L'emploi
Extraits du programme de Henri Prévot aux élections cantonales de 1998
 

Le chômage est la plaie de notre époque.

La politique de l'emploi dépend d'abord du gouvernement. Quoi que l'on pense de son action, le Conseil général a aussi son rôle à jouer.

Les emplois-jeunes, maintenant qu'ils sont décidés, doivent être une réussite. Le Conseil général a décidé d'en financer 1000 : c'est bien.

Henri Prévot s'engage sur les points suivants:

1- accompagner le créateur d'entreprise et l'investisseur

2- accompagner les demandeurs d'emplois dans leur recherche

3- préparer la sortie des emplois-jeunes

4- accompagner les demandeurs d'emplois

5- sauf cas d'urgence, éviter de payer des gens à ne rien faire
 

Concurrence exacerbée et efficacité sociale

Même les ténors de l'économie libérale réunis à Davos le disent : il faut cesser la course folle à la productivité à courte vue. Réduire ses effectifs permet souvent à une entreprise de gagner davantage d'argent. Mais à long terme, le chômage dégrade la vie sociale ; en conséquence, ce que l'entreprise économise d'un côté, elle le perdra de l'autre en impôts pour indemniser le chômage et pour financer les dépenses de sécurité.

Il sera difficile de changer les règles du jeu sans tomber dans une économie administrée qui a montré son caractère nocif. Avec son expérience d'élu de terrain, Henri Prévot travaillera sur ce sujet important.
 
 

Accompagnons les demandeurs d'emplois

Il existe à Ste Geneviève des bois une structure financée par le Conseil général qui rend de grands services : le pôle emploi-formation, à Pergaud. Mais elle ne répond pas à tous les besoins.

Henri Prévot demandera que le Conseil général aide la création d'associations de bénévoles qui entourent le chercheur d'emploi, le conseillent, le réconfortent et l'aident ; le Conseil général facilitera les relations entre les associations qui rendront ce service et offrira à ces bénévoles une formation (sur les formalités administratives, sur la psychologie de ceux qui sont au chômage, etc.)
 

Après les emplois-jeunes

Pour créer de nouveaux emplois, il faut relancer la consommation. Pour cela, deux méthodes : ou bien diminuer le prix de revient des biens et services, ou bien apporter une aide à l'acheteur.

Avec les emplois-jeunes, l'Etat diminue les prix de revient par une aide massive de 80 %. C'est temporaire, car très cher en impôts. Pour augmenter le pouvoir d'achat, certains disent qu'il faut augmenter les salaires ; l'ennui, c'est que cela augmente aussi les prix de revient.

Or, certains services sont utiles non seulement à l'acheteur mais aussi à toute la société : il en est ainsi des services qui s'adressent aux jeunes et aux personnes âgées. Ces services pourraient être payés avec des "chèques-jeunes" ou des "chèques-personnes âgées", par exemple de 100F. Les parents ou les personnes âgées se procureraient ces chèques à un prix qui dépendrait de leurs ressources : 80 F, 50 F, peut-être même 20 F dans certains cas. Ensuite, ils pourraient choisir eux-mêmes parmi toute une gamme de services et entre plusieurs fournisseurs. La différence entre 100F et le prix du chèque serait financée par tous les organismes qui interviennent dans les aides sociales : Conseil général, ASSEDIC, allocations familiales, caisses de retraites etc.

Cette méthode permettrait de concilier les avantages d'une économie de marché avec la nécessaire solidarité sociale pour réduire le chômage.
 
 

Le créateur d'entreprise et l'investisseur

Le Conseil général intervient pour faciliter la création d'entreprise et les démarches de celui qui veut investir en Essonne. Il peut faire beaucoup plus.

Par ailleurs il existe des associations qui accompagnent des créateurs d'entreprises : elles les aident à bâtir leurs projets (aspects techniques, commerciaux, financiers, juridiques etc.).

Henri Prévot s'engage sur la création d'associations de ce type en Essonne.
 
 

L'insertion des Rmistes : ne pas payer les gens à ne rien faire

Comme partout, l'insertion des Rmistes fonctionne mal. Pas étonnant : on manque d'emplois non qualifiés (la manutention par exemple) et surtout : si l'on tient compte de toutes les indemnités, un chômeur qui trouve un emploi au SMIC à mi-temps voit ses revenus diminuer, ce qui le décourage d'accepter ce travail. C'est SCANDALEUX. Il faut corriger cela. Il faut aussi proposer aux chômeurs une formation utile. Alors, on pourra supprimer certaines indemnités à ceux qui refusent travail et formation.

Les conseils généraux, responsables de l'insertion, ont leur mot à dire. Il faut tout mettre en oeuvre pour ne pas avoir à payer les gens à ne rien faire ; chacun y trouvera sa dignité.