoi ? Pourquoidonc ?

La résidence de Pergaud (650 logements), oeuvre des architectes Andrault et Parrat, est un bel élément du patrimoine de notre ville ; les bâtiments ont du caractère et sortent du commun, la résidence est aérée, les appartements sont très bien conçus. Leur surface est supérieure aux standards actuels ; ils sont très bien agencés ; d'une appartement quel qu'il soit, on n'a pas de vis à vis. Les espaces publics réservés aux piétons sont vastes. Il manque de places de parkings mais, si l'on  veut conserver l'espace réservé aux piétons et aux enfants, il y a de la place disponible autour de la résidence pour recevoir les voitures.

La résidence souffre malheureusement d'un manque déplorable d'entretien : des menuiseries laissent passer le vent et la pluie, les dégradations et les pannes ne sont réparées qu'avec beaucoup de retard, les espaces publics ne sont pas entretenus etc.

Elle souffre aussi du comportement coupable d'un petit nombre de jeunes qui démolissent ou agressent - et qu'il ne serait pas difficile d'éloigner pendant le temps qu'il faut pour leur apprendre ce que veut dire vivre en société - dans un  Centre d'éducation renforcée (CER) par exemple.
 
 

La démolition serait donc,  pour beaucoup

         un gaspillage de fonds publics,
        une insulte pour ceux qui n'ont pas de logements,
         une douleur pour tous ceux qui aiment leur logement et leur résidence

Participez au débat, écrivez-nous

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L'historique - de 2000 à juin 2003

- En 2000, à l'initiative de la ville, une étude est financée par la ville et par la SCIC

- en avril 2001, réunion des conseillers municipaux et de quelques représentants d'association pour présenter le projet de restructuration de Pergaud avec la destruction de 100 à 160 logements. Pas de dossiers préalable, une discussion réduite au minimum, pas de compte rendu des débats. Les motifs présentés étaient inconsistants ou fallacieux.

- en juin et juillet 2001 : présentation du projet par l'architecte-urbaniste qui en était l'auteur aux habitants, invités à se rendre à l'une des huit séances proposées.

- durant l'été 2001, constitution d'un dossier de demande de crédits pour une Opération de rénovation urbaine sur l'ensemble du quartier des Aunettes, le point fort de ce projet étant la restrcturation de la résidence. On y lit : "les habitants adhèrent très majoritairement à ce projet, qui prévoit pourtant la démolition de 144 logements". Cette affirmation est fausse, comme la suite va le montrer.

- le 1er octobre 2001, ce projet est retenu comme un projet d'ORU, opération de rénovation urbaine donnant droit à une subvention de l'Etat de 25 MF (3,3 millions d'euros).

- en octobre et novembre 2001, l'association Ste Geneviève Autrement lance le débat dans le numéro d'octobre de son journal et demande aux habitants leur avis sur une alternative : le projet présenté par la SCIC et la ville ou un autre projetoù la priorité serait l'entretien de bâtiments, la création de parkings et, non pas la démolition, mais des dépenses pour l'éducation de la jeunesse. Les réponses obtenues sont toutes favorables à la seconde proposition. Le maire est informé par une longue lettre du 8 décembre 2001.

- en mars 2002, comme cette lettre n'a pas reçu de réponse et que personne n'a d'information précise sur les suites de ce projet, malgréplusieurs questions posées au conseil municipal, Ste Geneviève Autrement va à la rencontre des habitants pour leur proposer de signer une pétition: "utilisons bien l'argent de nos impôts et de nos loyers". Nous avons frappé à plus de 400 portes (sur 650) ; environ 200 se sont ouvertes ; la pétition a recueilli un accord quasi unanime - seules cinq personnes se sont montrées favorables au projet de démolition. Une lettre a été adressée au maire, au préfet et au directeur général de la SCIC avec copie de la pétition signée - comme la lettre prédédente, cette lettre n'a pas reçu de réponse.

- le 6 avril 2002, dans une lettre adressée au habitants, nous leur avons rendu compte du résultat de cette pétition.

- en octobre 2002, Ste Geneviève Autrement a relaté cette affaire dans sa publication périodique où H. Prévot a écrit dans l'éditorial : "il semble que la réaction quasiment unanime des habitants ait eu un effet. En tous cas, le maire m'a dit que le dossier était "remis à plat" et qu'une nouvelle consultation serait faite bientôt".

- en novembre 2002, comme aucune information n'était donnée par la mairie, les conseillers municipaux de Ste Geneviève Autrement ont interrogé le maire en réunion du Conseil municipal. Dans sa réponse le maire a laissé apparaître qu'il avait insisté auprès de la SCIC pour que celle-ci accepte, pour les démolitions, une faible compensation financière ; cela montrait que la ville est plus favorable à la démolition que la SCIC. 

- le 8 décembre 2002 Henri Prévot adresse une lettre au ministre Borloo pour lui faire part de l'avis des habitants et lui demander de ne pas prendre de décision irrévocable avant d'avoir complété son information.

- Cinq jours avant la réunion du Conseil municipal du 17 décembre, les conseillers muncipaux reçoivent le projet de convention préparé par la commune. Ce projet comporte des actions intéressantes ; on y voit aussi la démolition de 100 logements, avec la date et le financement.

- Le 17 décembre, en réunion du Conseil municipal, le maire nous dit que ce projet "n'est pas inscrit dans le marbre" et que les actions prévues peuvent être abandonnées après consultation des habitants. Les élus de Ste Geneviève Autrement ont fait des observations sur un ton serein et grave (on peut en lire le texte). Le maire a répondu avec violence.  Il indique que les opérations de démolition ne se feront pas si les habitants ne sont pas d'accord. Il dit aussi que le ministre lui a dit qu'il serait possible d'ajouter d'autres actions à l'ORU.

- Le 18 décembre le maire fait distribuer une lettre dans les boîtes à lettre de Pergaud où il écrit que le programme "comporte des propositions qui pourraient intégrer à la fois des démolitions (au 6 et 8 rue A. Franck et au 25 rue F.H. Manhès)" Il affirme que "rien ne se fera sans l'accord d'une majorité d'habitants" - sans préciser de quels habitants il s'agit (ceux des Aunettes, ceux de Pergaud -  ou, mais ne rêvons pas, ceux de chacun des appartements détruits...). Il les invite à une réunion de "concertation", le 11 janvier à 10h30.

- Le 19 décembre, Henri Prévot a adressé une lettreà tous les habitants pour les inciter à prendre le maire au mot et participer activement à la consultation proposée. Une question se pose : admettons qu'il soit possible de ne pas faire les démolitions prévues dans le programme ; est-il alors possible d'introduire, à la place, des actions qui ne  sont pas prévues et qui ne sont pas plus chères - comme des investissements pour la jeunesse ?

-Fin décembre 2002, les habitants s'interrogent, sont perplexes, parfois découragés et désemparés.

- Le 11 janvier 2003, le maire a tenu une réunion avec les habitants de Pergaud où il leur confirme que rien n'est décidé et les invite à participer à une "concertation".

- Le 31 janvier 2003, pour les informer de la réunion du 11 janvier, Henri Prévot écrit une autre lettre aux habitants ; la concertation pourrait être l'occasion d'obtenir que la priorité soit donnée à la réhabilitation.

- Fin janvier le magazine de la ville présente l'opérationà sa façon.

-  Fin mars 2003 ouverture des locaux du "chef de projet" ORU, dans le nouvel immeuble près du lycée Einstein. 

- Début avril 2003 : visite du ministre ; nous l'avons apprise par la presse et nous n'avons à ce jour (11 avril) aucune autre information, ce qui en passant montre comment la municipalité conçoit la "concertation"

- Mai juin 2003  : la Scic tient une réunion avec les habitants de Pergaud et parle d'une démolition en août 2004. Le 25 juin, elle tient une réunion avec seulement les habitants du 6 et du 8 et non ceux du 25, avec la présence du maire, pour engager une opération d'offre systématique de relogement. Le 24 juin, Ste Geneviève Autrement est intervenu au Conseil municipal pour demander ce qui était effectivement décidé ; nous n'avons pas eu de réponse. On devine donc que la démolition du 6 et du 8 serait décidée mais non celle du 25. 

Les habitants se demandent pourquoi avoir fait signer par la Ville, la Communauté d'agglomération, le Conseil général, le Conseil régional, le préfet et la SCIC le même programme que celui qui avait été présenté 18 mois auparavant et dont ils avaient dit qu'ils ne voulaient pas. Devant cette obstination, peut-on vraiment croire celui qui dit que ce programme peut ne pas se faire ? Plus grave : quelques personnes ont été choisies par la municipalité et réunies pour préparer cette action. Ce furent les premières surprises lorsqu'elles ont appris le contenu du programme de la convention signée le 19 décembre. 

Nous verrons si cette affaire qui a commencé dans la contrevérité ("les habitants sont d'accord") et s'est poursuivie dans la dissimulation se termine dans une véritable concertation ou... dans la manipulation.

Une concertation, c'est un débat, entre des personnes qui ont toutes suffisamment d'information, et où il est possible d'étudier sérieusement différentes options proposées par ceux qui participent à la concertation. 
 

Quelques questions :

écrit en début 2003

   - Pourquoi démolir ? -  les motifs entendus depuis dix-huit mois ne sont vraiment pas sérieux

  - Est-il encore possible de ne pas démolir ?  Même si cela peut étonner, le maire nous dit en janvier 2003 que la réponse est OUI.

Quand on presse le maire de questions, il répond en effet que le programme signé avec la convention n'est pas définitif et que tout peut être changé. Etrange ! Un premier projet présenté au gouvernement il y a dix-huit mois comportait la démolition de logements ; depuis un an les habitants font savoir qu'ils sont opposés à la démolition du premier logement. Et, aujourd'hui une convention signée par sept institutions prévoit la démolition de 100 logements, avec dates, coûts et financements - et l'on nous dit que cela peut être changé. 

Comment peut-on le croire alors que dans la convention on lit que les opérations de la première phase sont "décidées et validées" ; comment le croire lorsque l'on a entendu le président de la Communuaté d'agglomération présenter ce projet comme décidé dans son intégralité (réunion du 18 décembre) ?

Même si on n'y croit pas trop,  prenons le maire au mot et espérons encore que les démolitions ne sont pas déjà décidées.

   - Si l'on ne démolit pas, pourra-t-on utiliser tout ou partie des fonds prévus pour la démolition pour financer d'autres actions, notamment pour la jeunesse et la culture ?

   - Comment se fait-il que les travaux de réhabilitation ne soient mentionnés que dans un "programme complémentaire" et que leur financement ne soit pas encore obtenu ? Ne faut-il pas exiger que les travaux de réhabilitation soient faits en priorité, donc engagés en 2003 ?

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Réagir dans la sérénité et l'efficacité

écrit en début 2003

Il faut savoir que si un locataire est en règle, il est impossible, légalement, de l'obliger à quitter son appartement avant la fin du bail. Pour démolir des appartements, il faut donc convaincre les locataires de s'en aller.

Une façon souvent utilisée est de les déstabiliser en ne leur donnant pas d'informations certaines, et de les décourager en n'entretenant pas les bâtiments ni les appartements.

Mais il ne faut pas se décourager car, en refusant tout simplement de s'en aller,  il est possible de résister calmement, pacifiquement et efficacement.

Il serait bon aussi de prendre le maire au mot et d'exiger ue vraie concertation, où l'on puisse étudier plusieurs possibilités différentes.

Le 11 janvier 2003, le maire a anoncé que la concertation serait permanente, dans le nouveau local municipal, près du lycée Einstein, à partir du 15 février 2003, (en réalité depuis la fin mars) et qu'elle durerait plusieurs mois. 

On verra alors ce que préfère la municipalité : casser ou investir pour la jeunesse et la culture.

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Les raisons avancées

pour justifier la démolition de cent logements à Pergaud

varient avec les saisons

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Au début, tout simplement, la raison était que les bâtiments sont plus hauts que la cime des arbres et font de l'ombre (document remis au gouvernement en septembre 2001). 

On a fait une relation entre la taille des immeubles et l'insécurité (mais cela n'a pas duré longtemps). Plus durable a été l'explication suivante :  Pergaud est un repère de brigands : "La résidence Pergaud concentre les plus nombreux signes de dégradation profonde" (document remis au gouvernement en septembre 2001) ; il faut donc faire une rue pour des raisons de sécurité, pour permettre à la police de faire des rondes (cette raison n'est plus avancée depuis que quelqu'un a fait remarquer qu'il suffit d'une minute pour mettre le feu à une voiture ; il faudrait beaucoup de rondes). 

Ensuite, on nous a dit que, si l'on casse, c'est que le nouveau ministre y tient absolument. On comprend en effet qu'il faille démolir  bien des immeubles construits en catastrophe pour remplacer les bidonvilles. Mais ce n'est pas le cas de Pergaud, un bel ensemble qui a du caractère et où les appartements sont vastes et bien conçus, un élément du patrimoine de notre ville. Et le 25 Manhès est un des rares - sinon le seul - immeubles de toute la ville où l'on trouve des appartements conçus pour les handicapés moteurs. 

Puis un autre argument est venu en force : faire de la place pour les parkings ; mais quelqu'un a fait remarquer que l'on veut aussi faire des rues et que la surface des nouvelles rues est supérieure à celle des bâtiments démolis... 

En définitive la raison la plus "forte" est "démolissons pour dédensifier" : expression qui paraît frappée au coin du bon sens mais qui n'explique rien : il est évident que si l'on démolit on dédensifie et réciproquement. Il faut dire pouruoi on veut dédensifier. Dans certains documents on constate que la densité à Pergaud est supérieure à celle du tissu pavillonnaire, ce qui ne saurait surprendre ; en fait elle est à peine supérieure à celle du U de St Hubert. Et 115 logements par hectare n'est pas une forte densité. D'ailleurs personne à Pergaud n'a la sensation d'étouffement. 

Dans le magazine de la ville de janvier 2003, changement de ton : le maire ne parle de démolition ; c'est M. Claude Rolland qui s'en charge et ce qu'il dit est assez savoureux : "le projet proposé pour la résidence Pergaud n'a pas pour objectif de démolir des logements"   "le projet propose (...) surtout la création d'une nouvelle voie pour permettre aux ambulances, aux pompiers, aux policiers d'accéder facilement aux pieds d'immeubles. C'est pour tout cela que nous sommes contraints (sic) de toucher au bâti". Cela veut-il  dire qu'aujourd'hui, les ambulances et les pompiers ne peuvent pas accéder aux bâtiments ? C'est vraiment écrire n'importe quoi ! Il a pu arriver qu'un ambulancier n'ait pas pu passer les barrières ; pour l'éviter, peut-on avoir un gardien sur place jour et nuit ? Peut-on utiliser un dispositif électronique qui permet aux policiers, pompiers et ambulanciers d'ouvrir la barrière ? Que non ! Pour la municipalité, le plus simple est des casser des immeubles. Mai attention ! ce n'est pas son but ! 

La question demeure donc : pourquoi veut-on faire des millions d'euros de travaux immobiliers ? Chacun cherchera une réponse à cette question. 

Mais on veut éviter  la question : la décision de casser étant prise, il faut "lever les réserves" (troisième étape de la "concertation" telle que décrite à l'article 7 de la convention) ; pour cela il faut essayer de raccrocher la décision à une réelle préoccupation des habitants, ce qui peut donner ceci : 

- Il y a un problème de sécurité ? Cassons : c'est bon pour la sécurité puisque les policiers pourront faire des rondes : cela a été dit et répété jusqu'à ce que l'on en montre l'inanité. 
- Il y a un problème de parking ? Cassons : c'est bon pour trouver des surfaces - c'est l'argument le plus récent, écrit dans une lettre du maire du 18 décembre, mais fallacieux, comme on l'a dit. 
- Il y a un problème de bruit dans les cages d'escalier ? Cassons : il n'y aura plus d'enfants (dit par le maire au conseil municipal du 17 décembre) 
- Un ambulancier n'a pas pu lever une barrière ? Cassons pour faire une rue et supprimer ces espaces sans voitures vraiment trop gênants. 
- Il y a un problème de chauffage dans les appartements, que le système soit mal réglé ou que les menuiseries ne soient pas étanches ? Cassons les immeubles ; il n'y aura plus de problèmes de menuiserie (cet argument est lui aussi récent : il m'a été donné au conseil municipal par le maire, peu content de l'intervention que je venais de faire). 

Et si l'on entretenait comme il faut ces beaux immeubles ; si l'on redonnait à ces espaces communs leur convivialité ? 

Et si l'on prenait  sérieusement soin des enfants et des jeunes, pour les occuper intelligemment ("l'oisiveté est la mère de tous les vices"), pour ouvrir des espaces où ils puissent se réunir ailleurs que dans les halls d'immeubles ou, pour ceux qui en ont besoin,  pour leur apprendre ce que veut dire vivre en société ?

Et si l'on se penchait sur le cas d'autres expériences passées qui montrent que toute démolition laisse  un deuil long à effacer ? - voir des études sociologiques réalisées sur le sujet.

Vous n'y pensez pas !  Il faut casser !

Henri Prévot


Note écrite en janvier 2003  maire dit et écrit que "rien n'est décidé", que les actions prévues par la convention ne sont pas "inscrites dans le marbre".

On veut bien faire l'effort de le croire ; c'est un effort car on est obligé de remarquer que cette convention est signée par sept institutions, que toutes les actions sont chiffrées, datées et que leur mode de financement est indiqué dans la convention. Pourquoi avoir passé tant de temps à négocier tout cela alors que les habitants ont déjà fait savoir massivement qu'ils y sont opposés ? La "concertation" peut elle être autre chose, aujourd'hui, qu'un effort de la municipalité pour convaincre que c'est elle qui a raison ? Nous verrons.

En septembre 2004 : On voit en effet : le début de la démolition.
 
 

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Intervention de Henri Prévot, conseiller municipal
à la réunion du Conseil municipal du mardi 17 décembre 2002 


Combien coûte en réalité la démolition, ;  quelle que soit la façon de compter cela, ce sont les contribuables et les locataires qui paieront ; quels sont les avantages de la démolition ? Le maire a-t-il tenu compte de l'avis des habitants, considère-t-il  que la consultation des habitants est déjà faite ou reste à faire et sur quoi précisément ? En conclusion, on rappelle qu'il nous a dit que le programme peut être modifié ; ce programme sera bon si l'on utilise tout ou partie de l'argent de la démolition à amplifier le projet de "maison de l'enfance" pour en faire une "maison pour tous" ou à construire un gymnase de plus ou d'autres équipements pour la jeunesse et la vie sociale.
 

Cela fait longtemps que l'on entend parler à Ste Geneviève d'une Opération de rénovation urbaine sans savoir exactement de quoi il s'agit, comment les programmes sont élaborés, quel est leur contenu et quelles sont les échéances. Certes, vous nous avez donné des informations mais seulement lorsque notre groupe de Ste Geneviève Autrement vous les demandait et ces informations étaient partielles ; nous étions obligés d'essayer de deviner ce qui ne nous était pas dit. Et nous devons avouer que nous sommes trompés dans cet exercice. 

Vous nous avez dit qu'il y aurait des travaux de voirie ; vous nous avez parlé d'équipements collectifs. Nous retrouvons cela dans le projet de convention et nous vous disons simplement que c'est bien. Quant aux équipements collectifs nous sommes satisfaits, bien sûr d'y trouver un aménagement du gymnase Copernic, que vous appelez "requalificaion" sans que rien dans le dossier que vous nous avez remis ne nous permette de savoir de quoi il s'agit. L'implantation de la Poste avait été annoncée depuis longtemps. La "Maison de l'enfance" est un projet ancien, déjà annoncé dans votre programme de campagne. Il est prévu pour 3 Millions d'euros, ce qui est une somme conséquente. Quant à la "Maison des associations", avec un investissement de 200 000 euros, on ne peut pas en attendre beaucoup. 

Nous avions cru deviner que, parmi les équipements publics nous verrions le projet d'une "Maison pour tous" où jeunes et adultes pourraient se retrouver pour une vie associative, pour trouver des informations ou une aide personnalisée, assister à des mini spectacles réalisés par de jeunes artistes de la ville, utiliser les nouveaux moyens de communications dans un espace mutlimédia ou simplement pour causer, regarder ensemble un match à la télé, faire une partie de ping-pong ou de billard, etc. Nous ne le voyons pas. 

On voit la démolition de cent logements

De grosses dépenses sont prévues à Pergaud. La principale préoccupation des habitants est la dégradation du bâti puis vient le manque de places de stationnement et le mauvais état des espaces communs. Or la "réhabilitation du patrimoine conservé de Pergaud" vient en "actions complémentaires en cours de définition" (voir p 7), c'est à dire, comme le dit l'article 1 (page 3, 4ème alinéa) "actions en cours de montage ou de validation, devant être confirmées au plus tard par avenant dans l'année suivant la signature de la convention". 

La réflexion sur Pergaud qui conduit à ce programme a commencé comme cela est rappelé au début de l'article 1 en octobre 2000, il y a plus de deux ans ; tout le monde a rappelé cette urgence de l'entretien (le manque d'étanchéité des menuiseries extérieures, l'humidité dans les caves cause de la prolifération des rats, des fissures au plafond etc.). Nous mêmes nous nous en sommes faits l'écho, ici même ou dans notre journal. Mais depuis deux ans, un programme de réhabilitation en est toujours au stade de la "définition". C'est donc pour nous une surprise. Qui plus est, dans le plan de financement, ce poste n'est même pas mentionné. 

    Le coût de la démolition

Par contre, comme dépenses, nous trouvons la démolition de 100 logements, 46 parmi les "actions programmées" (il s'agit des 6 et 8 rue Anne Franck) et 55 parmi les "actions du programme complémentaires en cours de définition" (il s'agit du 25 rue Manhès). Le financement de ces actions est prévu. Nous voyons aussi la construction d'une rue en première étape et d'une deuxième rue en deuxième étape. Le coût de ces opérations de démolition et de construction de rue est évalué en première étape à un niveau de 2,2 millions d'euros. Je ne compte pas dans cette somme les dépenses prévues pour l'aménagement des "îlots résidentiels" pour reprendre l'expression figurant au dossier, soit 1,5 Millions d'euros. 

En deuxième étape, la démolition du 25 rue Manhès et la création d'une nouvelle rue coûteraient 2,1 millions d'euros. 

Ces opérations, dont le montant total est donc 4,3 millions d'euros, recevront une partie de leur financement d'une dotation du budget de l'Etat directement affectée à la démolition, pour un montant de 1,4 millions d'euros. Vous nous avez dit qu'il serait absolument impossible de toucher cette subvention sans démolir. Soit ! Mais la démolition et la construction de rue laissent à la charge du budget ORU de la Région, du conseil général, de la Communauté d'agglomération et de la SCIC une somme de 2,9 Millions d'euros. Il dépend de ces organismes d'utiliser leurs fonds pour la démolition ou pour autre chose. 

Ces chiffres ne reflètent pas la réalité des coûts. Vous nous avez confié, M. le maire, que vous étiez en pourparler parfois difficiles avec le bailleur, ce qui laisse penser qu'il est plutôt réticent devant ce programme de démolition. Je sais que la SCIC a de grands torts sur ce quartier et je ne me suis pas fait faute de l'écrire. S'il m'arrive de dire quelque chose qui vous a déjà été dit par la SCIC, je vous prie donc de n'y voir aucune connivence coupable ; à ce compte, il serait impossible de vous objecter quoi que ce soit. Cela dit, dans les dépenses de démolition le "coût financier" est compté comme égal à la valeur nette comptable des appartements démolis, c'est à dire la valeur initiale non réévaluée du fait de l'inflation, diminuée de l'amortissement et augmentée des travaux de réhabilitation. Ainsi la valeur comptable est tirée vers le bas par le fait que l'on part de coûts non réévalués de l'inflation. Quelle est la valeur réelle ? Question évidemment difficile. Bornons-nous à dire que c'est la valeur estimée par les Domaines, qui reflète les gains que la SCIC pouvait normalement attendre de ces logements. D'après les experts que j'ai pu consulter dans le bref délai disponible depuis que j'ai reçu ce dossier, la valeur pourrait être égale à la moitié du neuf, environ. Alors que la valeur nette comptable est de 16 000 euro par appartement, la valeur estimée par les Domaines pourrait donc être de l'ordre 50 000 euros par appartement. Le manque à gagner de la SCIC serait donc, non pas de 1,6 millions d'euros mais de 5 millions d'euros. Si donc on calcule le coût comme la différence entre ce qui se passe avec démolition et construction des deux rues ou sans démolition, le coût est de 7,7 millions d'euros. 

C'est un coût pour la société en général qui sera, en définitive, financé par nous tous, à travers nos impôts ou à travers les loyers, car le manque à gagner de la SCIC sera inévitablement reporté sur ses locataires - je dis bien inévitablement ; n'y voyez là aucune trace d'idéologie ni aucun jugement sur la façon dont la SCIC joue son rôle de bailleur social : les loyers qu'elle ne perçoit pas, les logements dont elle ne dispose plus, elle sera obligée de les compenser par ailleurs, d'autant plus qu'il manque de logements sociaux en France. 

   Quel est l'avantage attendu ?

En face de ce coût, il y a évidemment un avantage ; il serait bien étonnant que de telles dépenses ne s'accompagnent pas d'une amélioration du cadre de vie. Mais où est l'avantage ? Sur la sécurité ? Nous ne le pensons pas ; les causes de l'insécurité sont ailleurs que dans la hauteur des tours ; vous le savez fort bien, Monsieur le maire, la sécurité relève ici non pas de l'urbanisme mais de la politique de peuplement et de l'éducation, celle des jeunes et celle de quelques adultes ; d'ailleurs, contrairement à des documents antérieurs, votre document ne prétend pas que le principal objectif de la restructuration est la sécurité. 

Quel est donc l'avantage attendu : une vie plus conviviale ? Peut-être, mais cela n'est pas sûr car la convivialité des espaces publics a d'abord souffert du mauvais entretien et de l'insécurité ; les espaces de convivialité existent ; il faut les aménager. En sens inverse les projets prévus dans cette convention peuvent causer des désagréments, voire de la gêne, par exemple avec la circulation des voitures engendrée par ces nouvelles rues. 

Indéniablement la destruction d'immeubles laissera de la place pour le parking puisqu'il y aura une centaine de voitures en moins et de la surface au sol en plus ; mais en définitive peut-être pas beaucoup car il faut diminuer la surface occupée par les immeubles démolis de la surface occupée par les rues. Si l'on suppose que la démolition de 100 logements permet de diminuer l'excédent de voitures d'une centaine, cela fait cher la place de parking. 

En fait la bonne question à se poser est plutôt celle-ci : les partenaires à la convention s'engagent à dépenser, hors dépenses liées directement à la démolition, selon le mode de calcul 2,9 millions d'euros ou 6,3 Millions d'euros. Retenons la valeur basse : 2,9 millions d'euro. Ne pourrait pas dépenser cette somme de façon plus utile ? 

Qu'en pensent les habitants de la résidence ? 

Encore faut-il leur poser la question. Or qui leur a posé la question ? Le projet de convention parle de la consultation faite durant l'été 2001. J'y ai participé et j'en ai lu le compte-rendu. Le projet de restructuration de Pergaud était présenté par l'urbaniste lui-même qui l'avait conçu ; les seules options présentées étaient de démolir de 100 à 160 logements ; je ne sais pas combien de personnes ont visité l'exposition ; mais je sais qu'elles furent une trentaine seulement à faire des réponses écrites, dont la moitié n'habite pas la résidence. Quant à nous, le groupe Ste Geneviève Autrement, après une première consultation des habitants en novembre 2001, en mars 2002, nous avons proposé une pétition pour que les fonds publics et ceux des loyers soient entièrement consacrés à l'entretien du bâti et des espaces publics, à la création de parkings et à des équipements collectifs. Sur les 650 logements de la résidence Pergaud, ceux qui proposaient la pétition ont frappé à 450 portes dont la moitié environ se sont ouvertes. 95 % des personnes qui on ouvert leur porte ont signé cette pétition : 230 portes ouvertes au hasard, c'est beaucoup plus qu'un sondage. 95 % de signatures, c'est une quasi unanimité. Je vous ai informés des résultats de cette pétition en vous donnant une copie de tous les noms, adresses et signatures. Or dans le projet que vous nous présentez on ne voit nulle trace de cette consultation. Les gens qui se sont prononcés sont ignorés. 

La consultation des habitants

Pourtant vous nous dites que vous donnez grand prix à la consultation. Vous décrivez fort justement trois étapes : je cite phase 1 : "l'évaluation des problèmes posés et des orientations pouvant y répondre" ; puis, phase 2, "proposer et apprécier les différents scenarii et modalités optionnelles des projets", puis enfin, phase 3 : "la levée des réserves, l'argumentation partagée des choix retenus et la validation d'un projet, ainsi choisi en concertation". 

En lisant cette convention, on a du mal à voir à quelle étape de ce processus nous nous trouvons aujourd'hui, selon vous. Vous nous dites qu'une concertation s'est faite depuis le début de l'année, qu'un groupe d'habitants a été formé et se réunit régulièrement. Je vous ai demandé il y a un mois qui sont ces personnes et comment elles ont été choisies mais vous ne m'avez pas répondu sur ce point. Combien de réunions ont-elles été tenues, des comptes-rendus ont-ils été rédigés et approuvés par les participants, où peut-on consulter ces comptes-rendus ? En tous cas, le projet que vous nous présentez est déjà élaboré, les investissements ont été choisis et chiffrés et un plan de financement est donné. Certes, il reste une place pour la concertation : l'emplacement exact des équipements reste à fixer, de même que la largeur des rues et leur statut de voie unique ou à double sens. Mais les grandes options - choix des équipements collectifs, démolition d'appartements - semblent être déjà prises. Si tel était le cas nous en serions, pour ces grands choix, à la phase 3 et la concertation que vous nous promettez aurait pour objet de "lever les réserves" sur ces grands choix. Il ne s'agirait plus de consultation mais de "communication". Pourtant, vous nous avez dit que tout est amendable. 

En conclusion

Nous serons donc contents d'approuver le programme d'actions prévu dans cette convention, qui comporte beaucoup de bonnes choses, après deux modifications qui vont ensemble et forment un tout : 1- ne rien démolir à Pergaud et 2- employer tout ou partie des fonds prévus dans le plan de financement et rendus disponibles par l'abandon de la démolition pour amplifier votre projet de maison de l'enfance et en faire une maison pour tous qui remplirait aussi les fonctions du Ludion à Villemoisson ou du CEC de Yerres, et pour construire un ou deux gymnases de plus.
 
C'est pourquoi, en l'état actuel de votre projet, nous ne pouvons pas voter "pour" ce qui ne nous empêche pas de noter, comme nous l'avons déjà dit, qu'il s'y trouve des actions tout à fait utiles. 

Comme il est probable que notre vote ne pèsera guère sur votre décision, nous serons des interlocuteurs constructifs et attentifs. Et dès maintenant nous vous recommandons vivement d'inscrire dans le programme la réhabilitation du bâti non démoli, non pas en opérations complémentaires mais en toute première priorité et d'indiquer explicitement dans la fiche financière comment cette opération sera financée. Et nous vous recommandons de donner une information précise et "en temps réel" à des habitants qui souffrent beaucoup de l'incertitude où ils sont plongés. Nous estimons enfin que les travaux de la première tranche doivent avoir une logique en eux-mêmes et ne pas être conçus comme la première pièce d'un engrenage qui rendrait inévitable la réalisation de la seconde tranche. 

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Etat de la situation le 28 mars 2002 

Les habitants refusent la démolition d'appartements
leur priorité : l'entretien des bâtiments et l'éducation de la jeunese

Au fur et à mesure que nous recueillons des informations, nous nous interrogeons sur la façon dont ce projet a été conçu.

Une étude commanditée et financée par la ville il y a deux ans dont les conclusions n'ont pas été communiquées en leur temps au Conseil municipal ; une drôle de "concertation" au Conseil municipal en avril 2001 sans dossier préalable, sans dossier remis en séance et sans compte-rendu de réunion ;  une drôle de consultation de la population où le projet était présenté comme quelque chose de déjà décidée ; un dossier présenté à Paris sans avoir été étudié dans le département, très sommaire et où on lit des choses surprenantes ; par exemple : les habitants "adhèrent très majoritairement à ce projet, qui prévoit pourtant la démolition de 144 logements". 

Le conseil municipal n'a été informé qu'au mois de février 2002 de la décision prise à Paris le 1er octobre 2001 d'accorder une subvention de 25 millions ; des informations non officielles confirment que le projet prévoit la démolition d'au moins 100 logements ; au conseil municipal, le maire dit à l'opposition qu'en contestant le projet elle risque de faire perdre cette subvention à la ville - n'est-ce pas une forme de pression pour interdire de proposer autre chose que ce qui a été prévu par la municipalité ? 
Nous avons voulu  y voir de plus près.

Nous sommes donc aller interroger les habitants en leur proposant de signer une pétition qui demande que l'on utilise l'argent public et celui des loyers à l'entretien des bâtiments et à l'éducation de la jeunesse (y compris, quand il le faut, les sanctions et les maisons d'éducation renforcée). Nous avons frappé systématiquement à toutes les portes de la plupart des immeubles : c'est dire que nous n'avons pas choisi les personnes à qui nous proposions cette pétition.  Nous avons ainsi parlé à plus de 200 personnes appartenant à plus de 200 foyers différents.

97 % des habitants de Pergaud que nous avons rencontrés  sont opposés à cette démolition. 

Et nous entendons la tristesse, l'inquiétude, l'angoisse, la révolte des habitants qui aiment leur appartement, qui aiment leur quartier et que l'on va chasser sans aucun motif valable, pour répondre à ce qui apparaît être une idée inexplicable. Changer de quartier, quand on ne l'a pas choisi est un traumatisme ; quitter de beaux appartements pour des appartements qui seront moins confortables est inacceptable.

Aucune raison valable n'est donnée. On lit et on entend dire qu'en détruisant 140 logements, on pourra faire une nouvelle rue qui rendra les rondes de police plus faciles ! Nous avons répondu que pour mettre le feu à une voiture, il suffit de deux minutes, moins encore pour casser une vitre ; si on veut l'empêcher avec des rondes de police, il faudra en faire beaucoup. Mieux vaut faire en sorte que personne n'ait envie de mettre le feu aux voitures ou casser une vitre.

Nous avons présenté les résultats de cette enquête au conseil municipal, le 26 mars. La réaction est assez navrante : j'ai été accusé de faire de la manipulation. 

Disons que ce résultat a surpris la municipalité ; elle va sans doute réfléchir en constatant le grand nombre de signataires.  Car dès le lendemain,  j'ai remis au maire et adressé au directeur général de SCIC Habitat une copie de la pétition avec une lettre de présentation. Une copie a été également adressée au préfet.  J'ai rendu compte du résultat de cette pétition dans une lettre adressée à tous les habitants de la résidence. 

Mais "ce n'est pas gagné" : il faut continuer de travailler avec les administrations du département et, à Ste Geneviève, avec le directeur du projet, M. Laurent Nouchi.

Tout l'effort de la ville doit être tendu vers l'éducation de la jeunesse.

C'est pourquoi , après nous être renseignés auprès des autorités du département, nous demandons  de réorienter le projet pour le consacrer exclusivement

          - à l'entretien et à la remise en état des bâtiments, des appartements et des espaces communs

         - à l'éducation de la jeunesse : les crédits d'Etat de l'ORU ne peuvent être employés que pour l'investissement ; or les idées ne manquent pas : par exemple une Maison des jeunes et de la culture,  des locaux associatifs et, pour les jeunes qui doivent être remis sur les rails, des maisons d'éducation adaptée -avec une convention avec le ministère de la Justice. La Région, le département, la Communauté, la ville, la SCIC sont libres de l'emploi de leurs fonds : ils pourront donc financer des éducateurs, des animateurs, l'encadrement de Travaux d'intérêt général (TIG), le soutien apporté aux parents pour l'éducation de leurs enfants etc.

Nous avons besoin de cette subvention de l'ORU pour réaliser des investissements nécessaires.

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La pétition signée en mars 2002 par

plus de 200 habitants de Pergaud
appartenant à plus de 200 foyers 

soit 97 % des habitants rencontrés
Nous n'avons pas choisi les habitants à qui nous présentions cette pétition : nous avons frappé systématiquement à toutes les portes de la plupart des immeubles. 
 
 

L’Etat donne à Ste Geneviève des Bois 25 Millions de Francs (3,8 M euros) 
pour une ORU : opération de rénovation urbaine 
Le projet initial prévoit la démolition de plus de 100 logements 

Monsieur le maire,
Monsieur le Président de SCIC Habitat Ile de France

Utilisez bien l’argent public et celui de nos loyers

Ne démolissez pas des logements qui sont de qualité, mais 
    - Entretenez les immeubles et remettez les appartements en bon état 
    - Entretenez les espaces communs 
    - Faites des parkings et sécurisez-les 
    - Investissez pour l’éducation de la jeunesse : Maison des jeunes et de la culture, locaux associatifs, centre d’éducation adaptée etc. 

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Au sujet de la pétition, on peut lire un très beau texte de Ledru-Rollin
 
 

- Le 5 mars 2002, nous sommes intervenus encore au Conseil municipal.

La municipalité a demandé à la SCIC d'élaborer un projet de "restructuration" de Pergaud en démolissant le 25 de la rue Manhès, le 6, le 8 et sans doute le 2 de la rue Anne Frank et de supprimer les trois étages supérieurs des tours de dix étages, soit en tout 160 logements sur 640. Cette opération coûterait 100 millions, auxquels il faudrait ajouter le coût de la reconstruction de 160 logements ; en tout au bas mot 140 millions de francs. La SCIC a suivi mais s'interroge encore. La direction départementale de l'équipement n'a pas encore étudié vraiment le dossier. 
 

La bonne question, que la municipalité n'a pas l'air de se poser, est la suivante : 

pour retrouver le bonheur de vivre à Pergaud, n'y a -t-il pas un meilleur usage de cet argent que de casser des immeubles ?


 
 

Informations recueillies le 2 février 2002

Le conseil municipal prendra une décision le 5 février d'une part sur le lancement d'un diagnostic urbain au sujet de l'ORU, d'autre part pour créer un poste de directeur de l'ORU, pour mettre en leuvre le programme. C'est la première fois que le conseil muniicpal sera informé officiellement de la décision prise par le CIV quatre mois auparavant. Les informations recueillies auprès de la ville et d'autorités autres que la commune, il semble ressortir les points suivants : 
   - le dossier remis au CIV fait état de l'approbation très majoritaire des habitants de Pergaud malgré la démolition d'un grand nombre d'apprtements ; or nous avons recueilli des témoignages complètement différents 
   - le programme de démolition  des appartements de Pergaud est celui de la ville et non, d'abord, celui de la SCIC 
   - la décision du CIV est une décison de principe. Si le diagnostic montre qu'il y a mieux à faire que de démolir des appartements, le programme présenté au CIV pourra être infléchi. 
 

La suite a été écrite début février 2002

Il est possible de réorienter le projet initial

La ville bénéficie en principe d'une subvention de 25 Millions de Francs  pour une opération de rénovation urbaine, ORU, sur le quartier des Aunettes. Le dossier a été remis à la Délégation interministérielle à la ville sans avoir été étudié par les administrations du département, préfecture et direction départementale de l'Equipement. 
dossier remis au Comité interministériel de la ville, CIV, prévoit la démolition de plus de 140 logements à Pergaud 
- une étude de diagnostic urbain doit être faite ; le programme effectif dépendra des résultats de cette étude ; a priori, il peut être différent du programme remis au CIV 
- nous insistons auprès de la ville pour que ce programme donne la priorité à l'entretien des bâtiments et des espaces publics et à l'éducation des jeunes, y compris la sanction, le placement en centres d'éducation renforcée en milieu ouvert ou fermé, l'action auprès des parents pour leur rappeler leurs responsabilités 

- le vendredi 1er févirer 2002 nous avons organisé une rencontre entre un journaliste du Parisien et des habitants. Un article, paru le 7 février rend bien compte de ce qu'il a vu et entendu. 

- Le 5 février, au Conseil municipal, nous avons demandé de consacrer les fonds publics à la solution des vrais besoins : l'entretien des immeubles et des espaces publics, l'éducation des jeunes, y compris des maisons ou des centres d'éducation renforcée. On nous a répondu que si en définitive la ville ne recevait pas les subventions qu'elle attend, ce serait de notre faute ! 
 

Dans la suite de ce texte, notre action en octobre et novembre 2001
 

Nous avons posé la question dans notre journal d'octobre 2001 et nous avons distribué une feuille dans chaque boîte à lettres de la résidence pour demander aux habitants leur avis sur un projet alternatif. Les réponses que nous avons reçues sont, à quelques exceptions près, unanimes : ce n'est pas en démolissant des logements à Pergaud que l'on retrouvera le calme, la tranquillité et la propreté. Mieux vaut s'occuper de la jeunesse, en assurant une présence d'éducateurs en nombre suffisants, avec les moyens correspondants.  Nous avons donc un projet différent de celui de la ville. 

Nous avons écrit au maire pour lui faire part du résultat de cette consultation et pour l:ui faire remarquer que la consultation menée par la SCIC conduit en fait aux mêmes conclusions : la priorité doit être mise sur l'entretien des bâtiments et des espaces publics et sur l'éducation de la jeunesse, y compris l'éloignement des jeunes trop difficiles, le temps de leur donner l'éducation qui leur manque.
 

Voici le projet que nous voudrions que la commune étudie avec la SCIC 
 



A Pergaud
EDUQUER LA JEUNESSE  sans casser aucun logement

- Conserver tous les logements car ils sont beaux, bien conçus et agréables à vivre 
- Réhabiliter tous les logements 
-  Réunir toutes les conditions pour rétablir la paix et la propreté 
- Assurer une présence d'adultes suffisante, y compris le soir et les week-ends : des gardiens, des médiateurs, des animateurs, des éducateurs, des policiers (à étudier)
-  Pour écarter les jeunes les plus difficiles, passer une convention avec le ministère de la justice pour pouvoir mettre ces jeunes dans des maisons d'éducation renforcée en milieu ouvert ou en milieu fermé (pour éviter les fugues) 
- A étudier, car nous ne savons pas si c'est une bonne idée : si nécessaire, installer une surveillance vidéo, conformément à la loi (en effaçant au bout de 24 heures) 
- Réhabiliter les parties communes : squares, parkings 
-  Doubler les équipes de nettoyage. 
 


 

Comment se fait-il que le ministre et le préfet
aient approuvé ce programme de démolition ?

C'est pour nous un sujet d'étonnement.

La décision de principe a été prise le 1er octobre 2001. A cette époque, la municipalité, le département, la région, le député et le gouvernement sont du même bord politique. Au début de 2001, dès que le député a été informé que le ministre allait avoir une enveloppe pour des démolitions d'immeubles, il en a fait part au maire ; celui-ci a constitué un dossier en toute urgence pour pouvoir le présenter parmi les premiers, à la réunion du comité interministériel de la ville le 1er octobre 2001. Dans ce dossiers la seule opération décrite était la démolition de ces logements.

Lorsque nous en avons eu connaissance, nous nous sommes adressés aux services préfectoraux. Ils se sont montrés sensibles à nos arguments : le programme a été revu et élargi à l'ensemble du quartier des Aunettes et complété par des opérations qui sont très utiles. 

La SCIC, d'abord réticente, a changé son point de vue lorsqu'elle a vu la détermination de la ville et de la communauté d'agglomération et qu'elle a reçu d'elles, par ailleurs, des propositions intéressantes (des offres de terrain) - la SCIC  ne peut pas durablement s'opposer à la volonté des collectivités locales.

Le gouvernement a changé de bord politique mais le ministre a prolongé la politique de son prédecesseur visant à démolr des immeubles de logements. Dans le principe il a raison car bien des immeubles doivent être démolis. Pourquoi n'a-t-il pas remis en cause la démolition à Pergaud ? Voici notre analyse.

Il est toujours difficile de remettre en cause les décisions et les engagements pris par le ministre précédent, même s'il n'est pas du même bord car, au-delà des divergences politiques, il y a la continuité de l'Etat. Il y a une autre raison sans doute. Dans la situtation budgétaire que nous connaissons, le ministre a dû beaucoup insister pour obtenir des crédits pour ces opérations de "rénovation urbaine" ; or, en 2002, fort peu de dossiers de démolition étaient prêts et cela est vrai encore en 2004. On comprend que le ministre tienne à dépenser toute l'enveloppe qu'il a obtenue. Si d'autres gros dossiers  avaient été prêts, le projet de Pergaud aurait-il été retenu ? Nous en doutons !
 

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